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19/03/2012

D’EVRY A PARIS : LA PRISE DE LA BASTILLE VUE PAR LA TELEVISION SUISSE

bastille22.jpgUne équipe de la Télévision Suisse Italienne avait décidé de suivre les militants du Front de Gauche d’Evry, de la ville préfecture à Paris.

Le matin ils ont réalisé un reportage au marché des Loges d’Evry où était présent une dizaine de militants. Ils ont interrogés plusieurs personnes qui ont témoigné en indiquant « le Front de Gauche porte des idées crédibles, pour les autres candidats c’est du réchauffé », « Il m’a convaincu ».

Elise Yagmur, conseillère municipale communiste d’Evry, et candidate suppléante du Front de Gauche à l’élection législative sur la marché, mais également à l‘occasion de la marche sur la Bastille a également été interrogé .

Celle-ci a rappelé le mouvement important d’adhésion de la population aux idées du Front de Gauche et l’importance d’un score élevé de son candidat Jean-Luc Mélenchon, candidat aussi des « indivisibles », de ceux qui souffrent, des salariés, des chômeurs, des retraités, des jeunes… Plus que jamais une alternance est nécessaire face à la politique désastreuse menée par Sarkozy.

Le reportage c’est terminé par des images du rassemblement grandiose à la Bastille devant plus de 100 000 personnes.

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PRESENTATION DU REPORTAGE PAR LA TELEVISION SUISSE

bastille23.jpgJean-Luc Mélenchon candidat à l’élection française présidentielle de l’extrême gauche est en hausse dans les intentions de vote.

Aux rencontres pompeuses de Sarkozy et Hollande, il préfère les marches civiques comme celle-là qui aujourd'hui à Paris a rassemblé 30 000 personnes pour une symbolique, prise de la Bastille.

 

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Article et photos exclusifs E-Mosaïque

27/01/2012

L’INTERNAT DE LA DISCORDE

village2.jpginternatsExcellence_web-image_140071_5.jpgLa majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.

Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet 

 L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.

manif12.jpgAlors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.

Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.

Alors ?

Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.

Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.

Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.

Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».

Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.

Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.

D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.

Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !

Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry

A l’occasion des vœux du Conseil Général

 

EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS

 

village.jpgL’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.

Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…

C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.

L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.

Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.

Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry

24/01/2012

Faut-il un grand stade de rugby en Île-de-France ?

grandstade.jpgLa Fédération Française de Rugby a fait le choix de retenir la candidature portée par l'agglomération Evry Centre Essonne pour la dernière phase de sélection du site qui accueillera son futur Grand Stade et celle d’Orly Rungis-Seine Amont dans le Val de Marne.

Coup de sifflet final en juin prochain pour départager les deux derniers candidats.

Mais un grand stade de rugby en Ile de France est-il nécessaire ?

Débat croisé entre Laurent Garnier, Vice-président PCF du Conseil général du Val-de-Marne, Président de l’Établissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont. Jean-François Bourg, Chercheur au Centre de droit et d’économie du Sport-OMIJ (université de Limoges), directeur de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Brive.

Répondre à l’appel d’offres de la Fédération française de rugby (FFR) pour un nouveau grand stade pour l’équipe de France, quelle est l’utilité pour une collectivité locale ?

rugby.JPGLaurent Garnier. En ce qui concerne le Val-de-Marne, cela s’inscrit dans une démarche importante de renouvellement urbain et aussi économique. Le Val-de-Marne est le premier pôle économique du Sud francilien et le deuxième de l’Île-de-France avec ses 170 000 salariés.

Notre département compte aujourd’hui de plus en plus dans le développement régional. Nous avons longtemps eu une position d’arrière-cour avec des servitudes qui nous ont été historiquement imposées pour développer la métropole francilienne. Nous accueillions les grands cimetières parisiens, toutes les usines d’eau potable, les usines des déchets ménagers. Mais nous sommes passés d’un territoire de servitudes à celui de support du développement régional. Pourtant, ce développement n’apporte pas dans le même temps de publicité au niveau national et international.

rugby3.JPGUn équipement comme ce stade de rugby donnerait encore plus de lisibilité à notre département et renforcerait l’attractivité pour les entreprises. Et n’oublions pas l’image tout à fait positive qu’apporte le rugby.

Jean-François Bourg. Ça c’est l’affichage, même si je comprends parfaitement ce besoin de reconnaissance ! Inévitablement, si vous injectez de l’argent dans le circuit économique, il y a des retombées. Mais investir l’argent autrement n’aurait-il pas autant de retombées ?

 N’y a-t-il pas un meilleur investissement à faire au regard de l’utilité sociale ou du bien-être de la population ? Ce type de projet en fait, cela s’appelle un coup d’opportunité. Je trouve que l’on surestime trop souvent en amont les retombées et sous-estime les coûts d’investissement et de fonctionnement. Ce qui est perturbant, quand on est économiste, c’est d’entendre dire que cela crée de l’emploi, de l’activité.

Certes, mais cela en créerait peut-être plus ou autant et cela aurait une utilité sociale plus grande ailleurs. Quand on dit que l’on va faire un stade de 80 000 places avec 20 événements alors que, par ailleurs, il y a déjà une offre très importante dans le secteur, je ne trouve pas cela étonnant.

Construire un grand stade a un coût élevé et des retombées pas toujours évidentes donc. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Laurent Garnier. Oui, je le pense et puis il faut préciser que le coût ne sera pas porté par les contribuables val-de-marnais. On entre ainsi dans une dynamique urbaine. De toute manière, ces projets d’aménagement étaient antérieurs à la candidature.

Un équipement d’importance accélère souvent les choses. Ce seront plusieurs milliards d’investissement qui seront portés sur ce site dans les prochaines années. Il y aura des investissements publics extrêmement lourds. Le stade est un élément qui pourra accélérer ce développement. Ce sera un moteur et pour le Val-de-Marne et pour l’Essonne.

Jean-François Bourg. Ce n’est pas le fait qu’il y ait un nouveau grand stade qui pose problème. Mais après, quel est le contexte ? N’oublions pas que les collectivités ont à faire face à un renouvellement des installations sportives du sport pour tous et que la situation économique est mauvaise. Même si c’est un investissement privé, l’onde de choc aura forcément un impact sur les autres installations qui ont besoin d’un rajeunissement.

Il y aura moins d’argent pour le sport à la base, d’une manière ou d’une autre. Et puis, n’y a-t-il pas une offre excédentaire, voire superflue, sur Paris et l’Île-de-France ? Le Stade de France, le Parc des Princes, Jean-Bouin en rénovation, le projet du Racing. Cela fait beaucoup d’enceintes dans le même secteur géographique avec de l’argent public de manière directe ou indirecte.

 La FFR se base sur des concerts et autres événements en dehors du rugby mais le modèle économique est loin d’être garanti. Au niveau international, les grandes enceintes sportives comme celles d’Amérique du Nord ont jusqu’à 200 événements par an dont le sport qui représente un tiers de ce chiffre. Là, on nous parle d’une vingtaine d’événements par saison, dont sept de rugby. Cela paraît un peu riquiqui ?

Paris et sa région sont déjà bien fournis en grandes enceintes sportives. Une de plus est-elle alors nécessaire ?

rugby1.JPGLaurent Garnier. On nous dit que Paris doit être ville du monde, on nous parle de l’attractivité métropolitaine. Si on veut que Paris soit ville du monde, il faut s’en donner les moyens. Londres possède un nombre incroyable de grandes enceintes sportives et cela marche. Être dans la première région européenne en termes de produit intérieur brut, avoir 11 millions d’habitants et ne pas avoir un stade qui offre la possibilité d’être couvert et qui donc n’est pas toujours utilisable, on est franchement loin d’être suréquipé.

Jean-François Bourg. L’intérêt de la FFR à dire que c’est nécessaire est compréhensible, mais est-ce vraiment dans l’intérêt général ? Quelle sera la part de l’investissement public qui existera de toute manière dans tous les investissements périphériques ?

Le contribuable va y être forcément de sa poche. Certes, le parc des grandes installations sportives en France est âgé, obsolète, monofonctionnel. Cela, je le comprends ! Mais après, il faut déterminer les complémentarités et c’est là que l’État doit intervenir. On l’entend très peu sur le sujet, c’est dommageable.

Qu’est-ce qu’apporte finalement à un département, à une région, l’implantation d’un grand stade 
de rugby ?

Laurent Garnier. Cela nous amènera une adresse. Orly et Rungis sont connus dans le monde entier et pourtant personne ne sait que c’est dans le Val-de-Marne. Même l’institut Gustave-Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, est pour beaucoup à Paris. J’ai vécu l’implantation du MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne), cela a créé beaucoup d’émulation et souvent chez ceux qui étaient le plus en difficulté. Vivre sur un territoire reconnu et valorisé est un élément tout à fait positif.

 Ne pas avoir ce grand stade ce serait un beau gâchis, car c’est un accélérateur qui permettra d’avoir des retombées non seulement économiques mais aussi en termes de cohésion sociale. Au-delà de la volonté de la FFR de trouver une indépendance et financière en ayant son stade. Ne pas avoir ce stade sera dommageable pour nous mais aussi pour la métropole parisienne.

Jean-François Bourg. En termes culturel, identitaire, je peux comprendre ce point de vue, les stades sont des sortes de nouvelles cathédrales ! Il y a en effet d’autres impacts que ceux économiques. Cela peut renforcer la fierté d’appartenance à une entité géographique. Même si ce n’est pas chiffrable, cet argument est recevable. Un stade peut aussi avoir, dans le cadre d’un grand projet, un effet levier intéressant. Mais ce qui me choque, c’est lorsque l’on me parle de retombées économiques évidentes.

Entretiens croisés réalisés par Éric Serres pour l’Humanité

Photos : projet du grand stade à Ris Orangis, et jeunes joueurs de rugby d’Evry (photos exclusives E-Mosaïque).

 
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