16.04.2012
Du Front de gauche au Front du peuple !
Par Bruno Piriou, conseiller général de Corbeil
Tout est bon dans cette campagne du Front de gauche.
Des immenses rassemblements comme à La Bastille, Toulouse où Marseille au barbecue citoyen dans les allées Aristide Briand à Corbeil-Essonnes.
1.C’est d’abord le fait du contenu de notre projet politique.
Notre candidat Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont réussi à donner du sens politique à cette campagne présidentielle en plaçant l’humain d’abord.
L’écho populaire à notre projet a bousculé la donne politique.
Qui aurait parier entendre Nicolas Sarkozy et François Hollande à une semaine du premier tour replacer les marchés financiers dans leur discours ? Le premier à la Concorde en plaidant « pour un nouveau modèle Français qui ne sera plus soumis à la dictature de la finance », le deuxième à Vincennes plaidant « pour une France plus puissante que la finance ». Leur problème, c’est qu’à la différence de ce nous portons, au-delà de leurs mots, leur programme ne suit pas.
Partir des besoins humains et des droits de l’homme a fait s’écrouler de nombreuses digues idéologiques :
• Celle du rapport de l’homme à la nature en expliquant la planification idéologique,
• celle du rapport homme femme en affirmant la modernité du féminisme,
• celle du rapport capital travail en démontrant l’actualité du marxisme,
• celle du rapport « Français » « étrangers » en revendiquant la France du métissage,
• celle du rapport France Europe en redonnant la primauté à la puissance des peuples à l’échelle Européenne et internationale.
Du coup, c’est la politique elle même et la gauche qui reprennent des couleurs.
Il y a encore fort à faire pour que l’enjeu présidentiel passionne les foules, mais quelle tristesse et quelle pauvreté intellectuelle aurait été cette campagne sans la présence du Front de gauche !
2.C’est ensuite la forme de ce tout neuf rassemblement qu’est le Front de gauche.
Ce n’est qu’un début continuons le combat !
Oui nous n’en sommes qu’au début. L’essentiel est devant nous. D’abord je suis convaincu que la diversité du rassemblement de ce Front de gauche et son ouverture aux citoyens pour qu’ils y prennent toute leur part aide à la qualité du discours. Jean-Luc Mélenchon lui-même, au-delà de ses immenses qualités, construit son argumentaire et ses thèmes de campagne en puisant dans les aspirations populaires. Celles qui se fondent dans les valeurs de la République et qui se cherchent désespérément depuis trop de décennies.
C’est pourquoi, donner une suite à ce Front de gauche passe par une construction citoyenne au plus près des citoyens. Les occasions manquées au moment du référendum Européen et des précédentes présidentielles ont coûté cher.
Comment ne pas gâcher la fête de ce Front de gauche naissant ?
En n’ayant pas peur de nous-mêmes, nous qui comme moi sommes membres d’un parti politique. Le rôle de nos organisations, PC, PG, Gauche Unitaire et Fase, est de se mettre pleinement au service de ce nouveau mouvement. Personne n’en connaît précisément les contours. Et alors ? Cheminons ensemble. Il y a une très grande disponibilité populaire pour se mêler de politique et de l’avenir de nos quartiers, de nos écoles de nos entreprises privées et publiques, de nos villes et régions.
Ouvrons les portes !
Ce Front de gauche sera pleinement citoyen ou ne sera pas. C’est parce qu’il a vocation à devenir majoritaire que l’on se met à parler de Front du peuple. Au sens de Front populaire. En tirant les enseignements de l’histoire et en relisant ce que signifie chez Gramsci, l’hégémonie d’une idée.
Cela a des implications très concrètes dans une campagne électorale :
• Permettre au plus grand nombre de tenir des bureaux de vote,
• Multiplier les lieux et moments de discussion où il n’y a pas celles et ceux qui savent et les autres qui écoutent, mais où chacun se nourrit de l’idée de l’autre,
• Participer tous les lundis à notre permanence de campagne au 69 rue d’Angoulême à Corbeil-Essonnes au contenu et à la forme de la campagne. Et ce dès dimanche au soir du premier tour pour ensemble récupérer les résultats, les analyser, en tirer les premiers enseignements pour le second tour,
• Et bien sûr participer à la seconde campagne électorale avec nos candidats du Front de gauche Ulysse Rabaté et Elise Yagmur,
• Pour qu’ensuite toutes les questions politiques, comme celle de participer ou pas d’un gouvernement de gauche, soient l’affaire du plus grand nombre de citoyens.
D’ici là, il reste 5 jours pour convaincre le plus grand nombre de l’enjeu du vote Front de gauche, terrasser le Front National, mettre une raclée à l’UMP et assurer à gauche.
A très vite.
16:51 Publié dans Actualités, Expressions libres, Informations locales, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : front de gauche, bruno piriou, ulysse rabaté, elise yagmur, corbeil, evry |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
19.03.2012
D’EVRY A PARIS : LA PRISE DE LA BASTILLE VUE PAR LA TELEVISION SUISSE
Une équipe de la Télévision Suisse Italienne avait décidé de suivre les militants du Front de Gauche d’Evry, de la ville préfecture à Paris.
Le matin ils ont réalisé un reportage au marché des Loges d’Evry où était présent une dizaine de militants. Ils ont interrogés plusieurs personnes qui ont témoigné en indiquant « le Front de Gauche porte des idées crédibles, pour les autres candidats c’est du réchauffé », « Il m’a convaincu ».
Elise Yagmur, conseillère municipale communiste d’Evry, et candidate suppléante du Front de Gauche à l’élection législative sur la marché, mais également à l‘occasion de la marche sur la Bastille a également été interrogé .
Celle-ci a rappelé le mouvement important d’adhésion de la population aux idées du Front de Gauche et l’importance d’un score élevé de son candidat Jean-Luc Mélenchon, candidat aussi des « indivisibles », de ceux qui souffrent, des salariés, des chômeurs, des retraités, des jeunes… Plus que jamais une alternance est nécessaire face à la politique désastreuse menée par Sarkozy.
Le reportage c’est terminé par des images du rassemblement grandiose à la Bastille devant plus de 100 000 personnes.
PRESENTATION DU REPORTAGE PAR LA TELEVISION SUISSE
Jean-Luc Mélenchon candidat à l’élection française présidentielle de l’extrême gauche est en hausse dans les intentions de vote.
Aux rencontres pompeuses de Sarkozy et Hollande, il préfère les marches civiques comme celle-là qui aujourd'hui à Paris a rassemblé 30 000 personnes pour une symbolique, prise de la Bastille.
POUR VISIONNER LE REPORTAGE CLIQUEZ SUR LA PHOTO OU SUR CETTE LIGNE !
Article et photos exclusifs E-Mosaïque
14:05 Publié dans Actualités, Evénements | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : front de gauche, jean luc mélenchon, evry, la bastille |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
27.01.2012
L’INTERNAT DE LA DISCORDE

La majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.
Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet
L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.
Alors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.
Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.
Alors ?
Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.
Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.
Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.
Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».
Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.
Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.
D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !
Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry
A l’occasion des vœux du Conseil Général
EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS
L’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.
Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…
C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.
L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.
Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.
Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry
14:28 Publié dans Actualités, Collectvités locales, Evénements, Informations locales | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : internat, essonne, evry, collèges, pcf |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
24.01.2012
Faut-il un grand stade de rugby en Île-de-France ?
La Fédération Française de Rugby a fait le choix de retenir la candidature portée par l'agglomération Evry Centre Essonne pour la dernière phase de sélection du site qui accueillera son futur Grand Stade et celle d’Orly Rungis-Seine Amont dans le Val de Marne.
Coup de sifflet final en juin prochain pour départager les deux derniers candidats.
Mais un grand stade de rugby en Ile de France est-il nécessaire ?
Débat croisé entre Laurent Garnier, Vice-président PCF du Conseil général du Val-de-Marne, Président de l’Établissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont. Jean-François Bourg, Chercheur au Centre de droit et d’économie du Sport-OMIJ (université de Limoges), directeur de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Brive.
Répondre à l’appel d’offres de la Fédération française de rugby (FFR) pour un nouveau grand stade pour l’équipe de France, quelle est l’utilité pour une collectivité locale ?
Laurent Garnier. En ce qui concerne le Val-de-Marne, cela s’inscrit dans une démarche importante de renouvellement urbain et aussi économique. Le Val-de-Marne est le premier pôle économique du Sud francilien et le deuxième de l’Île-de-France avec ses 170 000 salariés.
Notre département compte aujourd’hui de plus en plus dans le développement régional. Nous avons longtemps eu une position d’arrière-cour avec des servitudes qui nous ont été historiquement imposées pour développer la métropole francilienne. Nous accueillions les grands cimetières parisiens, toutes les usines d’eau potable, les usines des déchets ménagers. Mais nous sommes passés d’un territoire de servitudes à celui de support du développement régional. Pourtant, ce développement n’apporte pas dans le même temps de publicité au niveau national et international.
Un équipement comme ce stade de rugby donnerait encore plus de lisibilité à notre département et renforcerait l’attractivité pour les entreprises. Et n’oublions pas l’image tout à fait positive qu’apporte le rugby.
Jean-François Bourg. Ça c’est l’affichage, même si je comprends parfaitement ce besoin de reconnaissance ! Inévitablement, si vous injectez de l’argent dans le circuit économique, il y a des retombées. Mais investir l’argent autrement n’aurait-il pas autant de retombées ?
N’y a-t-il pas un meilleur investissement à faire au regard de l’utilité sociale ou du bien-être de la population ? Ce type de projet en fait, cela s’appelle un coup d’opportunité. Je trouve que l’on surestime trop souvent en amont les retombées et sous-estime les coûts d’investissement et de fonctionnement. Ce qui est perturbant, quand on est économiste, c’est d’entendre dire que cela crée de l’emploi, de l’activité.
Certes, mais cela en créerait peut-être plus ou autant et cela aurait une utilité sociale plus grande ailleurs. Quand on dit que l’on va faire un stade de 80 000 places avec 20 événements alors que, par ailleurs, il y a déjà une offre très importante dans le secteur, je ne trouve pas cela étonnant.
Construire un grand stade a un coût élevé et des retombées pas toujours évidentes donc. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Laurent Garnier. Oui, je le pense et puis il faut préciser que le coût ne sera pas porté par les contribuables val-de-marnais. On entre ainsi dans une dynamique urbaine. De toute manière, ces projets d’aménagement étaient antérieurs à la candidature.
Un équipement d’importance accélère souvent les choses. Ce seront plusieurs milliards d’investissement qui seront portés sur ce site dans les prochaines années. Il y aura des investissements publics extrêmement lourds. Le stade est un élément qui pourra accélérer ce développement. Ce sera un moteur et pour le Val-de-Marne et pour l’Essonne.
Jean-François Bourg. Ce n’est pas le fait qu’il y ait un nouveau grand stade qui pose problème. Mais après, quel est le contexte ? N’oublions pas que les collectivités ont à faire face à un renouvellement des installations sportives du sport pour tous et que la situation économique est mauvaise. Même si c’est un investissement privé, l’onde de choc aura forcément un impact sur les autres installations qui ont besoin d’un rajeunissement.
Il y aura moins d’argent pour le sport à la base, d’une manière ou d’une autre. Et puis, n’y a-t-il pas une offre excédentaire, voire superflue, sur Paris et l’Île-de-France ? Le Stade de France, le Parc des Princes, Jean-Bouin en rénovation, le projet du Racing. Cela fait beaucoup d’enceintes dans le même secteur géographique avec de l’argent public de manière directe ou indirecte.
La FFR se base sur des concerts et autres événements en dehors du rugby mais le modèle économique est loin d’être garanti. Au niveau international, les grandes enceintes sportives comme celles d’Amérique du Nord ont jusqu’à 200 événements par an dont le sport qui représente un tiers de ce chiffre. Là, on nous parle d’une vingtaine d’événements par saison, dont sept de rugby. Cela paraît un peu riquiqui ?
Paris et sa région sont déjà bien fournis en grandes enceintes sportives. Une de plus est-elle alors nécessaire ?
Laurent Garnier. On nous dit que Paris doit être ville du monde, on nous parle de l’attractivité métropolitaine. Si on veut que Paris soit ville du monde, il faut s’en donner les moyens. Londres possède un nombre incroyable de grandes enceintes sportives et cela marche. Être dans la première région européenne en termes de produit intérieur brut, avoir 11 millions d’habitants et ne pas avoir un stade qui offre la possibilité d’être couvert et qui donc n’est pas toujours utilisable, on est franchement loin d’être suréquipé.
Jean-François Bourg. L’intérêt de la FFR à dire que c’est nécessaire est compréhensible, mais est-ce vraiment dans l’intérêt général ? Quelle sera la part de l’investissement public qui existera de toute manière dans tous les investissements périphériques ?
Le contribuable va y être forcément de sa poche. Certes, le parc des grandes installations sportives en France est âgé, obsolète, monofonctionnel. Cela, je le comprends ! Mais après, il faut déterminer les complémentarités et c’est là que l’État doit intervenir. On l’entend très peu sur le sujet, c’est dommageable.
Qu’est-ce qu’apporte finalement à un département, à une région, l’implantation d’un grand stade de rugby ?
Laurent Garnier. Cela nous amènera une adresse. Orly et Rungis sont connus dans le monde entier et pourtant personne ne sait que c’est dans le Val-de-Marne. Même l’institut Gustave-Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, est pour beaucoup à Paris. J’ai vécu l’implantation du MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne), cela a créé beaucoup d’émulation et souvent chez ceux qui étaient le plus en difficulté. Vivre sur un territoire reconnu et valorisé est un élément tout à fait positif.
Ne pas avoir ce grand stade ce serait un beau gâchis, car c’est un accélérateur qui permettra d’avoir des retombées non seulement économiques mais aussi en termes de cohésion sociale. Au-delà de la volonté de la FFR de trouver une indépendance et financière en ayant son stade. Ne pas avoir ce stade sera dommageable pour nous mais aussi pour la métropole parisienne.
Jean-François Bourg. En termes culturel, identitaire, je peux comprendre ce point de vue, les stades sont des sortes de nouvelles cathédrales ! Il y a en effet d’autres impacts que ceux économiques. Cela peut renforcer la fierté d’appartenance à une entité géographique. Même si ce n’est pas chiffrable, cet argument est recevable. Un stade peut aussi avoir, dans le cadre d’un grand projet, un effet levier intéressant. Mais ce qui me choque, c’est lorsque l’on me parle de retombées économiques évidentes.
Entretiens croisés réalisés par Éric Serres pour l’Humanité
Photos : projet du grand stade à Ris Orangis, et jeunes joueurs de rugby d’Evry (photos exclusives E-Mosaïque).
19:27 Publié dans Actualités, Collectvités locales, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : rugby, grand stade, evry, orly, val de marne |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
14.01.2012
ROMS : EXPULSION, EVACUATION, DES MAUX POUR LE DIRE
Au petit matin à Evry une centaine de gendarmes mobiles ont expulsé après avoir détruit méthodiquement les baraquements provisoires installés au rond point du CNES à Evry une centaine de Roms dont une trentaine d’enfants de bas âge sur décision du préfet, c’est-à-dire du gouvernement en application malheureusement d’un arrêté de la municipalité rédigé à la demande du représentant de l’Etat.
Je peux témoigner de tout cela parce alerté par les associations humanitaires et de solidarité dont l’ASEFRR qui coordonne l’aide aux familles de Roms du 91 et présidé par S Guichard j’étais présent.
J’ai été frappé par la dignité et la détresse de toutes ses familles ballotées au gré de toutes ces opérations inhumaines décidées par le pouvoir public. J’ai été frappé en voyant cet alignement impeccable de ces gendarmes cernant le camp des Roms rappelant (et la comparaison s’arrête là) des images d’archives où des « parias de l’époque » étaient regroupés avant d’être évacués vers d’autres camps.
A l’occasion, évacué est d’ailleurs le terme mensonger employé par TF1 et d'autres médias relatant cet évènement malheureux. Expulser est le terme plus juste employé par le Secours Catholique et l’ASEFRR.
Le dictionnaire est clair sur les définitions :
- Evacuer : faire sortir, transporter quelqu’un dans un autre endroit.
- Expulsion : action d’expulser. Expulsion d’un indésirable.
Et là aussi je peux en témoigner, il s’agit bien en plein hiver d’une expulsion sauvage et illégale pratiquée par l’Etat puisque aucune solution de relogement n’a été proposée à ces familles. Avec les associations j’ai d’ailleurs moi-même accompagné ces familles à la Maison de la Solidarité du conseil général pour qu’une solution au moins provisoire puisse être trouvée.
La situation des familles Roms à Evry et dans tout le pays doit trouver une issue durable et humaine en ce qui concerne notamment le logement.
Le 27 mars 2010 une résolution émanant de 7 groupes politiques du Parlement Européen dont les communistes, les socialistes, les Verts et la Droite excepté son extrême demandait aux Etats à propos du sort des citoyens de l’Union d’origine rom « de respecter la chartre et les droits fondamentaux de l‘UE, notamment en fournissant une aide et un suivi appropriés ».
C’Est-ce combat du respect de l’humain qu’il est important de mener pour les familles Roms, mais également pour toutes les familles qui souffrent de la misère, du racisme, de l’exclusion engendrés aujourd’hui par l’Europe libérale et le gouvernement Sarkozyste.
Diego Diaz, maire adjoint communiste d’Evry
15:49 Publié dans Actualités, Evénements, Expressions libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : roms, expulsion, evry, france, sarkozy |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
13.11.2011
EVRY : LE GROUPE MANOUCHIAN COMMEMORE
Après le Parti communiste français et ses militants, la Municipalité a commémoré le groupe Manouchian sur les lieux même de son arrestation près de le gare d’Evry Petit Bourg. A cette occasion une nouvelle stèle a été inaugurée en mémoire à Joseph Epstein arrêté le 16 novembre 1943 en même temps que Manouchian.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du Préfet délégué, des représentants des anciens combattants, d‘élus notamment communistes , de son fils Dufo-Epstein (voir photos).
JOSEPH EPSTEIN
Joseph Epstein, dit Colonel Gilles, né à Zamosc en Pologne le 16 octobre 1911 et fusillé au fort du Mont Valérien le 11 avril 1944, est un militant communiste et résistant.
Joseph Epstein appartient à une famille aisée de culture yiddish. Dès son plus jeune âge, il participe, dans les rangs du Parti communiste de Pologne, à la lutte contre le gouvernement de Józef Piłsudski. Il poursuit par ailleurs des études de Droit à l'université de Varsovie. En 1931, il doit s'exiler et choisit la France pour terminer ses études.
En 1936 durant la guerre d'Espagne, il combat aux côtés des républicains espagnols dans les brigades internationales et il est grièvement blessé. Pendant sa guérison, il participe à l'action de la compagnie maritime « France Navigation », laquelle est chargée du transport de l'aide à l'Espagne républicaine. De retour en Espagne, il est affecté à la compagnie d'artillerie « Anna Pauker ». Il participe à la bataille de l'Èbre et il est cité à l'ordre de l'Armée. À son retour en France en 1939, il est emprisonné au camp de Gurs. Il est libéré en juillet 1939.
Engagé dans la Légion étrangère, il est fait prisonnier pendant la campagne de 1940. Il est envoyé dans un Stalag en Allemagne, près de Leipzig, d'où il s'évade en décembre 1940 et rejoint la lutte clandestine en France auprès des Francs-tireurs et partisans (FTP).
Tout d'abord principal responsable, en 1942, des groupes de sabotage et de destruction (GSD) créés par les syndicats CGT dans les entreprises travaillant pour l'occupant, il prend la direction de l'ensemble des FTP de la région parisienne, en mai 1943, sous le nom du colonel Gilles1.
Il a l'idée d'engager des commandos de quinze combattants à Paris, permettant de réaliser un certain nombre d'actions spectaculaires qui n'auraient pas été possibles avec les groupes de trois qui étaient la règle dans l'organisation clandestine depuis 19402. Il instaure ainsi une tactique de guérilla urbaine que mettent en œuvre les Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI).
Dénoncé par un traître, il est arrêté en gare d'Évry Petit-Bourg, le 16 novembre 1943, avec Missak Manouchian. Il est torturé pendant plusieurs mois, puis fusillé au fort du Mont-Valérien avec 28 autres résistants, le 11 avril 1944. Le jour de son exécution, il aide un camarade à s'évader du camion qui les amène au peloton d'exécution.
Publié par Wikipédia
14:47 Publié dans Actualités, Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : manouchian, epstein, evry |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
18.10.2011
EVRY : RENCONTRE AVEC L’ECRIVAIN CAROLINE LUNOIR
Dans le cadre de la semaine bleue organisée par la Municipalité d’Evry, cette année pour la deuxième fois un jeune écrivain qui vient d’écrire son premier roman a été invité.
L’année dernière Natacha Boussaa était venue présenter son premier roman « Il vous faudra nous tuer ». Quelques jours plus tard elle obtenait un grand prix littéraire, le prix du Roman Populiste dont les anciens lauréats avaient pour noms : Romain Rolland, Jean-Paul Sartre, Bernard Clavel, Louis Guilloux…
Cette année, l’invitée d’honneur se nomme Caroline Lunoir qui vient d’écrire « La Faute de goût ».
Dans un article de Télarama, Caroline Lunoir est ainsi décrite « Avocate de son métier, elle s’est visiblement délectée à rédiger ce premier roman somnambule, sur l’effroi d’une immense tribu bourgeoise, qui voit la gardienne de la propriété familiale oser tremper son corps dans la nouvelle piscine. D’une composante autobiographique certaine, le livre capte à merveille la torpeur moelleuse des vacances en famille et en dit long sur la difficulté d’exister dans un clan nombreux. Son écriture chaude, gentiment égratigneuse, suit la ligne des corps, sculptés par l’origine sociale et malmenés par les regards en coin ».
L’Express conclu son article critique sur ce livre ainsi : « L’expression est galvaudée, mais on ne saurait mieux dire : La Faute de goût est un véritable petit bijou, un texte bref et poli à point, qui évite l’écueil du bavardage propre aux débutants pour aller à l’essentiel. Zéro faute ».
Et enfin l’Humanité a conclu un long article sur ce livre ainsi : « Caroline Lunoir bâtit avec finesse un premier roman solaire et mélancolique, au charme amer d’une fin d’été ».
Caroline Lunoir à Evry a présenté longuement son livre à plusieurs dizaines de lecteurs ou futurs lecteurs au Foyer Club d'Evry et à la Résidence Rameau. Un dialogue très riche a permis de commenter l'écriture et le thème de ce roman avec beaucoup de convivialité. Cette initiative orginale a été particulièrement appréciée par tous les participants.
08:50 Publié dans Actualités, Découvertes, Evénements, Informations locales, Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : caroline lunoir, livre, evry, la faute de goût |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
09.10.2011
FEMMES : LE 08 MARS, C’EST DÉJÀ TRES LOIN !
Les discours sur les droits des femmes, sur l’égalité prononcés le 08 mars sont déjà loin , très loin. Je pense, sans polémiquer avec certaines associations féminines qui considèrent aujourd’hui que dans le débat sur le droit des femmes le sujet essentiel, principal, parfois unique est celui du vocabulaire : être appelé Melle ou Mme, c’est-à-dire sujet existentiel par excellence, d’autres me semblent plus fondamentaux, parce qu’il s’agit tout simplement de survie.
Une amie me disait en parlant de la réforme sur la retraite : les femmes vont particulièrement « déguster ». Malheureusement elle avait mille fois raison. Sur les 8 millions de personnes qui survivent en France avec moins de 740 € par mois l’écrasante majorité sont des femmes. Elles composent les bataillons des salariés précaires, des retraités qui ne disposent que du minimum vieillesse, l’écrasante majorité des chefs de familles monoparentales obligés seules d’élever des enfants seules. Dans le cadre de ma délégation en tant que Maire Adjoint aux seniors à Evry, je constate cette misère, parfois avec des cas extrêmes comme cette dame qui « vit » avec 50 € tous les 15 jours, ou cet autre complètement démunie après une opération chirurgicale et la demande classique du médecin demandant en « dessous de table » des dépassements d’honoraires.
Depuis le 8 mars de cette année toutes une série de faits indiquent une détérioration nette du respect dû aux femmes. Je ne reviendrai pas sur l’épisode « Dominique Strauss Khan » qui pour ma part m’a laissé stupéfait devant cet atmosphère machiste insupportable mais sur une série de faits dont je suis témoin.
Je pense au comportement social dont sont victimes les femmes. Un exemple, le gouvernement vient d’imposer par décret dans l’indifférence médiatique générale (à l’exception notable du journal l’Humanité) une diminution des indemnités journalières versées pour arrêt maladie de 3,7 % (7 % en un an). Pour les femmes, la peine est double. Une personne (c’est-à-dire essentiellement les femmes) ayant 3 enfants verra ses indemnités baisser …de 30 %.
A Evry, comme à Villabé les élus socialistes avec les élus de droite, et les employeurs, veulent imposer l’ouverture des centres commerciaux le dimanche. Les élus communistes, et quelques élus Verts se sont opposés à ces propositions. Elles vont concerner en très grande majorité les salariés femmes. Une d’entre elle disait dans le Parisien « "Le dimanche, je m'occupe de ma famille. Mon fils, je le vois le lundi ?". D’autres employées des Galeries Lafayette se déclaraient scandalisées par une telle proposition prise sans la moindre concertation et découverte dans les journaux, quel mépris !
Une autre proposition scandaleuse prise aussi sans concertation avec les collectivités locales par le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France). La Municipalité d’Evry, permet aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux personnes handicapés qui vivent avec des revenus minimums de bénéficier du transport gratuit sur notre agglomération. Cela concerne près de 500 personnes, dont 80 % de femmes. Le STIF vient de décider d’annuler cette convention qui permettait l’application de cette mesure importante pour lutter contre l’isolement des personnes, et le maintien de leurs autonomies, sans aucune proposition de remplacement. Quelle honte !
Un autre fait passé scandaleusement tu. Les femmes se battent bien, mais la aussi elles subissent la répression à tous les niveaux. Ainsi, cette semaine, lors d'une manifestation du secteur médico-social et social les forces de l'ordre ont gazé et chargé un rassemblement de 1500 à 2000 personnes, essentiellement des personnels soignant et sociaux, et dont les femmes étaient les plus nombreuses. Trois d’entre elles ont été à cette occasion très grièvement blessés, dont une, secrétaire CGT d’un syndicat d’une clinique se trouve entre la vie et la mort. Le « baston » ce n’est malheureusement pas uniquement que dans certains couples qu‘il a lieu à l’encontre des femmes, mais également dans la société. Travaille et tait toi, semble être le mot d’ordre le plus répandu.
Les élections sénatoriales viennent de se dérouler. Qui sait que la représentation féminine déjà minoritaire a été encore réduite. Les sénatrices ne sont plus que 77 sur 348 au lieu de 80 sur 343 précédemment. Seul le groupe communiste assure une parité parfaite avec 11 femmes sur 21 sénateurs.
Mesures après mesures, les droits sociaux sont remis en cause. C’est vrai pour les retraites, pour le temps de travail, pour le respect humain. Nous sommes tous concernés, mais les femmes en subissent le plus, et de loin, les conséquences parce qu’elles les plus précaires, les plus fragilisées, et assument l’essentiel de l’éducation des enfants. Aujourd’hui le recul est généralisé, ne laissons pas faire, ne restons pas indifférents, révoltons nous…
16:16 Publié dans Actualités, Collectvités locales, Expressions libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : femmes, droits, injustice, evry |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
01.10.2011
ESSONNE : DES MAIRES PS POUR L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE
«Délimitation d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle sur le territoire de la ville d’Evry. » Ces obscurs termes techniques, votés au conseil municipal de la commune jeudi, dissimulent une révolution. Le centre commercial Evry 2, « à l’origine de la démarche », selon le député-maire PS de la commune, Manuel Valls (1), a de bonnes chances d’accueillir des clients le dimanche.
Tous les magasins, sauf Carrefour, sont concernés. Il ne manque plus aujourd’hui que l’aval du préfet. Mais pour tous les acteurs du dossier, l’ouverture est en très bonne voie. Les réactions sont partagées entre des clients qui sont Pour et des salariés qui son CONTRE.
Le groupe communiste, quelques Verts, ainsi que… l’UMP, ont voté contre la délibération. « C’est totalement inacceptable, s’indigne Christian Pigaglio, représentant du groupe PC au conseil municipal (3). Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues. »
30 à 40% du chiffre d’affaires
Pour Manuel Valls, il faut avant tout être « pragmatique ». « Nous sommes dans un secteur concurrentiel. Il faut donner les moyens au centre de résister », avance-t-il. La zone commerciale de la Croix-Blanche à Sainte-Geneviève-des-Bois, autorisée à ouvrir le dimanche, est notamment ciblée.
« Je me vois mal reprocher à Evry de vouloir ouvrir le dimanche », sourit Olivier Léonhardt, le maire PS de Sainte-Geneviève. Il prodigue cependant quelques conseils à ses voisins. « Nous vérifions que les lois sociales sont strictement appliquées. Si un magasin fait un écart, il ferme », explique l’élu. Hier, une bourse du travail a ainsi été inaugurée sur la commune. « C’est un outil de veille. Il faut être à l’écoute des syndicats et des salariés », précise Olivier Léonhardt. A Sainte-Geneviève, chaque dimanche, 70000 personnes se pressent dans les magasins, qui réalisent ce jour-là entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires.
Ces considérations économiques laissent de marbre Christian Pigaglio. « Le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Ce qui est dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine. Et l’on connaît très bien les pressions que font peser les patrons sur leurs salariés pour travailler le dimanche », martèle-t-il. Un problème que Manuel Valls assure avoir pris en compte. « Il y a incontestablement des risques. Nous serons vigilants », avance-t-il. Marianne Louis, adjointe au maire (PS), reste aussi « prudente ». « Cela peut être une chance en matière de création de jobs étudiants. Nous y veillerons », insiste-t-elle.
Les commerçants attendent désormais la décision de la préfecture. La chambre de commerce et d’industrie doit donner également son avis. « Nous regardons juste le caractère légal de la demande. Il n’y a pas de position idéologique. Si la loi est respectée, nous donnons obligatoirement notre accord », confie-t-on à la CCI. « Si le centre commercial veut ouvrir le dimanche, je le suivrai dans cette démarche », annonce Laurent Muller, le directeur de la Fnac d’Evry 2.
(1) - Après les maires socialistes de Ste Geneviève des Bois, de Villabé, c'est celui d'Evry qui se prononcent pour l'ouverture des centres commerciaux le dimanche
(2) - Dans le Parisien un habitant s'exprime ainsi : "L'ouverture le dimanche il est pour à 100 %, pas forcément pour faire des courses, mais pour se balader...et en plus l'hiver c'est chauffé...
Une salariée d'une enseigne de vêtement s'exprime ainsi : "Le dimanche, je m'occupe de ma famille. Mon fils, je le vois le lundi ?"
(3) Extrait de le déclaration du Groupe Communiste du conseil municipal d'Evry :
"Oui agir contre l’ouverture des centres commerciaux le dimanche c’est agir pour la dignité des salariés qui à 80 % sont des femmes, mères de famille, vivant dans la précarité et ne pouvant s’opposer à la demande des employeurs s’ils exigent d’elles le travail ce jour là sous peine d’un licenciement quasi-immédiat. Les femmes mères de familles seront obligées ainsi d’abandonner les enfants et leurs éducations ce jour-là. Décidemment le 08 mars est déjà loin.
Agir contre l’ouverture dominicale c’est aussi agir pour la dignité des consommateurs à qui le seul loisir proposé sera ainsi « la sortie dominicale culturelle » dans les temples de la consommation.
Le repos dominical doit rester un moment privilégié, un moment commun pour vivre ensemble, se consacrer à la famille, aux loisirs, aux sports, ou l’on peut faire ce qu’il nous plaît, même se reposer. Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues.
La proposition faite se justifie par la rude concurrence de la Zone Commerciale de la Croix Blanche à Ste Geneviève qui ne date pas d’aujourd’hui. Avec de tels justificatifs, après Evry et Villabé, en cascade, ce sont tous les centres commerciaux de l’Essonne et de l’Ile de France qui devront ouvrir le dimanche dans un premier temps, et ensuite ce sera (rêve de la droite), l’ouverture la nuit entière.
Tout cela se fera sans la création d’un seul emploi, bien au contraire. Les emplois seront transférés de la semaine au dimanche et en prime la suppression d’emplois sera décidé pour compenser les heures supplémentaires (si elles le sont) payées légalement aux salariés.
C’est une logique infernale qui va être mise en place pour une capacité de consommation globale à la baisse depuis plusieurs années et non extensible, même en cas d’ouverture le dimanche, le pouvoir d‘achat ne change pas.
11:03 Publié dans Actualités, Informations locales, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : evry, centre commercial, pcf, valls |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
27.05.2011
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE A L’HONNEUR A EVRY
Rencontre-débat de qualité à la mairie d’Evry à l’initiative des associations départementales d’anciens combattants sur le thème du Conseil National de la Résistance (1).
Plusieurs intervenants Jacques Lescure, Jacques Varin, André Fillière apportèrent témoignages sur le contexte dans lequel le CNR fût créé le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. L’ensemble des mouvements de résistances opposants aux Nazis et au régime de Pétain furent ainsi unifiés et donnèrent une pleine légitimité au gouvernement provisoire du Général de Gaulle.
Des faits historiques furent rappelés mais également des faits largement méconnus dévoilés.
Le CNR évita la constitution d’une administration anglaise et américaine à la libération. Les comités locaux et départementaux sous l’égide du CNR permirent la mise en place d’instances démocratiques qui remplacèrent à la libération les préfets et municipalités Pétainistes.
En Essonne les intervenants rappelèrent que les faits de résistances les plus divers se comptabilisèrent par milliers et que beaucoup de résistants le payèrent de leurs vies. Des personnalités se révélèrent à côté de nombreux d’anonymes.
Le programme du CNR largement discuté et amendé fut adopté à l’unanimité et constitua le socle décisionnel du gouvernement de la libération.
La liberté et la démocratie pour tous instituées, le droit social amplifié avec la création de la sécurité sociale et des comités d’entreprise, la nationalisation des secteurs clés de l’économie décidée comme le charbonnage, l’électricité, la banque, l’automobile, le salaire minimum institué…
Par contre, à la demande du Parti Radical, le vote des femmes ne fut repris dans le programme du CNR, mais l’assemblée provisoire à Alger l’imposa, et pour la première fois les femmes votèrent en 1945 en France.
Dans le débat les participants notèrent que l’esprit de résistance et de progrès défini par le CNR existe toujours malgré les appels de nombreux dirigeants de droites et du MEDEF de mettre à bas le contenu social, économique et démocratique.
Le titre du programme du CNR était intitulé « les jours heureux », une ambition portée par le sang de tous ceux qui de 1940 à la libération se sacrifièrent et qui mérite le respect.
(1) Organisme chargé d'assurer en France et dans la clandestinité la coordination des mouvements de résistance, des maquis, de la presse, des syndicats et des représentants de partis politiques opposés à Vichy. La première réunion du C.N.R. eut lieu à Paris, rue du Four, le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. Celui-ci était le représentant du général de Gaulle depuis le 1er janvier 1942 ; il parvint à réunir des tendances divergentes et à faire reconnaître par la Résistance intérieure la légitimité de la Résistance de Londres. Le C.N.R. groupait des représentants des deux grandes centrales syndicales (C.G.T. et C.F.T.C.), de huit mouvements de la Résistance et six représentants des partis (dont le Parti communiste, la S.F.I.O., l'Alliance démocratique de Laniel, le courant démocrate-chrétien avec Bidault).
14:21 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : cnr, evry, résistance |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook





















