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01/07/2019

Paris : Un QG souterrain de la Résistance ouvert pour la première fois au public

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Un abri souterrain / Image d'illustration © onajourney

Le Musée de la Libération ouvrira ses portes au public le 25 août prochain et ses espaces d’exposition commencent peu à peu à se dévoiler : parmi eux, un ancien abri de défense utilisé par la Résistance lors de la Libération de Paris !

Ce sera sans doute l’espace majeur du tout nouveau musée qui va ouvrir cet été dans le 14e arrondissement de la capitale : pour la toute première fois à Paris, un ancien abri souterrain de la résistance pourra être visité.

L’ouverture de ce nouveau musée est très attendue par les amateurs d’Histoire. Installé juste à côté des Catacombes au niveau de la place Denfert-Rochereau, il remplacera l’ancien Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – musée Jean-Moulin qui accueillait, jusqu’en 2018, les visiteurs sur le toit de la gare Montparnasse.

Ce nouveau musée (gratuit !) s’établira sur près de 2 500 m2 et nous permettra de découvrir l’histoire de la Libération de Paris, qui a eu lieu le 25 août 1944 et dans la semaine précédente, mais également de nombreux autres événements liés à la Seconde guerre mondiale à Paris : parmi eux, le travail de la Résistance parisienne ou encore le quotidien des Parisiens sous l’Occupation.

Mais le clou du spectacle sera sans doute l’ancien QG et abri de défense anti-aérien utilisé comme Poste de Commandement par la Résistance parisienne aux dernières heures de l’Occupation. Pour le découvrir, il faudra plonger à 20 mètres sous terre et descendre une centaine de marches ! On découvrira alors l’abri qui a accueilli le colonel Henri Rol-Tanguy (connu pour avoir mené la libération de Paris depuis l’intérieur de la ville) et une partie des forces françaises libres. C’est depuis cet endroit situé sous la place Denfert-Rochereau que la plupart des opérations ayant mené à la Libération de Paris, le 25 août 1944 ont eu lieu… Une grosse page de notre Histoire, donc !

Informations pratiques

Musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin
4, avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, 75014 Paris
Ouverture le 25 août 2019 – Gratuit

Les infos pratiques

Adresse: 4, avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, 75014 Paris
 
 

14/06/2019

Philippe Rio « Le sentiment d’abandon des habitants est toujours là »

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Quartiers populaires.  Alors que le ministre du Logement a réuni jeudi les acteurs politiques et associatifs des quartiers populaires, Philippe Rio, maire PCF de Grigny (Essonne), dresse un bilan critique de la politique de la ville menée par le gouvernement.

Le ministre du Logement, Julien Denormandie, a reçu jeudi les élus des quartiers populaires et les acteurs du monde associatif. L’occasion de faire un premier bilan, un an après le rejet brutal par le président de la République des propositions élaborées dans la concertation et retranscrites dans le plan Borloo.

Comment jugez-vous l’année écoulée en matière de politique de la ville ?

Philippe Rio Elle a démarré par un rendez-vous historique manqué entre la République et les quartiers populaires. Le rejet par le président Macron du plan de Jean-Louis Borloo a brisé un élan. Son élaboration avait reposé sur un consensus transpartisan sans précédent, regroupant les élus locaux et le milieu associatif. Une dynamique était en marche. Il avait aussi permis que pendant six mois on parle positivement de la banlieue. Tout d’un coup, le regard, y compris celui des médias, était inversé. Nous n’étions plus les boucs émissaires de la République, mais au contraire un lieu de solution et d’avenir. Cet élan-là a été brisé et cela se ressent dans la tentative de relance que fait le gouvernement.

Quel est, pour vous, le principal point noir de la politique mise en place ?

Philippe Rio L’angle mort, c’est l’emploi. Le chômage reste endémique. C’est l’échec majeur de ce gouvernement. Avec son approche dogmatique, il a tout misé sur l’entreprise. Créé les emplois francs, qui ne fonctionnent pas. D’ailleurs, ils en ont créé 5 800 au lieu des 40 000 espérés. De l’autre côté, avec la suppression des contrats aidés, ce sont 300 000 emplois qui ont été détruits en deux ans. Un plan social d’une violence extrême.

Le mouvement sportif français a été décimé, par exemple. C’est le premier à avoir été touché, suivi par le secteur sanitaire et social, puis les crèches, avec la disparition d’un quart des emplois dans les crèches associatives. Une double peine pour nos quartiers où on manque de places pour les tout-petits. Beaucoup de structures dépendaient des emplois aidés, comme les associations dans le secteur sanitaire et social, ou les maisons des services publics en zones rurales. Avec leur suppression, on a perdu deux ans sur la cohésion sociale.

Le gouvernement met en avant des mesures positives. Y en a-t-il ?

Philippe Rio Des choses ont bougé. La rénovation urbaine s’est remise en mouvement, après avoir été arrêtée pendant plus de deux ans. C’était une de nos revendications et, là-dessus, on a gagné. On s’est aussi fait entendre sur la question des copropriétés dégradées. Le gouvernement a pris des mesures qui accélèrent leur traitement. Il y a aussi un travail effectué, notamment avec les médias, pour modifier le regard sur les banlieues et montrer qu’elles ne sont pas synonymes de violences, d’islamisme et de trafic de drogue. Sur l’école, je suis plus partagé.

Il y a des mesures positives comme le CP et le CE1 dédoublés ou la création des cités éducatives, qui permettent de faire coopérer, les différents acteurs des tissus éducatifs. Mais il y a aussi la loi Blanquer, qui est un « Parcoursup de la maternelle à l’université ». Pour le reste, il y a le « plan de développement des compétences », pour lequel on demande 2 milliards d’euros pour les habitants des quartiers populaires. Mais il tarde à se mettre en place. Quant aux 15 millions alloués aux grandes associations, qui devraient être complétés par le grand plan pour les petites associations, il est très insuffisant pour compenser le 1,8 milliard d’euros que le secteur a perdu avec la disparition des contrats aidés.

Comment, selon vous, les habitants des quartiers ressentent-ils ces mesures ?

Philippe Rio Le sentiment d’abandon est toujours là. Les mesures prises sur la rénovation urbaine ou l’école sont structurantes. On nous dit qu’elles auront des effets dans cinq ans. Mais, concrètement, la vie des habitants aujourd’hui, c’est des boulots précaires, un accès aux soins ­compliqué avec des urgences qui fonctionnent mal, et l’annonce imprévue d’une hausse de 6 % des tarifs de l’énergie, qui est une catastrophe pour ceux qui se chauffent à l’électricité. Il y a une contradiction entre les mauvais coups qui sont portés ici et maintenant et les perspectives d’un renversement de situation à long terme.

03/06/2019

Football. À Évry-Courcouronnes, une Coupe d’Afrique des nations avant l’heure

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À Évry, des jeunes du quartier des Épinettes et des Aunettes ont décidé de créer leur propre Coupe d’Afrique des nations. Les joueurs, d’origine différente, se regroupent dans les équipes de leurs pays et s’affrontent pendant toute la compétition. De la VAR aux conférences de presse, tout est organisé.

Dimanche soir à Évry. Des cris de joie s’échappent du stade Jean-can Evry4.jpgLouis Moulin : le Congo vient d’ouvrir le score contre la Tunisie pour la troisième journée de la Coupe d’Afrique des nations. La vraie CAN ne démarre que dans trois semaines mais ici, elle bat déjà son plein et connaît un succès assez fou.

« À la base, c’était juste pour rigoler », explique Jawed, sélectionneur du Maroc. « Maintenant j’ai des Marocains du monde entier qui me suivent sur Snapchat », dit-il, caché derrière ses lunettes de soleil.Pour imiter le vrai tournoi, qui aura lieu du 21 juin au 19 juillet en Egypte, des habitants d’Evry ont eu l’idée d’organiser leur propre Coupe d’Afrique, surnommée la « CAN Epinetzo », contraction du nom des Épinettes et des Aunettes, deux quartiers cosmopolites de la ville.

Can Evry 7.jpgBien sûr, il s’agit d’un tournoi amateur, mais on prend les choses très au sérieux ici. Un hymne a été composé et un clip tourné pour l’occasion, des conférences de presse tournées dans un salon de coiffure sont diffusées avant les rencontres et les équipes disputent des matches de préparation entre chaque rencontre. Et en cas de contestation d’une décision arbitrale, on sort même l’assistance vidéo. Ou plutôt, on s’agglutine autour d’un téléphone portable qui a filmé la scène. Arbitrage, services d’ordre… « Tout est organisé par nous-mêmes. Chacun met la main à la patte », raconte Moussa, l’un des organisateurs, également coach du Mali. « On a lancé ça dans un délire mais ça a pris beaucoup d’ampleur », poursuit-il.

Niska, Drogba et Benzema Désormais à chaque match, entre 1000 et 2000 personnes font le déplacement pour s’enflammer pour leur équipe de coeur, et à chaque but marqué, c’est envahissement du terrain assuré. Maroc, Sénégal, Mali, Côte-d’Ivoire… presque toutes les communautés de la ville se sont mobilisées pour monter une équipe nationale et représenter leur pays d’origine. Les Dom-Tom ont également été invités à la fête et une équipe du « reste du monde » a été mise sur pied.

Can Evry1.jpg Un succès incroyable, largement dû aux réseaux sociaux, pour ce qui n’était au départ qu’un simple tournoi entre amis. Relayée sur Instagram, Snapchat ou encore Twitter par le rappeur Niska, originaire de la ville, la compétition a rapidement fait parler d’elle. Les messages de soutien de grands noms du football, comme Karim Benzema, d’origine algérienne, ou l’Ivoirien Didier Drogba, ont aussi fait beaucoup pour la notoriété de l’événement.

Et les médias traditionnels ont suivi : « la semaine dernière, on se croyait en Ligue 1 tellement il y avait de caméras », sourit Moussa. « Ca a pris un élan qui nous dépasse. C’est agréable », ajoute Lambert Mendy, qui s’est improvisé sélectionneur du Sénégal et qui veut aussi mettre en avant les valeurs de cette CAN. « C’est un message de fraternité. On voudrait qu’à travers ce genre de tournois, on parle d’Evry en bien.

En organisant tout nous-même, on montre que les choses peuvent bien se passer dans un esprit fraternel », dit-il. Des tournois similaires ont fleuri dans d’autres villes de la région parisienne, comme à Mantes-la-Jolie (Yvelines), Créteil (Val-de-Marne) ou encore Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où les fumigènes étaient de sortie le week-end dernier. De quoi patienter avant le début de la véritable Coupe d’Afrique des nations.

Reportage écrit Ouest France, reportage photos exclusif Mosaik Radios, reportage audio France24 et Radio Evry Courcouronnes avec l'hymne de la CAN Evry d'Arzog à écouter sur Radio Evry ou en podcast sur le site de Mosaik Radios

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11:24 Publié dans Evénements, Informations locales, Loisirs, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : can evry 2019 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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