21.12.2011
Grand Paris, les contribuables franciliens paient l’addition !
Le « Grand Paris » fait l’objet de nombreux débats. Ce projet est d’abord et surtout un projet capitalistique qui consacre l’idée d’une métropole financière de rang mondial, mais dont la majorité des salariés et habitants franciliens n’ont rien de bon à attendre en matière de transports, de logement, de services publics etc… Car l’objectif est de faire de l’Ile-de-France une place forte financière qui entrerait en concurrence avec les autres places financières européennes telles Londres ou Francfort.
Et dans un tel contexte, les transports sont un enjeu essentiel dans cette logique capitalistique, l’organisation des transports précédant souvent l’aménagement du territoire.
Il en est ainsi du projet « Grand Paris Express ». Si certains localement peuvent y trouver une réponse à leurs problèmes de transports, globalement ce projet ne répond pas aux attentes et besoins des populations, particulièrement celles qui sont moins fournies en matière de transports collectif. Et pourtant tous les contribuables franciliens vont payer ce projet « Grand Paris ».
Ainsi tous les propriétaires et locataires doivent mettre la main au porte monnaie. En effet, que ce soit sur la taxe foncière ou la taxe d’habitation 2011, est apparue une ligne en forte progression (+ 160 % à + de 200 %) dans la colonne taxe sociale d’équipement (TSE). Et en bas de page, en tout petit, on vous explique que la taxe spéciale d’équipement comprend la TSE « grand Paris » pour X Euros.
Oui, dans la plus grand discrétion, tous les franciliens sont ponctionnés pour financer ce « Grand Paris » dont ils ont peu d’informations concrètes, mais qui pour beaucoup n’apportera rien dans leur quotidien, ou pire pourra l’aggraver, avec une amplification des inégalités territoriales concernant le logement, les transports, la santé, l’éducation, les services publics etc…
Ainsi on note, que dans ce projet « Grand Paris » le transport des marchandises est totalement absent et le nouveau projet d’infrastructure qu’est le « Grand Paris Express » s’il reste en l’état ne le permet pas. Mais là n’est pas leur objectif qui lui est de desservir (servir) des pôles d’excellences au service du capital. Peu importe le reste de la région. Dans leur logique capitalistique, l’industrie et l’emploi industriels, sont eux aussi appelés à fortement diminuer alors que c’est bien sur une industrie forte, renouvelée et rénovée que repose l’économie. Rappelons que l’Ile-de-France demeure la première région industrielle française, et qu’elle en a historiquement toujours puisé sa puissance.
C’est pourquoi nous combattons cette désindustrialisation de l’Ile-de-France qui est très inquiétante. Les emplois et activités de services et tertiaires ne suffisent pas à pérenniser un développement économique et social durable.
Avec ce « Grand Paris » nous connaissons une situation nouvelle avec un détournement du sens des transports qui n’est plus de répondre aux besoins des usagers et des populations, de participer à l’aménagement du territoire et au développement industriel, mais répondre uniquement au besoin du capital. Les franciliens n’ont pas à payer cette logique. Leurs attentes, c’est une amélioration immédiate de leurs conditions de transports, sachant qu’avec les réorganisations, les délocalisations, le coût du logement, les temps de transports ne cessent de s’allonger.
D’autres choix sont possibles et nécessaires passant aussi pour d’autres financements. En commençant par mettre à contribution ceux qui profitent (au sens de faire du profit) en territoire des équipements publics et du transport (grande distribution, industrie du tourisme, zones logistiques …) via une fiscalité qui alimente les fonds régionaux.
Il faut également généraliser le versement transports, impôts sur les entreprises pour qu’elles participent aux financements des équipements transports, réformer la fiscalité du transport professionnel avec prise en compte des coûts externes aujourd’hui à charge de la collectivité (pollution, nuisances, infrastructures, accidents…)
La CGT propose la création d’un pôle financier public ! La maitrise publique du système de transport est nécessaire, elle est possible, c’est un choix politique, le service public de transport à besoin d’être renforcé !
Communiqué de la CGT Île-de-France
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17.11.2011
TRAVAIL DOMINICAL DANS LE CENTRE COMMERCIAL : LES SALARIES ET LES PETITS PATRONS DISENT NON !
Les conseillers municipaux d’Evry à l’exception notable des élus communistes et de quelques élus Verts, et plus surprenant d'élus de Droite en contradiction avec les positions gouvernementales pensaient en votant pour l’ouverture du centre commercial d’Evry que « l’affaire était entendue » et les salariés se soumettre à leurs bons vouloirs.
Il en est rien. Les salariés de l’enseigne Galeries Lafayette, les premiers à s’être exprimés ont dit NON à 95 % (59 contre 2). Les autres salariés dispersés dans plusieurs centaines de boutiques se sont largement exprimés en signant massivement la pétition proposée par la CGT demandant une consultation collective des 2200 salariés concernés conformément à la loi.
Les militants de la CGT ont tous été surpris par l’accueil favorables des salariés dont très peu sont pourtant syndiqués. Un journaliste du Parisien qui a accompagné les militants du Syndicat dans l’action menée pour proposer les pétitions en a témoigné dans un article publié ce 17 novembre.
Pire sans doute pour ceux qui ont proposé l’ouverture de ce centre commercial le dimanche des responsables de boutiques se sont exprimés clairement contre cette proposition. Ainsi une directrice d’un magasin d’habits pour femmes s’est exprimée ainsi dans le Parisien « Nous n’avons tout simplement les moyens d’ouvrir. Les baux vont augmenter, la masse salariale aussi. Tout ça pour quatre clients qui n’ont rien à faire le dimanche ». Un autre responsable de magasin précise : « Ces ouvertures dominicales vont diluer le pouvoir d’achat des clients. Ce qui est dépensé le dimanche ne l’est pas le samedi ou le lundi ».
Les élus communistes en échos à ces réactions vont continuer pour leurs parts à exiger l’annulation de la proposition de l’ouverture du centre commercial le dimanche.
Au Sénat Mme Annie David, sénatrice communiste de l‘Isère, présidente de la commission des affaires sociales a proposé un texte de loi afin de garantir de nouvelles protections et garanties aux salariés quant au travail dominical en renforçant la portée symbolique du repos dominical et en renforçant les droits des salariés qui travaillent le dimanche.
Ce texte dispose à son article premier que « Dans l'intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Aucune dérogation à ce principe n’est possible, à moins que la nature du travail à accomplir, la nature du service fourni par l’établissement ou l’importance de la population à desservir ne se justifie. »
Il précise par ailleurs que « Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle dérogation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement ».
Au conseil municipal d’Evry les élus communistes vont à nouveau interpeller le Maire pour exiger que la consultation collective des salariés soit respectée avant toute décision unilatérale. Ils vont continuer à proposer la signature d’une pétition contre l’ouverture du Centre Commercial le dimanche actuellement en ligne sur internet et massivement déjà signée.
Le secrétaire départemental de la CGT, Hervé Leblanc en conclusion de la journée d’action du syndicat a déclaré : "La vraie question c’est : Quelle société voulons nous ? Ce n’est pas un maire, un employeur ou un préfet qui doivent décider pour les salariés"
Texte et photos E-Mosaïque
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| Tags : centre commercial, dimanche, cgt, pcf |
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19.09.2011
La surenchère sécuritaire du pouvoir va de pair avec la privatisation des prisons
Par Céline VERZELETTI, Secrétaire Générale de la CGT Pénitentiaire :
Depuis plus de trente ans, la France vit au rythme des différents
matraquages idéologiques sécuritaires. Cette surenchère – que la CGT pénitentiaire a toujours condamnée – se traduit à la fois par une très forte augmentation de la population carcérale et par une élévation conséquente des « peines » prononcées. Par exemple, depuis l’affaire dite de Pornic, hypermédiatisée par le chef d’État et qui a mis en lumière l’état de délabrement de l’ensemble du système judiciaire, les taux d’incarcération présentent une croissance significative. En effet, entre le 1er janvier et le 1er août, le nombre de personnes détenues est passé de 60 544 à 64 726, mineurs compris, pour 56 081 places en prison, soit une augmentation de 4 182 détenus en sept mois !
Les incarcérations et les condamnations sont plus nombreuses. La durée moyenne du temps passé sous écrou, qui n’a cessé d’augmenter depuis quarante ans, atteint actuellement sa valeur maximale (4,3 mois en 1975 pour 9,8 mois en 2010).
Le gouvernement français prétend que l’agrandissement du parc pénitentiaire (nombre de places de prison) est la solution aux surtaux de population carcérale ! Pourtant, plus il construit de places de prison, plus il fait augmenter la population pénale en multipliant les lois sécuritaires et liberticides.
En vingt ans, pas moins de 30 000 places de prison ont été créées. C’est loin d’être terminé ! Michel Mercier, ministre de la Justice, annonce un parc pénitentiaire de plus de 70 000 places pour 2018 ! Il y aura 25 nouveaux établissements en partenariat public-privé (PPP) (coût : 5 844 millions d’euros) et sept nouvelles extensions.
En 1999, dans la recommandation du 30 septembre sur le surpeuplement des prisons et l’inflation carcérale, le Comité des ministres de l’Europe, unanime, affirmait que l’extension du parc pénitentiaire n’est pas la solution au surpeuplement des prisons ! Pourtant, depuis 1999, le gouvernement français ne suit en aucun cas ces recommandations, bien au contraire, il construit toujours plus de prisons et en PPP !
Cette privatisation des prisons est très coûteuse pour l’État. Le 21 juin, le rapporteur général de la commission des Finances de l’Assemblée nationale précise, dans son commentaire du rapport annuel de performance de la mission « Justice » : « Les loyers versés dans le cadre des partenariats public-privé progressent toujours : de 31 millions d’euros versés en 2009, ils passent à 58,7 millions d’euros en 2010. (...) La part prise par les loyers au sein des crédits de fonctionnement s’accroît, réduisant la marge de manœuvre pour l’entretien des établissements pénitentiaires gérés en régie et les autres dépenses telles que la santé des détenus. »
Mais elle permet sans aucun doute d’assurer de beaux profits aux sociétés privées… À titre d’exemple, Bouygues a obtenu récemment le lot 3 du plan « 13 200 places ». Il comprend la conception et réalisation de trois sites (Nantes, Réau et Lille-Annœullin). Pour ces trois prisons, le contribuable versera, pendant vingt-sept ans, 47 millions d’euros hors taxes par an, soit 1 milliard et 269 millions d’euros au terme des vingt-sept ans (la construction d’un site coûte au prix du marché 90 millions d’euros).
Pierre Berger, tout nouveau PDG d’Eiffage, annonçait, fin juin, avoir l’intention de vendre quatre prisons en PPP afin de restaurer les marges du groupe et réduire sa dette ! L’entreprise espère engranger ainsi entre 300 millions et 400 millions d’euros ! Si, aujourd’hui, les personnes incarcérées et le travail des agents servent à sauver Eiffage via la vente de quatre prisons, demain à qui le tour ?
Les services publics serviront-ils, dans peu de temps, à sauver les actions des géants du BTP ou d’ailleurs au lieu de répondre à des besoins sociaux ? La CGT s’y opposera dans tous les cas. Il s’agit là d’un véritable scandale. Les prisons ne sont pas à vendre. Dans l’urgence, elles devraient plutôt être réhabilitées et repensées pour ne plus être des lieux de souffrance et de violence.
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| Tags : cgt, prisons |
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16.04.2010
MANIFESTATION INTERSYNDICALE A EVRY
Après un rassemblement symbolique devant la Mairie d'Evry (voir photo) plus de 600 salariés du privé comme du public, retraités, privés d’emploi, étudiants, travailleurs sans papiers… ont manifesté dans les rues d’Evry et tenu un meeting syndical devant la Préfecture de l’Essonne ce jeudi 15 avril.
L’objectif de cette manifestation départementale unitaire (CGT, FSU, UNEF Evry, collectif départemental de soutien aux travailleurs sans papiers, UNSA, Solidaires) a été de donner un prolongement à la journée d’action unitaire syndicale du 23 mars dernier.
Une délégation des 6 organisations a été reçue par le Préfet de l’Essonne afin qu’il puisse écouter et entendre le mécontentement grandissant du monde du travail sur :
- La non négociation sur les salaires par le patronat dans les NAO des entreprises essonniennes (Exemples : les propositions effectuées par le patronat des transports de cars voyageurs tournent autour de propositions provocatrices autour de 0,5 à 1,5% d’augmentation de salaire, il a fallu 22 jours de grèves aux Cars STA pour gagner une augmentation de 3%, aux Cars d’Orsay, les salariés sont au dixième jour de grève pour s’entendre déclarer par la direction qu’il est possible de démarrer la négociation…, dans la Fonction publique le gouvernement ne fait que copier selon la CGT le discours du Président de la République : travailler plus dans de plus mauvaises conditions pour gagner moins).
- Sur l’emploi, chaque jour en Essonne, c’est près de 30 salariés qui se retrouvent dans une procédure de licenciement ou de départ forcé par les directions d’entreprises, mêlant management par le stress, par des objectifs personnalisés non atteignables, par le harcèlement moral…
- Sur l’avenir des retraites, la CGT fait des propositions de financement de l’avenir des régimes de retraite en élargissant l’assiette des cotisations aux revenus financiers…
- Sur la régularisation des travailleurs sans papiers, il y a nécessité selon le premier Syndicat de l'Essonne que le gouvernement s’inspire de quelques directions d’entreprises, d’une partie du patronat, qui ont pris conscience que la résolution de la situation des travailleurs sans papiers passe par une régularisation massive de ceux-ci dans le cadre d’un règlement de leur situation par le travail.
A l’issue du meeting, l’Union Départementale CGT fait la proposition à l’ensemble des organisations syndicales, des associations, des partis politiques, et de toutes celles et ceux qui veulent participer à la mobilisation nécessaire pour défendre et améliorer le régime des retraites par répartition et d’organiser dans chaque commune du département un débat contradictoire démocratique sur les approches différentes entre le gouvernement et le Medef ,et de l’autre côté, les forces syndicales, associatives, politiques sur l’avenir des régimes de retraite en France.
RASSEMBLEMENT INTERSYNDICAL A EVRY 91
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Compte rendu UD CGT, photo et vidéo E-Mosaïque
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06.04.2010
Altis-Corbeil va revivre
avec un vrai plan industriel !
Communiqué de la CGT
Depuis le vendredi 9 avril 2010, la lente agonie de l’usine de semi-conducteurs Altis-Corbeil est stoppée (1). L’entreprise va redémarrer et se développer. L’accord a été rendu public lors d’une réunion entre Yazid Sabeg, Haut Commissaire du gouvernement à la diversité et à l’égalité des chances, et une délégation de l’Union départementale CGT de l’Essonne, menée par son secrétaire général, Marc Roumejon, composée de Hervé Leblanc, Annick Jeannette-Stiti, Édouard Rodriguez, et conseillée par Guy Moulas, du cabinet Secafi.
Yazid Sabeg, outre ses responsabilités gouvernementales, dirige une grande entreprise, la CS Communication et Services, et a donc une solide expérience industrielle. Il renforcera la direction d’Altis lors d’un Comité d’Entreprise extraordinaire (CEE) dans les prochains jours.
DE NOUVEAUX DÉBOUCHÉS
La question numéro 1 est : « Pour quoi faire ? ». Le 9 avril était l’aboutissement d’une démarche de la CGT, qui n’a jamais renoncé à sauver l’activité du site par un vrai projet industriel soutenu par les pouvoirs publics. Après des mois de réunions et discussions, le dossier est bouclé. Le même jour que le CEE, une table ronde en Préfecture d’Évry et une conférence de presse donneront les détails sur l’activité et le financement.
Les fondamentaux sont en place. Yazid Sabeg, Marc Roumejon, aidés par leurs experts, se sont mis d’accord sur trois points. D’abord, Altis peut vivre autrement que sous perfusion de fonds publics mal utilisés et de miettes lâchées par les actionnaires sur le départ, IBM et Infineon-Siemens. Les études de viabilité le prouvent.
Ensuite, la vie d’une entreprise et la démocratie ne sont pas ennemis. Les salariés se prononceront à bulletins secrets sur leurs conditions de travail, en particulier par équipes. Enfin, la pérennité financière et technologique est fondée.
Les nouveaux débouchés sont entre autres l’automobile, l’aéronautique, la défense civile et militaire, l’informatique.
Dans ces secteurs, de grandes entreprises comme le groupe Dassault, qui avait promis d’investir, sont des partenaires intéressants, tout comme l’État, s’il veut garder, comme il le dit, une industrie nationale.
D’autre part, la proximité du Plateau de Saclay, qui développera recherche et haute technologie dans les prochaines années, est un atout potentiel. Altis se dotera d’une force de vente et d’une R&D (Recherche et Développement) qui lui manquaient jusqu’à présent, étouffant dans l’œuf toute expansion ou synergie.
AUX CÔTÉS DES SALARIÉS
L’époque des repreneurs-fantômes et des sauvetages-bidon est donc révolue et l’espoir raisonnable reprend ses droits. La direction nationale de la CGT, à commencer par Bernard Thibault, ne cache pas sa satisfaction.
Pour l’Union départementale de l’Essonne, Marc Roumejon a déclaré : « Ce résultat est également dû à de nombreux salariés d’Altis et à leur syndicat CGT, qui n’ont pas voulu céder au désespoir entretenu par les anciens actionnaires et la direction à leurs ordres. Nous sommes évidemment heureux d’avoir démontré que notre acharnement à sauver le site n’était pas une lubie de rêveur social. Mais je vous dis aussi que la CGT continuera de lutter pour les droits des salariés et de discuter avec les responsables politiques locaux pour développer l’emploi dans l’Essonne. Nous appelons les autres syndicats d’Altis et du département à travailler dans le même sens sur les nouvelles bases définies le 9 avril ».
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23.03.2010
MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES IMPOSANTES
Des millions de personnes ont fait grève et manifesté mardi en France dans le cadre d'une journée d'action pour l'emploi, les salaires et les retraites.
Environ 160 manifestations et rassemblements étaient annoncés dans tout le pays à l'appel des syndicats CGT, CFDT, FSU, Solidaires (Sud) et Unsa.
Le défilé parisien a relié dans l'après-midi la place de la République à celle de la Nation.
A Nice, 8.000 personnes ont défilé, à Nantes, 10.000 personnes .
La Fédération syndicale unitaire (FSU) a elle aussi appelé les personnels de la fonction publique à être "massivement en grève" et à manifester, tant pour le pouvoir d'achat que pour le "dossier essentiel des retraites".
Pour Bernard Thibault de la CGT, les raisons de manifester ne manquent pas.
"Il y a un regain de combativité des salariés pour faire admettre aux employeurs qu'il y a un problème de partage des richesses dans ce pays", a-t-il estimé sur Europe 1.
La réforme des retraites, qui débouchera sur des décisions à la rentrée selon le président Nicolas Sarkozy, va être "très compliquée", prévoit Bernard Thibault.
"C'est la raison pour laquelle j'espère qu'il y aura aujourd'hui un grand nombre de manifestants pour commencer à peser sur ce rendez-vous", a-t-il dit.
FORTE MOBILISATION DANS L’ESSONNE
La CGT 91 a dénombre 226 arrêts de travail dans le Privé et le Public en Essonne et plus de 51OOO grévistes Essonniens.
Plus de 3000 manifestants Essonniens étaient dans le cortège CGT 91.
D’ores et déjà la CGT prévoit des suites à cette journée sont en préparation.
Elle a décidé d’organiser plusieurs dizaines de DEBATS – MEETING SYNDICAUX dans les entreprises et les localités en Essonne. Et n’écarte pas la possibilité dans les prochaines semaines de tenir une journée départementale syndicale unitaire avec grève et manifestation est dans les « clous » en Essonne.
La FSU a constaté la fermeture de nombreuses écoles et une participation très importantes des enseignants dans cette action qui ne restera pas sans lendemain.
Texte, agences de presse, E-Mosaïque, photos, vidéo, correspondant particulier CP.
MANIFESTATION A PARIS LE 23 MARS
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13.02.2010
LES SALARIES D’IKEA EN COLERE
Les 9.000 salariés des 26 magasins Ikea français sont engagés dans des actions de grève et de manifestations dans toute la France.
Les syndicats notamment la CGT et FO réclament des augmentations de salaires et la création d’emplois pour permettre de bonnes conditions de travail.
Un magasin a été fermé, celui de Franconville (Val-d'Oise), en région parisienne.
Plusieurs milliers de salariés soutiennent cette action sous des formes diverses.
A Lisses, dans l’Essonne une manifestation s’est déroulé autour du magasin. Des élus étaient également présents, tous communistes dont Philippe Camo Conseiller régional Bruno Piriou, conseiller général, Elise Yagmur et Diego Diaz élus d’Evry.
La représentante syndicale CGT, Bénedicte Chapelain a rappelé les principales raisons de ce mouvement :
- détérioration des conditions de travail (augmentation de la charge de travail mais diminution des effectifs
- la dégradation du climat social
- Les propositions dérisoires proposées par la direction, 1 % d’augmentation pous les employés, 0 % pour les agents de maîtrise et les cadres, au moment où 52 millions d’€ de bénéfices net sont annoncés.
La participation en majorité de femmes et de jeunes salariés est exceptionnelle et donne un relief particulier à cette action.
Les clients d'IKEA ont nombreux tenus à exprimer leurs solidarités aux grévistes. Les syndicats demandent 4% d'augmentation de salaires, l'embauche de salariés, une prime d'intempérie pour les salariés travaillant à l'extérieur et un 14eme mois de salaire.
Texte, photo, vidéo : E-Mosaïque
IKEA DE LISSES EN GREVE
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| Tags : ikea, lisses, salariés, cgt, fo, pcf |
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29.10.2009
SANS PAPIERS : UN MOUVEMENT D'AMPLEUR
Une nouvelle vague de grèves de travailleurs sans-papiers lancée par la CGT qui a débuté le 12 octobre dernier, prend manifestement de d'ampleur.
Depuis on compte des dizaines de travailleurs sans-papiers qui chaque jour n'hésitent plus à sortir de l'ombre et rejoindre le mouvement. Si au départ ils étaient déjà près de 1200, à peine deux semaines plus tard ils sont plus de 4000 et les rangs continuent à grossir.
On peut dire aussi que du côté des organisations, il y a une véritable mobilisation qui nourrit le mouvement puisqu'aux côtés des sans-papiers nous retrouvons un éventail d'associations et de syndicats tant nationaux que locaux.
Un formidable engouement solidaire pour réclamer de vrais droits pour les travailleurs sans-papiers.
Dans notre département de l'Essonne, c'est une dizaine d'entreprises qui se retrouvent occupées par des salariés sans-papiers, des piquets de grèves surtout concentrées dans la zone de Massy (fief de la revendication du droit des travailleurs sans-papiers) et le Nord du département.
Sur la région d’Evry Nord deux sites sont concernés.
Le site de Viry-Châtillon, Bennes 2000 est une petite entreprise familiale de ferrailleurs.
A Evry 9 salariés de l’entreprise SAMSIC qui est dans le secteur à la fois de la Sécurité et du Nettoyage, et emploient plusieurs milliers d'employés sur toute la France sont en grève et occupent l’extérieur de l’entreprise.
Les grévistes ont reçu le soutien de nombreuses organisations humanitaires dont le LDH, la Cimade, RESF, Femmes Egalité, La Maison du Monde,, de plusieurs syndicats dont la CGT, Solidaires, la FSU, la CFDT, et de Partis Politiques, le Parti de Gauche et le Parti communiste français.
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