13.10.2010
« C'est fantastique, et c'est possible! »
Marie-Agnès Labarre,sénatrice de l'Essonne du parti de gauche.
«La retraite des femmes fait l’objet de beaucoup de débats au sein du Sénat.
Le gouvernement affirmait qu’il n’y avait plus d’inégalité entre les femmes et les hommes quant aux retraites. Mais face à la pression populaire et aux interventions des sénateurs du Parti de gauche et du PCF, M. Woerth a bien été obligé de reculer et d’infirmer ce mensonge au Sénat.
En fait, les écarts de salaires entre hommes et femmes ont cessé de diminuer depuis le milieu des années quatre-vingt-dix du fait du temps partiel imposé. Mais les propositions du gouvernement sont juste médiatiques puisqu’elles ne concernent qu’une minorité de femmes, celles ayant eu trois enfants ou plus. Le passage de 65 à 67 ans concerne les femmes, mais aussi tous ceux qui sont dans une situation précaire. M. Woerth n’a de cesse de nous parler du libre choix du départ à la retraite entre 62 ans et 67 ans.
Mais si un salarié n’a pas le nombre
de trimestres suffisant pour partir avec une retraite
à taux plein, en quoi est-ce un libre choix ? Le choix
de gagner moins ? La liberté de choisir le montant
de sa décote, à raison de 5 % par an ? Ainsi, pour
une retraite de 800 euros, une décote de 5 % représente tout de même sur deux ans 80 euros, ce qui est énorme
à la fin du mois. Voilà à quoi se résume la notion
de liberté pour le gouvernement ! Cela revient à dire
à tous les travailleurs : « Vous êtes libres, à vous
de choisir : le travail jusqu’à 67 ans ou une retraite
de misère. »
Dans les deux cas, l’objectif est d’accroître la pression sur les plus précaires. C’est pourquoi nous allons continuer notre bataille au Sénat. Nous avons l’ambition d’être la caisse de résonance du mouvement social.
Nous sommes d’ailleurs le seul groupe parlementaire à être sur une position claire de la retraite à 60 ans à taux plein, c’est-à-dire sans allonger la durée de cotisation. Comme nous l’avons démontré dans notre proposition de loi du Front de gauche, la France n’a jamais été aussi riche, la retraite à 60 ans, c’est fantastique, et c’est possible !»
(1) Marie-Agnès Labarre réalise des comptes-rendus vidéo tous les deux jours sur les retraites. À voir sur http://www.lepartidegauche.fr
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08.01.2010
SENAT / Marie-Agnès Labarre succède à Jean Luc Mélanchon
Après les bons résultats du Front de Gauche aux élections européennes du dimanche 7 juin 2009. Jean-Luc Mélenchon a été élu député européen dans la circonscription du Sud-Ouest.
Ne pouvant garder son mandat de sénateur de l'Essonne en même temps que celui de député européen, il a du laisser la place au Palais du Luxembourg.
C'est Marie-Agnès Labarre qui la remplace.
Elle est devenue depuis 8 janvier 2010 la nouvelle sénatrice du groupe CRC-SPG (communistes, citoyens et Parti de Gauche) au sein du Palais du Luxembourg. Ce groupe a la particularité d'être composé de plus de Sénatrices que de Sénateurs (14 pour 11).
Marie-Agnès Labarre, ancienne-maire de Vert-le-Petit (Essonne-91) durant 19 ans, était en 4e position sur la liste divers gauches essonienne des sénatoriales de 2004 portée par Jean-Luc Mélenchon.
Pour l'histoire, ses chances d’être élue à la chambre haute du parlement Français étaient pratiquement nulles mais grâce à la démission du président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, elle devient enfin sénatrice de l'Essonne. La liste de 2004 avait réussi à remporter trois sièges (les PS Jean-Luc Mélenchon, Claire-Lise Campion et le PC Bernard Véra). Se sont ces même élections qui ont vu Serge Dassault devenir sénateur à son tour.
Pour cette ancienne ingénieur en microbiologie, c’est une très bonne nouvelle. Marie-Agnès Labarre compte bien mettre un peu d'écologie et de notion d'environnement dans l'institution du parlement.
Installée à Corbeil-Essonnes depuis plusieurs années déjà, elle est complètement impliqué dans le comité Parti de Gauche de la 1er circonscription de l'Essonne qui s'est créé en décembre 2008. Mais ces sujets ne sont pas que ses seuls préoccupations puisqu'en 1999, Marie-Agnès Labarre alors élu maire de Vert le petit avait avec son conseil municipal engagé une coopération décentralisée avec la commune de Ayorou au Niger.
Tout porte à croire que son expérience en tant qu'élue locale lui sera très utile pour tisser les liens entre le Palais du Luxembourg et les élus locaux de l'Essonne.
17:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sénat, jean luc mélanchon, marie-agnès labarre |
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