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07/05/2019

Européennes 2019 : Ian Brossat, communiste new-look

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La tête de liste du PCF aux européennes réussit sa campagne, sur le terrain et dans les médias… mais reste scotchée à 3 % dans les sondages.

C’est l’une des révélations de cette campagne des européennes. Ian Brossat, la tête de liste communiste, prend la lumière comme personne au PC depuis Georges Marchais. « C’est bien pour notre parti et pour le débat politique en général », se réjouit-on Place du Colonel-Fabien. Certes, les sondages sont loin d’être aussi brillants : le communiste, 39 ans depuis quelques jours, n’est même pas crédité des 3 % indispensables pour un remboursement de ses frais de campagne.

Malgré les meetings et les réunions qu’il enchaîne depuis plusieurs semaines. « Si Ian réussit à franchir ce seuil et à plus forte raison les 5 % nécessaires pour conserver des sièges au Parlement de Strasbourg, alors il sera promis à un avenir de premier plan au sein du parti », affirme Stéphane Peu, un briscard du PC et député de Seine-Saint-Denis.

Dans les débats diffusés par les télés et les radios, le conseiller de Paris défend avec brio des notions aussi arides qu’une clause de « non-régression sociale », un smic européen ou le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale. Mais Brossat a aussi le sens de la formule. « Nathalie Loiseau, c’est un peu la Richard Virenque de la politique, elle a été candidate à l’insu de son plein gré », lance le communiste à propos de la présence de sa rivale, en 1984 à Sciences Po, sur une liste d’extrême-droite.

Même l’opposition parisienne le loue

Surtout, Brossat préfère la démonstration à la polémique, le débat à l’anathème. « Dans la période de grande confusion que vit la gauche, le parti communiste peut devenir un repère, analyse cet ancien professeur, agrégé de lettres, spécialiste de littérature américaine. Nous sommes là depuis des décennies sans jamais, contrairement à d’autres, changer tous les quatre mois d’idées ou de nom », vante Brossat qui, entré au parti à l’âge de 19 ans, y a « passé plus de temps dedans que dehors ». « Il faut nous juger sur ce que l’on fait localement et non sur ce qu’on disait dans les années 1970 », insiste l’adjoint au maire de Paris, en charge du logement.

Car la « Brossat touch » c’est l’affirmation d’une ligne réaliste face aux idéologues. La lutte contre Airbnb accusé de favoriser l’envolée des loyers, l’installation d’un centre d’hébergement pour SDF dans le très bourgeois XVIe arrondissement parisien… « Aujourd’hui, les gamins du centre vont dans les clubs de hockey sur gazon jouer avec les enfants des familles du quartier », se félicite-t-il.

Même l’opposition parisienne le loue. « Ian Brossat est porteur d’un idéal communiste qui passe, par exemple, par une politique de préemption à laquelle je m’oppose. Mais cet idéal, il veut le traduire dans le réel. Cela lui donne sa force », reconnaît Pierre-Yves Bournazel, député centriste et conseiller de Paris.

« Notre banque, ce sont nos militants ! »

Une forme d’engagement qui ne fait pas l’unanimité au sein de son parti. « Ian incarne une génération plus communicante qu’idéologue, tacle Stéphane Peu. Après tout, dans une époque où les certitudes ont vécu, la plasticité est peut-être un atout. » Chez les Insoumis, les critiques sont encore plus cinglantes. « Je ne comprends pas le choix de Brossat comme tête de liste. Il a été porte-parole d’Anne Hidalgo et reste son soutien. Il participe à Paris à un exécutif avec des soutiens de Macron. Son discours évolue donc selon les circonstances et ses intérêts », s’étrangle le député Alexis Corbière, un proche de Mélenchon.

Ce timide, à l’allure plus bobo que prolo, vivant avec le même compagnon depuis dix-huit ans, conserve la foi du charbonnier. « Si je n’avais pas été communiste, je serais peut-être croyant », confie ce petit-fils d’un médecin juif polonais qui, pour fuir les camps nazis, s’était engagé dans l’Armée rouge avant d’immigrer en 1947 à la naissance de l’État d’Israël… où il fut ensuite emprisonné vingt ans pour espionnage au profit de l’URSS.

« C’est mon grand-père qui m’a insufflé le sens du combat, explique Brossat. Je voue une reconnaissance infinie aux communistes qui l’ont sauvé. » La tête de liste aux européennes nourrit de grandes ambitions pour son parti. « C’est un parti de gens désintéressés qui grâce à leurs cotisations, au reversement par les élus de leurs indemnités, lui permettent d’être encore là. Notre banque, ce sont nos militants ! Je veux contribuer à ce que le parti communiste retrouve une place dans le paysage politique. Il le mérite. »

Sources Le Parisien

27/04/2019

EVRY COURCOURONNES : LE SECOURS POPULAIRE UNE RUCHE SOLIDAIRE ET FRATERNELLE

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Ce samedi matin, le lendemain de la disparition de son Président Julien Laupretre, les militants du Secours Populaire d'Evry Courcouronnes sont émus mais toujours présents dans leur local situé au centre de la ville 509 Place des Térrasses, et c'est sans doute le plus beau hommage donné après la disparition de celui-ci.

SPF file attente2.jpgUne file interminable de personnes sont ici présentes pour bénéficier des aides alimentaires indispensables ce samedi. La nourriture distribuée vient des réserves attribuées par la communauté européennes, des subventions accordées par les collectivités dont le conseil département et la Municipalité.

La Municipalité d'Evry Courcouronnes qui apporte des aides importantes aussi à des associations humanitaires comme les Restaurants du Coeur, l'Epicerie sociale financières et d'intendances.

Plus de 300 sont venus aujourd'hui parmi les 1000 inscrites en fonction de critères financiers pourtant rigoureux. La fermeture annuelle des restaurants du cœur amplifie la venue de nouveaux habitants de la ville. Toutes les semaines des dizaines de nouvelles inscriptions sont enregistrées et donnent des inquiétudes aux bénévoles du secours Populaire.

Ces personnes inscrites sont retraités, étudiants, femmes isolées, ou couples avec où sans enfants.

Les allocataires du Secours Populaire sont aussi accueillis le lundi matin et le mardi après midi.

SPF Hayet2.jpgLes bénévoles du Secours Populaire sont des dizaines présents ce jour, toujours avec le sourire et un dévouement sans limite et particulièrement bien organisés pour pour pouvoir accueillir au mieux toutes et tous.

Fatima est là, la présidente, avec bien d'autres venus de tous les quartiers de la ville comme cette jeune étudiante Hayet venue de centre ville qui a bénéficié pendant 2 ans de l'aide du Secours Populaire et qui aujourd'hui est devenue à son tour bénévole au service des plus humbles.

SPF bénévole2.jpgIgnace s'active pour servir aussi cette file interminable. Il vient du quartier des Pyramides. Citoyen très engagé il est Président du conseil citoyen de ce quartier populaire de la ville et tient à venir tous les samedi ici aider ses amis.

Cette véritable ruche humaine solidaire s'active ainsi toute les semaines grâce à des gens qui se considèrent ordinaires mais qui dans les faits formidables et exceptionnels.

Julien Laupretre, son action, son combat sont ici et partout ailleurs toujours vivants.

Ecoutez aussi en cliquant sur cette ligne Fatima et Ignace qui s'expriment sur le Secours Populaires, interview réalisé par Radio Evry Courcouronnes 91 IDF }}}

24/04/2019

Hôpital. Un moratoire contre les réorganisations

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La grève gagne du terrain à l’AP-HP. Vendredi, urgentistes et soignants toutes catégories ont dit non aux suppressions de postes et aux fermetures de services.

Martin Hirsch, le ­directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), n’en a pas fini avec la grève. Celle des services d’urgence, lancée il y a tout juste une semaine par plusieurs organisations syndicales (CGT, FO et SUD aux côtés d’un collectif interurgence), s’apprête à franchir le périphérique.

Les soignants de l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis) sont en effet en grève depuis ce matin. Ils ont été précédés par ceux du plus grand service d’urgence pédiatrique de France, celui de l’hôpital Robert-Debré, situé au bord de la grande ceinture parisienne. Vendredi, l’ensemble des salariés de l’AP-HP étaient appelés à se mobiliser pour soutenir les revendications des urgentistes et contre le projet de « nouvelle AP-HP », une réorganisation d’ampleur du premier centre hospitalo-universitaire européen, lancée par son directeur général, Martin ­Hirsch.

Les sept syndicats de l’Assistance publique appelaient ensemble – ce qui n’avait pas été le cas depuis longtemps – à une journée de manifestation devant le siège de l’AP-HP, où se tenait une réunion du conseil de surveillance. Ils ont exigé un moratoire sur toutes les réorganisations, les suppressions de lits et de postes. Selon un référentiel professionnel, il manque 700 postes aux urgences pour assurer la sécurité totale des patients.

Menaces sur 1 200 lits de long séjour gériatrique

« Martin Hirsch veut recentrer l’AP-HP sur Paris et sur les services hyperspécialisés en se débarrassant de la gériatrie, des lits des unités de soins de longue durée et du handicap », dénonçait, vendredi, Christophe Prudhomme (Usap-CGT). Y ajoutant l’annonce de la suppression de 1 000 postes par an durant cinq années dans le cadre du plan de « retour à l’équilibre » de l’AP-HP. Si la « nouvelle AP-HP » n’a pas pour vocation, au moins officiellement, de combler les 200 millions d’euros de déficit de ­l’établissement (chiffre de 2018), les regroupements et mutualisations envisagés devraient à coup sûr contraindre les hôpitaux et leurs services à un nouveau tour de vis.

La nouvelle AP-HP devrait être constituée de six groupes hospitalo-universitaires en lieu et place des 12 groupes hospitaliers chapeautant les 37 établissements du plus grand CHU d’Europe, où sept millions de malades sont soignés chaque année. Ceux-ci bénéficieraient d’une large autonomie. Sauf les deux structures situées hors des murs de la capitale (le groupe hospitalo-universitaire Paris Seine-Saint-Denis et Henri-Mondor-Val-de-Marne). « L’hôpital Henri-Mondor sera-t-il rattaché à l’un des groupes hospitaliers de territoires existants hors de l’AP-HP ? » s’inquiétait dans un communiqué le syndicat SUD de cet établissement du Val-de-Marne, craignant que les salariés séparés du vaisseau amiral n’y perdent leurs droits et leur statut.

Dans le cadre de sa réorganisation, l’AP-HP envisage de supprimer 1 200 lits de long séjour gériatrique dans l’ensemble de ses hôpitaux, alors que les besoins sont en expansion. Moins médiatisé que celui des urgences, le personnel AP-HP de l’hôpital Émile-Roux de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) est en grève depuis le 17 février. Ses salariés s’opposent à la disparition de 150 lits de soins de longue durée (SLD) et de 200 postes. Dans le département voisin, la Seine-Saint-Denis, 179 lits de SLD sont menacés à l’hôpital René-Muret situé à Sevran. Pourtant, en Île-de-France, l’Agence régionale de santé estime qu’il faudrait créer 30 à 50 % de places supplémentaires. Les soignants s’étaient réunis en assemblée générale la semaine dernière, résolus à ne pas laisser faire.

11:25 Publié dans Actualités, Informations locales, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : greve, urgence, hôpitaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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