Avertir le modérateur

20/01/2018

Île-de-france. Dix idées pour en finir avec la galère dans les transports

Ouzoulias.jpg

Pierre Duquesne, L'Humanité

7h37, des usagers du RER B prennent le tract des mains du sénateur PCF Pierre Ouzoulias (Hauts-de-Seine), à l’entrée de la gare de Bourg-la-Reine. Julien Jaulin/Hanslucas

Les sénateurs communistes ont interpellé hier la ministre des Transports, Élisabeth Borne, après une action matinale dans les gares franciliennes. Des solutions existent, plaident-ils, pour développer un service public de qualité.

Ils n’ont pas une minute. À 7 h 37 du matin, des dizaines d’usagers du RER B prennent le tract et filent sans prononcer le moindre mot.

Ils passent à toute vitesse devant le sénateur en écharpe tricolore Pierre Ouzoulias, présent à l’entrée de la gare de Bourg-la-Reine. Pas le temps de s’arrêter. « À un quart d’heure près, tout peut changer. On peut se retrouver dans le trafic fluide ou tomber sur une perturbation », glisse Géraldine, jeune universitaire. « Ma fille, lorsqu’elle était en stage, prévoyait deux heures de transport pour être sûre d’arriver à l’heure », confie Fabienne, 58 ans.

« Sur 10 trajets, il y en a 3, en moyenne, qui posent problème », explique une cadre pressée. « C’est entre 6 et 7 trajets perturbés sur un mois », complète une nourrice. D’autres, encore, évoquent les tensions dans les rames bondées, les malaises voyageurs de passagers comprimés qui aggravent les retards, les horaires « que l’on ne regarde même plus » et une situation telle que le fait même d’habiter à proximité de la ligne B « devient aujourd’hui un critère négatif dans un entretien d’embauche »…

Ces histoires, Pierre Ouzoulias les entend chaque jour. Et pour cause, ce sénateur communiste est lui aussi un habitué du RER B. Il le prend chaque jour pour se rendre au palais du Luxembourg, comme 3 autres sénateurs du groupe CRCE (Communiste, républicain, citoyen et écologiste). Un enjeu populaire pour lequel le groupe a demandé la tenue d’un débat dans la Haute Assemblée sur la « galère » des transports en Île-de-France.

L’exaspération légitime des Franciliens

L’exaspération légitime des Franciliens et des Franciliennes « nourrit un sentiment de déclassement et d’abandon que nous ne pouvons ignorer », a souligné hier dans l’Hémicycle Laurence Cohen, sénatrice PCF du Val-de-Marne, pour ouvrir ce jeu de questions-réponses avec la ministre des Transport.

Des solutions existent, a poursuivi la sénatrice, pour offrir aux usagers un service public de qualité. La première d’entre elles, c’est d’arrêter de le sous-financer. « Comment l’annonce de 2 000 nouvelles suppressions de postes à la SNCF va-t-elle permettre d’humaniser les gares ou de mieux entretenir le matériel ? » a interrogé Laurence Cohen après avoir dénoncé le désengagement de l’État à l’œuvre depuis dix ans. Loin de cette logique mortifère, il est urgent d’embaucher et d’« investir massivement » sur l’ensemble des lignes du RER. Il importe de respecter le calendrier de construction du Grand Paris Express, indispensable au désengorgement du réseau, tout en renforçant l’offre existante.

Pour cela, on peut trouver des financements nouveaux, plaident les sénateurs communistes. Le versement transport pourrait ainsi être augmenté pour les entreprises situées à Paris et dans les zones les mieux desservies des Hauts-de-Seine. « La TVA pourrait être ramenée à 5,5 % pour dégager des marges de manœuvre pour les autorités organisatrices », ajoute Laurence Cohen, également favorable à la mise en œuvre d’une taxe sur les parkings et les centres commerciaux. À l’ère de la COP23, une écotaxe sur les réseaux pourrait prendre en compte les coûts externes de la route. Ces mesures dégageraient 500 millions d’euros en Île-de-France et 5 milliards d’euros au niveau national, selon les calculs du groupe CRCE.

« Entre Châtelet et Gare-du-Nord, il existe un seul tunnel pour faire passer la ligne B et D du RER. Il en faudrait un deuxième pour améliorer le trafic. Cela coûte 1 milliard d’euros. Pour cela, il n’y a pas d’argent mais l’État s’apprête à donner 1,7 milliard pour construire le Charles-de-Gaulle Express, ligne confiée au privé et dont le billet coûtera 24 euros », enrage Pierre Ouzoulias. Il y a de l’argent pour financer le train pour les riches, les touristes, « mais pas pour les gens qui bossent et les trains du quotidien ».

Accroître les taxes sur les bureaux permettrait, enfin, de rééquilibrer la métropole entre l’ouest, riche en emploi, et l’est, où vivent beaucoup de travailleurs franciliens. « C’est le fond du problème, insiste Pierre Ouzoulias. Il faut cesser de penser que l’on peut apporter une réponse technique, par des infrastructures, à un problème social. Cessons de concentrer les emplois à la Défense et les logements accessibles à l’est et en lointaine couronne pour créer une métropole multipolaire. L’attractivité de Paris, c’est bien, mais la répulsivité des transports, on en fait quoi ? »

23/11/2017

126 000 IDF : Paris sera toujours Paris

radio audience Ile de France.jpg

Nouvelle livraison d’audiences par Médiamétrie.

L’institut a dévoilé la première 126 000 IDF de la saison. Comme son nom l’indique, cette enquête détaille les scores des radios à Paris et en Île-de-France. Parce que, quand on habite à Paris, on n’écoute pas la radio de la même façon ?

Que dit ce premier classement de la saison ?

Généralement, la 126 000 IDF confirme le précédent bulletin de notes de la semaine précédente. Commençons par les "Programmes Locaux", ainsi qualifiés par Médiamétrie. Parce que, dans cette catégorie, les radios doivent fournir, sur un marché hyper-concurrentiel, d'importants efforts pour tenter de rivaliser avec les marques nationales et de maintenir la tête hors de l'eau.

Dans cette catégorie, et elles y parviennent plutôt bien, le classement est composé par Latina (3.3), FIP (2.7), Voltage (2.2) 1.9 (Swigg), Tropiques FM (1.9), Oüi FM (1.8). La palme de la meilleure Part d'Audience revenant à FIP (2.9).

Les Parisiens et les Franciliens aiment s'informer. Ils le prouvent une énième fois avec 10.4 d'audience cumulée pour franceinfo. Suivent Radio Classique (2.9) et France Culture (2.3). Pas de nouvelles de France Musique.

RTL et France Inter toujours puissantes

RTL est la radio la plus écoutée dans cette 126 000 IDF (toutes stations confondues) avec 12.6 d'audience cumulée et plus de 15 points de Part d'Audience. Elle est talonnée par France Inter avec 12.4 d'audience cumulée pour 12 points de Part d'Audience. Sans surprise, Europe 1 est en baisse d'un demi-point sur an avec 8.7 d'audience cumulée mais avec une Part d'Audience honorable de 8 points et devant sa rivale RMC qui enregistre 7.9 d'audience cumulée. France Bleu ayant, cette fois-ci, totalement disparue des radars de Médiamétrie.

NRJ : première Musicale en Île-de-France

Avec 6.9 d'audience cumulée, NRJ, en hausse, domine le marché parisien et francilien. Mais la station est à moins d'un point de Skyrock qui signe, en cette rentrée, une belle progression d'un point à 6.5 d'audience cumulée pour une Part d'Audience en forte hausse également, de plus d'un point. Rire & Chansons (3.9) n'est pas parvenue à se maintenir au-dessus des 4 points d'audience cumulée.

Seules Nostalgie (en baisse à 3.5), Virgin Radio (en hausse à 3.2) et Chérie (en hausse à 3.2) sont au-dessus des 3 points. Pour les autres radios musicales, elles se partagent quelques miettes. Cette rentrée 20127-2018 ne restera pas dans les annales notamment pour Fun Radio avec seulement... 2.6 d'audience cumulée pour 1.5 de Part d'audience. RFM (2.8), RTL (2.5) et Radio Nova (1.9) voient également leurs audiences en baisse notament pour RFM qui perd presque un point sur un an...

12/08/2017

Augmentation du prix de la Carte Navigo – diminution des aides aux lycéens de Seine-Saint-Denis pour la carte Imagin’R…

pierre-laurent1.jpgDéclaration de Pierre Laurent, sénateur de Paris : Madame Pécresse poursuit sa politique antisociale

Cet été, la Carte Navigo a subi une hausse de tarif pour atteindre la somme de 75,20 euros.

Les communistes, leurs élu-e-s dénoncent cette augmentation qui  pénalise les familles et les travailleurs.  Aujourd’hui, les services de la Région annoncent la suppression d’une aide aux lycéens boursiers de Seine-Saint-Denis de 36 euros pour aider à payer leurs cartes imagin’R! C’est lamentable ! Cette annonce est scandaleuse. Si elle représente beaucoup pour les lycéens et leurs familles, c’est une minuscule goutte d’eau dans le budget de la Région.

Sous prétexte d’investissements nouveaux, la Présidente du Conseil régional, Valérie Pécresse, poursuit sa politique antisociale. Le droit à la mobilité dans des conditions économiquement acceptables n’est pas sa priorité. Son choix n’est pas celui de trouver des financements, mais bien de restreindre l’offre de transport et d’augmenter le coût de la Carte Navigo.

Pourtant, d’autres sources de financement sont possibles comme le démontrent à toute occasion les élu-e-s communistes-Front de Gauche à la Région Ile-de-France.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu