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23/01/2013

FINANCEMENT DE L'HOPITAL SUD FRANCILIEN : UNE BELLE ERREUR SELON SERGE DASSAULT


L'étonnant mea culpa de Serge Dassault aux... par f100000146387310

Le 21 Janvier 2013, lors de la cérémonie des voeux aux personnels de l'hôpital Sud Francilien, le sénateur Serge Dassault s'est livré à une surprenante confession, reconnaissant qu'il était "un peu et même beaucoup responsable de cet hôpital" et qu'à ce titre il avait commis une erreur en acceptant de faire payer un loyer à l'hôpital à la demande du ministre de la santé de l'époque "c'est là l'erreur que j'ai faite, un hôpital ne doit pas payer de loyer, surtout des loyers forfaitaires qui augmentent en fonction du coût de la vie ..."

PAR BOCCAN ESSONNE

12/09/2012

La Cause et l’Usage

lacauseetlusage.jpgCe film documentaire réalisé par Dorine Brun et Julien Meunier et diffusé actuellement au Cinéma de Ris. Il semble qu’il soit interdit de diffusion dans les cinémas de Corbeil .

 Il relate la campagne électorale du printemps 2008 et l’atmosphère électoral de corruption généralisée trouvée dans cette ville dont le maire a été pendant de nombreuses années la maire milliardaire UMP Serge Dassault et où à deux reprises les élections municipales ont été annulées.

Les réalisateurs sont venus présentés ce film de grande qualité en indiquant les objectifs et les difficultés de la réalisation de ce film.

Plusieurs journaux ont souligné dans leurs critiques de ce film sa richesse. NOUS VOUS PROPOSONS ICI CE QU’EN A DIT CRITIKAT :

Corbeil-Essonnes, printemps 2008 : les élections municipales sont invalidées lorsque le maire sortant, Serge Dassault, milliardaire, est soupçonné de fraude.

Automne 2009 : Dorine Brun et Julien Meunier, tous deux originaires de cette ville, partent en quête de la parole publique lors du nouveau scrutin. Sur les marchés, dans les conseils de quartiers, dans des cités, ils filment la démocratie à l’œuvre, au fil de rencontres où chaque interlocuteur devient un personnage à part entière de la mascarade élective.

Sans jamais chercher le propos partisan ou édifiant, La Cause et l’usage pose un regard à la juste distance d’un microcosme aussi singulier que paradigmatique.Une militante en boubou distribue les tracts de la liste UMP menée (en théorie) par Jean-Pierre Brechter : « Tant qu’il est en vie, ça ne peut pas finir », clame-t-elle à propos de Serge Dassault, déclaré inéligible en mars 2008. La photographie de Brechter orne le tract, mais celle de Dassault, maire de Corbeil depuis 1995, occupe toute la place. Si l’avionneur n’est pas candidat, il demeure partout présent.

 Il envahit les rues de la ville de son visage reproduit à l’envi sur les affiches. Il sature l’espace de son corps pesant aux côtés du candidat faire-valoir lors des apparitions publiques. Il occupe l’espace sonore par la répétition permanente de son nom, qui semble ne pouvoir se détacher de celui de Corbeil-Essonnes. Militants et partisans, pro ou anti-Dassault, ne parlent que de lui, se disputant sans cesse au sujet de sa légitimité politique et de ses méthodes peu orthodoxes. En disposant de sa fortune personnelle pour « faire le bien des habitants », Dassault achète des voix pour certains, pallie les lacunes d’un système administratif trop lent pour d’autres.

Dans cet espace ubuesque, la patience permet aux documentaristes de révéler la théâtralité d’un dispositif de campagne par des cadrages soignés et attentifs aux détails de décors parfois saturés de signes (affiches, tracts, individus vociférants). Le décryptage de la vie politique locale passe par la longueur et la répétition du filmage dans des lieux de passage. On prend le temps de laisser les militants, les candidats, les partisans, les citoyens blasés s’habituer à la présence discrète de la caméra, pour mieux laisser éclater des personnalités qu’un film de fiction envierait.

Ainsi, Rachid, ancien militant socialiste, encarté UMP pendant la campagne présidentielle de 2007, concourt sans étiquette avec une énergie proche du désespoir. Du haut de ses 1,61 % au premier tour, il appellera à voter Brechter/Dassault, loin d’un retournement de veste près. L’agencement des interventions de tels personnages construit le rythme d’un film où l’on rit et l’on tremble face au carnaval d’une élection jouée d’avance.

Nous avions découvert La Cause et l’usage lorsqu’il ne portait pas encore de titre, à l’occasion d’une séance de ciné-club au Cinéma du Panthéon en novembre 2011. Revoir ce film dix mois plus tard confirme notre impression première quant à la qualité du travail mené par Dorine Brun et Julien Meunier, organisé de bout en bout par un parti pris de réalisation très clair. Grâce à leur dispositif de tournage ultra-léger, ils parviennent à recueillir une parole riche et naturelle, pleine de justesse et d’excès, de passion et de naïveté. La voix des deux jeunes documentaristes demeure la plus discrète possible et l’image n’est jamais informée par d’autre commentaire que celui proféré par le ou les individus filmés.

 Le sens du film, jamais univoque, toujours ouvert, est démultiplié par les interactions du montage (opération toujours complexe, mais carrément performante dans le cas présent). Avec l’intelligence d’un récit filmique construit selon une apparente simplicité chronologique, La Cause et l’usage rappelle dans sa forme les grands documentaires de campagne de Leacock et Pennebaker (The War Room sur la campagne de Clinton en 1992 ou Primary sur celle de John F. Kennedy en 1960), ceux-là même qui ont inspiré Depardon dans la préparation de 1974, une partie de campagne.

 En toute modestie, le film de Dorine Brun et Julien Meunier parvient à travailler un même dispositif de réalisation sur un sujet local, dont la complexité est pourtant loin d’être facile à contenir en 1h02 de film. Avec clarté et concision, La Cause et l’usage réussit à décortiquer les relations de Dassault avec sa ville, mettre à jour les tensions saillantes entre les partis politiques, exposer les difficultés des quartiers et la détresse des ouvriers, sans oublier de montrer l’hypocrisie, l’opportunisme et la complaisance de certains individus tiraillés entre intérêt collectif et personnel.

 Dassault n’est pas montré comme le grand méchant loup aux allures d’ange (ou pas seulement), mais il devient au fil des séquences, qu’il y apparaisse ou non, le révélateur de toutes les dérives comportementales d’une période d’élection.Malgré la dimension pragmatique de son sujet, La Cause et l’usage développe une beauté cinématographique à la mesure du désespoir de son objet.

 Le travail sur les sons seuls et sur les silences est pensé dans tout son potentiel d’expressivité filmique, en interaction avec l’image. Ainsi, l’avant-dernier plan du film se révèle d’une efficacité redoutable pour résumer la violence de cette étrange élection.

lacauseetlusage604-604x400.jpgMichel Nouaille, candidat communiste soutenu par l’ensemble de la gauche, est réduit au silence dans la salle des conseils, où son micro peine à fonctionner et où son propos est volontairement couvert par les voix du clan opposé. Isolé par la caméra, écrasé par les sons environnants, il devient l’anti-héros tragique d’une élection fictive, et pourtant effective. Dans le silence, tout est dit.

Carole Milleliri

15:09 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la cause et l'usage, corbeil, dassault, michel nouailles | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/08/2011

LE DRONES DE DASSAULT

drone.jpgEn privilégiant le modèle israélien 
du groupe Dassault pour équiper l’armée en avions sans pilote, Nicolas Sarkozy provoque l’incompréhension du concurrent EADS et la colère des militaires.

«J’ai des difficultés à comprendre ce qui s’est passé. Je ne comprends pas très bien pourquoi nous avons perdu. Est-ce à cause des capacités opérationnelles, du prix, du calendrier ? Nous ne savons pas. » Le 29 juillet, en marge de la présentation des résultats de son entreprise, le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, ne cachait pas son désarroi.

 En annonçant « l’entrée en négociations avec la société Dassault Aviation en vue de fournir un nouveau système de drones en 2014 », le ministre de la Défense, Gérard Longuet, n’a pas seulement provoqué la stupéfaction du concurrent EADS, mais également la colère des militaires. Pour mémoire, trois projets étaient en compétition : l’achat de drones Reaper aux Américains (solution privilégiée par l’état-major des armées), une version améliorée de l’actuel drone Harfang, proposé par EADS, et le Heron israélien, construit par la firme Israel Aerospace Industries (IAI) et censé être adapté par Dassault pour les besoins de l’armée française.

En raison de la faiblesse française en matière de drones, les militaires déployés en Afghanistan sont actuellement largement dépendants de l’équipement américain. Le défaut d’assistance aérienne et de renseignement avait d’ailleurs été pointé du doigt lors de l’embuscade survenue au mois d’août 2008 dans la vallée d’Uzbin, qui avait provoqué la mort de dix soldats français, les pertes les plus élevées depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983 (58 morts attribués au Hezbollah et à l’Iran). La solution Dassault repousse à 2014 la livraison des fameux drones, soit l’année prévue… pour le retrait des forces françaises d’Afghanistan !

« Ce choix est criminel », s’exclame un officier supérieur membre du comité de rédaction de Défense (la revue de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale), sous couvert d’anonymat, « parce qu’il confie la sécurité de nos frères d’armes à un matériel qui n’a pas encore fait ses preuves.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient juste après le savon passé par le président de la République au chef d’état-major des armées – l’amiral Guillaud – suite à la mort des derniers soldats français en Afghanistan ».

Pour ce militaire, « les besoins opérationnels en liaison avec la protection de nos forces militaient objectivement pour le choix du Predator-Reaper. À l’évidence, d’autres considérations ont prévalu. La France fait cavalier seul, non pour des raisons opérationnelles, mais en raison de petits calculs politiciens à court terme ».

Inquiétudes sur l’avenir de la filière drone d’EADS

Certains officiers manifestent de l’inquiétude quant à l’avenir de la filière drone d’EADS : « Les conséquences humaines et la perte de la compétence acquise n’ont pas semblé émouvoir Gérard Longuet », s’étonne l’un d’entre eux. Ironie du sort, une version « francisée » du Reaper avait même été étudiée par EADS en 2008, rendant l’argument de la « souveraineté industrielle » brandi par Dassault pour le moins saugrenu.

L’option Dassault dans ce choix stratégique s’impose aussi dans un contexte qui laisse songeur. À quatre-vingt-six ans bien sonnés, le patriarche du groupe, Serge Dassault, sera encore tête de liste UMP pour sa réélection aux sénatoriales du mois de septembre. Le Figaro, fleuron du groupe de presse acquis par le « papyvore » juste avant son entrée au palais du Luxembourg en 2004, déploie ces dernières semaines des trésors d’imagination pour tenter de faire remonter Nicolas Sarkozy dans les sondages en vue de la prochaine présidentielle. Le 23 juillet dernier, trois jours après l’annonce de Gérard Longuet, mais au lendemain de la tuerie en Norvège, le quotidien de droite avait même osé faire sa une sur « les nouvelles ambitions de Sarkozy pour relancer l’Europe »…

Divine surprise pour Dassault

SDass.jpgÉvalué à environ 300 millions d’euros, le marché des drones est effectivement une divine surprise pour Dassault. Incapable de vendre son Rafale à l’international, il se positionne ainsi sur le marché mondial prometteur des avions sans pilote, évalué par les spécialistes entre 95 et 100 milliards d’euros pour les dix prochaines années (Le Canard enchaîné, 
le 27 juillet 2011). « La partie n’est pas encore terminée », veut-on encore croire du côté d’EADS, qui cherche également à diversifier ses activités pour être moins tributaire des ventes d’Airbus : « Louis Gallois a vu Gérard Longuet pour lui demander des explications. Nous attendons son débriefing, mais en raison des congés, il ne devrait pas intervenir avant la fin du mois d’août. »

Deal en Libye du clan Sarkozy? Mediapart révèle que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, aurait travaillé entre 2005 et 2007 avec Ziad Takeddine, 
le marchand d’armes franco-libanais, déjà cité 
dans l’affaire Karachi. Alors directeur du cabinet du ministre 
de l’Intérieur Sarkozy, il aurait conclu « des deals financiers » 
avec Kadhafi.

Un soupçon de corruption à haut niveau 
se précise lorsque le site révèle que Brice Hortefeux, 
autre proche de Sarkozy, aurait été en relation avec la Libye. 
Alors ministre délégué aux collectivités territoriales, 
il aurait œuvré pour la libération des infirmières bulgares 
contre la conclusion d’accords « dans le domaine de la sécurité, 
(de l’) immigration » et de la « modernisation de l’aviation militaire ».

Publié par l'Humanité

PS : Rappelons que Serge Dassault est sénateur UMP de l'Essonne et sera à nouveau candidat à ce poste

18:30 Publié dans Actualités, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault, drones | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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