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21/12/2009

Grippe A : les réquisitions de médecins généralistes dénoncées, l'exemple de l'Essonne

medecin2.jpgLe Syndicat national des jeunes médecins généralistes, le SNJMG, a dénoncé le 17 décembre des réquisitions de médecins installés ou remplaçants. Pourtant, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, s'était engagée à ne pas les réquisitionner pour la campagne de vaccination, afin de maintenir l'efficacité du système de soins.

Le SNJMG indique qu'il "condamne ce double discours des pouvoirs publics et renouvelle sa demande d'arrêt de toute réquisition de médecins généralistes, installés ou remplaçants" ,allant jusqu'à parler de "harcèlement". Selon le syndicat, des préfectures ou des Ddass continuent de réquisitionner des médecins en activité.

Le SNJMG prend pour exemple l'Essonne, un département où tous les médecins remplaçants ont été réquisitionnés pour les deux mois prochains. Or, selon le syndicat, "ils font partie intégrante du dispositif de réponse médicale aux besoins de la population, notamment en période de congés annuels : les réquisitionner, c'est comme réquisitionner les médecins généralistes installés".

Début décembre, afin de répondre aux critiques organisationnelles, Roselyne Bachelot et Brice Hortefeux avaient envoyé aux préfets une circulaire rappelant les "bonnes pratiques" à suivre en matière de réquisitions. Interrogé par Le Monde, le porte-parole du ministère de l'intérieur, Gérard Gachet, s'est d'ailleurs référé à ces consignes : "les médecins généralistes ne sont pas censés être réquisitionnés", tout en ajoutant qu'il "peut y avoir une erreur ponctuelle ici ou là venant des Ddass qui font les listes de médecins réquisitionnables".

Une réponse qui ne satisfait pas le syndicat. Le SNJMG lui a donc proposé un rendez-vous au ministère de l'intérieur, pour transmettre "toutes les informations qui arrivent au syndicat sur les ratés de la campagnes de vaccination". Selon le ministère de l'intérieur, plus de 4 millions de Français ont déjà été vaccinés.

 

Sarah Laîné

Source :
Communiqués du SNJMG - 17 et 18 décembre 2009
Le Monde - 17 décembre 2009

19:01 Publié dans Informations locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe a, médecins | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/11/2009

VACCINATION : 3 HEURES D’ATTENTE

attente.jpgvmr.gifEPORTAGE - Le gymnase Bonaparte à Evry est un des centres de l'Essonne retenu par la Préfecture pour la vaccination contre la Grippe A.

Situé dans le quartier des Pyramides, face au centre commercial il est facilement accessible à pied, ou en transport en commun, beaucoup moins en véhicule léger où les places de stationnement sont pratiquement inexistantes.

L'accueil est courtois, dans un local bien chauffé. Avant de repartir et être vacciné plusieurs étapes sont à franchir. Une première inscription d'abord par des administratifs avant d'accéder à une première salle d'attente aménagée dans ce gymnase et limité par des barrières.

Une heure après environ vous êtes appelé par un des deux médecins qui traite et découvre avec vous votre dossier médical et celui de vos enfants s'ils vous accompagnent aussi pour être vaccinés. De l'avis des témoins les médecins sont tous très réceptifs et de bons conseils prenant en compte avec attention votre situation médicale. Ils vous orientent ensuite vers la troisième étape, la vaccination, dans une des deux autres parties du gymnase, une pour ceux qui vont bénéficier du  vaccin sans adjuvant (enfants en bas âges, femmes enceintes...), et ceux qui ont droits aux vaccins avec adjuvant. Attente, une heure et demie.

Après la piqûre, une dernière étape à subir avec un dossier à remplir avant la sortie.

L'équipe médicale semble soudée est bien prendre en charge une population très diverse composée de beaucoup d'enfants et de personnes d'origine immigrés avec une attention soutenue.

Au bémol de l'organisation, une information parfois défaillante sur les différentes procédures et la durée de l'attente, et des toilettes dont l'état laisse plus qu'à désirer. La Municipalité informée va tenter d'y apporter une réponse avec le soutien financier de la Préfecture, puisque ce gymnase réquisitionné par le Gouvernement pour plusieurs mois, relève maintenant de sa responsabilité.

Autre critique, celle de la limitation des heures d'ouverture prévue uniquement en matinée ou toute la journée le samedi, ce qui explique l'attente de 3 heures en moyenne avant de pouvoir être vacciné.

 

grippe.jpgGrippe A. « Un niveau de précaution délirant »

Pour Philippe Foucras, président du Formindep, un collectif de médecins pour une information indépendante, la campagne actuelle menace la crédibilité des autorités.

Quel est votre sentiment sur la campagne de vaccination  ?

Philippe Foucras. Le niveau de précaution est délirant par rapport à la gravité de la maladie. On a maintenant tous les chiffres de l'hémisphère Sud où l'épidémie est terminée, et l'on sait que la grippe A est beaucoup moins mortelle que la grippe saisonnière. Les gens ne savent plus quoi penser. Le manque de transparence qui entoure tous ceux qui prennent position sur le sujet contribue grandement à ce parasitage de l'information. L'épidémie, concerne 10 à 15 % des gens, ce qui est beaucoup, mais sa mortalité est 10 à 100 fois moins élevée que la grippe saisonnière. Il y a des différences épidémiologiques marginales que se plaisent à relever les experts, mais cela n'a pas de pertinence en matière de santé publique.

 Que recommandez-vous ?

Philippe Foucras. Si vous ne vous faites pas vacciner contre la grippe saisonnière, vous n'avez pas plus de raison de vous faire vacciner contre la grippe actuelle, et même moins. Choisissons donc de préférence les vaccins qui minimisent les risques d'effets indésirables. Je dis à mes patients qui ont des raisons de se faire vacciner de demander le vaccin sans adjuvant. Une étude dont s'est fait l'écho Presse Océan montre que la quasi-totalité des médecins, vaccinés, qui sont interrogés, ont connu des effets secondaires, certes mineurs.

 Mais nous n'avons pas de recul nécessaire pour évaluer d'éventuels risques plus graves à plus long terme. Si cela avait été une maladie extrêmement virulente, il aurait été raisonnable de mettre sur le marché des vaccins insuffisamment évalués. Mais ce n'est pas le cas. Et, le jour où on fera face à des virus très graves, les autorités n'auront plus une parole crédible.

 Entretien réalisé par Anne Roy, pour le journal l'Humanité

07:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe a, vaccination | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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