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22/09/2018

Transports en commun : aller vers la gratuité est incontournable !

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Lors de la séance du Conseil régional du 20 septembre 2018, les élu.e.s du groupe Front de Gauche ont présenté un vœu pour la mise en place de la gratuité des transports en commun en Ile-de-France.

Pour Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional, « la question de la gratuité des transports en commun est posée dans de nombreuses villes. Il faut aujourd’hui élargir l’usage des transports collectifs et réduire la circulation automobile. Cela répond à un enjeu climatique, qui implique de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela répond à un enjeu sanitaire, qui implique de stopper les émissions de particules liées aux à la circulation automobile. Cela répond à un enjeu social, et à celui de l’extension du droit à la mobilité pour toutes et tous. Il faut d’autant plus défendre ce droit que les services publics sont affectés par les logiques de privatisations et de marchandisation, qui restreignent l’accès des citoyens à ces biens communs. Nous devons imposer d’autres logiques, et la gratuité peut y contribuer ! »

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de gauche, « les expériences de gratuité des transports dans plusieurs grandes villes se multiplient et donnent des résultats positifs. La ville de Paris a mis récemment cette question en débat. De son côté, dès 2004, la Région Ile-de-France a commencé à mettre en place des dispositifs de gratuité pour les plus démunis. Il faut poursuivre dans cette direction. Il est d’abord urgent de financer les rénovations et le développement du réseau régional, mais ces investissements n’auront de sens que s’ils sont réellement profitables à tous les Francilien.ne.s. Nous avons donc la volonté d’avancer progressivement, avec la mobilisation de l’État, vers cet horizon. Seul le groupe Alternative Ecologiste et Sociale (AES) a voté en faveur de ce vœu. Le groupe socialiste (Ensemble) s’est abstenu, et toute la droite s’y est opposée, alors que le Rassemblement national avait déserté la séance. Nous continuerons à porter la gratuité, qui sera dans un avenir très proche incontournable ».

Paris, le 20 septembre 2018

17/01/2015

Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry (Essonne), raconte leur passage par la bande de Gaza.

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À l’invitation du patriarche latin de Jérusalem Mgr Fouad Twal, la Coordination catholique pour la Terre sainte est venue sur place, du samedi 10 au jeudi 15 janvier, pour sa visite annuelle. Elle réunit 15 délégués de Conférences épiscopales nationales provenant de 11 pays, et tous doivent visiter différents points chauds en Israël, à Jérusalem et dans les Territoires palestiniens occupés.

La délégation devait notamment se rendre à Gaza, dimanche 11 janvier, pour y célébrer la messe à la paroisse de la Sainte-Famille et rencontrer les fidèles au cours d’un déjeuner. Les autorités israéliennes n’ont d’abord laissé passer que 10 membres sur la quarantaine de personnes composant la délégation.

Maisons rasées ou qu’on fait exposer

« J’ai fini par passer, mais au bout de sept heures d’attente pendant lesquelles les autorités, les militaires n’ont cessé de discuter », raconte Mgr Michel Dubost, évêque d’Évry (Essonne), pour qui « les Israéliens voulaient surtout montrer qu’ils sont les patrons ». Ceux-ci n’ont d’ailleurs fait aucune difficulté, le lendemain, pour laisser la délégation se rendre dans la localité israélienne de Sderot, visée par les roquettes palestiniennes.

« Nous avons vu les destructions, qui sont inimaginables », témoigne l’évêque d’Évry. Au Nord de la bande de Gaza, près de la frontière, les maisons de 180 familles ont été rasées au bulldozer ou « explosées ». Le Catholic Relief Service, l’agence catholique humanitaire américaine, vient d’y installer une quarantaine de petits « chalets », dans lesquels les familles disposent en tout et pour tout de nattes de paille et de quelques matelas de mousse...

« Personne ne nous croit »

Déclenchée après l’enlèvement et de l'assassinat des trois adolescents juifs, l’opération « Bordure protectrice » a fait plus de 2 000 morts, dont 500 enfants, et plusieurs centaines de milliers de sans-abri. « Tout est exactement dans le même état que cet été puisque le ciment ne peut passer la frontière  : les Palestiniens ne peuvent rien reconstruire », constate Mgr Dubost. Dans l’une des trois écoles catholiques de Gaza, les seuls établissements mixtes et qui accueillent 1 000 élèves au total, les évêques ont rencontré des lycéens. « Ils nous ont demandé de raconter dans nos pays ce que nous avons vu, mais en nous prévenant que personne ne nous croirait ».

Les jeunes lycéens se sont également montrés très sensibles aux attentats qui se sont produits à Paris - tueries à Charlie Hebdo, à Montrouge puis dans le supermarché casher de la Porte de Vincennes - sans doute « parce qu’ils se sentent très fragiles face aux attaques islamistes et qu’ils sont payés pour savoir leurs dégâts », estime l’évêque d’Évry.

« C’est un rêve »

À eux comme aux juifs israéliens rencontrés de l’autre côté de la frontière, ils ont demandé si « la paix est possible ». « C’est un rêve », répondent invariablement Palestiniens et Israéliens. « Il y a eu tant de tentatives, tant de destructions qu’il faut vraiment être chrétien pour se dire que cela vaut quand même la peine de reconstruire », reconnaît Mgr Dubost, en soulignant le travail « extraordinaire » des organismes de solidarité catholique pour rétablir l’eau potable. La centrale ayant été bombardée, les Gazaouis n’ont que « quatre heures d’électricité par jour ».

Le curé de Gaza, le P. Jorge Hernandez, que le pape François avait reçu fin août à Rome, a raconté à la délégation qu’il éprouvait parfois l’envie de « prendre deux bus, d’y mettre la centaine de catholiques qui restent et d’essayer de partir ». Mais à chaque fois, il s’est ravisé, convaincu que « c’est notre pays, qu’il faut qu’on reste ».

Voir À Gaza, une situation humanitaire catastrophique 

Destruction de l’autre

« Ce qu’on a vu à Gaza, rien ne peut le justifier », résume Mgr Dubost, au nom des évêques de la Coordination en Terre sainte. « Les Israéliens ont raison de vouloir la sécurité, mais la sécurité aux prix de la destruction de l’autre ne peut être juste ».

Les membres de la délégation ont également pu constater à quel point les échecs du secrétaire d’État américain, John Kerry, ont laissé des traces, côté palestinien  : « Le sentiment d’injustice est très profond, car pendant les négociations, les juifs ne cessent de continuer à construire des colonies ».

« Chacun craint l’autre, chacun méprise l’autre, personne ne croit à une solution », constate encore Mgr Dubost, pour qui l’absence de rencontres entre les deux peuples constitue l’un des problèmes majeurs de ce conflit. « Plutôt que de partir du sommet, ne faut-il pas repartir de la base, rouvrir des points de passage  ? Puisque personne n’y croit, nous, chrétiens devons croire à la paix, mais c’est difficile. »

Anne-Bénédicte Hoffner, la Croix

18:44 Publié dans Actualités, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gaza, evry, evêque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/12/2013

Appel pour GAZA !

palestine1.jpgTexte adopté à l’issue des Huit Heures pour la Palestine, à Evry, le 30 novembre 2013

A l’issue des Huit Heures pour la Palestine, qui se sont tenues le 30 novembre 2013 à Evry sur le thème « Gaza, Palestine étranglée mais résistante et vivante », les organisations du Collectif Palestine Evry Essonne, qui ont soutenu cet événement organisé par Evry Palestine, lancent un appel pressant à nos pouvoirs publics et à nos élus pour qu’une action énergique soit enfin menée auprès d’Israël pour la levée du blocus de Gaza et le rétablissement de la liberté de circulation pour les personnes et les biens.

GAZA : LA FRANCE ET L’EUROPE DOIVENT AGIR

Depuis plus de 6 ans, la Bande de Gaza vit sous un blocus inhumain et illégal, imposé par l’Etat d’Israël, puissance occupante, en violation flagrante de la quatrième convention de Genève et des conventions pour les droits de l’Homme.

Ce blocus, associé aux attaques meurtrières de 2008-2009 et de 2012, aux restrictions injustifiables à la pêche dans les eaux territoriales de Gaza, à l’impossibilité de cultiver dans la zone tampon décrétée unilatéralement par Israël, ruine l’économie de Gaza et fait vivre à sa population un calvaire insupportable. La fermeture des tunnels, décidée par l’Egypte, a supprimé cette voie bien précaire d’approvisionnement, stoppé net la reprise de l’activité de construction du secteur privé, et considérablement aggravé la situation des 1,7 millions de personnes qui vivent à Gaza. Et les bombardements par l’aviation israélienne, les assassinats ciblés, les attaques de la marine contre les pêcheurs, les tirs de l’armée contre les paysans, n’ont jamais cessé.

evry,palestine,gaza,appel des communistes,élusUn an après le cessez-le feu qui a suivi l’opération militaire d’Israël contre Gaza en novembre 2013, l’ONU constate que la situation des Palestiniens de Gaza s’est encore considérablement dégradée. Et l’UNRWA (organisation de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens) ne peut plus faire face aux besoins d’urgence compte tenu de ses moyens financiers. Même les constructions ou reconstructions d’écoles ont dû être stoppées faute de matériaux de construction.

Les services hospitaliers sont sévèrement atteints, et les égouts se déversent dans les rues faute d’énergie pour le pompage. L’eau estimpropre à la consommation dans 95% des cas, avec une perspective de destruction irrémédiable de la nappe phréatique à court terme.

Aux autorités égyptiennes, il faut demander de rouvrir largement aux personnes le terminal de Rafah, et de l’ouvrir aux marchandises, mesure rendue urgente par la destruction des tunnels qu’ils ont décidée.

Mais le premier responsable de la situation à Gaza est l’Etat d’Israël, puissance occupante au sens du droit international, et tenu de ce fait par les obligations de la 4 ème convention de Genève. Gaza est victime d’une stratégie délibérée d’Israël pour l’étrangler, ruiner son économie et son environnement, et l’isoler du reste de la Palestine.Et cela, alors que les habitants de Gaza demandent avant tout de pouvoir travailler, étudier, produire, exporter et importer, échanger avec le reste du monde comme tous les pays de la planète, et accéder à leurs droits légitimes.

Les déclarations qui condamnent le blocus de Gaza ou demandent qu’il soit levé au plus vite sont nombreuses de la part de l’Europe, des Nations-Unies et de la France (même si nous regrettons l’absence de déclaration publique sur ce point lors de la visite du Président de la République en Israël et Palestine en novembre 2013).

evry,palestine,gaza,appel des communistes,élusIl est temps de mettre les actes en conformité ave cles paroles. Il n’est plus possible de s’en tenir à quelques gestes humanitaires, comme si Gaza était victime d’une catastrophe naturelle, sans s’attaquer au blocus et à l’occupation. Le blocus de Gaza doit être levé, la liberté de circulation pour les personnes et pour les marchandises doit être rétablie dans les deux sens aux postes frontières avec Israël, les zones de pêche et de culture rétablies, une liaison assurée entre la Bande de Gaza et la Cisjordanie. Un plan d’urgence doit être adopté pour l’eau, en limitant strictement les prélèvements d'eau par Israël entre la Cisjordanie et Gaza, et en assurant un approvisionnement d’urgence de Gaza en eau potable.

Au-delà de ces mesures d’urgence, Gaza a le droit de vivre : son aéroport doit être reconstruit, les travaux du port démarrés, la liaison permanente et sécurisée entre Gaza et la Cisjordanie assurée comme prévu par les accords d’Oslo, des ressources en eau mobilisées en proportion du nombre d’habitants. C’est, au-delà de la résolution de la crise actuelle à court terme, un ensemble d’objectifs essentiels sans lesquels aucune paix ne sera juste et durable.

Ces exigences doivent être portées fermement par la France et l’Europe, elles doivent être assorties de sanctions si Israël ne s’y conforme pas.

Nous appelons nos élus des municipalités de l’Essonne, du Conseil Général de l’Essonne, du Conseil Régional Ile de France, nous appelons les Députés et Sénateurs de l’Essonne, à porter cet appel auprès du gouvernement et du Président de la République, pour une action au niveau de la France comme de l’Europe. Nous appelons nos députés européens à porter cet appel auprès des autres parlementaires européens, du Conseil Européen et de la Commission Européenne. Nous attendons du gouvernement français et de l’Union Européenne des actions fermes et publiques dans ce sens vis-à-vis d’Israël.

Les élus communistes d'Evry se sont associés à cet appel

 
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