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03/05/2012

Evacuation du « petit bidonville » de Ris-Orangis, 56 nouvelles personnes à la rue

Evry, le 03 mai 2012

romsexpulsions.jpg« Les Roms, boucs-émissaires d’une politique sécuritaire qui cible les migrants et les pauvres »

C’est sous ce titre que le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope – dont le Secours Catholique est membre - a publié dernièrement son Rapport annuel. En Essonne aussi il est aisé de constater les conséquences néfastes et absurdes d’une telle politique …

Ce matin, sous une pluie battante, les forces de l’ordre sont entrées en action pour évacuer les 56 personnes – dont une vingtaine d’enfants - qui occupaient le « petit bidonville » de Ris-Orangis.

Certaines familles avaient quitté le bidonville dès hier pour rejoindre d’autres lieux à proximité.

Après l’expulsion des deux camps d’Evry et de la gendarmerie de Viry en plein hiver, après celles d’Athis-Mons, de Corbeil-Tarterêts puis de Massy, c’est donc le tour du « petit bidonville » de Ris-orangis avant les expulsions programmées du « grand campement » de Ris-Orangis, de Wissous …

roms,expulsions,secours catholique,ris orangisTout le monde sait bien que ces expulsions absurdes ne font que déplacer le problème. Tout le monde sait bien que le nombre des familles Roms en Essonne reste stable, voire est en légère augmentation. Tout le monde sait bien que, malgré les promesses d’hébergement de quelques nuitées, des familles entières sont jetées à la rue. Mais l’on continue à le faire sans chercher de réelles solutions.

Entre précarité et expulsions, les Roms de l’Essonne sont devenus de véritables parias des temps modernes.

Le Secours Catholique de l’Essonne renouvèle sa demande, qu’une table ronde puisse se tenir dans les meilleurs délais afin de réunir les pouvoirs publics, les communes, les services sociaux et les associations, pour aborder collectivement et dans la confiance, la difficile question des Roms dans le département. Si cette table ronde ne pouvait pas avoir lieu en Essonne, peut-être faudrait-il porter le débat auprès de la représentation nationale.

Communiqué du Secours Catholique

08/09/2011

Arrêtés anti expulsions locatives et coupures d’énergie : Douze maires de l'Ile de France, de nouveau assignés par l’Etat

evry.jpgCommuniqué de presse des maires de BLANC-MESNIL, BOBIGNY, BONDY, LA COURNEUVE, MONTREUIL, SAINT-DENIS, SAINT-OUEN, SEVRAN, STAINS, TREMBLAY-EN-FRANCE, VILLEPINTE, VILLETANEUSE.

Douze maires de Seine-Saint-Denis sont une nouvelle fois appelés à comparaître devant le tribunal administratif de Montreuil, le 8 septembre 2011 à 15h30.

Pour avoir adopté des arrêtés visant à protéger les populations les plus fragiles en interdisant les expulsions locatives et les coupures d’énergie sous certaines conditions, les villes de Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil, Sevran, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Tremblay-en-France, Villetaneuse et Villepinte sont déférés devant la Justice par le Préfet de Seine-Saint-Denis.

L’Etat persiste à faire condamner les maires qui se battent pour le droit de tous à un logement décent, garanti par la déclaration universelle des droits de l’Homme, et de nombreux textes internationaux. Pourtant, chaque jour dans ces villes, les maires sont confrontés à l’urgence sociale et à la précarité des familles frappées de plein fouet par une crise économique sans précédent.

Les budgets de l’aide d’urgence des centres communaux d’action sociale (CCAS) explosent, les structures d’hébergement d’urgence sont saturées. Dans le même temps, l’Etat annonce des coupes sombres dans le budget de l’hébergement d’urgence. Le Samu social, dont le financement de l’hébergement en hôtel a été amputé de 25%, a dû fermer son centre réservé aux femmes du 11e arrondissement de Paris. Face à une situation sans équivalent, son président, Xavier Emmanuelli, a démissionné.

Comment dès lors condamner les communes qui prennent leurs responsabilités à bras le corps, alors même qu’elles pallient toujours plus l’impéritie et le désengagement de l’Etat en la matière ? Comment justifier l’expulsion de familles pour quelques centaines d’euros de dettes locatives, alors que partout dans le monde, c’est par centaine de milliards que les gouvernements s’endettent ?

Le droit à une vie matérielle digne, le droit au logement font partout consensus, et chaque année, la solidité juridique de leur fondement est accréditée par les faits.

Dans ces conditions, les maires des douze villes réaffirment plus que jamais leur opposition aux expulsions locatives, et appellent leurs citoyens à venir exprimer leur soutien lors de l’audience du 8 septembre prochain.

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