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13/09/2017

CINOCHES RIS ORANGIS/ CINEMA DE PROXIMITE ET DE QUALITE

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Cinéma de proximité, Les Cinoches répond à la volonté de la communauté d’agglomération Grand Paris Sud de rendre la culture accessible au plus grand nombre. En ce sens, l’équipement s’adresse à tous les spectateurs, du cinéphile au néophyte, et du plus âgé au plus jeune.

Les Cinoches Plateau

Les Cinoches Plateau proposent essentiellement des films en version originale et classés art et essai.

Ils disposent de trois salles :

  • La salle François Truffaut : 494 places et un écran de 12m20 de base

  • La salle Jeanne Moreau 1 : 80 places et un écran de 5m80 de base

  • La salle Jeanne Moreau 2 : 115 places et un écran de 5m80 de base

Les Cinoches RN7

C’est la petite « nouvelle ». Elle est venue compléter l’offre Les Cinoches en 1994 avec un dispositif mono écran. Les Cinoches RN7 intègrent une programmation de films plus grand public.

Ils accueillent les spectateurs dans la salle Jean-Louis-Barrault qui dispose de 291 places.

Projections numérique 3D

Les quatre salles sont équipées en numérique 3D. Des lunettes spécifiques sont à louer sur place (2€) et à restituer en fin de séance.

Les lunettes achetées dans les autres salles ne fonctionnent pas dans Les Cinoches.

Des salles accessibles

Si leur traitement le permet, les films projetés sont accessibles aux personnes malvoyantes et malentendantes pour toutes les séances, sans réservation et sur simple demande en caisse. Les 4 salles sont en effet équipées de boucles audio. À l’aide d’un casque individuel, les personnes malvoyantes peuvent ainsi bénéficier de l’audiodescription. De même, sur certains films, il est possible de projeter une version « sur-titrée » pour les spectateurs malentendants.

L'apprentissage du cinéma

Les Cinoches participent aux dispositifs nationaux École et Cinéma, mais aussi Collèges, Lycées et Apprentis au Cinéma. Si elles le souhaitent, les écoles de Ris-Orangis peuvent également bénéficier d’une analyse de film menée en classe par une animatrice jeune public dédiée.

LA PROGRAMMATION DES CINOCHE

https://www.lescinoches.fr/les-films

19/03/2011

RIS ORANGIS : SORTIE NATIONALE DU FILM : GAZA-STROPHE PALESTINE - LE REALISATEUR INTERDIT DE DEBAT

gaza.jpgPrès de 200 personnes étaient présentes au cinéma d’Arts et d’Essais, le Cinoche à Ris Orangis pour assister en sortie national à la projection du film Gaza Strophe Palestine des réalisateurs Khéridine Mabrouk et Salir Abdallah. Ce dernier devait être présent pour débattre comme il est de coutume dans ce type de projection avec les spectateurs à la fin du film.

Ce réalisateur n’a pu malheureusement venir suite à une interdiction formelle du Président de la communauté d’agglomération d’Evry Centre Manuel Valls d‘être présent et de participer à cette présentation et au débat. La communauté d’agglomération étant gestionnaire de ce cinéma.

Le débat qui a malgré tout suivi cette projection malgré l’interdiction a permis d’éclairer sur les motivations de cette censure.

C’est sur injonction du maire socialiste de Ris Orangis, suite à une exigence du représentant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) que l’interdiction de la présence du réalisateur a été notifiée.

Les participants à cette projection se sont déclarés scandalisés par cette décision sans précédent dans ce cinéma, cette ville et ce département. Ils ont considérés que c’était une atteinte à la liberté d’expression gravissime. En acceptant qu’une institution religieuse décide de la qualité d’une production audiovisuelle, de la présence ou non du créateur de cette production c’est l’esprit de la laïcité et de la République qui sont ainsi bafoués.

Pendant le débat plusieurs responsables et élus politiques sont intervenus dans ce sens dont Jacques Picart et Hervé Perard pour les élus Verts, Bruno Piriou et Diego Diaz pour les élus communistes.

Les associations Evry Palestine et Ris Palestine organisatrices de cette séance se sont exprimés également avec virulence dans un communiqué de presse.

Gazastrope.jpgLE FILM / GAZA-STROPHE PALESTINE (d'après : comme au cinéma.com)

Grand prix du Jury, catégorie Documentaire, du festival international du film d'histoire de Pessac en 2010

 Gaza est sous blocus israélien depuis 2007, et a subi le feu de l'opération Plomb Durci pendant 22 jours. C'est le 20 janvier 2009 que les réalisateurs sont entrés dans Gaza pour filmer, et témoigner des conséquences de cette guerre. Les récits de dizaines de témoins font prendre la mesure du cauchemar palestinien. Au-delà de leurs souffrances, les habitants nous montrent leur espoir.

LA CRITIQUE DE LA PRESSE :

Ce documentaire de guerre salutaire mais dur ne mâche pas ses images, forçant à voir la réalité en face quand l'Occident préfèrerait détourner la tête." D.F. (article entier disponible dans Le Canard Enchaîné)

 "Le film, tout entier dédié à la souffrance des victimes, n'en dit mot, et pas davantage de l'idéologie ni de la politique du Hamas. C'est (avec le jeu de mots de son titre) une chose d'autant plus regrettable que cela n'aurait pas atténué d'un iota les exactions de Tsahal."."Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 15/03/11)

" L’enfer vu de l’intérieur, ce n’est pas si fréquent. (…) Documentaire exceptionnel, "Passé le stade de l’émotion légitime, on peut prendre un recul tout aussi légitime par rapport au film. Se demander si Abdallah et Mabrouk n’ont pas soigneusement trié leurs témoignages pour coller à une certaine vision, pourquoi le Hamas ou le contexte géopolitique sont si peu évoqués ? (…)Reste un document impressionnant. Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°798, page 74)

Gaza-strophe a aussi valeur d'avertissement, tant il montre que les Gazaouis n'ont désormais plus rien à perdre. " Mathilde Blottière (article entier disponible dans Télérama n°3192, page 49-50)

Notre avis : Très beau film, où est montré avec beaucoup de pudeur la vie à Gaza, où les habitants survivent dans la misère et le désespoir mais aussi avec une volonté de vivre sur leur terre couverte de tant de sang et de pleurs. Jamais dans ce film ni Israël, ni la religion Juive ne sont mis en causes en tant qu’Etat ou croyance, c’est aussi pour cela que l’attitude du CRIF sur la demande de censure est incompréhensible.

 


  Comme

10:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ris orangis, crif, thierry mandon, cinéma, gaza | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/11/2010

EXPOSITION : BRUNE/BLONDE

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Une exposition Arts et cinéma

Ou comment le cinéma, à l’instar de la peinture, de la sculpture et de la photographie, s’est amusé à représenter les brunes et les blondes dans des scénarios où se mêlent le désir, le fétichisme et la rivalité mimétique.

L’idée est d’Alain Bergala, commissaire de cette exposition à la fois savante et ludique sur l’histoire de la chevelure au cinéma. L’exposition s’accompagnera d’un catalogue (très illustré et avec de nombreux textes et entretiens passionnants), d’une programmation de films, de conférences, d’un documentaire (produit par Zadig Productions et diffusé sur Arte).

Quand l’art se fait attraper par les cheveux

Sous l’intitulé « Brune/Blonde », la Cinémathèque française propose une exposition Arts et Cinéma d’une belle exigence sur le thème de la chevelure féminine.

Sur des écrans suspendus, une jeune femme avance dans un passage voûté. Ses cheveux longs dansent dans son dos, glissent sur une épaule qu’elle tourne par intermittence au gré de pas animés d’une sorte de hardiesse naturelle et baladeuse. De la fumée de sa cigarette naît une rêverie. Sans autre commentaire, cette vidéo ponctue tout le parcours de l’actuelle exposition de la Cinémathèque autour de la chevelure féminine dans ses représentations artistiques.

Comme une invite doucement répétée au visiteur à renouer avec sa subjectivité au sein d’une profusion d’œuvres pourtant maîtrisée. En extraits de films et réalisations inédites, tableaux, photographies et installations, c’est ici le choix des forces créatrices auxquelles on ne peut jamais soustraire le désir qui en est la source sauf à les dénaturer.

Alain Bergala, qui a conçu l’exposition, et 
Nathalie Crinière, qui s’est employée à sa scénographie, ont puisé au vertige des émotions qu’une telle thématique peut susciter, une constellation dont l’aperçu visible révèle l’infini de ses arrière-plans. On peut décliner la suite de ses espaces, « le Mythe », « Histoire et géographie » de la chevelure, ses « Gestes », vient ensuite le positionnement de la chevelure au cœur de la fiction diffracté en « rivales », « métamorphose », « travestissement », « relique ». Puis la voie s’évade vers l’abstraction, et l’usage des cheveux dans la matière picturale, la manière ornementale qui le déleste de sa charge érotique sans déflorer le mystère de la fascination.

On va lentement dans des décors succincts. Blondes en vitrines, archives de télévision et unes de magazines qui nous conduisent de l’ingénuité naïve de la blondeur à l’impérialisme de sa séduction dès lors qu’elle est outrée de platine, de leurres en boucles crantés à la Jean Harlow ou lissés en rideau d’alcôve sur l’œil de Veronica Lake. Le casque brun de Louise Brooks qui célèbre les garçonnes évoque les corsets qui tombent. Le roux incendiaire de Rita Hayworth, dans le noir et blanc de Gilda, s’embrase d’un gant roulé vers le poignet.

Hitchcock, Buñuel, Antonioni, aujourd’hui Wong Kar-waï, Abbas Kiarostami ou Godard n’ont cessé d’empoigner les mèches de leurs actrices qu’ils tressent et tordent, contraignent en chignons épinglés de fer, lâchent en fausse nonchalance, ici ployant une nuque qu’ils dénudent, là jouant de périlleux déséquilibres. Si le cinéma trace l’épine dorsale de l’exposition, ses organisateurs l’approchent d’autres moyens d’expression qui résonnent en corridors d’échos.

Les salles se succèdent en teintes presque impalpables ménageant heurts et caresses des contrastes. Et tout fonctionne des miroirs et de leurs troubles. Ainsi de celui que le visiteur lui-même figure face à la vidéo de 
Marina Abramovic. En non-réponse à « l’Art doit-il être beau ? », l’artiste s’y arrache les cheveux. À cette compulsion l’exposition, évacuant le trash, oppose l’ombre tutélaire de la rétention hitchcockienne, le legs qu’en a prélevé Lynch. Deux bonnes heures de bonheur tout de même.

Brune/Blonde à la Cinémathèque française jusqu'au 16 Janvier 2011, 51, rue de Bercy, 
75012 Paris.

Dominique Widemann pour l'Humanité



Brune / Blonde - Bande-annonce de l'exposition
envoyé par lacinematheque. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

12:33 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinamathèque, brune, blonde, evry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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