Avertir le modérateur

30/05/2013

MANIFESTATION : PROJET ACTE III DE LA DECENTRALISATION ET DEMOCRATIE

100_9737.JPGPlusieurs centaines d’élus communistes et républicains ont manifesté devant le Sénat contre le projet sur la décentralisation qui se traduirait en cas de vote par une atteinte à la démocratie municipale et citoyenne et la perte de moyens financiers considérables pour les collectivités.

Plusieurs maires et sénateurs ont rappelé les enjeux de cette loi, dont André Chassaigne président des députés Front de Gauche (voir vidéo) et Dominique Adenot, maire de Champigny et président de l’Association Nationale des Elus communistes et républicains.

Plusieurs milliers de salariés ont ensuite manifesté à l’appel de la CGT et FO pour s’opposer également à ce projet.

CE PROJET

100_9748.JPGLes collectivités jouent un rôle essentiel pour développer les droits de tous à se former, à se loger, à se déplacer, à se soigner, à se cultiver. Elles contribuent à relever les défis économiques, industriels, ceux de la transition énergétique. Il faut une réforme qui permette de combattre les fractures territoriales béantes, les inégalités sociales, une réforme qui réponde aux besoins humains, sociaux, écologiques d’aujourd’hui, tant dans les grandes agglomérations que dans le secteur rural. Il faut une réforme qui permette aux citoyens d’être enfin au centre des enjeux et des décisions.

Les regroupements forcés en grandes intercommunalités se poursuivent sous la houlette des préfets. L’« acte III de décentralisation » ne rompt pas avec cette logique. Aux cotés de mesures d’intégration spécifiques pour Paris, Lyon et Marseille, il crée d’autres métropoles dans des territoires si nombreux que cela impacte près de 40% de la population …

décentralisation, loi, élus communistes, André Chasssaigne, Pcf, Paris, SénatLe gouvernement programme une réduction des dotations d’État aux collectivités pour les trois ans à venir de 4 milliards et demi : du jamais vu ! A cela s’ajoute deux milliards de charges imposées : relèvement du taux de TVA, réforme du temps scolaire, hausse des cotisations à la CNRACL, cofinancement des politiques nationales, …

Une nouvelle RGPP se met en place avec un autre nom : la Modernisation de l’Action Publique… Les collectivités deviendraient des variables d’ajustement au nom du remboursement de la dette publique, alors qu’elles n’en sont pas responsables. L’acte III prévoit l’encadrement et le contrôle de la dépense publique, mettant en œuvre la baisse des investissements publics des collectivités. C’est leur capacité à contribuer à une relance de l’activité économique en répondant aux besoins des habitants qui est mise en cause. Il n’y aura pourtant pas de sortie de crise sans les collectivités territoriales qui génèrent 70% de l’investissement public.

 

Pour un renouveau démocratique dans une république unie et solidaire !

La réponse aux défis d’aujourd’hui passe par un renouveau démocratique profond de nos institutions, à contrario de tous les processus qui, à tous les niveaux, ont organisé la mise à la marge des citoyens, le dessaisissement progressif de leur pouvoir. C’est pourquoi, l’instauration de la proportionnelle, la citoyenneté de résidence avec le droit de vote des étrangers aux élections locales, et l’institutionnalisation de la démocratie participative à tous les niveaux, sont des changements à décider sans délais.

Un État qui s’engage et joue son rôle !

Les Services Publics nationaux doivent se décliner dans une gestion partagée avec les collectivités territoriales, ces coopérations se menant ainsi avec des garanties nationales d’accès égal pour tous. Toute leur place aux coopérations volontaires !

Indissociablement, la réforme doit se hisser à la hauteur du niveau de coopération volontaire aujourd’hui rendu nécessaire entre les différentes institutions de notre République.


ACTE lll DE LA DECENTRALISATION : MANIFESTATION... par E-Mosaique

 

13/10/2010

« C'est fantastique, et c'est possible! »

labare.jpgévénement En direct du Sénat

Marie-Agnès Labarre,sénatrice de l'Essonne du parti de gauche.

 

«La retraite des femmes fait l’objet de beaucoup 
de débats au sein du Sénat.

Le gouvernement affirmait qu’il n’y avait plus d’inégalité entre les femmes et 
les hommes quant aux retraites. Mais face à la pression populaire et aux interventions des sénateurs du Parti 
de gauche et du PCF, M. Woerth a bien été obligé 
de reculer et d’infirmer ce mensonge au Sénat.

En fait, les écarts de salaires entre hommes et femmes ont cessé de diminuer depuis le milieu des années quatre-vingt-dix du fait du temps partiel imposé. Mais les propositions du gouvernement sont juste médiatiques puisqu’elles 
ne concernent qu’une minorité de femmes, celles ayant eu trois enfants ou plus. Le passage de 65 à 67 ans concerne les femmes, mais aussi tous ceux qui sont 
dans une situation précaire. M. Woerth n’a de cesse 
de nous parler du libre choix du départ à la retraite entre 62 ans et 67 ans.

retraite.jpgMais si un salarié n’a pas le nombre 
de trimestres suffisant pour partir avec une retraite 
à taux plein, en quoi est-ce un libre choix ? Le choix 
de gagner moins ? La liberté de choisir le montant 
de sa décote, à raison de 5 % par an ? Ainsi, pour 
une retraite de 800 euros, une décote de 5 % représente tout de même sur deux ans 80 euros, ce qui est énorme 
à la fin du mois. Voilà à quoi se résume la notion 
de liberté pour le gouvernement ! Cela revient à dire 
à tous les travailleurs : « Vous êtes libres, à vous 
de choisir : le travail jusqu’à 67 ans ou une retraite 
de misère. »

Dans les deux cas, l’objectif est d’accroître la pression sur les plus précaires. C’est pourquoi 
nous allons continuer notre bataille au Sénat. 
Nous avons l’ambition d’être la caisse de résonance du mouvement social.

Nous sommes d’ailleurs le seul groupe parlementaire à être sur une position claire 
de la retraite à 60 ans à taux plein, c’est-à-dire sans allonger la durée de cotisation. Comme nous l’avons démontré dans notre proposition de loi du Front 
de gauche, la France n’a jamais été aussi riche, la retraite à 60 ans, c’est fantastique, et c’est possible !»

(1) Marie-Agnès Labarre réalise des comptes-rendus vidéo tous 
les deux jours sur les retraites. À voir sur http://www.lepartidegauche.fr

Publié dans l'Humanité

 

16:02 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, sénat, labarre, essonne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/01/2010

SENAT / Marie-Agnès Labarre succède à Jean Luc Mélanchon

labare.jpgAprès les bons résultats du Front de Gauche aux élections européennes du dimanche 7 juin 2009. Jean-Luc Mélenchon a été élu député européen dans la circonscription du Sud-Ouest.

Ne pouvant garder son mandat de sénateur de l'Essonne en même temps que celui de député européen, il a du laisser la place au Palais du Luxembourg.

C'est Marie-Agnès Labarre qui la remplace.

Elle est devenue depuis 8 janvier 2010 la nouvelle sénatrice du groupe CRC-SPG (communistes, citoyens et Parti de Gauche)  au sein du Palais du Luxembourg. Ce groupe a la particularité d'être composé de plus de Sénatrices que de Sénateurs (14 pour 11).

Marie-Agnès Labarre, ancienne-maire de Vert-le-Petit (Essonne-91) durant 19 ans, était en 4e position sur la liste divers gauches essonienne des sénatoriales de 2004 portée par Jean-Luc Mélenchon.

 Pour l'histoire, ses chances d’être élue à la chambre haute du parlement Français étaient pratiquement nulles mais grâce à la démission du président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, elle devient enfin sénatrice de l'Essonne. La liste de 2004 avait réussi à remporter trois sièges (les PS Jean-Luc Mélenchon, Claire-Lise Campion et le PC Bernard Véra). Se sont ces même élections qui ont vu Serge Dassault devenir sénateur à son tour.

Pour cette ancienne ingénieur en microbiologie, c’est une très bonne nouvelle. Marie-Agnès Labarre compte bien mettre un peu d'écologie et de notion d'environnement dans l'institution du parlement.

Installée à Corbeil-Essonnes depuis plusieurs années déjà, elle est complètement impliqué dans le comité Parti de Gauche de la 1er circonscription de l'Essonne qui s'est créé en décembre 2008. Mais ces sujets ne sont pas que ses seuls préoccupations puisqu'en 1999, Marie-Agnès Labarre alors élu maire de Vert le petit avait avec son conseil municipal engagé une coopération décentralisée avec la commune de Ayorou au Niger.

Tout porte à croire que son expérience en tant qu'élue locale lui sera très utile pour tisser les liens entre le Palais du Luxembourg et les élus locaux de l'Essonne.

17:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sénat, jean luc mélanchon, marie-agnès labarre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu