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11/12/2009

Les archives de l'Essonne en ligne

archivesessonne.jpgvml.gifes archives départementales de l'Essonne annoncent leur mise en ligne pour le samedi 12 décembre. Et le menu a de quoi réjouir les généalogistes, car dans ce département, on ne mégote pas.

Il s'agit de tous les registres paroissiaux et de l'état civil de toutes les communes depuis l'an 1519 jusqu'à 1905 ! Et à ceux qui se posent la question -hélas devenue légitime- du prix, on répond qu'ici c'est gratuit ! Le site sera accessible à l'adresse du Conseil général de l'Essonne.

 

Les actes déjà consultables sur écran en salle de lecture ont été numérisés à partir des microfilms. Sans ternir l'événement, avouons que ceux-ci sont d'une qualité moyenne, notamment ceux concernant les actes d'avant 1862, mais ils restent lisibles. Les microfilms les plus récents, c'est à dire ceux des registres de 1862 à 1882 sont d'un bien meilleur niveau, sans parler des actes de 1882 à 1905 qui ont été scannés directement en haute définition.

 

L'interface de consultation ne surprendra personne, c'est celle de la société qui a remporté l'appel d'offre, Archimaine, bien connue des généalogistes. Fluidité et simplicité sont au rendez vous, et sans surprise, le prestataire saura répondre à l'afflux des demandes les premiers jours de l'ouverture du site. 

 

Plaisir des généalogistes, l'état civil ne sera pas tout seul sur le site, loin de là. Le jour du lancement, vous pourrez aussi consulter les 2.000 plans du cadastre, les recensements de population de 1817 à 1931, ainsi que -cerise sur le gâteau-, les monographies communales.

 

 Il s'agit d'une spécialité francilienne, ou pour être précis de l'ancien département de Seine-et-Oise qui regroupait jusqu'en 1964 tous les départements de l'actuelle Ile-de-France. L'inspecteur de l'Éducation de la fin du XIXe siècle avait eu la bonne idée de demander aux instituteurs de rédiger ces opuscules sur chaque commune, en prévision de l'Exposition Universelle de 1900.

 

Ces témoignages sont évidemment très précieux pour les généalogistes.

Pour terminer, parlons d'avenir, puisque le site a vocation à s'enrichir très vite. On parle déjà pour 2010 de la presse ancienne, comme L'Abeille d'Étampes ou L'Abeille de Corbeil, dont les collections de 1880 à 1944 sont déjà numérisées.

 

evrygare.jpgSimultanément ou presque, les cartes et plans, terriers, cartes de généralités et plans d'intendance (dont beaucoup sont à l'échelle précise du 1/2000e) devraient également rejoindre le site. Dans un avenir plus lointain, il y aura aussi les fonds figurés, cartes postales et estampes, ils sont déjà numérisés, mais pas encore indexés. Encore plus intéressante, l'arrivée des matrices cadastrales est évoquée, mais cet énorme morceau n'est pas encore numérisé.

 

 L'Essonne serait alors le premier département à mettre en ligne ces fameuses matrices qui présentent un intérêt bien plus fort pour les généalogistes que les seuls plans cadastraux publiés sans le nom des propriétaires...

 

 

Publié par Geneinfos 

09:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essonne, archives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/12/2009

Les fidèles de la mosquée d'Evry entre lassitude et agacement

mosquée2.jpgvml.gife ton est parfois ironique, parfois inquiet. Mais la question est la même. Lancinante. "Jusqu'où iront-ils ?" En costume cravate, en saroual ou en djellaba, les fidèles de la mosquée d'Evry (Essonne), qui, après la prière du vendredi 4 décembre, regagnent dans le froid leur bus ou leur domicile, partagent une même lassitude, un même agacement, parfois une même colère envers tous ceux qui, depuis des semaines, placent l'islam et les musulmans au coeur des débats de société.

Au pied du minaret de 25 mètres qui surplombe cette mosquée-cathédrale à l'architecture arabo-mauresque, les fidèles ne comprennent pas trop "où est le problème". Depuis quinze ans, l'édifice se partage avec la cathédrale de brique rouge implantée à quelques centaines de mètres le ciel de cette ancienne "ville nouvelle". Son recteur, Khalil Merroun, se pose en défenseur "acharné" de la laïcité et de "l'islam de France".

Un concept défendu par le premier ministre, François Fillon, dans sa contribution au débat sur l'identité nationale, vendredi.

Pour le religieux musulman, les responsables politiques qui, dans la foulée de la votation suisse, se sont interrogés sur la pertinence de construire des minarets en France ont fait "une entorse à la laïcité". "Et le référendum suisse leur a permis de dire tout haut ce qu'ils pensaient", juge-t-il.

Les fidèles font part de leurs interrogations de manière plus abrupte. "Après la burqa, après les minarets, la prochaine étape, ce sera quoi ? L'interdiction des mosquées ?", lance Mehdi, un jeune homme venu d'une ville voisine, la chapka enfoncée sur les oreilles. A peine remis de la loi de 2004 interdisant le port du foulard islamique à l'école, qu'ils ont perçue comme une stigmatisation de l'islam, beaucoup pensaient "être tranquilles pour un moment". "Or chaque jour apporte son lot de piques contre l'islam ", déplore Abderrahman Madani, un chef d'entreprise de 52 ans.

mosquée.jpg"Aujourd'hui, le risque c'est que les gouvernements aillent toujours plus loin dans la stigmatisation pour faire diversion par rapport à la crise et à tous les autres problèmes", s'inquiète Rachid Cherifi, un Franco-Algérien de 30 ans. Le jeune homme a revêtu pour la prière une kamis (longue chemise) sous son blouson noir. Convaincu que "la majorité des musulmans de France pratiquent leur culte tranquillement, comme les bouddhistes", il s'insurge contre les "provocations" actuelles envers sa religion : "Ce n'est quand même pas l'islam qui va changer la Ve République ! " "A travers la burqa, ce sont tous les musulmans qui sont visés", déplore aussi Saïd, un dessinateur de 43 ans. "Or même si ces femmes sont minoritaires, il faut respecter leur liberté."

Chacun à sa manière décrypte les débats en cours sur les minarets ou le port du voile intégral et beaucoup redoutent la remontée de l'extrême droite aux prochaines élections. "On voit tous les clichés racistes qui resurgissent comme dans les années 1980", regrette M. Madani. "On ne va pas remplacer les juifs des années 1930 et servir de boucs émissaires, alors que l'on participe à la vie économique, associative, sociale, que l'on paye des impôts ! On est intégrés, la question n'est plus là. Alors qu'est-ce qu'ils cherchent ? ", s'interroge calmement ce Marocain installé en France depuis trente et un ans. "Une chose est sûre, le climat se tend. Politiquement, c'est inquiétant pour l'avenir", estime Saïd, qui vit en Seine-Saint-Denis.

En écho à ce trouble et devant une mosquée comble, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui, qui, de manière exceptionnelle, dirigeait la prière de ce vendredi à Evry, a prêché "la justesse et le compromis ". "Il faut savoir rester juste même face à ceux qui manifestent de l'animosité à votre égard", a-t-il défendu en arabe et en français, en citant le verset de "la bonté pieuse". "Un climat de tensions n'est jamais bénéfique pour les musulmans".

"En cette période de débat sur les pratiques religieuses", il a appelé les musulmans à ne pas choisir la "visibilité ostentatoire afin d'éviter toute stigmatisation". Mais, a-t-il précisé, "il n'est pas non plus acceptable que certains poussent les musulmans à la relégation et à la discrétion totale. Il faut trouver un compromis ". "Il faut que tous ces débats soient l'occasion pour les responsables politiques de réaffirmer l'égalité des cultes en France", nous a aussi déclaré M. Moussaoui avant la prière.

En préambule, le responsable de la mosquée, M. Merroun s'était adressé à ses fidèles à propos du référendum suisse : "Le rejet de l'islam existe, mais je n'ai pas de crainte pour l'islam ; il avance doucement. En revanche, j'ai de la crainte pour l'avenir des musulmans. Notre avenir passe par notre participation positive à la citoyenneté. Nos concitoyens français ne peuvent pas lire le Coran. Pour eux l'islam, c'est nous. Nous devons donner une image positive de l'islam."

A la sortie de la mosquée, M. Madani s'inquiétait toutefois de voir les musulmans "se replier et s'isoler davantage". "Ce serait dommage car si on n'aimait pas ce pays, on n'y aurait pas construit notre vie, fait des enfants ou monté des entreprises."

 Stéphanie Le Bars

Article paru dans l'édition du 06.12.09 du Monde, photos E-Mosaïque

12:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mosquée, evry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/12/2009

ESSONNE : L’ETAT DOIT PLUS DE 200 MILLIONS AU DEPARTEMENT

DEP-91.gifvmi.gifnitiative originale des élus communistes de la ville d’Evry qui demandent au Conseil général de mettre en place un panneau lumineux dans cette ville Préfecture, auprès des bâtiments du conseil général et de la préfecture,  qui égrènerait aujourd’hui les sommes dues par l’Etat au département de l’Essonne.

 

Cette dette correspond au montant des transferts de charge non compensés.

 

Le calcul de l’estimation de cette dette est simple. Le département de la Seine Maritime a demandé à ses services de calculer cette somme qui est aujourd’hui précisément de 238 195 040 00 €, et qui  progresse chaque minute de 139 €, et mis en place également ce panneau qui affiche cette somme qui évolue régulièrement.

 

Les département de l’Essonne et de la Seine-Maritime ont les mêmes particularités : une population de plus de 1,2 millions d’habitants chacune qui a augmenté sensiblement depuis le dernier recensement (plus de 60 000 habitants), un nombre de collèges à la charge du département de 100 pour l’Essonne, 84 pour la Seine Maritime, une population où les personnes d’un très grand âge sont plus nombreuses, un budget de plus ‘un milliard d’€ pour chaque collectivité.

 

La dette due par l’Etat à l’Essonne peut donc être estimée à plus de 200 millions (soit par exemple l’équivalent  de deux fois le budget annuel de la ville d’Evry) que les services du Conseil général pourront dans doute préciser, et cette dette augmente d’au moins 100 € par minute, 144 000 € par jour, 4 millions 320 000 € par mois.

 

sarkotron0001.jpgLa réforme des institutions, justifiée par le Gouvernement « parce que les collectivités coûteraient trop cher et sont responsables des déficits et de la dette »  prévoit la quasi disparition  des départements, et la suppression de la Taxe Professionnelle qui vont va selon les élus communistes aggraver encore plus les situations financières des collectivités, entraîner la suppression de centaines de milliers d’emplois, baisser, voire supprimer des subventions, des activités sociales et diminuer l’investissement public qui aujourd’hui est assuré à 73 % par les collectivités locales et enfin « briser » la démocratie en supprimant les élus de proximité.

 

Ce sont les raisons pour lesquelles les élus communistes s’opposent à cette réforme et demande l’organisation d’un référendum pour que les français puissent s’exprimer devant un enjeu aussi considérable.

 

DES TRANSFERTS TRES FLUCTUANTS

Dans son rapport (lire notamment page 12 du PDF) sur la décentralisation d’octobre 2009, la Cour des comptes le souligne très clairement. Le rapport souligne que “les modes de compensation par l’Etat des transferts ont été très fluctuants et le plus souvent jugés insuffisants”. La Cour constate que l’acte II de la décentralisation de 2003, inscrit dans la Constitution, instaurait “l’autonomie financière et la maîtrise par les collectivités d’une partie déterminante de leurs ressources”.

Le problème est que la compensation avait été prévue sur la base de 2003, et n’a quasiment pas augmenté depuis. Or, la situation des collectivités a évoluée : la population augmente, ou diminue, et surtout, elle est plus âgée. Les prestations sociales qui vont avec sont donc plus lourdes à assumer, surtout pour les départements.

17:41 Publié dans Collectvités locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essonne, etat, budget, dette | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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