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26/03/2019

Loi Blanquer : l’avenir des directeurs d’école inquiète / Nantes première ville à s'opposer au projet

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Le projet de loi Blanquer permet des rapprochements entre collège et écoles d’un même secteur. Certains y voient la disparition programmée des directeurs d’école.

La contestation contre le projet de loi Blanquer n’en finit pas de gonfler, sur le terrain, du côté des enseignants, mais aussi chez les parents d’élèves. Une manifestation, notamment, est prévue ce samedi à Paris, à l’appel de plusieurs syndicats et d’associations. Ils s’inquiètent d’une disposition qui donne aux collectivités la possibilité de créer des « établissements publics des savoirs fondamentaux » (EPSF) regroupant autour d’un collège plusieurs écoles d’un bassin de vie, avec une direction unique.

Physiquement, les écoles pourraient être maintenues, ou bien déménager dans l’enceinte du collège, selon les situations locales. «On ouvre simplement une possibilité juridique, pour favoriser les liens entre écoles et collèges », veut rassurer Cécile Rilhac, députée LREM à l’origine de l’amendement.

Mais chez les opposants au texte, on craint que la mesure aboutisse à terme « à la suppression des directeurs d’écoles » dans les zones concernées, selon Francette Popineau, la porte-parole du principal syndicat enseignant, le Snuipp. « On risque de perdre beaucoup en proximité, entre les parents et l’école avec cette mesure », s’inquiète-t-elle, dénonçant une logique selon elle «avant tout budgétaire » plus que pédagogique.

Source Le Parisien

Nantes. Opposée à la loi Blanquer, la Ville ne regroupera pas écoles et collège

La maire, Johanna Rolland, a écrit au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour lui dire son opposition à un amendement à la loi sur l’école. Il prévoit la possibilité de regrouper des écoles primaires avec un collège, sous l’autorité d’un principal adjoint.

La majorité de gauche s’est montrée très claire, ce vendredi 22 mars, en conseil municipal. Il n’y aura pas à Nantes « d’établissements publics des savoirs fondamentaux ». Ces regroupements d’écoles primaires avec des collèges, sous l’autorité d’un principal adjoint, sont prévus dans un amendement de la loi Blanquer, votée ce mardi 19 mars, en première lecture à l’Assemblée nationale.

Or, la création de ces établissements nécessitera l’accord du recteur et des élus locaux. Vue l’opposition de la maire Johanna Rolland, qui a écrit sur ce sujet au ministre de l’Éducation, ils ne risquent pas de voir le jour à Nantes…

Sources Ouest France

17:39 Publié dans Actualités, Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loi blanquer, enseignants, opposition | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2019

Éducation. Le cauchemar de l’école fantôme d’Ivry-sur-Seine

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Un établissement du Val-de-Marne se voit refuser son classement en éducation prioritaire. Le prétexte ? L’absence de collège de rattachement. Une injustice que dénoncent aujourd’hui parents et enseignants.

Une situation identique que l'on retrouve dans de nombreuses écoles d'Evry Courcouronnes situées dans des quartiers comme le Canal, Parc aux Lièvres, Champtier du Coq, Champs Elysées...qui malgré leurs caractéristiques sociales ne bénéficient pas des dédoublements de classes parce qu'elles sont rattachées à des collèges non REP. Une absurdité !

Une école invisible, ça existe. Comme un fantôme, l’école Rosalind-Franklin, inaugurée à la rentrée 2014 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), vit un interminable cauchemar. Elle accueille des élèves de maternelle et primaire, on y travaille – plutôt bien du reste – mais elle demeure inexistante aux yeux de l’éducation nationale. Qui s’obstine, de manière incompréhensible, à refuser de lui reconnaître le classement en éducation prioritaire (REP) auquel elle devrait pourtant avoir droit. C’est une école fantôme donc, rebaptisée depuis ce matin « Rosalind-Fantôme » pour une journée d’action dont le point d’orgue devait être l’arrivée des élèves déguisés… en petits spectres, évidemment.

L’histoire commence en 2015. L’école ­Rosalind-Franklin est ouverte depuis la rentrée de septembre 2014, avec huit classes. Elle est située dans le quartier du port. Un quartier en pleine évolution, qui fait l’objet d’une zone d’aménagement concerté (ZAC) : « Un des plus gros chantiers d’Île-de-France, précise Stéphane Sayah, l’un des animateurs du collectif de parents d’élèves de l’école. Au début on nous a dit que le quartier allait se bonifier, qu’un nouveau collège allait ouvrir. » Deux mille logements sont sortis de terre. En quatre ans, l’école est passée de huit à vingt classes, et le collège promis est arrivé.

« C’est très injuste pour nos élèves »

Baptisé du nom de l’écrivaine algérienne Assia Djebar, il a été construit sur un terrain tout proche de l’école, celui d’une usine Philips où l’on fabriquait des lampes aux vapeurs de mercure pour l’éclairage public. L’usine a fermé, Philips est parti. Avant la construction du collège, des tests de pollution ont été faits dans les règles et le chantier a été lancé. Mais les travaux ont creusé plus profond que prévu et, à trois mois de l’inauguration officielle du collège, tout s’arrête. Le sol est pollué au mercure.

Des travaux sont lancés. Mais dépolluer un site avec un collège déjà construit dessus est infiniment complexe et très coûteux. Les travaux s’éternisent, à tel point qu’ils ne sont toujours pas terminés. Une procédure contentieuse serait d’ailleurs imminente, la Sadev 94 (société d’aménagement du Val-de-Marne), maître d’ouvrage, ayant l’intention de demander des comptes à Philips, l’ancien propriétaire du terrain. Reste que l’ouverture du collège a été une nouvelle fois repoussée : elle ne se fera pas avant la rentrée 2020… au mieux.

Le collège Assia-Djebar est donc un collège fantôme, et sa malédiction retombe sur l’école Rosalind-Franklin. Car, pour être classé REP, il faut un collège de rattachement. Ce rôle devait échoir au collège Assia-Djebar… qui ne peut le jouer. En attendant, les élèves de CM2 poursuivent leur scolarité au collège Molière – qui, lui, est classé REP. Mais rien à faire : officiellement, Molière n’est pas le collège de rattachement de Rosalind-Franklin. Il suffirait pourtant que l’administration le décide… La situation, ­absurde, ne se dénoue pas.

Parents et enseignants soulignent que l’école affiche toutes les caractéristiques de l’enseignement prioritaire. « C’est un quartier où il y a eu la volonté d’intégrer 50 % de logements sociaux », poursuit Stéphane Sayah. La mairie, qui nous soutient, a aussi relogé là des populations venues d’une cité voisine, des familles d’origine rom en cours de stabilisation, des logements sociaux d’urgence, avec des enfants dont le français n’est pas la langue maternelle… » Une vraie politique sociale et d’accueil qui confère à cette école un profil exactement similaire à celui des deux autres écoles du quartier, classées REP.

« C’est très injuste pour nos élèves », relève Leïla (1), enseignante dans l’école. « Leurs copains sont scolarisés à 800 mètres d’ici, dans des CP à 12 ou des CE1 à 21 ou 22 élèves… Nous c’est 28 en CE1 ! » Pire : pour la rentrée prochaine, il est prévu jusqu’à 32 élèves en CP. Ce n’est pas tout : « Comme nous ne pouvons plus aller à Paris à cause du plan Vigipirate, poursuit l’enseignante, le Louvre propose des interventions dans les écoles… mais seulement les écoles REP ! Pour les déplacements en car, pour les réductions lors de certaines sorties, pour la piscine… nous sommes désavantagés. »

Pas de primes REP pour les profs, non plus. Quand une délégation parents et enseignants a été reçue fin février à la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), l’administration n’a pas trouvé cela étrange, allant jusqu’à justifier cette absence de primes : « On nous a dit que l’équipe ne s’engageait pas assez », raconte Leïla. « J’ai trouvé ce discours brutal et indélicat, s’indigne Stéphane Sayah. C’est une bonne équipe, plutôt stable. Mais, évidemment, on sent qu’ils s’essoufflent, il y a des arrêts maladie… »

« On ne veut rien lâcher »

À la DSDEN, contactée par nos soins, la ligne reste toujours la même : l’école a eu un traitement « bienveillant » en se voyant attribuer un maître en plus, et le taux d’encadrement serait « vraiment satisfaisant, proche de l’éducation prioritaire ». Mais pas question de donner des chiffres sur le taux d’enseignants ! Et, surtout, on botte en touche sur le refus persistant de classer l’école en REP.

Un déni qui, aux yeux des familles et des enseignants, justifie pleinement la « journée fantôme » d’aujourd’hui. Ce n’est pas faute d’avoir alerté jusqu’au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, par une missive envoyée le 20 février dernier. Restée lettre morte… Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 400 signatures. Et Leïla de conclure : « On ne veut rien lâcher. On veut obtenir ce à quoi nos élèves ont droit. »

(1) Le prénom a été changé.
 

12:08 Publié dans Collectvités locales, Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, ivry, rep | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/03/2019

MARCHE DU SIECLE POUR LE CLIMAT : 350 000 PERSONNES DANS 220 VILLES DONT EVRY COURCOURONNES

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Fin du monde, fin de mois, même combat": la "Marche du siècle" a été un succès samedi réunissant des centaines de milliers de manifestants à travers la France, qui ont dénoncé "l'inaction" contre le changement climatique mais ont aussi appuyé les revendications sociales de mouvements comme les "gilets jaunes".
Plus de 350.000 personnes dans 220 villes de France se sont rassemblées pour dénoncer l'inaction du gouvernement français face à la crise climatique et son cynisme vis-à-vis de la crise sociale", ont affirmé les organisateurs dans un communiqué.
Marche du siècle.jpgA Evry Courcouronnes plusieurs marches symboliques à l'initiative de Sabine Nagel conseillère municipale de Bondoufle (écoutez son interview en cliquant sur cette ligne}}}),  partis de Bondoufle, Lisses, Evry Courcouronnes ont convergé vers le lac d'Evry Courcouronnes.
 
Elles étaient plus de 200 à se rassembler ainsi dans la bonne humeur mais aussi avec gravité.
De nombreux élus d'Evry Courcouronnes étaient présents dont Daniele Valero Maire déléguée, Claude Maisonnave, Olivier Potokar. Diego Diaz représentait les élus communistes.
 
A Paris, sous le ciel ensoleillé de la capitale, une foule très dense a marché de la place de l'Opéra, bondée à la mi-journée, à la place de la République. Beaucoup de jeunes étaient là, dans une ambiance bon enfant. "On est plus chaud que le climat", pouvait-on lire sur des pancartes. Plusieurs cortèges s'étaient tout d'abord formés dans différents endroits de Paris, avec des mots d'ordre distincts: pour la biodiversité, "l'urgence sociale et climatique" ou le transport "vert".
 
Marche du siècle3.jpgMilitant écolologiste et réalisateur du documentaire "Demain", Cyril Dion a appelé à une "convergence avec les gilets jaunes" lors d'une conférence de presse au départ d'un des cortèges de la marche pour le climat. Selon lui, "la cause de la destruction des écosystèmes se trouve dans ce modèle économique".
 
Environ 140 organisations, de Greenpeace France à la Fondation Nicolas Hulot, avaient appelé à descendre dans la rue pour le climat, estimant qu'il est "temps de changer de système industriel, politique et économique".
 
Cet appel a été très suivi à travers le pays. Selon les préfectures concernées, 8.000 manifestants ont défilé à Montpellier, 6.000 à Rennes, 3.000 à Tours, 2.700 à Besançon ou 2.500 à Marseille.
Les jeunes avaient ouvert le bal vendredi, répondant en masse à l'appel de la jeune Suédoise Greta Thunberg. Ils étaient entre 29.000 et 40.000 à Paris, 168.000 à travers la France, selon l'organisation Youth for climate. "Il faut vraiment qu'il y ait un moment de basculement, un avant et un après", a espéré Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France.
 
Lors des précédentes marches pour le climat, nées après la démission de l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, plus de 15.000 personnes étaient descendues dans les rues de Paris. Depuis plusieurs mois, se multiplient des pétitions, actions et campagnes en ligne.
 
Et l'Etat est poursuivi par quatre ONG (Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France) pour "manquements" à son obligation d'action contre le réchauffement. Elles sont à l'origine d'une pétition qui a récolté plus de deux millions de signatures en moins d'un mois.
 
Les manifestants s'appuient sur les avertissements lancés par les scientifiques pour demander aux responsables politiques et économiques des actions plus radicales en faveur du climat et de la faune et flore sauvages. L'Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle et idéalement à +1,5°C, mais les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C.
 
Lorenzo Clément pour l'Humanité et Diego Diaz pour Mosaik Radios et les photos
 
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