21.12.2011
Grand Paris, les contribuables franciliens paient l’addition !
Le « Grand Paris » fait l’objet de nombreux débats. Ce projet est d’abord et surtout un projet capitalistique qui consacre l’idée d’une métropole financière de rang mondial, mais dont la majorité des salariés et habitants franciliens n’ont rien de bon à attendre en matière de transports, de logement, de services publics etc… Car l’objectif est de faire de l’Ile-de-France une place forte financière qui entrerait en concurrence avec les autres places financières européennes telles Londres ou Francfort.
Et dans un tel contexte, les transports sont un enjeu essentiel dans cette logique capitalistique, l’organisation des transports précédant souvent l’aménagement du territoire.
Il en est ainsi du projet « Grand Paris Express ». Si certains localement peuvent y trouver une réponse à leurs problèmes de transports, globalement ce projet ne répond pas aux attentes et besoins des populations, particulièrement celles qui sont moins fournies en matière de transports collectif. Et pourtant tous les contribuables franciliens vont payer ce projet « Grand Paris ».
Ainsi tous les propriétaires et locataires doivent mettre la main au porte monnaie. En effet, que ce soit sur la taxe foncière ou la taxe d’habitation 2011, est apparue une ligne en forte progression (+ 160 % à + de 200 %) dans la colonne taxe sociale d’équipement (TSE). Et en bas de page, en tout petit, on vous explique que la taxe spéciale d’équipement comprend la TSE « grand Paris » pour X Euros.
Oui, dans la plus grand discrétion, tous les franciliens sont ponctionnés pour financer ce « Grand Paris » dont ils ont peu d’informations concrètes, mais qui pour beaucoup n’apportera rien dans leur quotidien, ou pire pourra l’aggraver, avec une amplification des inégalités territoriales concernant le logement, les transports, la santé, l’éducation, les services publics etc…
Ainsi on note, que dans ce projet « Grand Paris » le transport des marchandises est totalement absent et le nouveau projet d’infrastructure qu’est le « Grand Paris Express » s’il reste en l’état ne le permet pas. Mais là n’est pas leur objectif qui lui est de desservir (servir) des pôles d’excellences au service du capital. Peu importe le reste de la région. Dans leur logique capitalistique, l’industrie et l’emploi industriels, sont eux aussi appelés à fortement diminuer alors que c’est bien sur une industrie forte, renouvelée et rénovée que repose l’économie. Rappelons que l’Ile-de-France demeure la première région industrielle française, et qu’elle en a historiquement toujours puisé sa puissance.
C’est pourquoi nous combattons cette désindustrialisation de l’Ile-de-France qui est très inquiétante. Les emplois et activités de services et tertiaires ne suffisent pas à pérenniser un développement économique et social durable.
Avec ce « Grand Paris » nous connaissons une situation nouvelle avec un détournement du sens des transports qui n’est plus de répondre aux besoins des usagers et des populations, de participer à l’aménagement du territoire et au développement industriel, mais répondre uniquement au besoin du capital. Les franciliens n’ont pas à payer cette logique. Leurs attentes, c’est une amélioration immédiate de leurs conditions de transports, sachant qu’avec les réorganisations, les délocalisations, le coût du logement, les temps de transports ne cessent de s’allonger.
D’autres choix sont possibles et nécessaires passant aussi pour d’autres financements. En commençant par mettre à contribution ceux qui profitent (au sens de faire du profit) en territoire des équipements publics et du transport (grande distribution, industrie du tourisme, zones logistiques …) via une fiscalité qui alimente les fonds régionaux.
Il faut également généraliser le versement transports, impôts sur les entreprises pour qu’elles participent aux financements des équipements transports, réformer la fiscalité du transport professionnel avec prise en compte des coûts externes aujourd’hui à charge de la collectivité (pollution, nuisances, infrastructures, accidents…)
La CGT propose la création d’un pôle financier public ! La maitrise publique du système de transport est nécessaire, elle est possible, c’est un choix politique, le service public de transport à besoin d’être renforcé !
Communiqué de la CGT Île-de-France
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| Tags : grand paris, impôts, cgt, industrie |
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08.12.2011
EVRY PREFECTURE : POUR LE RESPECT ET LA DIGNITE HUMAINE
Depuis plusieurs mois la même scène, d’un mauvais film est visible devant la Préfecture de l’Essonne, symbole pourtant de notre République, libre égale et fraternelle.
Plusieurs centaines de personnes attendent l’ouverture du guichet unique du département réservé aux personnes d’origine étrangère afin de traiter des dossiers de renouvellement des cartes de séjours, ou des demandes d’autorisation de sortie du territoire. Ce ne sont pas des voleurs, la quasi-totalité d’entre eux sont en situation régulières et pourtant l’accueil qui leur est réservé est indigne.
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il gèle ils attendent devant la Préfecture depuis la veille, y passant la nuit entière pour obtenir dans le meilleur des cas le sésame leur permettant un traitement de leurs dossiers.
Les interventions des associations, des parlementaires, des citoyens, les reportages nombreux relatant cette situation honteuse à la télévision, dans les journaux, sur le web n’ont pas modifié d’un iota la position du Préfet, représentant de l’Etat Sarkozyste sur ce scandale permanent.
UN RASSEMBLEMENT DETERMINE ET COMBATIF
C’est pour dénoncer cette situation ignoble qu’un rassemblement original s’est tenu devant la Préfecture de l’Essonne dès 6 heure du matin à l’appel de RESF, de la Ligue des Droits de l’Homme, de Act Up, de la CGT, de la FSU, de Solidaires et d’autres.
Cette initiative était soutenue par les Partis Politiques de Gauche et de nombreuses personnalités dont le Président du Conseil général de l’Essonne J Guedj.
Les militants syndicaux et du Parti Communistes étaient fortement représentés à cette initiative. Une forte délégation des Roms était présente et a assuré l’animation musicale.
Ce rassemblement autour des personnes étrangères en attente depuis la veille a permis le partage d’un petit déjeuner solidaire joyeux et en même temps empreint de sérieux devant cette situation sociale ubuesque et indigne.
Une délégation de principe a ensuite été reçue par des sous-représentants du Préfet sans résultats tangibles.
Dans toute l’Ile de France des actions similaires ont été mené en notant que certaines préfectures ont mis en place des dispositifs d’accueil plus humains.
Les militants présents étaent déterminés à continuer et amplifier ce mouvement d’indignation pour que ce scandale cesse.
Photos, texte et vidéo exclusif E-Mosaïque
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| Tags : préfecture, essonne, droits, dignité, étrangers, resf |
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17.11.2011
TRAVAIL DOMINICAL DANS LE CENTRE COMMERCIAL : LES SALARIES ET LES PETITS PATRONS DISENT NON !
Les conseillers municipaux d’Evry à l’exception notable des élus communistes et de quelques élus Verts, et plus surprenant d'élus de Droite en contradiction avec les positions gouvernementales pensaient en votant pour l’ouverture du centre commercial d’Evry que « l’affaire était entendue » et les salariés se soumettre à leurs bons vouloirs.
Il en est rien. Les salariés de l’enseigne Galeries Lafayette, les premiers à s’être exprimés ont dit NON à 95 % (59 contre 2). Les autres salariés dispersés dans plusieurs centaines de boutiques se sont largement exprimés en signant massivement la pétition proposée par la CGT demandant une consultation collective des 2200 salariés concernés conformément à la loi.
Les militants de la CGT ont tous été surpris par l’accueil favorables des salariés dont très peu sont pourtant syndiqués. Un journaliste du Parisien qui a accompagné les militants du Syndicat dans l’action menée pour proposer les pétitions en a témoigné dans un article publié ce 17 novembre.
Pire sans doute pour ceux qui ont proposé l’ouverture de ce centre commercial le dimanche des responsables de boutiques se sont exprimés clairement contre cette proposition. Ainsi une directrice d’un magasin d’habits pour femmes s’est exprimée ainsi dans le Parisien « Nous n’avons tout simplement les moyens d’ouvrir. Les baux vont augmenter, la masse salariale aussi. Tout ça pour quatre clients qui n’ont rien à faire le dimanche ». Un autre responsable de magasin précise : « Ces ouvertures dominicales vont diluer le pouvoir d’achat des clients. Ce qui est dépensé le dimanche ne l’est pas le samedi ou le lundi ».
Les élus communistes en échos à ces réactions vont continuer pour leurs parts à exiger l’annulation de la proposition de l’ouverture du centre commercial le dimanche.
Au Sénat Mme Annie David, sénatrice communiste de l‘Isère, présidente de la commission des affaires sociales a proposé un texte de loi afin de garantir de nouvelles protections et garanties aux salariés quant au travail dominical en renforçant la portée symbolique du repos dominical et en renforçant les droits des salariés qui travaillent le dimanche.
Ce texte dispose à son article premier que « Dans l'intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Aucune dérogation à ce principe n’est possible, à moins que la nature du travail à accomplir, la nature du service fourni par l’établissement ou l’importance de la population à desservir ne se justifie. »
Il précise par ailleurs que « Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle dérogation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement ».
Au conseil municipal d’Evry les élus communistes vont à nouveau interpeller le Maire pour exiger que la consultation collective des salariés soit respectée avant toute décision unilatérale. Ils vont continuer à proposer la signature d’une pétition contre l’ouverture du Centre Commercial le dimanche actuellement en ligne sur internet et massivement déjà signée.
Le secrétaire départemental de la CGT, Hervé Leblanc en conclusion de la journée d’action du syndicat a déclaré : "La vraie question c’est : Quelle société voulons nous ? Ce n’est pas un maire, un employeur ou un préfet qui doivent décider pour les salariés"
Texte et photos E-Mosaïque
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| Tags : centre commercial, dimanche, cgt, pcf |
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02.11.2011
TRAM TRAM ESSONNE / CONCERTATION ET REUNIONS
La concertation du 17 octobre au 2 décembre 2011
Durant toute la période de concertation, vous pourrez prendre connaissance du projet T Zen 4 et donner votre avis sur ses caractéristiques générales.
Moment privilégié d’information et de dialogue entre les porteurs du projet et le public, la concertation a pour objectif de vous présenter le projet et de recueillir votre opinion et vos suggestions.
Cette phase de concertation préalable sera suivie d’études complémentaires pour affiner le projet. Par la suite, une deuxième phase de dialogue avec le public se tiendra lors de l’enquête publique.
Pour vous informer :
- Des expositions en mairie ainsi que dans les lieux de vie des communes concernées
- Des documents d’information (dépliant et journal) dans les mairies, les lieux d’exposition et de rencontres
- Le site du projet www.tzen4.com
Pour poser vos questions et donner votre avis, 5 possibilités vous sont offertes :
- Remplissez et postez le coupon T attaché au dos du dépliant dédié au projet. Des dépliants sont à votre disposition en mairie, lieux de vie et sur les lignes de bus qui circulent près de chez vous.
- Participez aux réunions publiques
- Venez rencontrer les porteurs du projet à l’occasion des rencontres de proximité
- Contribuez en ligne en donnant votre avis via le formulaire en ligne
- Déposez votre avis sur les registres présents en mairie et lieux de vie des 6 communes concernées par le projet : Viry-Châtillon, Grigny, Ris-Orangis, Courcouronnes, Évry et Corbeil-Essonnes.
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| Tags : tram tram, essonne, t zen 4 |
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01.10.2011
ESSONNE : DES MAIRES PS POUR L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE
«Délimitation d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle sur le territoire de la ville d’Evry. » Ces obscurs termes techniques, votés au conseil municipal de la commune jeudi, dissimulent une révolution. Le centre commercial Evry 2, « à l’origine de la démarche », selon le député-maire PS de la commune, Manuel Valls (1), a de bonnes chances d’accueillir des clients le dimanche.
Tous les magasins, sauf Carrefour, sont concernés. Il ne manque plus aujourd’hui que l’aval du préfet. Mais pour tous les acteurs du dossier, l’ouverture est en très bonne voie. Les réactions sont partagées entre des clients qui sont Pour et des salariés qui son CONTRE.
Le groupe communiste, quelques Verts, ainsi que… l’UMP, ont voté contre la délibération. « C’est totalement inacceptable, s’indigne Christian Pigaglio, représentant du groupe PC au conseil municipal (3). Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues. »
30 à 40% du chiffre d’affaires
Pour Manuel Valls, il faut avant tout être « pragmatique ». « Nous sommes dans un secteur concurrentiel. Il faut donner les moyens au centre de résister », avance-t-il. La zone commerciale de la Croix-Blanche à Sainte-Geneviève-des-Bois, autorisée à ouvrir le dimanche, est notamment ciblée.
« Je me vois mal reprocher à Evry de vouloir ouvrir le dimanche », sourit Olivier Léonhardt, le maire PS de Sainte-Geneviève. Il prodigue cependant quelques conseils à ses voisins. « Nous vérifions que les lois sociales sont strictement appliquées. Si un magasin fait un écart, il ferme », explique l’élu. Hier, une bourse du travail a ainsi été inaugurée sur la commune. « C’est un outil de veille. Il faut être à l’écoute des syndicats et des salariés », précise Olivier Léonhardt. A Sainte-Geneviève, chaque dimanche, 70000 personnes se pressent dans les magasins, qui réalisent ce jour-là entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires.
Ces considérations économiques laissent de marbre Christian Pigaglio. « Le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Ce qui est dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine. Et l’on connaît très bien les pressions que font peser les patrons sur leurs salariés pour travailler le dimanche », martèle-t-il. Un problème que Manuel Valls assure avoir pris en compte. « Il y a incontestablement des risques. Nous serons vigilants », avance-t-il. Marianne Louis, adjointe au maire (PS), reste aussi « prudente ». « Cela peut être une chance en matière de création de jobs étudiants. Nous y veillerons », insiste-t-elle.
Les commerçants attendent désormais la décision de la préfecture. La chambre de commerce et d’industrie doit donner également son avis. « Nous regardons juste le caractère légal de la demande. Il n’y a pas de position idéologique. Si la loi est respectée, nous donnons obligatoirement notre accord », confie-t-on à la CCI. « Si le centre commercial veut ouvrir le dimanche, je le suivrai dans cette démarche », annonce Laurent Muller, le directeur de la Fnac d’Evry 2.
(1) - Après les maires socialistes de Ste Geneviève des Bois, de Villabé, c'est celui d'Evry qui se prononcent pour l'ouverture des centres commerciaux le dimanche
(2) - Dans le Parisien un habitant s'exprime ainsi : "L'ouverture le dimanche il est pour à 100 %, pas forcément pour faire des courses, mais pour se balader...et en plus l'hiver c'est chauffé...
Une salariée d'une enseigne de vêtement s'exprime ainsi : "Le dimanche, je m'occupe de ma famille. Mon fils, je le vois le lundi ?"
(3) Extrait de le déclaration du Groupe Communiste du conseil municipal d'Evry :
"Oui agir contre l’ouverture des centres commerciaux le dimanche c’est agir pour la dignité des salariés qui à 80 % sont des femmes, mères de famille, vivant dans la précarité et ne pouvant s’opposer à la demande des employeurs s’ils exigent d’elles le travail ce jour là sous peine d’un licenciement quasi-immédiat. Les femmes mères de familles seront obligées ainsi d’abandonner les enfants et leurs éducations ce jour-là. Décidemment le 08 mars est déjà loin.
Agir contre l’ouverture dominicale c’est aussi agir pour la dignité des consommateurs à qui le seul loisir proposé sera ainsi « la sortie dominicale culturelle » dans les temples de la consommation.
Le repos dominical doit rester un moment privilégié, un moment commun pour vivre ensemble, se consacrer à la famille, aux loisirs, aux sports, ou l’on peut faire ce qu’il nous plaît, même se reposer. Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues.
La proposition faite se justifie par la rude concurrence de la Zone Commerciale de la Croix Blanche à Ste Geneviève qui ne date pas d’aujourd’hui. Avec de tels justificatifs, après Evry et Villabé, en cascade, ce sont tous les centres commerciaux de l’Essonne et de l’Ile de France qui devront ouvrir le dimanche dans un premier temps, et ensuite ce sera (rêve de la droite), l’ouverture la nuit entière.
Tout cela se fera sans la création d’un seul emploi, bien au contraire. Les emplois seront transférés de la semaine au dimanche et en prime la suppression d’emplois sera décidé pour compenser les heures supplémentaires (si elles le sont) payées légalement aux salariés.
C’est une logique infernale qui va être mise en place pour une capacité de consommation globale à la baisse depuis plusieurs années et non extensible, même en cas d’ouverture le dimanche, le pouvoir d‘achat ne change pas.
11:03 Publié dans Actualités, Informations locales, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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01.09.2011
HOPITAL SUD FRANCILIEN : DEMISSION DU DIRECTEUR
Nous apprenons aujourd’hui la démission du directeur général du Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF), Alain Verret, dans une lettre adressée au personnel de l’établissement.
Ce départ forcé a tous les contours d’une mise à pied du directeur du site en raison de son opposition au groupe EIFFAGE pour leurs responsabilités dans le cadre des innombrables dysfonctionnements dans la construction du site unique, dont le coût s’élève aujourd’hui à la somme exorbitante de 1,8 milliards d’euros.
Alors que l’Hôpital relève 2 000 malfaçons constatées par huissiers sur le site, le groupe EIFFAGE réclamerait 100 millions d’euros supplémentaires pour l’ouverture du site. Pour avoir demandé des comptes au groupe EIFFAGE, le directeur général du Centre Hospitalier Sud Francilien a été rappelé à l’ordre par les plus hautes autorités de l’Etat.
En démissionnant, il a refusé d’accepter l’inacceptable : que l’Hôpital public paye les conséquences désastreuses du choix de confier la construction du site à un groupe privé totalement incompétent pour de telles structures. Comment avoir pu imaginer qu’un tel groupe ne privilégierait pas ses intérêts financiers au détriment de l’intérêt public ?
Comme dans l’affaire Tapie/Crédit Lyonnais, comme dans l’affaire EPR de Flamanville/Bouygues, Nicolas Sarkozy confirme par son intervention autoritaire qu’il fait passer les intérêts des grands groupes avant ceux du service public.
Autant d’éléments qui nous éclairent sur les raisons – et les conséquences -de la réunion des PDG des neuf grands groupes français lors d’un dîner désormais fameux le soir de l’élection du président de la République.
Seul élu à voter contre le projet du site unique et le Partenariat Public-Privé pour sa construction au début des années 2000, je me satisfais aujourd’hui que la raison l’emporte à travers ce nouveau scandale, et que les élus de gauche de notre territoire défendent le choix du droit à la santé pour tous face aux intérêts des groupes privés.
C’est dans cette perspective que me rendrai donc à la conférence de presse de Manuel Valls, ce jeudi 1er septembre à 17h, à l’Hôpital de Courcouronnes.
J’y défendrai trois propositions. Dans l’immédiat, la renégociation du loyer aux frais du groupe EIFFAGE. A moyen terme, la remise en cause du Partenariat Public-Privé dans l’exploitation du site. Enfin, l’association de l’ensemble de la communauté médicale et des usagers à la définition collectives des besoins du territoire en matière de santé publique.
Bruno PIRIOU, conseiller général PCF de Corbeil.
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05.08.2011
LE DRONES DE DASSAULT
En privilégiant le modèle israélien
du groupe Dassault pour équiper l’armée en avions sans pilote, Nicolas Sarkozy provoque l’incompréhension du concurrent EADS et la colère des militaires.
«J’ai des difficultés à comprendre ce qui s’est passé. Je ne comprends pas très bien pourquoi nous avons perdu. Est-ce à cause des capacités opérationnelles, du prix, du calendrier ? Nous ne savons pas. » Le 29 juillet, en marge de la présentation des résultats de son entreprise, le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, ne cachait pas son désarroi.
En annonçant « l’entrée en négociations avec la société Dassault Aviation en vue de fournir un nouveau système de drones en 2014 », le ministre de la Défense, Gérard Longuet, n’a pas seulement provoqué la stupéfaction du concurrent EADS, mais également la colère des militaires. Pour mémoire, trois projets étaient en compétition : l’achat de drones Reaper aux Américains (solution privilégiée par l’état-major des armées), une version améliorée de l’actuel drone Harfang, proposé par EADS, et le Heron israélien, construit par la firme Israel Aerospace Industries (IAI) et censé être adapté par Dassault pour les besoins de l’armée française.
En raison de la faiblesse française en matière de drones, les militaires déployés en Afghanistan sont actuellement largement dépendants de l’équipement américain. Le défaut d’assistance aérienne et de renseignement avait d’ailleurs été pointé du doigt lors de l’embuscade survenue au mois d’août 2008 dans la vallée d’Uzbin, qui avait provoqué la mort de dix soldats français, les pertes les plus élevées depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983 (58 morts attribués au Hezbollah et à l’Iran). La solution Dassault repousse à 2014 la livraison des fameux drones, soit l’année prévue… pour le retrait des forces françaises d’Afghanistan !
« Ce choix est criminel », s’exclame un officier supérieur membre du comité de rédaction de Défense (la revue de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale), sous couvert d’anonymat, « parce qu’il confie la sécurité de nos frères d’armes à un matériel qui n’a pas encore fait ses preuves.
Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient juste après le savon passé par le président de la République au chef d’état-major des armées – l’amiral Guillaud – suite à la mort des derniers soldats français en Afghanistan ».
Pour ce militaire, « les besoins opérationnels en liaison avec la protection de nos forces militaient objectivement pour le choix du Predator-Reaper. À l’évidence, d’autres considérations ont prévalu. La France fait cavalier seul, non pour des raisons opérationnelles, mais en raison de petits calculs politiciens à court terme ».
Inquiétudes sur l’avenir de la filière drone d’EADS
Certains officiers manifestent de l’inquiétude quant à l’avenir de la filière drone d’EADS : « Les conséquences humaines et la perte de la compétence acquise n’ont pas semblé émouvoir Gérard Longuet », s’étonne l’un d’entre eux. Ironie du sort, une version « francisée » du Reaper avait même été étudiée par EADS en 2008, rendant l’argument de la « souveraineté industrielle » brandi par Dassault pour le moins saugrenu.
L’option Dassault dans ce choix stratégique s’impose aussi dans un contexte qui laisse songeur. À quatre-vingt-six ans bien sonnés, le patriarche du groupe, Serge Dassault, sera encore tête de liste UMP pour sa réélection aux sénatoriales du mois de septembre. Le Figaro, fleuron du groupe de presse acquis par le « papyvore » juste avant son entrée au palais du Luxembourg en 2004, déploie ces dernières semaines des trésors d’imagination pour tenter de faire remonter Nicolas Sarkozy dans les sondages en vue de la prochaine présidentielle. Le 23 juillet dernier, trois jours après l’annonce de Gérard Longuet, mais au lendemain de la tuerie en Norvège, le quotidien de droite avait même osé faire sa une sur « les nouvelles ambitions de Sarkozy pour relancer l’Europe »…
Divine surprise pour Dassault
Évalué à environ 300 millions d’euros, le marché des drones est effectivement une divine surprise pour Dassault. Incapable de vendre son Rafale à l’international, il se positionne ainsi sur le marché mondial prometteur des avions sans pilote, évalué par les spécialistes entre 95 et 100 milliards d’euros pour les dix prochaines années (Le Canard enchaîné,
le 27 juillet 2011). « La partie n’est pas encore terminée », veut-on encore croire du côté d’EADS, qui cherche également à diversifier ses activités pour être moins tributaire des ventes d’Airbus : « Louis Gallois a vu Gérard Longuet pour lui demander des explications. Nous attendons son débriefing, mais en raison des congés, il ne devrait pas intervenir avant la fin du mois d’août. »
Deal en Libye du clan Sarkozy? Mediapart révèle que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, aurait travaillé entre 2005 et 2007 avec Ziad Takeddine, le marchand d’armes franco-libanais, déjà cité dans l’affaire Karachi. Alors directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur Sarkozy, il aurait conclu « des deals financiers » avec Kadhafi.
Un soupçon de corruption à haut niveau se précise lorsque le site révèle que Brice Hortefeux, autre proche de Sarkozy, aurait été en relation avec la Libye. Alors ministre délégué aux collectivités territoriales, il aurait œuvré pour la libération des infirmières bulgares contre la conclusion d’accords « dans le domaine de la sécurité, (de l’) immigration » et de la « modernisation de l’aviation militaire ».
Publié par l'Humanité
PS : Rappelons que Serge Dassault est sénateur UMP de l'Essonne et sera à nouveau candidat à ce poste
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22.03.2011
Pas résignés face aux suppressions de postes
Des milliers d’enseignants, de parents d’élèves et de lycéens ont à nouveau défilé samedi dans toute la France pour tenter de stopper la casse de l’éducation nationale.
Une simple pancarte : « Pas de résignation ». Finalement, ce jeune prof à la mine fermée a vu juste. Ce samedi, ils étaient encore des milliers – enseignants, parents, lycéens – à manifester dans toute la France pour refuser, une nouvelle fois, les 16 000 suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé 30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les 13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE).
« Il n’y a ni résignation, ni défaitisme, le secteur reste mobilisé », souligne Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa éducation.
Même détermination pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU : « Il faut stopper les suppressions pour que la rentrée prochaine puisse se faire dans d’autres conditions : pas plus de 25 élèves par classe, des dédoublements dans certaines disciplines, une formation des enseignants revue. » La principale fédération de l’éducation réclame, pour y parvenir, « un collectif budgétaire ».
Dans le cortège parisien, parti du jardin du Luxembourg, des enfants se tordent de rire à chantonner : « Éduquons : ce n’est pas un gros mot ! » Marylène Naud, elle, est venue avec ses amies du Snes-FSU de la Drôme. Entre 30 et 40 postes vont être supprimés dans les 51 collèges et lycées du département. « Tous les établissements et tous les niveaux sont concernés, résume cette prof de lettres au collège Armorin de Crest. Les lycées professionnels sont particulièrement touchés et le collège Revesz-Long va perdre une classe de Segpa, normalement réservée aux enfants en très grande difficulté scolaire. Je n’ai jamais connu une telle attaque sur l’éducation. »
Dans les rangs des manifestants, beaucoup dénoncent des classes surchargées ou encore les fermetures d’écoles rurales de moins de quatre classes. On croise également les profs de la filière technologique, touchée de plein fouet par la réforme du lycée. « On va supprimer 12 % des postes dans notre lycée à la rentrée 2011 », s’agace Daniel, prof de STI (sciences et technologies industrielles) au lycée Jean-Perrin, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Ce qui se profile, analyse l’enseignant, c’est tout bonnement la mort de la filière technologique.
Avec son manteau rouge vif, Vivianne, prof d’allemand au lycée parisien Bessières (17e), parle d’une profession déstabilisée : « Un collègue de Lille me disait que chacun, aujourd’hui, avait un peu peur pour son poste. Ces économies budgétaires créent une véritable insécurité. »
Des milliers dans les rues
À Paris, le cortège a réuni 5 500 personnes, selon la police, 12 000, d’après la FSU, derrière une banderole réclamant une « autre politique » dans l’éducation.
À Toulouse, entre 1 500 et 2 200 personnes, selon les sources, sont descendues dans la rue. Ils étaient entre 1 200 et 3 000 à Lyon, 1 100 et 1 500 à Bordeaux, entre 950 et 2 000 à Besançon, entre 800 et 1 500 à Clermont-Ferrand, entre 850 et 2 000 à Rennes, entre 600 et 1 000 à Strasbourg, ou encore entre 500 et 1 000 à Aix-en-Provence.
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| Tags : école, manifestation, fsu |
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04.03.2011
POSTE BONDOUFLE : LES RAISONS DE LA COLERE
A l’appel de tous les syndicats plusieurs centaines de personnes ont participé à un rassemblement pour dire NON à la fermeture annoncée du Centre de Tri de Bondoufle et la suppression de 370 postes.
En 2004, la Poste avait décidé de procéder à une refonte globale de la chaîne de traitement du courrier avec l’objectif d’augmenter sensiblement la productivité, de prendre en compte l’ouverture à la concurrence définie par les traités européens, de satisfaire les actionnaires et sa privatisation engagée malgré le refus exprimé par plus de 2 millions de personnes dans le cadre d’un référendum.
13000 emplois dans le métier courrier ont été ainsi supprimés depuis 2005. C’est dans ce contexte que la direction de la Poste veut fermer ce centre de tri début 2012.
Les conséquences comme l’ont rappelées les organisations syndicales seront dramatiques pour le département d’un point de vue économique, pour l’emploi, pour le service public qui sera détérioré.
Le Sénateur communiste Bernard Véra a rappelé que « ce centre permet actuellement une distribution de proximité satisfaisante du courrier dans les bureaux situés sur un territoire essentiellement rural ».
Pendant ce rassemblement de nombreux postiers ont témoigné dans quelles conditions inhumaines la direction de la Poste traitait ce dossier imposant pression, stress, chantage, harcèlement pour reclasser dans les meilleurs cas ces agents d’office loin des domiciles, méthodes relevant d’un côté bestial. Les femmes, avec leurs enfants sont les plus exposées à ces méthodes indignes.
De nombreux élus, tous de gauche, ont apporté leur soutien à cette manifestation. Tour à tour sont intervenus les représentants des Verts, du PS, du NPA, du Parti communiste.
Manuel Valls député et maire d’Evry a annoncé qu’une motion de soutien sera proposée à l’occasion du prochain conseil municipal.
Christian Pigaglio, conseiller municipal communiste d’Evry s’est exprimé en indiquant notamment que c’est tout le service public qui est aujourd’hui mis en cause.
L’absence des représentants de la droite et des élus UMP de Bondoufle, Lisses, Courcouronnes pourtant directement concernés a été noté par tous.
Ce rassemblement s’est terminé par une appel à une manifestation entre la Poste centrale d’Evry et la Préfecture le 24 mars
Article, photos exclusifs E-Mosaïque
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28.12.2010
L'emploi reste la priorité des Français
L'emploi reste le sujet majeur d'inquiétude des Français en 2010, devant les questions des retraites et de la santé, selon le baromètre TNS-Sofres/Covéa/La Croix .
1 - CHOMAGE ET EMPLOI
Le chômage et l'emploi arrivent ainsi en tête des préoccupations pour 74% des Français en moyenne sur l'année 2010 (contre 75% en 2009 selon le précédent baromètre). Une inquiétude plus marquée chez les 18-24 ans (81%), les employés (77%) et les ouvriers (82%).
2 - LES RETRAITES
Le financement des retraites, dont l'âge légal a été reporté de 60 à 62 ans cette année, est le second sujet de préoccupation pour 53% des personnes interrogées, les Français les plus âgés étant les plus inquiets (54% des 50-64 ans, 60% des plus de 65 ans).
3 - LA SANTE
En troisième position, la santé et la qualité des soins constituent une source d'inquiétude pour 52% des Français (55% des 50-64 ans, 56% des plus de 65 ans), alors que le gouvernement compte s'atteler à la réforme de la dépendance.
Parmi les autres sujets de préoccupation figurent aussi l'école et l'enseignement (41%), la thématique de l'environnement et de la pollution (36%) et la sécurité des biens et des personnes (22%).
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