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27.01.2012

L’INTERNAT DE LA DISCORDE

village2.jpginternatsExcellence_web-image_140071_5.jpgLa majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.

Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet 

 L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.

manif12.jpgAlors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.

Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.

Alors ?

Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.

Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.

Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.

Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».

Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.

Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.

D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.

Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !

Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry

A l’occasion des vœux du Conseil Général

 

EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS

 

village.jpgL’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.

Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…

C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.

L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.

Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.

Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry

11.01.2012

Éducation : Henriette Zoughebi dénonce les suppressions de postes en Île-de-France

education, pcf, enseignants, collèges, lycées, ile-de-france, La région Ile-de-France, par la voix d'Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) chargée des lycées et aux politiques éducatives, a dénoncé mardi les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012 dans l'éducation nationale, craignant ses effets sur les fermetures de classe.

"Sur les trois académies que compte la région, 988 suppressions sont annoncées dans le second degré, ce qui porte à 6.513 le nombre d'emplois supprimés dans les lycées et collèges franciliens depuis 2007", précise la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis. Pour les écoles, les académies de Versailles et de Créteil font partie de celles qui perdront le plus de postes à la rentrée 2012 (260 pour Versailles et 233 pour Créteil). Il en est de même pour les collèges et les lycées, 495 pour Versailles et 362 pour Créteil. Le ministère de l'Education nationale prévoit en tout la suppression de 14.000 postes d'enseignants.

Selon Henriette Zoughebi, cette situation risque d'entraîner "une augmentation des effectifs d'élèves par classe au détriment de la réussite de toutes et tous". L'élue déplore également que la mise en oeuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire à la rentrée 2012, après celle des voies technologiques industrielles en 2011, "s'accompagne du projet de fermeture de 30 classes". Dans la seule académie de Versailles, cette mesure "conduit à la disparition pure et simple de cette formation dans de nombreux établissements", affirme-t-elle.

Elle rappelle par ailleurs que la région "n'est pas favorable à la création de formations en apprentissage si elles se substituent à des formations existantes sous statut scolaire" et "ne souhaite pas développer des classes mixtes mêlant lycéens sous statuts scolaire et salarié".

Photo exclusive E-Mosaïque :  Henriette Zoughebi entourée de Jean Paul Huchon Président du Conseil Régional et Manuel Valls Maire d'Evry lors de l'inauguration du Lycée des Loges à Evry

17.11.2011

TRAVAIL DOMINICAL DANS LE CENTRE COMMERCIAL : LES SALARIES ET LES PETITS PATRONS DISENT NON !

cc.jpgLes conseillers municipaux d’Evry à l’exception notable des élus communistes et de quelques élus Verts, et plus surprenant d'élus de Droite en contradiction avec les positions gouvernementales  pensaient en votant pour l’ouverture du centre commercial d’Evry que « l’affaire était entendue » et les salariés se soumettre à leurs bons vouloirs.

Il en est rien. Les salariés de l’enseigne Galeries Lafayette,  les premiers à s’être exprimés ont dit NON à 95 % (59 contre 2). Les autres salariés dispersés dans plusieurs centaines de boutiques se sont largement exprimés en signant massivement la pétition proposée par la CGT demandant une consultation collective des 2200 salariés concernés conformément à la loi.

cc2.jpgLes militants de la CGT ont tous été surpris par l’accueil favorables des salariés dont très peu sont pourtant syndiqués. Un journaliste du Parisien qui a accompagné les militants du Syndicat dans l’action menée pour proposer les pétitions en a témoigné dans un article publié ce 17 novembre.

Pire sans doute pour ceux qui ont proposé l’ouverture de ce centre commercial le dimanche des responsables de boutiques se sont exprimés clairement contre cette proposition. Ainsi une directrice d’un magasin d’habits pour femmes s’est exprimée ainsi dans le Parisien « Nous n’avons tout simplement les moyens d’ouvrir. Les baux vont augmenter, la masse salariale aussi. Tout ça pour quatre clients qui n’ont rien à faire le dimanche ». Un autre responsable de magasin précise : « Ces ouvertures dominicales vont diluer le pouvoir d’achat des clients. Ce qui est dépensé le dimanche ne l’est pas le samedi ou le lundi ».

Les élus communistes en échos à ces réactions vont continuer pour leurs parts à exiger l’annulation de la proposition de l’ouverture du centre commercial le dimanche.

Au Sénat Mme Annie David, sénatrice communiste de l‘Isère, présidente de la commission des affaires sociales a proposé un texte de loi afin de garantir de nouvelles protections et garanties aux salariés quant au travail dominical en renforçant la portée symbolique du repos dominical et en renforçant les droits des salariés qui travaillent le dimanche.

Ce texte dispose à son article premier que « Dans l'intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Aucune dérogation à ce principe n’est possible, à moins que la nature du travail à accomplir, la nature du service fourni par l’établissement ou l’importance de la population à desservir ne se justifie. »

Il précise par ailleurs que « Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle dérogation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement ».

Au conseil municipal d’Evry les élus communistes vont à nouveau interpeller le Maire pour exiger que la consultation collective des salariés soit respectée avant toute décision unilatérale. Ils vont continuer à proposer la signature d’une pétition contre l’ouverture du Centre Commercial le dimanche actuellement en ligne sur internet et massivement déjà signée.

Le secrétaire départemental de la CGT, Hervé Leblanc en conclusion de la journée d’action du syndicat a déclaré :  "La vraie question c’est : Quelle société voulons nous ? Ce n’est pas un maire, un employeur ou un préfet qui doivent décider pour les salariés"

Texte et photos E-Mosaïque

01.10.2011

ESSONNE : DES MAIRES PS POUR L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE

evry2_nuit.jpg«Délimitation d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle sur le territoire de la ville d’Evry. » Ces obscurs termes techniques, votés au conseil municipal de la commune jeudi, dissimulent une révolution. Le centre commercial Evry 2, « à l’origine de la démarche », selon le député-maire PS de la commune,  (1), a de bonnes chances d’accueillir des clients le dimanche.

Tous les magasins, sauf Carrefour, sont concernés. Il ne manque plus aujourd’hui que l’aval du préfet. Mais pour tous les acteurs du dossier, l’ouverture est en très bonne voie. Les réactions sont partagées entre des clients qui sont Pour et des salariés qui son CONTRE.

Le groupe communiste, quelques Verts, ainsi que… l’UMP, ont voté contre la délibération. « C’est totalement inacceptable, s’indigne Christian Pigaglio, représentant du groupe PC au conseil municipal (3). Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues. »

30 à 40% du chiffre d’affaires


Pour Manuel Valls, il faut avant tout être « pragmatique ». « Nous sommes dans un secteur concurrentiel. Il faut donner les moyens au centre de résister », avance-t-il. La zone commerciale de la Croix-Blanche à Sainte-Geneviève-des-Bois, autorisée à ouvrir le dimanche, est notamment ciblée.

« Je me vois mal reprocher à Evry de vouloir ouvrir le dimanche », sourit Olivier Léonhardt, le maire PS de Sainte-Geneviève. Il prodigue cependant quelques conseils à ses voisins. « Nous vérifions que les lois sociales sont strictement appliquées. Si un magasin fait un écart, il ferme », explique l’élu. Hier, une bourse du travail a ainsi été inaugurée sur la commune. « C’est un outil de veille. Il faut être à l’écoute des syndicats et des salariés », précise Olivier Léonhardt. A Sainte-Geneviève, chaque dimanche, 70000 personnes se pressent dans les magasins, qui réalisent ce jour-là entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires.

Ces considérations économiques laissent de marbre Christian Pigaglio. « Le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Ce qui est dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine. Et l’on connaît très bien les pressions que font peser les patrons sur leurs salariés pour travailler le dimanche », martèle-t-il. Un problème que Manuel Valls assure avoir pris en compte. « Il y a incontestablement des risques. Nous serons vigilants », avance-t-il. Marianne Louis, adjointe au maire (PS), reste aussi « prudente ». « Cela peut être une chance en matière de création de jobs étudiants. Nous y veillerons », insiste-t-elle.

Les commerçants attendent désormais la décision de la préfecture. La chambre de commerce et d’industrie doit donner également son avis. « Nous regardons juste le caractère légal de la demande. Il n’y a pas de position idéologique. Si la loi est respectée, nous donnons obligatoirement notre accord », confie-t-on à la CCI. « Si le centre commercial veut ouvrir le dimanche, je le suivrai dans cette démarche », annonce Laurent Muller, le directeur de la Fnac d’Evry 2.

05.06.2011

91 : DES COCOS BRANCHES FRONT DE GAUCHE

branchée.jpgA quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives les communistes de l’Essonne dans leur majorité ont choisi le rassemblement autour du Front de Gauche en soutenant les candidatures de Jean Luc Mélanchon et de André Chassaigne pour l’élection à la Présidence de la République et en proposant des candidats estampillés Front de Gauche dans les dix circonscriptions de l’Essonne.

Le programme partagé discuté autour des partis qui constituent le socle de ce Front (PCF, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) sera enrichi avec l’apport du maximum de citoyens qui seront consultés pour devenir le programme de tous les candidats.

Dans l’Essonne le débat a été vif mais constructif entre tous les militants communistes dont pour beaucoup le « cœur » était avec le député communiste du Puy de Dôme, André Chassaigne, et la « raison » avec le député européen du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon. Ils choisiront défintivement entre ces deux candidats les 16, 17 et 18 juin.

Ancien sénateur et conseiller général de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon a particulièrement marqué de son empreinte ce département et probablement porterait haut le score du Front de Gauche en 2012 dans le 91.

André Chassaigne, député PCF du Puy de Dôme est un rassembleur et à sa tête, aux élections régionales c'est en Auvergne que le Front de Gauche a obtenu le plus haut score national.

Pour le PCF , à l’image des jeunes communistes de l’Essonne, particulièrement actifs, il n’est pas question de rester dans une position d’attente d’ici là. Ils sont partout, et dans tous les domaines dans l’action : contre la vie chère, pour le maintien du tri postal de Bondoufle, contre la suppression des postes d’enseignants, pour un service public hospitalier, contre la guerre en Lybie, pour un vrai état Palestinien…d’Etampes à Evry, de Corbeil à Grigny, de Juvisy à Palaiseau, témoignant d’une réelle implantation du Parti communiste dans l’Essonne.

diego.jpgLes élus, avec les militants sont présents et à l’offensive. Bernard Véra, le Sénateur et Maire communiste de Briis sur Forges est classé comme un des 25 parlementaires de la haute-assemblée les plus dynamique. Philippe Camo, conseiller régional, et secrétaire fédéral du PCF 91 intervient quotidiennement sur les sujets les plus divers pour défendre les intérêts de Essonniens, opposé par exemple à l’augmentation des tarifs du transport en commun, et obtenant en même temps la suppression de la zone 6, qui concerne nombre d’habitants. Responsables, combatifs, constructifs, ainsi se définissent les élus communistes de ce département.

Plusieurs fois enterrés, les communistes sont toujours vivants, branchés sur les luttes et porteurs d’espoirs,. Ils sont une des forces politiques principales de ce département dont l’influence va bien au-delà de son score électoral, qui avec le Front de Gauche est en progression constante depuis plusieurs élections.

Photos, vidéo, texte exclusifs E-Mosaïque


PCF - FRONT DE GAUCHE : A L'OFFENSIVE par E-Mosaique

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20.05.2011

PREFECTURE DE L’ESSONNE, ACCUEIL DES IMMIGRES, LA HONTE AU QUOTIDIEN

100_6997.JPGTous les soirs, rue des Mazières à Evry, à partir de 20 h ils sont plusieurs centaines à se placer en file d’attente, espérant ainsi être bien placées, pour que le lendemain à partir de 8h, un des quatre bureaux chargés de renouveler leurs cartes de séjour puisse enfin traiter leurs dossiers.

Eux, ceux sont des « étrangers », pour la quasi-totalité en situations régulières, hommes, femmes, personnes âgées, supportant les aléas du temps, et à la merci de personnes mal intentionnées. Ils sont ainsi traités comme des chiens, peut être même pire que ces animaux qui bénéficient le plus souvent des bonnes intentions de leurs maîtres.

Ici le Préfet, au nom du gouvernement applique avec zèle les consignes en fermant dans les sous-préfectures les points d’accueils pour les ressortissants étrangers, et en limitant strictement ceux de la Préfecture.

Sans doute le fait t-il dans un contexte où les idées du Front National sont promues, voire encouragées. Le Syndicat CGT de la Télévision Publique a ainsi décompté plus de 700 passages où citations de ce Parti, depuis le début de l’année, uniquement sur FR3.

Le Gouvernement, et l’UMP veulent en « rajouter », même de la manière la plus ignoble, en tentant de monter l’opinion publique contre ces « hordes » montrés ainsi du doigt, c’est sans doute la raison pour laquelle la Préfecture laisse cette population dans la détresse et dans l’humiliation quotidienne. Tout cela pour quelques voix…

Devant le mécontentement des habitants du quartier jouxtant la Préfecture d’Evry, le Maire de la ville, Manuel Valls,  dans une lettre adressée au Préfet a déploré dès le 06 mai cette situation inacceptable et inhumaine et a demandé « qu’une solution décente et pérenne soit trouvée ».

manif14.JPGLe Parti communiste Français, et les élus communistes d’Evry, dans un communiqué en rappelant que ces immigrés comme l'ont confirmé plusieurs études jouent un rôle économique et social indispensable, et contribuent plus que ceux qu'ils reçoivent, ont indiqué pour leur part que « cette situation était indigne, insupportable dans une République dont la devise est inscrite sur les frontons de nos mairies : Liberté, Egalité, Fraternité ».

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22.04.2011

Le local, un lieu de la lutte contre l’abstention et le Front national

amiable.jpgTribune de Marie Hélène AMIABLE, maire de Bagneux, députée des Hauts de Seine sur le site du "Le Monde" - 21 avril 2011 :

Les dernières élections cantonales ne sont pas une péripétie que l’on pourrait oublier en pensant déjà aux élections présidentielle et législatives de 2012. Elles constituent une sonnette d’alarme pour tous les élus locaux. Députée-maire d’une ville qui n’avait pas de canton renouvelable, je me sens malgré tout bousculée par le message envoyé par les électeurs. C’est de cela qu’il nous faut parler.

Et tout d’abord l’abstention. Les niveaux atteints sont sans précédent. Ils disent la fracture ressentie par les Français entre la classe politique et leur vie quotidienne. Pourtant, une telle abstention ne traduit pas un retrait de la vie civique. Les mobilisations sociales, le succès des livres de Stéphane Hessel (Indignez-vous !) ou encore celui des sociologues Pinçon-Charlot (le président des riches) témoignent de l’implication de nos concitoyens. Bagneux, ville très populaire des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France, n’est pas à l’écart de ces mouvements de fond aux effets contradictoires. Ses habitants vivent une vie difficile, ressentie comme injuste et que beaucoup ne supportent ni ne comprennent. Mais ils doutent des capacités de nos institutions, de leurs élus à surmonter cette situation.

Face à cela, en cette période de mi-mandat municipal, il serait tentant de dresser la liste de nos actions en faveur de nos administrés. Ce serait justifié… et insuffisant. Car les discours en surplomb ne passent plus. Les citoyens veulent juger, élaborer, estimer par eux-mêmes. Nous devons répondre et légitimer cette attente car ces approches non expertes sont essentielles pour changer la vie et la ville.

Il ne faudrait pas davantage lire ces marques de défiance comme l’épuisement du rôle politique des institutions locales. C’est souvent par cet échelon que les catégories populaires, les jeunes, les migrants accèdent à une citoyenneté active. Mais pour que ce terreau de l’engagement civique continue d’être fertile, l’effort de renouvellement doit être radical. Le pire serait de "dépolitiser", de "techniciser" les enjeux locaux. Ils doivent être rendus accessibles à tous, discutables par tous, chacun selon ses disponibilités, ses centres d’intérêts, son expérience.

cq101207.jpgQuand l’enjeu est la production d’une nouvelle culture démocratique, participative, quand il s’agit de réinventer la citoyenneté, il n’y a pas de chemin rapide. Il n’y aura pas de solutions qui contournent un rapport proche, quotidien, direct entre élus et habitants. Il faut prendre du temps et faire des expérimentations. Oser, par exemple, sortir des codes usés de la parole publique. A Bagneux, nous nous engageons sur des chemins de traverses dans nos façons de faire et de dire. Nous lançons un festival citoyen, Hop !, qui, avec sa quinzaine de rendez-vous, veut être un laboratoire pour réinventer l’institution communale, moderniser son service public, relancer l’envie de politique, élargir le cercle des participants.

La montée du Front national est l’autre leçon que je retiens de ce scrutin. Par calcul et par porosité, la droite gouvernementale a ouvert un boulevard au Front national. Pour contrer l’idéologie qui fabrique des boucs émissaires, les discours ne suffiront pas. La crainte du déclassement et de la relégation hante les catégories populaires et les petites classes moyennes. En région parisienne cette inquiétude se cristallise notamment dans les transformations en cours avec le Grand Paris. Tous aspirent à vivre dans la métropole moderne… et beaucoup craignent d’en être exclus. Le défi est immense : contre la tendance à l’appauvrissement des villes pauvres, nous portons le projet d’une ville attractive accueillante aux nouvelles catégories sociales, sans chasser ceux qui vivent ici. Contre la culture du ressentiment et de la peur nous faisons le pari de l’ouverture. Je ne sous-estime pas la difficulté de tels choix. Mais nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Ce serait explosif.

cq051206.jpgContre le Front national, il est vital de montrer, par l’expérience vécue, que nos concitoyens ont tout à gagner à mieux se connaître, à s’enrichir des diversités culturelles, à vivre ensemble et non côte à côte, à inclure et non à exclure. Ils ont à redécouvrir que c’est en résistant qu’on reste debout. Nous devons aller plus loin et faire la démonstration que les jeunes ont du talent, que l’histoire coloniale se dépasse en la connaissant... Nous devons donner un sens explicite à nos actions quotidiennes comme par exemple ces aménagements urbains qui sont autant de lieux pour la rencontre, qui sont autant de traduction concrète de notre projet politique.

La progression de la gauche lors de ce scrutin traduit, malgré les doutes, la persistance de l’aspiration au changement. Comme députée communiste, je pense que cela met la gauche, toute la gauche, devant la responsabilité de porter un projet véritablement alternatif. Cela passe par une bonne dose d’inventivité, de créativité, de bas en haut. Les élus locaux ont leur part à prendre dans ce chantier. 

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28.03.2011

ESSONNE : LA GAUCHE CONFORTE SA MAJORITE

essofr.gifLe conseil général de l’Essonne restera majoritairement à Gauche pour au moins trois ans, date où la réforme territoriale rentrera en vigueur avec la disparition programmée des assemblées départementales.

Jérôme Guedj devrait présider après sa victoire sur le canton de Massy Est avec 54,44 % des suffrages exprimés le conseil général. Il succèdera au Président du conseil général actuel, Michel Berson qui laisse ainsi sa place.

Avec la victoire au détriment du sortant Parti de Gauche au premier tour, et de l’UMP (56,59 %) au deuxième tour un élu Vert va siéger grâce à un accord d’alliance avec le PS au sein de l’assemblée départementale, il s’agit de Guy Bonneau.

piriou2.jpgLes trois conseillers généraux communistes sont largement réélus à Morsang pour Marjaulaine Rauze (68,58 %), Corbeil pour Bruno Piriou (54,59 %), (ici en photo), Grigny pour Claude Vasquez avec 100 %, candidat unique.

Le PS reprend un siège à la droite à Montlhey avec Jérôme Cauet (53,01 %), et au Parti de Gauche à Vigneux avec Didier Hoeltgen (61,37 %).

Sans surprise, le PS conserve ses sièges à Evry sud avec Francis Chouat (69,31 %), Arpajon avec Pascal Fournier (67,08 %), Etrechy avec la Sénatrice Claire-Lise Campion (63,9 %), Orsay avec David Ros (63,57 %), Chilly Mazarin avec Gérard Funès (64,16 %), Epinay sous Sénart avec Romain Colas (73,66 %), Athis Mons avec Patrice Sac (63,59 %), Juvisy avec Etienne Chaufour (63,66 %), Ste Geneviève des Bois avec Frédéric Petitta (71,85 %).

La Droite conserve la plupart de ses sièges concentrés essentiellement dans les zones rurales du Sud de l’Essonne.

Sont élus ou réélus : Fernand de Ruidiaz à Draveil (69,64 %), Michel Bournat à Gif sur Yvette (54,85 %), Dominique Echaroux à Dourdan (52,63 %), JJ Boussingault à Milly la Forêt (58,27 %), Guy Crosnier à Méréville (67,57 %).

La  nouvelle assemblée départementale du  conseil général est composé de 21 élus socialistes, 4 Front de Gauche (3 PCF, 1 PG), 1 Vert, 16 Droite.

ILE DE France

idf1.jpgLe département du Val d’Oise passe à droite, celui de la Seine et Marne reste à gauche. Les Yvelines, les Hauts de Seine seront présidés par des conseillers généraux UMP.

Dans le Val de Marne la tentative commune du PS et des Verts d’éliminer le Font de Gauche à la Présidence tourne au fiasco. Les candidats d’Europe Ecologie-Verts qui en se maintenant contre les communistes pensaient obtenir l’apport en voix de la droite et de l’extrême droit sont partout battus.

Dans la Seine St Denis, il en est de même, où le PS et les Verts perdent en prime un siège à Montreuil en refusant dans le département un accord de désistement.

12.12.2010

90 ANS DU PARTI COMMUNISTE ET PARIE SUR L'AVENIR

"Les grands mouvements politiques et sociaux de ces dernières années, comme par exemple le mouvement contre la réforme gouvernementale des retraites, portent en eux à la fois des remises en cause de plus en plus affirmées du pouvoir des marchés financiers ainsi que des exigences et des pratiques de rassemblement et d'élaboration commune nouvelles", a déclaré le secrétaire national, Pierre Laurent, dans un discours prononcé à l'occasion de cet anniversaire au siège du PCF, Place du Colonel Fabien à Paris.

"Nous croyons aux rassemblements populaires, à la co-construction de fronts de luttes et de riposte, à la co-élaboration de projets politiques de changement", a-t-il poursuivi devant notamment plusieurs personnalités de son parti comme Marie-George Buffet, mais aussi M. Mélenchon, Jean-Vincent Placé, un des dirigeants des Verts, et le conseiller politique de Martine Aubry, François Lamy (PS) député et Miare de Palaiseau.

"Le PCF ne se diluera pas, pas plus qu'il n'entend être le chef", a-t-il assuré.

 "Le Front de gauche, en tant qu'espace de rassemblement coopératif, les premières expériences des forums pour un programme populaire et partagé, ouvrent la voie à de tels changements de la politique", a déclaré également Pierre Laurent.

Article d'après journaux, photo E-Mosaïque

Le PCF a 90 ans: les militants y croient toujours - Centrefrance
Confronté à une lente érosion depuis des décennies, le PCF veut croire à un "renouveau", en misant notamment sur le Front de gauche. Rencontre avec des militants, jeunes et moins jeunes. Durée:01:24

12:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avenir, pcf, anniversaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04.12.2010

DONS DU SANG : fermeture de 10 des 14 laboratoires de biologie

sang.jpgA l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le SIDA et lors de son déplacement à l’hôpital Henri Mondor à Creteil (94), Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, alerté par les militants du don du sang, a appris que dans le cadre de la loi RGPP et pour des raisons économiques, l’Etablissement Français du sang (EFS) prévoit la fermeture de 10 des 14 laboratoires de biologie permettant l’utilisation des dons.

laurent047.jpg« Scandaleux lorsqu’on sait que le troisième plus grand d’entre eux qui se trouve à Rungis analyse tous les dons de sang prélevés dans les 8 départements d’Île-de-France (283 000 dons par an soit 10% des dons de France). Pourtant et bien qu’il remplisse tous les critères fixés permettant de le conserver (surfaces, coût de fonctionnement, aménagement, accessibilité routière et ferroviaire) il a été décidé de le fermer. 43 emplois sont menacés à Rungis et près de 240 en France. Le risque pris pour les produits sanguins de toute la région Île de France n’est pas mesuré ! En effet, la région utilise 17% des produits sanguins transfusés en France. Les tubes des dons d’Île de France voyageraient donc vers Lille où le laboratoire, actuellement dans des algecos, reste à construire. Le site du laboratoire à Rungis est pourtant déclaré point d’importance vitale dans le cadre du plan de la défense nationale étant donné les activités et les besoins de l’Île de France.

Par quoi serait remplacée cette maitrise publique de l’utilisation des dons du sang ? Il y a fort a craindre que cela n’ouvre la porte à une marchandisation inquiétante, que nous refusons totalement en matière d’utilisation du sang.

Le PCF apporte son soutien aux actions et luttes des salariés de l’EFS qui s’opposent à ce mauvais coup et préparent une grève pour le 16 décembre. Je demande des explications immédiates et publiques au Ministre de la santé, Xavier Bertrand sur ce projet extrêmement inquiétant. »

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 1er décembre 2010.

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