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14/04/2018

LES DEPUTES COMMUNISTES AU CHEVET DES HOPITAUX

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En déplacement à l’institut de cancérologie Gustave-Roussy et dans les services psychiatriques de Paul-Guiraud ce vendredi, les élus ont « engrangé les propositions » pour leur futur plan d’actions.

Ils ont visité trois hôpitaux en une journée, rencontré autant de directions, leurs partenaires sociaux mais aussi les patients. Les sénateurs communistes Pascal Savoldelli et Laurence Cohen ont sifflé le coup d’envoi d’un « tour des hôpitaux du Val-de-Marne », ce vendredi. Il s’imbrique dans un circuit national décidé le 10 janvier par les élus communistes du Sénat et de l’Assemblée nationale.

Les sénateurs d’Ivry et Gentilly ont ainsi pris le pouls, à Villejuif, de l’institut de cancérologie Gustave-Roussy (établissement privé à but non lucratif) et de l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud. Ils découvraient un peu plus tôt les services de transplantation du géant Henri-Mondor à Créteil (Assistance publique-Hôpitaux de Paris), donc celui consacré aux greffes du foie est actuellement menacé.

Au terme de leur parcours d’ici fin mai, les sénateurs du 94 feront part de ce qu’ils ont entendu au ministère de la Santé. Ils élaboreront ensuite un véritable plan d’actions. A Villejuif ce vendredi, ils ont « engrangé les propositions ».

Les soignants de Gustave Roussy en grève

« Ce que l’on entend depuis le début, c’est que les budgets asphyxient l’hôpital, résume Laurence Cohen. Ils finissent par avoir des conséquences sur la prise en charge des patients. » Le message résonne forcément dans les couloirs de Gustave-Roussy, leader européen de la lutte contre le cancer, où les soignants sont en grève depuis mardi

La CGT et FO, qui déplorent l’« absence de négociations », militent pour une revalorisation des salaires. « Accepteriez-vous de démarrer dans une profession et de stagner des années avec le même salaire que nous ? », a demandé Nathalie, infirmière, aux sénateurs. « C’est un hôpital formidable, rappelle Lysiane, porte-parole de patients. Mais il y a des choses à améliorer. Comme les temps d’attente avant nos chimios ou la préparation de nos traitements. »

« Le risque qui pèse partout, analyse Pascal Savoldelli, c’est la transformation en hôpital-entreprise uniquement focalisé sur le rendement. »

Bientôt un « Plan d’urgence pour l’hôpital public »

« Nous ne sommes pas dans une position catastrophiste, prévient d’emblée la sénatrice Laurence Cohen (PCF). L’hôpital public continue de donner une bonne réponse en termes de qualité de soins. Il faut simplement cesser de restreindre ses budgets. S’il reste debout et performant aujourd’hui, c’est grâce à la mobilisation des personnels. »

C’est ce que comptent dire les parlementaires communistes à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avant l’été. Ils se sont donné rendez-vous le 5 juillet pour rédiger un « Plan d’urgence pour l’hôpital public » formulé « avec les premiers concernés », précise le sénateur Pascal Savoldelli. « A savoir le personnel et les patients, car ce sont des experts. »

Les idées sont déjà nombreuses, entre les « prêts à taux zéro pour libérer les établissements de santé de l’endettement », ou « la suppression de la TVA » permettant d’alléger les frais de fonctionnement. Autres pistes : l’annulation de la taxe sur les salaires qui « ferait rentrer 4 milliards d’euros à l’échelle du pays », et un texte limitant la concurrence public/privé en matière de recrutement.

Article publié par le Parisien

24/01/2018

Isabelle Lorand : "Le président de la République veut faire un hold-up démocratique sur le Grand Paris. »

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Regards est partenaire des rencontres Niemeyer qui ont lieu au siège du Parti communiste français, à Paris, place du Colonel Fabien. Au coeur de cette journée, le droit d’habiter, la démocratie, l’égalité des territoires, etc. pour un Grand Paris connecté avec ses habitants. On en parle avec Isabelle Lorand, membre du PCF et élue locale, qui en est l’une des organisatrices.

C’est l’ambition de parler de la ville, de l’habitat, dans un parti pris qui est celui de l’égalité des territoires mais c’est aussi de jouer notre rôle de militants politiques c’est-à-dire de permettre aux gens de se mettre en débat, quelques soient leurs entrées. Des chercheurs, des praticiens, des architectes, des élus, des militants, des habitants. »
« Si on exclut la population du débat sur le Grand Paris, c’est les technocrates qui gagnent donc il faut prendre le projet à l’envers c’est-à-dire décider de ce qu’est le projet politique et en débattre. »

Sur Niemeyer, place du Colonel Fabien

« Ce bâtiment, plus que de l’architecture c’est un projet politique : le choix de faire cette œuvre d’art architecturale au cœur d’un quartier populaire c’était un projet politique. »

Sur la métropole du Grand Paris

« C’est un territoire de vie (…). Il ne faut pas que ça soit un Etat dans l’Etat. »
« Un territoire qui produit 30% du PIB de la France a un impact sur toute la France. »
« Le président de la République veut faire un hold-up démocratique. »
« Mettre ce territoire sous tutelle de la technocratie et du libéralisme, ça a un impact sur tout le pays. »
« Les habitants disent aux politiques ‘on n’attend plus de vous que vous fassiez, on attend de vous que vous nous aidiez à faire ensemble’. »
« On résiste d’autant mieux qu’on n’est pas dans la défense d’un existant nostalgique mais qu’on est porteur d’un projet audacieux et tourné vers l’avenir. »

Sur le PCF dans la ceinture rouge

« Ce qui m’importe le plus c’est de voir que ceux qui partagent nos valeurs restent extrêmement présents dans la banlieue rouge. »
« Le mot solidarité est identifié comme un fil rouge de cette banlieue (rouge). »

Sur les liens du PCF et des intellectuels

« J’ai le sentiment que le PCF a dans sa tradition longue, un lien avec les intellectuels. »
« Je crois qu’au cours de ces vingt dernières années, le lien (avec les intellectuels) a perduré mais nous n’avons pas su nous en nourrir. »
« J’espère que ces quatrième rencontres Niemeyer reconstituent un lien fécond avec les intellectuels. »

Sur les trafics et la consommation du cannabis

« Quand plus de la moitié des gamins fument du hachisch, il faut arrêter de se raconter que la loi est opportune. La loi elle doit s’appliquer à plus de la moitié des gens, sinon elle est discréditée. »
« Je suis pour la légalisation mais je ne crois pas qu’elle réglera le problème de l’économie parallèle. »
« L’économie parallèle est devenue l’économie de la survie. »

19/12/2017

UN BOUCLIER SOCIAL ET ECOLOGIQUE POUR LES FRANCILIENS

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Déclaration du groupe Front de Gauche au conseil régional d'Ile de France (Pcf, Pg, Ensemble...)

Valérie Pécresse vient de dévoiler son troisième budget et enterre définitivement tout projet régional pour les Francilien.ne.s.

Entre mensonges grossiers, déformation de la réalité financière, tours de passe-passe avec les chiffres et jeux d’écriture, le budget proposé nous plonge en pleine réalité alternative.

La pseudo « locomotive économique francilienne » à la sauce Pécresse laisse sur le quai les plus fragiles et offre une image provocatrice de celle qui ne cesse d’augmenter le tarif du Navigo. Quant à l’exceptionnel niveau d’investissement, il est à nuancer vu l’ampleur de la non-consommation cette année.

Ou encore décrire notre région comme la « première métropole environnementale européenne ». Bien malin qui trouvera des Francilien.ne.s approuvant cette vue de l’esprit. La totalité des 3 millions d’aides non consommées pour le renouvellement des chaudières à bois ou le seul tiers des crédits exécutés pour le Plan vert ou la protection des milieux naturels parlent d’eux-mêmes!

Même refrain pour les politiques de solidarité. Comment vouloir se targuer de « réduire les fractures » et de « déployer une Région solidaire pour ceux qui en ont besoin » alors que le budget a baissé de deux tiers depuis 2015 ? L’urgence sociale est niée par la droite régionale alors que les besoins sont immenses. Le budget logement social a été sabré de 50 millions depuis 2015 et l’aide régionale à la résorption des bidonvilles et celle d’accueil des SDF purement supprimées.

Quant aux dispositifs d’accès à la contraception ou à l’IVG, ils sont sous-consommés de manière si importante qu’on y lit le poids des élus de la Manif pour tous membres de la majorité régionale.

Les associations, les collectivités territoriales et même les entreprises, voient les aides régionales fondre.

Loin du plan de com’ de Pécresse, ce budget s’inscrit donc dans la logique d’austérité pour les partenaires régionaux et pour la population. Avec Macron, et son budget pour les riches, et Pécresse pour les Francilien.ne.s c’est la double peine.

 
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