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24/04/2019

Hôpital. Un moratoire contre les réorganisations

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La grève gagne du terrain à l’AP-HP. Vendredi, urgentistes et soignants toutes catégories ont dit non aux suppressions de postes et aux fermetures de services.

Martin Hirsch, le ­directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), n’en a pas fini avec la grève. Celle des services d’urgence, lancée il y a tout juste une semaine par plusieurs organisations syndicales (CGT, FO et SUD aux côtés d’un collectif interurgence), s’apprête à franchir le périphérique.

Les soignants de l’hôpital Avicenne (Seine-Saint-Denis) sont en effet en grève depuis ce matin. Ils ont été précédés par ceux du plus grand service d’urgence pédiatrique de France, celui de l’hôpital Robert-Debré, situé au bord de la grande ceinture parisienne. Vendredi, l’ensemble des salariés de l’AP-HP étaient appelés à se mobiliser pour soutenir les revendications des urgentistes et contre le projet de « nouvelle AP-HP », une réorganisation d’ampleur du premier centre hospitalo-universitaire européen, lancée par son directeur général, Martin ­Hirsch.

Les sept syndicats de l’Assistance publique appelaient ensemble – ce qui n’avait pas été le cas depuis longtemps – à une journée de manifestation devant le siège de l’AP-HP, où se tenait une réunion du conseil de surveillance. Ils ont exigé un moratoire sur toutes les réorganisations, les suppressions de lits et de postes. Selon un référentiel professionnel, il manque 700 postes aux urgences pour assurer la sécurité totale des patients.

Menaces sur 1 200 lits de long séjour gériatrique

« Martin Hirsch veut recentrer l’AP-HP sur Paris et sur les services hyperspécialisés en se débarrassant de la gériatrie, des lits des unités de soins de longue durée et du handicap », dénonçait, vendredi, Christophe Prudhomme (Usap-CGT). Y ajoutant l’annonce de la suppression de 1 000 postes par an durant cinq années dans le cadre du plan de « retour à l’équilibre » de l’AP-HP. Si la « nouvelle AP-HP » n’a pas pour vocation, au moins officiellement, de combler les 200 millions d’euros de déficit de ­l’établissement (chiffre de 2018), les regroupements et mutualisations envisagés devraient à coup sûr contraindre les hôpitaux et leurs services à un nouveau tour de vis.

La nouvelle AP-HP devrait être constituée de six groupes hospitalo-universitaires en lieu et place des 12 groupes hospitaliers chapeautant les 37 établissements du plus grand CHU d’Europe, où sept millions de malades sont soignés chaque année. Ceux-ci bénéficieraient d’une large autonomie. Sauf les deux structures situées hors des murs de la capitale (le groupe hospitalo-universitaire Paris Seine-Saint-Denis et Henri-Mondor-Val-de-Marne). « L’hôpital Henri-Mondor sera-t-il rattaché à l’un des groupes hospitaliers de territoires existants hors de l’AP-HP ? » s’inquiétait dans un communiqué le syndicat SUD de cet établissement du Val-de-Marne, craignant que les salariés séparés du vaisseau amiral n’y perdent leurs droits et leur statut.

Dans le cadre de sa réorganisation, l’AP-HP envisage de supprimer 1 200 lits de long séjour gériatrique dans l’ensemble de ses hôpitaux, alors que les besoins sont en expansion. Moins médiatisé que celui des urgences, le personnel AP-HP de l’hôpital Émile-Roux de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) est en grève depuis le 17 février. Ses salariés s’opposent à la disparition de 150 lits de soins de longue durée (SLD) et de 200 postes. Dans le département voisin, la Seine-Saint-Denis, 179 lits de SLD sont menacés à l’hôpital René-Muret situé à Sevran. Pourtant, en Île-de-France, l’Agence régionale de santé estime qu’il faudrait créer 30 à 50 % de places supplémentaires. Les soignants s’étaient réunis en assemblée générale la semaine dernière, résolus à ne pas laisser faire.

11:25 Publié dans Actualités, Informations locales, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : greve, urgence, hôpitaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/04/2019

BANQUE CENTRALE TEXTE ECRIT ET JOUE PAR FRANCK CHEVALLAY A EVRY COURCOURONNES AU THEATRE DE L'EYGURANDE

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One man schow décapant interprété par Franck Chevallay sur un texte écrit par lui même et joué au théatre de l'Eygurande, quartier du Champtier du Coq, à Evry Courcouronnes devant un public nombreux est passionné après près de 100 représentations déjà effectuées dans toute la France

Banque centrale, de et avec Franck Chevallay, fait un sort à l’histoire de fous qu’est la finance.

Un bonhomme déboule sur la scène et s’écrie « Bonjour docteur ! ». À part un drôle de costume grisâtre qui, sous sa veste, fait vaguement penser à un pyjama, rien n’alerte au premier chef. Sauf que Franck Chevallay est fou. Enfin, joue au fou. Et le docteur, qui pourrait être le collectif du public, n’est de toute façon pas là pour soigner la grippe.

Auteur, metteur en scène et comédien, Franck Chevallay, assisté là d’Alexandre Zloto, situe l’action dans un hôpital psychiatrique. Sans permission de sortie. Un lieu bien approprié pour décortiquer l’histoire parfaitement folle du rôle et du pouvoir de l’argent, depuis la création de la monnaie, des billets de banque, des chèques… jusqu’à la crise aiguë du système qui frappe aujourd’hui.

Avec Banque centrale, c’est tout le système qui est ausculté derrière le paravent d’un humour salutaire. L’univers médical s’y prête. Notre patient circule dans les divers pavillons. Chevallay et Zloto expliquent : « Nous espérons donner aux spectateurs le bonheur de traverser une histoire qu’on a toujours crue absolument opaque, et qu’ils sortent joyeux d’y voir désespérément clair. »

Sans dévoiler ici tous les mécanismes, quand le malade se prend pour l’État, il découvre qu’il n’a « pas le droit d’emprunter à sa banque centrale ». Même blague quand il est l’Europe face aux banques, privées ou publiques. Et ce sont là des situations vraies, comme la trop fameuse affaire des subprimes, qui vaut, à elle seule, bien des bravos. Dans le rôle du banquier, le fou, résume : « J’avais prêté de l’argent qui n’existait pas pour acheter des maisons qui ne valaient plus rien à des gens incapables de rembourser. »

Le conte rejoint l’histoire avec un grand P… comme profits. Pour parvenir à ce résultat, Franck Chevallay a beaucoup lu de textes rébarbatifs, s’est documenté pour dénoncer la mécanique financière et les rapaces qui ont fait leur beurre avec la complicité de certains États et dirigeants politiques. On en connaît les conséquences désastreuses, en Grèce par exemple. Et ce sont toujours les moins riches qui payent l’addition, pas les gros bonnets.

Gérald Rossi, l'Humanité

Ecoutez sur Mosaik Radios un entretien exclusif avec Franck Chevallay en cliquant sur cette ligne


Banque centrale fait un sort à l'histoire de fous qu'est la finance. Bravos. L'Humanité
Astucieuse. D'une intelligence circonstancielle et irréprochable. Une pièce éducative, formatrice. Charlie Hebdo.
Franck Chevallay vaut son pesant d'or. C'est un vrai coup de coeur ! A voir jusqu'à inflation. Le taux d'intérêts est à 100%. Médiapart

 

18:42 Publié dans Evénements, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : franck chevallay, banque centrale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/03/2019

LA TOUR EIFFEL A 130 ANS

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C'est depuis la fin du 19ème que la Tour Eiffel s’élève dans le ciel de Paris (Elle fête ses 130 ans en cette année de 2019).

Symbole du pays, au départ cette œuvre n’était pas prévue pour durer. La date clé associée à l’Histoire de la Tour Eiffel est indéniablement l’Exposition Universelle de 1889.

Dans une France aux prises avec des difficultés politiques et économiques, et encore marquée par le souvenir de sa défaite face à l’Allemagne en 1870, s’impose l’idée d’une Exposition universelle capable de redresser le pays et de restaurer son prestige au regard du monde entier.

A l’occasion du centenaire de la Révolution française, un grand concours avait été organisé, qui avait pour objet la « possibilité d’élever sur le Champ de Mars une tour de fer, à base carrée, de 125 mètres de côté et 300 mètres de hauteur ». Sur les 107 projets, celui de Gustave Eiffel est retenu. Il avait à ses côtés Maurice Koechlin et Emile Nouguier comme ingénieurs et Stephen Sauvestre comme architecte.

Prévue à Paris en 1889, année du centenaire de la Révolution française, l’Exposition est tout entière dévolue au fer, et son « clou » est la tour haute de trois cents mètres dessinée par Maurice Koechlin et construite par Gustave Eiffel.

Durée de construction record

Il n'a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la Tour.

C'est une vitesse record si l'on songe aux moyens rudimentaires de l'époque. Le montage de la Tour est une merveille de précision, comme s'accordent à le reconnaître tous les chroniqueurs de l'époque. Commencé en janvier 1887, le chantier s'achève le 31 mars 1889. Gustave Eiffel est décoré de la Légion d'Honneur sur l'étroite plate-forme du sommet.

Débats et polémiques à l'époque de la construction

Avant même la fin de sa construction, la Tour était déjà au cœur des débats. Affublée de critiques par les grands noms du monde des lettres et des arts, la Tour a su s’imposer et rencontrer le succès qu’elle méritait.

 Tour Eiffel 1889.jpgL'exposition Universelle de 1889

Après divers pamphlets ou articles publiés tout au long de l'année 1886, les travaux avaient à peine commencé que paraît, le 14 février 1887, la protestation des Artistes.

Publiée dans le journal Le Temps, cette "Protestation contre la Tour de M. Eiffel" est adressée à M. Alphand, directeur des travaux de l'Exposition. Elle est signée de quelques grands noms du monde des lettres et des arts : Charles Gounod, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, François Coppée, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, William Bouguereau, Ernest Meissonier, Victorien Sardou, Charles Garnier et d'autres que la postérité a moins favorisés.

Les polémiques s'éteindront d'elles-mêmes à l'achèvement de la Tour, devant la présence incontestable de l'œuvre achevée et face à l'immense succès populaire qu'elle rencontre. Elle reçoit deux millions de visiteurs pendant l'Exposition de 1889.

Elle est aujourd’hui le monument payant le plus visité au monde, avec plus de 6 millions de visiteurs en moyenne chaque année.

 

17:35 Publié dans Actualités, Histoire locale, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tour eiffel, anniversaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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