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02/07/2017

RADIO EVRY AU COEUR DE L'ACTUALITE LOCALE

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Radio Evry NOUVEAU !

Chansons Rouges Mosaik Radio a le plaisir d’accueillir Radio Evry qui va diffuser l'actualité locale avec des entretiens exclusifs avec des responsables politiques, associatifs, des habitants, la diffusion de chroniques et de la musique succès de hier, et nouveautés d'aujourd'hui.

Retrouvez Radio Evry tous les jours de 21h à 22h, le samedi de 11h à midi et le jeudi de 16h à 17h. Retrouvez aussi une sélection des entretiens le dimanche de 13h45 à 14h et le mercredi de 19h30 à 19h45 et aussi dans les journaux de lundi et les Tops Magazines du jeudi

02/11/2015

Régionales : le Front de Gauche voit son programme comme un "bouclier"

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Le Front de gauche a présenté lundi 2 novembre, son programme comme un "bouclier" social et écologique pour les élections régionales en Ile-de-France, revendiquant son rôle "d'opposition de gauche".

Dans cette perspective, le Front de gauche propose un passe Navigo gratuit pour les jeunes et les chômeurs et à tarif unique (35€) pour les seniors. Il promet de doubler le nombre de RER B avec l’achat de 800 rames et d’augmenter de 20% le nombre de bus d’ici à 2020. Il veut, de plus, mettre en place des « arrêts à la demande » dans les zones rurales et pour les bus de nuit.

5 000 chauffeurs de bus supplémentaires

Autre mesure phare : la promesse de 10 000 embauches, dont 5000 chauffeurs, 2000 chargés de maintenance et de 3000 personnes pour « humaniser les lignes ». Objectif, explique-t-on au Front de gauche : augmenter le nombre de personnel présent dans le métro ou dans les bus de nuit, notamment pour sécuriser les lignes. « On n’améliorera pas la vie des Franciliens, si on n’améliore pas les transports », plaide Pierre Laurent, par ailleurs certain qu’il s’agit-là « d’un facteur de développement économique ».

De manière générale, le chef de file du Front de gauche en Île-de-France promet un projet estampillé « haute qualité de service public ». « Le temps n’est pas à freiner les politiques publiques, il faut au contraire les accélérer », défend-il. Une ambition qu’il compte financer par une réorientation de la fiscalité (il propose notamment une augmentation de la taxe sur les logements vacants) et par « la création d’un fonds régional qui permette de faire du crédit moins cher ». « Nos propositions nécessitent de remettre en cause les mesures budgétaires qui contraignent les collectivités locales », reconnaît-il par ailleurs.

Construction et logement

Autre grande priorité du Front de Gauche, la relance de la construction avec un objectif de 100 000 logements par an dont la moitié en logements sociaux. Par densification urbaine, précise le programme. Le Front de Gauche veut aussi "changer d'échelle" pour la rénovation thermique, trop lente à ses yeux avec seulement 500 à 1000 logements rénovés par an. Tout ceci devrait, espère le mouvement, permettre la création de 150 000 nouveaux emplois non délocalisables.

Côté financement de ses promesses, le Front de gauche veut "'attaquer l'État en justice car il doit à la Région 1,7 milliard d'euros non compensés pour les transferts de compétences". Il compte aussi recourir à l'emprunt et veut se battre (auprès du Parlement et du gouvernement) pour obtenir la hausse ou  la création de diverses taxes sur les bureaux ou logements vacants, sur les parkings de centres commerciaux etc...

"Nous sommes la liste qui peut garantir une vraie politique de gauche", a assuré Pierre Laurent, insistant sur les "mots clé" du programme "égalité, écologie, dignité, citoyenneté".

Sources : Le Parisien, FR3

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27/10/2015

Malek Boutih contre « la République en actes »

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Communiqué de Philippe RIO, maire de Grigny, mardi 27 octobre 2015

Lors du comité interministériel intitulé « Égalité et Citoyenneté : la République en actes » qui s’est tenu aujourd’hui aux Mureaux, le Premier ministre a rappelé la nécessité « de transformer la ville, d’améliorer concrètement les conditions de vie de millions de nos concitoyens », en soulignant que l’État « ne réussira pas sans le concours, sans l’adhésion, sans la confiance des premiers concernés : les habitants, les associations, les élus ». Ces propos qui visent à créer une nouvelle dynamique, s’appuient sur la confiance et le respect. A l’évidence, les déclarations faites la veille par Malek Boutih, député de l’Essonne, sur BFMTV s’opposent à cette vision.

Interrogé sur la situation dans les banlieues dix ans après les émeutes, le député a affirmé : « Je pense qu’il y a un toboggan dans lequel on est installé depuis plusieurs années qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant ces quartiers produisent des terroristes. C’est donc extrêmement différent, dix ans après ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes ». De telles paroles qui établissent un lien entre des territoires et une dérive terroriste - et qui auraient tout aussi bien pu être prononcées par Marine Le Pen tant elles sont stigmatisantes - trahissent une profonde erreur d’analyse.

Depuis les fusillades à Charlie Hebdo et à l’épicerie cachère, trois attaques ont eu lieu sur le sol français : en février contre des militaires à Nice, en juin contre une usine de produits chimiques dans l’Isère, en août à bord du Thalys. Deux autres projets d’attentat connus ont été déjoués : au mois de juin contre une église à Villejuif, un autre en juillet contre une base militaire. Ces actions terroristes ont toutes donné lieu à des arrestations.

Un examen attentif des profils de ces auteurs révèle une diversité de leurs origines et de leurs situations sociales. En outre, rien ne permet d’établir l’existence d’un lien entre le fait d’avoir grandi ou d’avoir vécu dans un quartier populaire et celui d’être coupable de comportements terroristes et criminels. C’est une simple question d’honnêteté intellectuelle. Ces quartiers sont des lieux de réussite professionnelle, artistique, sportive, familiale et citoyenne, des espaces de solidarité et d’innovations où, comme l’a fait remarquer le Premier ministre : « il y a de nombreux talents et une soif de réussir ». Cette réalité est superbement ignorée par un député qui a fait de la provocation et du buzz médiatique son seul moyen d’exister.

Sa nouvelle sortie digne du café du commerce jette une forte suspicion sur une catégorie de citoyens. Dix ans après les émeutes de 2005, les habitants des quartiers populaires se seraient bien passés de telles déclarations qui les condamnent à subir encore de plus fortes discriminations à l’adresse. Comment ensuite aller postuler à un emploi, faire une demande de logement ou de prêt bancaire avec une adresse à La Courneuve, la Grande Borne ou au Val Fourré ? Malek Boutih condamne chaque jeune de ces quartiers à être considéré comme un terroriste potentiel.

Ces déclarations irresponsables sont, une fois de plus, autant d’insultes aux citoyens qu’il est censé représenter. En désignant un « ennemi de l’intérieur », elles fracturent la cohésion sociale et fragilisent le pacte républicain.

Philippe RIO, maire de Grigny

 
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