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03/06/2019

Football. À Évry-Courcouronnes, une Coupe d’Afrique des nations avant l’heure

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À Évry, des jeunes du quartier des Épinettes et des Aunettes ont décidé de créer leur propre Coupe d’Afrique des nations. Les joueurs, d’origine différente, se regroupent dans les équipes de leurs pays et s’affrontent pendant toute la compétition. De la VAR aux conférences de presse, tout est organisé.

Dimanche soir à Évry. Des cris de joie s’échappent du stade Jean-can Evry4.jpgLouis Moulin : le Congo vient d’ouvrir le score contre la Tunisie pour la troisième journée de la Coupe d’Afrique des nations. La vraie CAN ne démarre que dans trois semaines mais ici, elle bat déjà son plein et connaît un succès assez fou.

« À la base, c’était juste pour rigoler », explique Jawed, sélectionneur du Maroc. « Maintenant j’ai des Marocains du monde entier qui me suivent sur Snapchat », dit-il, caché derrière ses lunettes de soleil.Pour imiter le vrai tournoi, qui aura lieu du 21 juin au 19 juillet en Egypte, des habitants d’Evry ont eu l’idée d’organiser leur propre Coupe d’Afrique, surnommée la « CAN Epinetzo », contraction du nom des Épinettes et des Aunettes, deux quartiers cosmopolites de la ville.

Can Evry 7.jpgBien sûr, il s’agit d’un tournoi amateur, mais on prend les choses très au sérieux ici. Un hymne a été composé et un clip tourné pour l’occasion, des conférences de presse tournées dans un salon de coiffure sont diffusées avant les rencontres et les équipes disputent des matches de préparation entre chaque rencontre. Et en cas de contestation d’une décision arbitrale, on sort même l’assistance vidéo. Ou plutôt, on s’agglutine autour d’un téléphone portable qui a filmé la scène. Arbitrage, services d’ordre… « Tout est organisé par nous-mêmes. Chacun met la main à la patte », raconte Moussa, l’un des organisateurs, également coach du Mali. « On a lancé ça dans un délire mais ça a pris beaucoup d’ampleur », poursuit-il.

Niska, Drogba et Benzema Désormais à chaque match, entre 1000 et 2000 personnes font le déplacement pour s’enflammer pour leur équipe de coeur, et à chaque but marqué, c’est envahissement du terrain assuré. Maroc, Sénégal, Mali, Côte-d’Ivoire… presque toutes les communautés de la ville se sont mobilisées pour monter une équipe nationale et représenter leur pays d’origine. Les Dom-Tom ont également été invités à la fête et une équipe du « reste du monde » a été mise sur pied.

Can Evry1.jpg Un succès incroyable, largement dû aux réseaux sociaux, pour ce qui n’était au départ qu’un simple tournoi entre amis. Relayée sur Instagram, Snapchat ou encore Twitter par le rappeur Niska, originaire de la ville, la compétition a rapidement fait parler d’elle. Les messages de soutien de grands noms du football, comme Karim Benzema, d’origine algérienne, ou l’Ivoirien Didier Drogba, ont aussi fait beaucoup pour la notoriété de l’événement.

Et les médias traditionnels ont suivi : « la semaine dernière, on se croyait en Ligue 1 tellement il y avait de caméras », sourit Moussa. « Ca a pris un élan qui nous dépasse. C’est agréable », ajoute Lambert Mendy, qui s’est improvisé sélectionneur du Sénégal et qui veut aussi mettre en avant les valeurs de cette CAN. « C’est un message de fraternité. On voudrait qu’à travers ce genre de tournois, on parle d’Evry en bien.

En organisant tout nous-même, on montre que les choses peuvent bien se passer dans un esprit fraternel », dit-il. Des tournois similaires ont fleuri dans d’autres villes de la région parisienne, comme à Mantes-la-Jolie (Yvelines), Créteil (Val-de-Marne) ou encore Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où les fumigènes étaient de sortie le week-end dernier. De quoi patienter avant le début de la véritable Coupe d’Afrique des nations.

Reportage écrit Ouest France, reportage photos exclusif Mosaik Radios, reportage audio France24 et Radio Evry Courcouronnes avec l'hymne de la CAN Evry d'Arzog à écouter sur Radio Evry ou en podcast sur le site de Mosaik Radios

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11:24 Publié dans Evénements, Informations locales, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : can evry 2019 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/07/2018

EVRY : CAPITALE MONDIALE DES YAMAKASI

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“C’est ici que tout a commencé”: A Evry, ils sont une soixantaine à être venus du monde entier pour apprendre l’“art du déplacement” avec les “Yamakasi”, fondateurs de cette discipline rendue célèbre par le film de Luc Besson.

C’est dans cette ville de l’Essonne qu’est née la pratique, il y a plus de 20 ans. Sur la place qui entoure la cathédrale, une énorme bâtisse moderne en brique rouge, les stagiaires de la troisième édition d’“Evry move” s’élancent en courant, sautant à pieds joints d’un muret à l’autre, au rythme du groupe qui tape des mains.

Ils viennent des quatre coins du monde – 13 nationalités cette année – mais connaissaient pour la plupart les lieux, qu’ils ont vus sur les nombreuses vidéos publiées sur internet où l’on voit les Yamakasi escalader des statues, des parois d’immeubles ou s’élancer au dessus du vide d’un toit à l’autre.

“On a constaté que tous les ans, des pratiquants du monde entier venaient faire un pèlerinage ici, pour voir où tout avait commencé, se rendre sur les lieux mythiques, et essayer de rencontrer les fondateurs Yamakasi”, explique François Terrien, de l’Académie de l’Art du déplacement d’Evry.

Quatre des neuf “Yamakasi originaux” sont présents pour cette édition, dont Williams Belle, le plus jeune, qui avait 14 ans quand ce “groupe d’amis” a donné un nom à la pratique. D’abord “des jeux d’enfants” pour lui, un moyen de “se poser la tête” pour un autre fondateur présent : “dès que tu vas en hauteur, on t’embête pas”, explique Yann Hnautra, “le plus ancien” des Yamakasi à aujourd’hui 46 ans.

Contrairement à ce que laisse à penser le titre complet du film de Luc Besson – “Yamakasi, les Samouraïs des temps modernes – le nom ne vient pas du japonais, mais du lingala (une langue de la République démocratique du Congo), et signifie “esprit fort, homme fort“, explique Williams Belle.

Il avait 18 ans à la sortie du film en 2001. Lui et sa troupe avaient participé à la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris, et à plusieurs reportages télé. “A chaque fois on disait qu’on aimerait bien faire des films d’actions, avec Luc Besson. Sa femme a vu un de ces reportages… il nous a appelés“. Ils sont “testés” par le producteur comme cascadeurs dans le film “Taxi 2“, puis le projet Yamakasi est lancé.

Dans le film, ils ont tous des surnoms – “l’araignée“, “zicmu“, “rocket“… “C’était une idée de Luc Besson, en vrai Yann, je l’appelle Yann“, sourit Williams Belle, en tournant la tête vers celui qui dirige une séance d’étirements avec le groupe, allongé au sol dans une ruelle à côté de la cathédrale.

Si le film “a super bien marché” et a permis “une reconnaissance internationale” de leur pratique – une dizaine d’autres académies ont ouvert dans le monde – la plupart des fondateurs vivent et enseignent toujours leur discipline en région parisienne.

yamakasi.jpgLe stage d’Evry, d’une durée d’une semaine, mêle entraînement physique, théorique, discussions avec les fondateurs du mouvement et visites des hauts lieux de la pratique dans le département, à Evry, Courcouronnes et Lisses.

Ils nous ont emmenés aux endroits où ils s’entraînaient au tout début, là où ils ont effectué leurs sauts les plus connus“, raconte Benjamin, informaticien de 41 ans, qui réalise “la chance” qu’il a de pouvoir s’entraîner avec les fondateurs mêmes d’une discipline.

John est originaire d’Australie. Evry, “c’est à peu près ce qu’il y a de plus loin de chez moi“, sourit-il. Il a découvert la pratique sur internet, a “regardé énormément de vidéos“. “C’est incroyable de rencontrer des gens très connus, mais ils sont en fait comme tout le monde et veulent juste partager leur expérience“, dit, essoufflé à la fin de son entraînement, celui qui “espère bien” revenir l’année prochaine.

Sources 24 MATINS

19:56 Publié dans Film, Radio Evry, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evry, yamakasi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/08/2013

EVRY CENTRE : GRAND STADE DE RUGBY : LA DERNIERE PHASE !

staderugbyune_ok.jpgGrand Stade de rugby : quatre constructeurs en lice pour transformer l’essai

La fédération française de rugby (FFR) vient de retenir 4 groupements "constructeurs" - Bouygues, Eiffage, Icade et Besix, Vinci - pour le dialogue compétitif en vue de l’attribution du contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance du Grand Stade de rugby de 82.000 places à Ris-Orangis (Essonne). Son inauguration est prévue en 2017.

Après avoir désigné en février dernier les architectes Populous-Ateliers 2/3/4 pour la réalisation du grand Stade de rugby de 82.000 places à Ris-Orangis (Essonne), la Fédération française de rugby a retenu quatre groupements "constructeurs" pour participer à la prochaine étape de sélection sous la forme d’un dialogue compétitif. Conformément à la règle définie par l’avis d’appel public à candidatures, la FFR a choisi les quatre groupements suivants : Bouygues, Eiffage, Icade et Besix, Vinci,* en vue de l’attribution du contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance.

Suite à la publication de l’avis de marché publié sous les références 2013/S 112-190542 au JO/S S112 du 12 juin 2013, la FFR a reçu le 15 juillet 2013 les dossiers de candidature de différents groupements comprenant des majors européens de la construction", ajoute la Fédération de rugby dans un communiqué daté du 30 juillet.

Afin de pouvoir répondre pleinement aux enjeux de ce projet particulièrement ambitieux, chaque équipe a dû présenter ses compétences et références sur des projets sportifs ou encore sur des opérations majeures de complexité et d’envergure similaires.*

Et de souligner : "Le choix sur dossier s’est effectué sur la base des capacités techniques et financières de chacun des groupements et de leur organisation prévue pour la mise en œuvre du projet."

Un dialogue compétitif en deux temps

Dorénavant, le dialogue compétitif entre ces quatre groupements, qui se terminera par le choix de l’attributaire pressenti à l’horizon du dernier trimestre 2014, se déroulera en deux temps, signalent les dirigeants de la FFR : " Une phase unique de dialogue comprenant une offre Initiale et le dialogue compétitif en tunnel avec chacun des groupements qui se terminera au cours du 1er semestre 2014 ; une phase d’offre finale d’environ 4 mois jusqu’à la sélection de l’attributaire pressenti."

Par conséquent, la signature dédiée au contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance de la future enceinte sportive du Grand Stade de la FFR aura lieu fin 2014. L’inauguration est prévue en 2017.

Les quatre groupements en détails et leurs références en matière de construction de stades

Bouygues : Groupement composé de Bouygues Bâtiment Ile-de-France et de Bouygues Energies & Services FM France.

Références récentes stades : Le Sport Hub de Singapour (en cours) et Le Stade Vélodrome, Marseille (en cours).

Eiffage : Groupement composé d’Eiffage Construction, Eiffage Immobilier, Eiffage TP, Eiffage Construction métallique et Eiffage Energie Ile-de-France.

Référence récente stade : Le Grand Stade de Lille (livré en août 2012).

Icade et Besix : Groupement composé de ICADE Promotion, BESIX et GDF SUEZ Energie Services – Cofely Services.

Références récentes stades : King Abdullah Sports City (KASC), Arabie Saoudite (en cours) et Stade Artevelde, Belgique (livré mars 2010).

Vinci : Groupement composé de Vinci Construction France, Vinci Energie, Vinci Facilities EP et ADIM Concept.

Références récentes stades : L’Allianz Riviera, Nice (en cours) et le Stade Océane, Le Havre (livré juillet 2012).

Article publié par Actubati

 

 
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