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28/07/2018

EVRY : CAPITALE MONDIALE DES YAMAKASI

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“C’est ici que tout a commencé”: A Evry, ils sont une soixantaine à être venus du monde entier pour apprendre l’“art du déplacement” avec les “Yamakasi”, fondateurs de cette discipline rendue célèbre par le film de Luc Besson.

C’est dans cette ville de l’Essonne qu’est née la pratique, il y a plus de 20 ans. Sur la place qui entoure la cathédrale, une énorme bâtisse moderne en brique rouge, les stagiaires de la troisième édition d’“Evry move” s’élancent en courant, sautant à pieds joints d’un muret à l’autre, au rythme du groupe qui tape des mains.

Ils viennent des quatre coins du monde – 13 nationalités cette année – mais connaissaient pour la plupart les lieux, qu’ils ont vus sur les nombreuses vidéos publiées sur internet où l’on voit les Yamakasi escalader des statues, des parois d’immeubles ou s’élancer au dessus du vide d’un toit à l’autre.

“On a constaté que tous les ans, des pratiquants du monde entier venaient faire un pèlerinage ici, pour voir où tout avait commencé, se rendre sur les lieux mythiques, et essayer de rencontrer les fondateurs Yamakasi”, explique François Terrien, de l’Académie de l’Art du déplacement d’Evry.

Quatre des neuf “Yamakasi originaux” sont présents pour cette édition, dont Williams Belle, le plus jeune, qui avait 14 ans quand ce “groupe d’amis” a donné un nom à la pratique. D’abord “des jeux d’enfants” pour lui, un moyen de “se poser la tête” pour un autre fondateur présent : “dès que tu vas en hauteur, on t’embête pas”, explique Yann Hnautra, “le plus ancien” des Yamakasi à aujourd’hui 46 ans.

Contrairement à ce que laisse à penser le titre complet du film de Luc Besson – “Yamakasi, les Samouraïs des temps modernes – le nom ne vient pas du japonais, mais du lingala (une langue de la République démocratique du Congo), et signifie “esprit fort, homme fort“, explique Williams Belle.

Il avait 18 ans à la sortie du film en 2001. Lui et sa troupe avaient participé à la comédie musicale Notre-Dame-de-Paris, et à plusieurs reportages télé. “A chaque fois on disait qu’on aimerait bien faire des films d’actions, avec Luc Besson. Sa femme a vu un de ces reportages… il nous a appelés“. Ils sont “testés” par le producteur comme cascadeurs dans le film “Taxi 2“, puis le projet Yamakasi est lancé.

Dans le film, ils ont tous des surnoms – “l’araignée“, “zicmu“, “rocket“… “C’était une idée de Luc Besson, en vrai Yann, je l’appelle Yann“, sourit Williams Belle, en tournant la tête vers celui qui dirige une séance d’étirements avec le groupe, allongé au sol dans une ruelle à côté de la cathédrale.

Si le film “a super bien marché” et a permis “une reconnaissance internationale” de leur pratique – une dizaine d’autres académies ont ouvert dans le monde – la plupart des fondateurs vivent et enseignent toujours leur discipline en région parisienne.

yamakasi.jpgLe stage d’Evry, d’une durée d’une semaine, mêle entraînement physique, théorique, discussions avec les fondateurs du mouvement et visites des hauts lieux de la pratique dans le département, à Evry, Courcouronnes et Lisses.

Ils nous ont emmenés aux endroits où ils s’entraînaient au tout début, là où ils ont effectué leurs sauts les plus connus“, raconte Benjamin, informaticien de 41 ans, qui réalise “la chance” qu’il a de pouvoir s’entraîner avec les fondateurs mêmes d’une discipline.

John est originaire d’Australie. Evry, “c’est à peu près ce qu’il y a de plus loin de chez moi“, sourit-il. Il a découvert la pratique sur internet, a “regardé énormément de vidéos“. “C’est incroyable de rencontrer des gens très connus, mais ils sont en fait comme tout le monde et veulent juste partager leur expérience“, dit, essoufflé à la fin de son entraînement, celui qui “espère bien” revenir l’année prochaine.

Sources 24 MATINS

19:56 Publié dans Film, Radio Evry, Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : evry, yamakasi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/01/2012

CORBEIL : SORTIE NATIONALE DU FILM - LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE

C’est un film qui vous saisit, vous tient fermement du commencement à la fin. Et vous fait terriblement réfléchir ». Costas Gravas, réalisateur du film Z.

arcelcinema.jpgClin dœil au film et à lhistoire de la ville cest au cinéma Arcel de Corbeil sauvé grâce à la mobilisation des habitants de la ville et de certains de ses élus comme le conseiller général Bruno Piriou présent pour cet avant première que le film documentaire « les nouveaux chiens de garde » proposé par les amis du Monde Diplomatique, a été présenté pour la première fois au public en France. A loccasion la salle était archicomble, de nombreux spectateurs étaient invités à revenir à dautres séances.

Le titre du film « les nouveaux chiens de garde » est tiré de louvrage de Paul Nizan écrit en 1932 qui dénonçait les philosophes qui à lépoque sous couvert de neutralité garantissaient la perpétuation de lidéologie bourgeoise.

nouveaux-chiens-de-garde-big-01.jpgAujourdhui, les nouveaux chiens de garde se sont ses journalistes (une poignée mais présents partout), ses économistes de la pensée unique (dont on affichent les titres universitaires mais jamais leurs présences dans les conseils dadministration des grandes entreprises quils servent, comme les chiens servent leurs maitres), les « experts » incapables de prononcer une phrase si quelques mots comme « réforme, austérité, crise » sont enlevés. Ses chiens de garde sont imbibés dans un monde restreint où personnalités politiques, économiques se retrouvent, vivent ensemble, se congratulent, aboient en saluant et proposant un système économique libéral unique où deux choix sont possibles celui de laustérité et celui de laustérité pour les autres, parce pour eux aucune inquiétude pour le lendemain.

Gare à celui qui ne pense pas bien, il est irrémédiablement écarté et interdit dantenne comme lest, ce film dont la production et la diffusion ont été refusées par toutes les chaines de Télévision publiques ou privées.

Cest sur fond propre que Jacques Kisner a produit ce film qui est un film salutaire qui pendant une heure et demi vous plonge dans ce monde des médias qui pratique le « lavage de cerveau » à haute dose pour imposer une conception de la société unique où largent est roi et la pensée esclave.

Après la projection de ce film saluée par les applaudissements de la salle, un débat passionné animé par Caroline Vié, critique de cinéma et journaliste à 20 Minutes, sest engagé avec Yannick Kergoat réalisateur du film, Renaud Lambert journaliste au Monde Diplomatique.

Linquiétude sur la manipulation imposée aujourdhui aux esprits par la concentration anormale du pouvoir de largent et des médias a été soulevé. Lespoir dune alternative politique qui pourrait légiférer pour éviter ce scandale quotidien a été largement abordé mais sans optimisme excessif.

Les rôle de contre pouvoir de quelques médias a été souligné comme celui du Monde Diplomatique, de lHumanité, de quelques Blogs. Le rôle dinformateurs des militants politiques, syndicaux, associatifs opposés aux idées libérales a été souligné.

Ce film à bien des égards est salutaire, et représente une bouffée doxygène dans ce monde médiatique et politique où le corset de la pensée unique veut être imposé à tous pour lintérêt exclusif de privilégiés de la fortune propriétaires de 90 % des moyens dexpression et de diffusion existants en France.

Diaz Diego pour E-Mosaïque, photo BP

 
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