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15/04/2019

BANQUE CENTRALE TEXTE ECRIT ET JOUE PAR FRANCK CHEVALLAY A EVRY COURCOURONNES AU THEATRE DE L'EYGURANDE

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One man schow décapant interprété par Franck Chevallay sur un texte écrit par lui même et joué au théatre de l'Eygurande, quartier du Champtier du Coq, à Evry Courcouronnes devant un public nombreux est passionné après près de 100 représentations déjà effectuées dans toute la France

Banque centrale, de et avec Franck Chevallay, fait un sort à l’histoire de fous qu’est la finance.

Un bonhomme déboule sur la scène et s’écrie « Bonjour docteur ! ». À part un drôle de costume grisâtre qui, sous sa veste, fait vaguement penser à un pyjama, rien n’alerte au premier chef. Sauf que Franck Chevallay est fou. Enfin, joue au fou. Et le docteur, qui pourrait être le collectif du public, n’est de toute façon pas là pour soigner la grippe.

Auteur, metteur en scène et comédien, Franck Chevallay, assisté là d’Alexandre Zloto, situe l’action dans un hôpital psychiatrique. Sans permission de sortie. Un lieu bien approprié pour décortiquer l’histoire parfaitement folle du rôle et du pouvoir de l’argent, depuis la création de la monnaie, des billets de banque, des chèques… jusqu’à la crise aiguë du système qui frappe aujourd’hui.

Avec Banque centrale, c’est tout le système qui est ausculté derrière le paravent d’un humour salutaire. L’univers médical s’y prête. Notre patient circule dans les divers pavillons. Chevallay et Zloto expliquent : « Nous espérons donner aux spectateurs le bonheur de traverser une histoire qu’on a toujours crue absolument opaque, et qu’ils sortent joyeux d’y voir désespérément clair. »

Sans dévoiler ici tous les mécanismes, quand le malade se prend pour l’État, il découvre qu’il n’a « pas le droit d’emprunter à sa banque centrale ». Même blague quand il est l’Europe face aux banques, privées ou publiques. Et ce sont là des situations vraies, comme la trop fameuse affaire des subprimes, qui vaut, à elle seule, bien des bravos. Dans le rôle du banquier, le fou, résume : « J’avais prêté de l’argent qui n’existait pas pour acheter des maisons qui ne valaient plus rien à des gens incapables de rembourser. »

Le conte rejoint l’histoire avec un grand P… comme profits. Pour parvenir à ce résultat, Franck Chevallay a beaucoup lu de textes rébarbatifs, s’est documenté pour dénoncer la mécanique financière et les rapaces qui ont fait leur beurre avec la complicité de certains États et dirigeants politiques. On en connaît les conséquences désastreuses, en Grèce par exemple. Et ce sont toujours les moins riches qui payent l’addition, pas les gros bonnets.

Gérald Rossi, l'Humanité

Ecoutez sur Mosaik Radios un entretien exclusif avec Franck Chevallay en cliquant sur cette ligne


Banque centrale fait un sort à l'histoire de fous qu'est la finance. Bravos. L'Humanité
Astucieuse. D'une intelligence circonstancielle et irréprochable. Une pièce éducative, formatrice. Charlie Hebdo.
Franck Chevallay vaut son pesant d'or. C'est un vrai coup de coeur ! A voir jusqu'à inflation. Le taux d'intérêts est à 100%. Médiapart

 

18:42 Publié dans Evénements, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : franck chevallay, banque centrale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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