Avertir le modérateur

09/11/2011

ENTRETIEN AVEC JEAN LUC MELENCHON

Affiche-FDG-Vivre.jpgINTERVIEW - Le livre de Jean-Luc Mélenchon «Qu'ils s'en aillent tous»* - dont la première édition s'est vendue à 80.000 exemplaires - sort en livre de poche ce mercredi. L'occasion d'évoquer avec lui la crise et les plans de rigueur.

Dans la postface de votre ouvrage, vous citez le peuple islandais et les printemps arabes comme des exemples à suivre pour la France. Le contexte n’a pourtant rien à voir.

L’Islande est un petit peuple qui s’est retrouvé face à une banque qui s’est effondrée en spéculant. On leur a dit de payer. Sauf qu’ils ont dit non par référendum, par deux fois. On peut s’inspirer de leur énergie, comme de celles des printemps arabes. Le peuple français est également jeune et remuant. Mais nos élites ne s’en rendent pas compte car elles ont une conscience historique faible. Nos dirigeants sont des poulets d’élevage héritiers des trente glorieuses. Ils sont dans le monde d’avant, celui des carrières perpétuelles et de l’équilibre de Yalta. Ils ne voient pas que la saison des tempêtes est de retour.

Les Européens auraient donc dû s’asseoir sur la dette grecque?

Mais, c’est ce qui va se passer. Tout le monde sait qu’ils ne payeront jamais. Au lieu de frapper un coup en ouvrant le robinet de la Banque centrale, puis d’interdire la spéculation, les dirigeants hésitent. Convoquer des Premiers ministres comme des délinquants et humilier leur peuple, quelle bêtise! Ce que font les «Merkozy» est très dangereux! Cette dérive autoritaire de l’Europe m’inquiète.

Mais n’est-ce pas plutôt l’irresponsabilité des dirigeants grecs qui a conduit à cette situation?

Absolument. Je ne veux pas passer cette responsabilité par-dessus bord, mais on ne doit pas faire payer les peuples en les caricaturant. Les Grecs paresseux? C’est en Grèce qu’on travaille le plus longtemps en Europe. Cette Europe oppose les peuples les uns aux autres.

Vous dénoncez le plan de rigueur, mais qu’auriez-vous fait à la place de François Fillon?

Nous assistons à la danse de Saint-Guy des plans d’austérité. Les agences de notation font les gros yeux… Ouh là là, on sort un plan. Elles font encore les gros yeux, un deuxième plan… Cela crée un effet de panique qui augmente le goût du sang des requins de la finance. Avec l’austérité, on contracte l’activité, on crée du chômage. Cela veut dire moins de rentrée fiscale et, au final, plus de déficit. Ce qui amènera de toute façon les agences à baisser la note. Moi, je propose de taxer le capital à la hauteur du travail: cent milliards par an!

A la lecture de votre programme antilibéral, on se dit qu’il serait illogique que vous appeliez à voter pour le PS en cas de second tour Hollande-Sarkozy?

D’abord, je n’ai rien à marchander. Moi, je n’échange pas la VIe République contre deux sièges à Paris. Le programme socialiste n’a de socialiste que le nom. Mais si ce n’est pas moi en tête de la gauche au soir du premier tour, je n’aurai pas le choix. De toute façon, les gens n’en feront qu’à leur tête. Et ils auront bien raison.

Le programme du Front de gauche est-il communiste?

Il a une inspiration communiste et le PC est mon allié. Ce que j’incarne au Front de gauche, c’est une sorte de synthèse moderne des idées qui sont dans le communisme. En y apportant le socialisme, la République et l’écologie politique. Mais je n’ai pas honte du mot «communisme», au contraire, c’est un beau mot qui parle du bien commun. En revanche, ce n’est pas un programme communiste: il ne propose pas la nationalisation de l’économie, mais la socialisation de certains secteurs.

Jean-Pierre Chevènement et vous êtes des eurosceptiques. Vous pensez qu’il marche sur vos plates-bandes?

Non. Tous ces raisonnements appartiennent à l’ancien monde où il y a des cheptels électoraux. Chevènement est dans une logique de refus du traité de Lisbonne qui me va. Sur d’autres sujets, nous sommes opposés. Moi, je représente un collectif, le Front de gauche. Chevènement est tout seul, c’est une autre démarche.

* Ed. J’ai Lu, 3 €.

Recueilli par Matthieu Goar, pour 20 Minutes

05/06/2011

91 : DES COCOS BRANCHES FRONT DE GAUCHE

branchée.jpgA quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives les communistes de l’Essonne dans leur majorité ont choisi le rassemblement autour du Front de Gauche en soutenant les candidatures de Jean Luc Mélanchon et de André Chassaigne pour l’élection à la Présidence de la République et en proposant des candidats estampillés Front de Gauche dans les dix circonscriptions de l’Essonne.

Le programme partagé discuté autour des partis qui constituent le socle de ce Front (PCF, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) sera enrichi avec l’apport du maximum de citoyens qui seront consultés pour devenir le programme de tous les candidats.

Dans l’Essonne le débat a été vif mais constructif entre tous les militants communistes dont pour beaucoup le « cœur » était avec le député communiste du Puy de Dôme, André Chassaigne, et la « raison » avec le député européen du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon. Ils choisiront défintivement entre ces deux candidats les 16, 17 et 18 juin.

Ancien sénateur et conseiller général de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon a particulièrement marqué de son empreinte ce département et probablement porterait haut le score du Front de Gauche en 2012 dans le 91.

André Chassaigne, député PCF du Puy de Dôme est un rassembleur et à sa tête, aux élections régionales c'est en Auvergne que le Front de Gauche a obtenu le plus haut score national.

Pour le PCF , à l’image des jeunes communistes de l’Essonne, particulièrement actifs, il n’est pas question de rester dans une position d’attente d’ici là. Ils sont partout, et dans tous les domaines dans l’action : contre la vie chère, pour le maintien du tri postal de Bondoufle, contre la suppression des postes d’enseignants, pour un service public hospitalier, contre la guerre en Lybie, pour un vrai état Palestinien…d’Etampes à Evry, de Corbeil à Grigny, de Juvisy à Palaiseau, témoignant d’une réelle implantation du Parti communiste dans l’Essonne.

diego.jpgLes élus, avec les militants sont présents et à l’offensive. Bernard Véra, le Sénateur et Maire communiste de Briis sur Forges est classé comme un des 25 parlementaires de la haute-assemblée les plus dynamique. Philippe Camo, conseiller régional, et secrétaire fédéral du PCF 91 intervient quotidiennement sur les sujets les plus divers pour défendre les intérêts de Essonniens, opposé par exemple à l’augmentation des tarifs du transport en commun, et obtenant en même temps la suppression de la zone 6, qui concerne nombre d’habitants. Responsables, combatifs, constructifs, ainsi se définissent les élus communistes de ce département.

Plusieurs fois enterrés, les communistes sont toujours vivants, branchés sur les luttes et porteurs d’espoirs,. Ils sont une des forces politiques principales de ce département dont l’influence va bien au-delà de son score électoral, qui avec le Front de Gauche est en progression constante depuis plusieurs élections.

Photos, vidéo, texte exclusifs E-Mosaïque


PCF - FRONT DE GAUCHE : A L'OFFENSIVE par E-Mosaique

16:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pcf, front de gauche, essonne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/01/2011

REUNION PUBLIQUE A LISSES

lisses006.jpgLe froid glacial n’a pu empêcher la participation de plusieurs dizaines de Lissois à cette première réunion publique des candidats du Front de Gauche à l’élection cantonale Evry-sud, Lisses, Bondoufle.

Christian Pigaglio conseiller municipal communiste d’Evry était accompagné par Nathalie Charot, militante associative et syndicale, habitante de Bondoufle, non membre d’un parti venus présenter leurs candidatures aux Lissois.

Cette réunion, malgré le froid extérieur, était placée sous le signe de la chaleur humaine et de la fraternité.

Gérard Birebent, conseiller municipal communiste d’opposition à Lisses a présidé cette rencontre.

Il a précisé les enjeux locaux de cette élection cantonale pour l’Essonne et pour Lisses, mais également la dimension nationale à un an des élections présidentielles et législatives.

Il a souligné l’importance du rassemblement dans cette perspective du Front de Gauche avec sa diversité et le respect de chacun, le Front de Gauche qui rapidement à la vocation de devenir le centre de toute la gauche autour d’un programme d’alternative politique économique et social diamétralement différent de celui aujourd’hui en vigueur, libéral, inhumain porté par les Maires de droite de Lisses et de Bondoufle et parfois par les positions ambigus du Maire d’Evry sur des sujets comme la retraite ou les 35 heures.

Le danger de l’aventure proposé à coup de renforts médiatiques par le Front National a été dénoncé. « C’est comme le médiator, certains pensent que cela soigne, mais on en meurt ».

Les candidats sont longuement intervenus en indiquant leurs propositions pour l’emploi en particulier des plus jeunes, les salaires, le logement qui doit être accessible, y compris à Lisses et Bondoufle à tous, l’éducation aujourd’hui sacrifiée, la recherche en grand danger.

Cette première réunion en annonce d’autres où les candidats du Front de Gauche veulent avec les habitants, les salariés, les jeunes construire un programme partagé en y intégrant la dimension et les particularités locales en particulier sur la santé, l’emploi, le logement, la formation, le service public, l’éducation. A suivre donc…


CANTONALE FRONT DE GAUCHE / REUNION A LISSES
envoyé par E-Mosaique. - L'info internationale vidéo.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu