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02/08/2017

SENATORIALE ESSONNE : BERNARD VERA CANDIDAT D'UNE LISTE DE LARGE RASSEMBLEMENT DE LA GAUCHE

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Bernard Vera ancien Maire de Briis sur Forges pendant 16 ans, élu sénateur de 2004 à 2011 et de 2016 à 2017 a annoncé qu'il se présentera à nouveau à l'élection sénatoriale qui se déroulera le 24 septembre dans une déclaration où il indique : « Je termine mon mandat avec le sentiment d'avoir défendu les valeurs d'égalité, de justice sociale, de paix qui me mobilisent et d'avoir représenté efficacement notre département et ses territoires à la Haute Assemblée. La défense des collectivités territoriales et la préservation des communes auront été constantes durant mon mandat....

Aujourd'hui, le gouvernement veut réduire le nombre d'élus locaux, procéder à une nouvelle ponction de 13 milliards sur les collectivités locales et supprimer la Taxe d'Habitation ce qui déposséderait les communes d'une partie de leur autonomie fiscale. Plus que jamais, la voix des élus locaux qui refusent la perspective de l'effacement des communes et des atteintes à la démocratie locale doit être entendu au Sénat... »

Les enjeux des élections au Sénat

Bernard Vera2.jpgLe sénat vote toutes les lois. La défense de l'intérêt général face à la pression croissante des intérêts privés est l'axe fondamental de l'action de Bernard Vera. Ainsi, la mobilisation pour les services publics, constitue son ADN. Le service public, c'est l'ossature de la République. C'est par lui que s'exprime la solidarité, c'est par lui que l'exigence d'égalité peut s'exprimer. Que serait le vivre ensemble sans service public ?

ESSONNE ; SENATORIALES MODE D'EMPLOI

Les nouveaux représentants sont élus pour une législature de 6 ans au suffrage universel indirect par les 2541 grands électeurs du département(1).

Dans l'Essonne, les sénateurs sont élus au scrutin proportionnel plurinominal. Leur nombre reste inchangé, cinq sénateurs sont à élire et sept candidats doivent être présentés sur la liste pour qu'elle soit validée. Chaque liste de candidats est obligatoirement paritaire et alterne entre les hommes et les femmes. Plusieurs listes seront déposées dans le département. Elles sont présentées ici dans l'ordre de leur dépôt à la préfecture et comportent l'intitulé figurant aux dossiers de candidature.

(1) Les sénateurs sont élus dans chaque département par un collège électoral composé :

  1. des députés et des sénateurs ;

  2. des conseillers régionaux de la section départementale correspondant au département

  3. des conseillers départementaux ;

  4. des délégués des conseils municipaux ou des suppléants de ces délégués, représentant 95 % du collège électoral.

    • Les conseils municipaux élisent parmi leurs membres dans les communes de moins de 9000 habitants :

      • 1 délégué pour les conseils municipaux de 9 et 11 membres ;

      • 3 délégués pour les conseils municipaux de 15 membres ;

      • 5 délégués pour les conseils municipaux de 19 membres ;

      • 7 délégués pour les conseils municipaux de 23 membres ;

      • 15 délégués pour les conseils municipaux de 27 et 29 membres4.

    • Dans les communes de 9 000 habitants et plus, tous les conseillers municipaux sont délégués de droit. Dans les communes de plus de 30 000 habitants, les conseils municipaux élisent des délégués supplémentaires à raison de 1 pour 800 habitants en sus des 30 000

30/01/2015

Philippe Rio : « À Grigny, on a la fraternité mais il nous manque l’égalité »

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Pour le maire Philippe Rio, « une première étape de débats est lancée ».
 
Lors d’une réunion, tenue mardi soir, Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny, a proposé l’adoption d’un manifeste : la République pour tous, où le diagnostic accablant cède la place à une foule de propositions concrètes adressées à l’État. Il est reçu aujourd’hui à l’Élysée par François Hollande.

À l’entrée du centre socioculturel Sidney-Bechet de Grigny, situé au cœur du futur centre-ville, une affichette noir et blanc, « Je suis Charlie ». Il est 20 heures.

Progressivement, habitants, élus, représentants religieux et acteurs sociaux de la ville entrent dans la salle. Au fond de la scène, sur un grand écran de projection, les visages de huit jeunes s’affichent.

Huit apprentis journalistes, pour certains originaires de Grigny, qui ont produit une vidéo : Nous, reporters citoyens, refusons les préjugés.

Une réponse filmée au contenu de l’article du Figaro paru le 15 janvier 2015 intitulé « À Grigny, la ville de Coulibaly, la théorie du complot va bon train ». Une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel du maire (PCF) de Grigny, Philippe Rio.

Depuis les attentats du 7 et 8 janvier dernier, beaucoup de journalistes ont défilé à la Grande Borne, le quartier où a vécu un des trois djihadistes, pour y trouver des explications à l’inexplicable.

Entouré de l’ancien maire et conseiller municipal Claude Vasquez ainsi que de Fatima Ogbi, deuxième ajointe socialiste, le maire de Grigny propose d’entamer, avec cette rencontre, « une première étape de reconstruction, après le tremblement de terre ».

16 % des habitants au chômage

Dans sa main, il tient un long texte distribué à chacun. Un projet de manifeste, la République pour tous. Douze pages qui dressent un diagnostic social et territorial accablant.

Les chiffres surprennent même une assistance d’acteurs aguerris : 40 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 40 % sont au chômage à la Grande Borne et 16 % au total dans la ville, près d’un jeune sur deux sorti du système scolaire est sans diplôme, près de 16 % des élèves de troisième ont un retard d’au moins deux ans, 5 % des enfants ayant un trouble du langage doivent attendre plus d’un an pour obtenir un rendez-vous avec un orthophoniste, près de 2 500 dossiers relevant d’infractions et de la justice des mineurs sont en attente de traitement.

Voilà la réalité. Voilà les conséquences d’un quotidien qui se craquelle à très grande vitesse. « À Grigny, la fraternité et la solidarité, nous les avons. Il nous manque une chose : l’égalité », tonne Philippe Rio. Dénonçant avec véhémence « une inégalité territoriale délibérément organisée, des logiques de ségrégation construites en partie par les politiques publiques. Qui a abandonné ce navire ? Les gouvernements successifs.

Sur la sécurité publique, combien de pétitions avons-nous signées pour pointer la suppression de trente postes de policiers dès 2003 ? Aucune réponse concrète du préfet aux dernières violences constatées sur la Grande Borne ».

Alors, que propose le manifeste ? Il y est clairement demandé « réparation des effets des politiques étatiques d’aménagement du territoire ».

Exemple avec le recensement de la population. Tel qu’il est effectué, il n’inclut pas tous les foyers. « Nous estimons que vivent 30 000 habitants à Grigny (contre 27 000 recensés en 2012) et qu’un nouveau calcul des dotations de l’État devrait intervenir sur cette base. » Cela signifierait un surplus de… 15 millions d’euros. « Croire dès lors que les banlieues populaires comme Grigny fabriquent des terroristes est totalement faux.

Il est dangereux de réduire à un problème local, un problème qui relève du national et qui concerne chacun où qu’il habite », conclut l’élu. Aminata Gueye, de l’association Afase, prend la parole : « Tous les parents veulent la réussite de leur enfant. Il y a beaucoup de femmes et d’hommes qui se mobilisent à Grigny. L’éducation populaire est essentielle.

Je n’en veux pas aux journalistes mais on sait que le seul nom de Grigny fait vendre. Il y a une différence entre informer et déformer. » Aïssata, habitante de la Grande Borne, rebondit : « On doit poser des actes ensemble, sans se disperser. Même si on est dans la pauvreté, on peut être éduqué et fonder des bases solides auprès des parents avec les moyens du bord. »

Jacky Bortoli, conseiller municipal et habitant de la Grande Borne, se lève : « On parque les gens sous l’égide d’un office HLM mourant, c’est une féroce machine à fabriquer de la précarité.

Cette Grande Borne montrée dans les médias ne se laissera pas faire. Quand Malek Boutih (député socialiste de la 10e circonscription de l’Essonne) insinue que les élus pactisent avec le mal et qu’il parle d’islamo-nazisme à propos des terroristes, il est hors sujet.

Il nous faudra lui répondre collectivement », s’emporte-t-il. Une bataille supplémentaire à mener, comme si le reste ne suffisait pas, pour rejeter un verbiage insultant bien éloigné des préoccupations quotidiennes des Grignois.

Article publié dans le journal l'Humanité

03/02/2012

NICOLAS SARKOZY A MENNECY : DU SPECTACLE !

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Le déplacement de Nicolas Sarkozy de ce jeudi tourne au fiasco. Voilà cette petite phrase qui ressort ce vendredi matin de la visite du président de la République effectuée jeudi, sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne. Après la découverte par Europe 1 que l'Elysée avait fait venir des figurants (une soixantaine) pour faire le nombre autour du chef de l'Etat, cela fait beaucoup.

L'échange entre Nicolas Sarkozy et des ouvriers réels ou supposés de ce chantier a eu lieu avant la conférence de presse du futur candidat UMP à la présidentielle consacrée à ses mesures sur le logement annoncées dimanche dernier. Selon Le Parisien, le chef de l'Etat était "d'humeur jovial" lors de la discussion avec ces ouvriers. "Bon courage pour travailler en plein air", leur a-t-il lancé.

L'échange aurait dû rester d'une platitude convenu, raconte de son côté un journaliste du Monde. "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver", lance ainsi Nicolas Sarkozy sous le frimas du jour. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", précise-t-il. Mais il dérape un peu plus tard en s'adressant à un travailleur noir: "Cela change du pays, quand il fait moins 8"!

Voilà soudain le président Sarkozy sur les mêmes terres glissantes que celles foulées par Brice Hortefeux en septembre 2009, lors de son échange avec un militant UMP d'origine magrébine: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Après cet épisode, Claude Guéant, le conseiller du locataire de l'Elysée, pourra encore un peu plus regretté comme il l'a fait ce vendredi matin sur Radio Classique et Public Sénat: "C'est vrai qu'il (Sarkozy) souffre d'un défaut d'affection des Français".

Publié par l'Humanité

 
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