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27.01.2012

L’INTERNAT DE LA DISCORDE

village2.jpginternatsExcellence_web-image_140071_5.jpgLa majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.

Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet 

 L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.

manif12.jpgAlors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.

Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.

Alors ?

Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.

Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.

Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.

Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».

Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.

Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.

D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.

Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !

Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry

A l’occasion des vœux du Conseil Général

 

EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS

 

village.jpgL’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.

Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…

C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.

L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.

Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.

Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry

24.01.2012

Faut-il un grand stade de rugby en Île-de-France ?

grandstade.jpgLa Fédération Française de Rugby a fait le choix de retenir la candidature portée par l'agglomération Evry Centre Essonne pour la dernière phase de sélection du site qui accueillera son futur Grand Stade et celle d’Orly Rungis-Seine Amont dans le Val de Marne.

Coup de sifflet final en juin prochain pour départager les deux derniers candidats.

Mais un grand stade de rugby en Ile de France est-il nécessaire ?

Débat croisé entre Laurent Garnier, Vice-président PCF du Conseil général du Val-de-Marne, Président de l’Établissement public d’aménagement Orly Rungis-Seine Amont. Jean-François Bourg, Chercheur au Centre de droit et d’économie du Sport-OMIJ (université de Limoges), directeur de la Jeunesse et des Sports de la Ville de Brive.

Répondre à l’appel d’offres de la Fédération française de rugby (FFR) pour un nouveau grand stade pour l’équipe de France, quelle est l’utilité pour une collectivité locale ?

rugby.JPGLaurent Garnier. En ce qui concerne le Val-de-Marne, cela s’inscrit dans une démarche importante de renouvellement urbain et aussi économique. Le Val-de-Marne est le premier pôle économique du Sud francilien et le deuxième de l’Île-de-France avec ses 170 000 salariés.

Notre département compte aujourd’hui de plus en plus dans le développement régional. Nous avons longtemps eu une position d’arrière-cour avec des servitudes qui nous ont été historiquement imposées pour développer la métropole francilienne. Nous accueillions les grands cimetières parisiens, toutes les usines d’eau potable, les usines des déchets ménagers. Mais nous sommes passés d’un territoire de servitudes à celui de support du développement régional. Pourtant, ce développement n’apporte pas dans le même temps de publicité au niveau national et international.

rugby3.JPGUn équipement comme ce stade de rugby donnerait encore plus de lisibilité à notre département et renforcerait l’attractivité pour les entreprises. Et n’oublions pas l’image tout à fait positive qu’apporte le rugby.

Jean-François Bourg. Ça c’est l’affichage, même si je comprends parfaitement ce besoin de reconnaissance ! Inévitablement, si vous injectez de l’argent dans le circuit économique, il y a des retombées. Mais investir l’argent autrement n’aurait-il pas autant de retombées ?

 N’y a-t-il pas un meilleur investissement à faire au regard de l’utilité sociale ou du bien-être de la population ? Ce type de projet en fait, cela s’appelle un coup d’opportunité. Je trouve que l’on surestime trop souvent en amont les retombées et sous-estime les coûts d’investissement et de fonctionnement. Ce qui est perturbant, quand on est économiste, c’est d’entendre dire que cela crée de l’emploi, de l’activité.

Certes, mais cela en créerait peut-être plus ou autant et cela aurait une utilité sociale plus grande ailleurs. Quand on dit que l’on va faire un stade de 80 000 places avec 20 événements alors que, par ailleurs, il y a déjà une offre très importante dans le secteur, je ne trouve pas cela étonnant.

Construire un grand stade a un coût élevé et des retombées pas toujours évidentes donc. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Laurent Garnier. Oui, je le pense et puis il faut préciser que le coût ne sera pas porté par les contribuables val-de-marnais. On entre ainsi dans une dynamique urbaine. De toute manière, ces projets d’aménagement étaient antérieurs à la candidature.

Un équipement d’importance accélère souvent les choses. Ce seront plusieurs milliards d’investissement qui seront portés sur ce site dans les prochaines années. Il y aura des investissements publics extrêmement lourds. Le stade est un élément qui pourra accélérer ce développement. Ce sera un moteur et pour le Val-de-Marne et pour l’Essonne.

Jean-François Bourg. Ce n’est pas le fait qu’il y ait un nouveau grand stade qui pose problème. Mais après, quel est le contexte ? N’oublions pas que les collectivités ont à faire face à un renouvellement des installations sportives du sport pour tous et que la situation économique est mauvaise. Même si c’est un investissement privé, l’onde de choc aura forcément un impact sur les autres installations qui ont besoin d’un rajeunissement.

Il y aura moins d’argent pour le sport à la base, d’une manière ou d’une autre. Et puis, n’y a-t-il pas une offre excédentaire, voire superflue, sur Paris et l’Île-de-France ? Le Stade de France, le Parc des Princes, Jean-Bouin en rénovation, le projet du Racing. Cela fait beaucoup d’enceintes dans le même secteur géographique avec de l’argent public de manière directe ou indirecte.

 La FFR se base sur des concerts et autres événements en dehors du rugby mais le modèle économique est loin d’être garanti. Au niveau international, les grandes enceintes sportives comme celles d’Amérique du Nord ont jusqu’à 200 événements par an dont le sport qui représente un tiers de ce chiffre. Là, on nous parle d’une vingtaine d’événements par saison, dont sept de rugby. Cela paraît un peu riquiqui ?

Paris et sa région sont déjà bien fournis en grandes enceintes sportives. Une de plus est-elle alors nécessaire ?

rugby1.JPGLaurent Garnier. On nous dit que Paris doit être ville du monde, on nous parle de l’attractivité métropolitaine. Si on veut que Paris soit ville du monde, il faut s’en donner les moyens. Londres possède un nombre incroyable de grandes enceintes sportives et cela marche. Être dans la première région européenne en termes de produit intérieur brut, avoir 11 millions d’habitants et ne pas avoir un stade qui offre la possibilité d’être couvert et qui donc n’est pas toujours utilisable, on est franchement loin d’être suréquipé.

Jean-François Bourg. L’intérêt de la FFR à dire que c’est nécessaire est compréhensible, mais est-ce vraiment dans l’intérêt général ? Quelle sera la part de l’investissement public qui existera de toute manière dans tous les investissements périphériques ?

Le contribuable va y être forcément de sa poche. Certes, le parc des grandes installations sportives en France est âgé, obsolète, monofonctionnel. Cela, je le comprends ! Mais après, il faut déterminer les complémentarités et c’est là que l’État doit intervenir. On l’entend très peu sur le sujet, c’est dommageable.

Qu’est-ce qu’apporte finalement à un département, à une région, l’implantation d’un grand stade 
de rugby ?

Laurent Garnier. Cela nous amènera une adresse. Orly et Rungis sont connus dans le monde entier et pourtant personne ne sait que c’est dans le Val-de-Marne. Même l’institut Gustave-Roussy, premier centre européen de lutte contre le cancer, est pour beaucoup à Paris. J’ai vécu l’implantation du MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne), cela a créé beaucoup d’émulation et souvent chez ceux qui étaient le plus en difficulté. Vivre sur un territoire reconnu et valorisé est un élément tout à fait positif.

 Ne pas avoir ce grand stade ce serait un beau gâchis, car c’est un accélérateur qui permettra d’avoir des retombées non seulement économiques mais aussi en termes de cohésion sociale. Au-delà de la volonté de la FFR de trouver une indépendance et financière en ayant son stade. Ne pas avoir ce stade sera dommageable pour nous mais aussi pour la métropole parisienne.

Jean-François Bourg. En termes culturel, identitaire, je peux comprendre ce point de vue, les stades sont des sortes de nouvelles cathédrales ! Il y a en effet d’autres impacts que ceux économiques. Cela peut renforcer la fierté d’appartenance à une entité géographique. Même si ce n’est pas chiffrable, cet argument est recevable. Un stade peut aussi avoir, dans le cadre d’un grand projet, un effet levier intéressant. Mais ce qui me choque, c’est lorsque l’on me parle de retombées économiques évidentes.

Entretiens croisés réalisés par Éric Serres pour l’Humanité

Photos : projet du grand stade à Ris Orangis, et jeunes joueurs de rugby d’Evry (photos exclusives E-Mosaïque).

11.01.2012

Éducation : Henriette Zoughebi dénonce les suppressions de postes en Île-de-France

education, pcf, enseignants, collèges, lycées, ile-de-france, La région Ile-de-France, par la voix d'Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) chargée des lycées et aux politiques éducatives, a dénoncé mardi les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012 dans l'éducation nationale, craignant ses effets sur les fermetures de classe.

"Sur les trois académies que compte la région, 988 suppressions sont annoncées dans le second degré, ce qui porte à 6.513 le nombre d'emplois supprimés dans les lycées et collèges franciliens depuis 2007", précise la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis. Pour les écoles, les académies de Versailles et de Créteil font partie de celles qui perdront le plus de postes à la rentrée 2012 (260 pour Versailles et 233 pour Créteil). Il en est de même pour les collèges et les lycées, 495 pour Versailles et 362 pour Créteil. Le ministère de l'Education nationale prévoit en tout la suppression de 14.000 postes d'enseignants.

Selon Henriette Zoughebi, cette situation risque d'entraîner "une augmentation des effectifs d'élèves par classe au détriment de la réussite de toutes et tous". L'élue déplore également que la mise en oeuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire à la rentrée 2012, après celle des voies technologiques industrielles en 2011, "s'accompagne du projet de fermeture de 30 classes". Dans la seule académie de Versailles, cette mesure "conduit à la disparition pure et simple de cette formation dans de nombreux établissements", affirme-t-elle.

Elle rappelle par ailleurs que la région "n'est pas favorable à la création de formations en apprentissage si elles se substituent à des formations existantes sous statut scolaire" et "ne souhaite pas développer des classes mixtes mêlant lycéens sous statuts scolaire et salarié".

Photo exclusive E-Mosaïque :  Henriette Zoughebi entourée de Jean Paul Huchon Président du Conseil Régional et Manuel Valls Maire d'Evry lors de l'inauguration du Lycée des Loges à Evry

09.01.2012

CORBEIL : SORTIE NATIONALE DU FILM - LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE

C’est un film qui vous saisit, vous tient fermement du commencement à la fin. Et vous fait terriblement réfléchir ». Costas Gravas, réalisateur du film Z.

arcelcinema.jpgClin dœil au film et à lhistoire de la ville cest au cinéma Arcel de Corbeil sauvé grâce à la mobilisation des habitants de la ville et de certains de ses élus comme le conseiller général Bruno Piriou présent pour cet avant première que le film documentaire « les nouveaux chiens de garde » proposé par les amis du Monde Diplomatique, a été présenté pour la première fois au public en France. A loccasion la salle était archicomble, de nombreux spectateurs étaient invités à revenir à dautres séances.

Le titre du film « les nouveaux chiens de garde » est tiré de louvrage de Paul Nizan écrit en 1932 qui dénonçait les philosophes qui à lépoque sous couvert de neutralité garantissaient la perpétuation de lidéologie bourgeoise.

nouveaux-chiens-de-garde-big-01.jpgAujourdhui, les nouveaux chiens de garde se sont ses journalistes (une poignée mais présents partout), ses économistes de la pensée unique (dont on affichent les titres universitaires mais jamais leurs présences dans les conseils dadministration des grandes entreprises quils servent, comme les chiens servent leurs maitres), les « experts » incapables de prononcer une phrase si quelques mots comme « réforme, austérité, crise » sont enlevés. Ses chiens de garde sont imbibés dans un monde restreint où personnalités politiques, économiques se retrouvent, vivent ensemble, se congratulent, aboient en saluant et proposant un système économique libéral unique où deux choix sont possibles celui de laustérité et celui de laustérité pour les autres, parce pour eux aucune inquiétude pour le lendemain.

Gare à celui qui ne pense pas bien, il est irrémédiablement écarté et interdit dantenne comme lest, ce film dont la production et la diffusion ont été refusées par toutes les chaines de Télévision publiques ou privées.

Cest sur fond propre que Jacques Kisner a produit ce film qui est un film salutaire qui pendant une heure et demi vous plonge dans ce monde des médias qui pratique le « lavage de cerveau » à haute dose pour imposer une conception de la société unique où largent est roi et la pensée esclave.

Après la projection de ce film saluée par les applaudissements de la salle, un débat passionné animé par Caroline Vié, critique de cinéma et journaliste à 20 Minutes, sest engagé avec Yannick Kergoat réalisateur du film, Renaud Lambert journaliste au Monde Diplomatique.

Linquiétude sur la manipulation imposée aujourdhui aux esprits par la concentration anormale du pouvoir de largent et des médias a été soulevé. Lespoir dune alternative politique qui pourrait légiférer pour éviter ce scandale quotidien a été largement abordé mais sans optimisme excessif.

Les rôle de contre pouvoir de quelques médias a été souligné comme celui du Monde Diplomatique, de lHumanité, de quelques Blogs. Le rôle dinformateurs des militants politiques, syndicaux, associatifs opposés aux idées libérales a été souligné.

Ce film à bien des égards est salutaire, et représente une bouffée doxygène dans ce monde médiatique et politique où le corset de la pensée unique veut être imposé à tous pour lintérêt exclusif de privilégiés de la fortune propriétaires de 90 % des moyens dexpression et de diffusion existants en France.

Diaz Diego pour E-Mosaïque, photo BP

28.12.2011

À Évry, l’internat d’excellence contesté

internat.pngLe coûteux projet de structure qui doit ouvrir ses portes en septembre 2012 suscite l’indignation des équipes éducatives, qui réclament des moyens pour tous les élèves.

Vitrine médiatique de la politique éducative du gouvernement, les internats « d’excellence » passent beaucoup moins bien sur le terrain qu’à la télé. Depuis un mois, le projet de structure qui doit ouvrir ses portes à la rentrée prochaine au collège du Village, à Évry (Essonne), rencontre une solide opposition des enseignants et des parents d’élèves.

Le 15 décembre, plus de 70 % des profs de l’établissement, ainsi que tout le personnel de la vie scolaire, étaient en grève pour dénoncer ce futur internat. Et, la semaine dernière, la fédération départementale de la FCPE a interpellé le conseil général de l’Essonne, partenaire de l’inspection d’académie dans ce projet, pour lui demander de renoncer à ce « miroir aux alouettes ».

Rescapés du plan Espoir banlieues de 2008, les internats d’excellence – on en compte treize actuellement – font partie des mesures défendues par le chef de l’État pour « casser le ghetto scolaire ». La circulaire d’application vise à permettre à des élèves « méritants et motivés, ne bénéficiant pas d’un environnement propice aux études, d’exprimer tout leur potentiel ».

à Évry, le futur internat devrait accueillir en septembre prochain sept élèves et, d’ici trois ans, une quarantaine. Le coût d’investissement est énorme : 1 680 000 euros, financés à moitié par l’État et à moitié par le conseil général, soit 40 000 euros par élève. Ce qui fait bondir Patrice Coulon, le président de la FCPE de l’Essonne. « D’un côté, on supprime à tour de bras des postes d’enseignant, on détruit les Rased, on stoppe la scolarisation des moins de trois ans, on bourre les classes de lycéens et, de l’autre, on donne tous les moyens à une quarantaine d’élèves pour montrer qu’on fait quelque chose. C’est lamentable. L’excellence, elle doit être pour tout le monde. »

La FSU est particulièrement remontée contre le département. « Que l’éducation nationale mette en œuvre la politique du gouvernement, c’est normal, mais que le PS soutienne cette initiative, c’est absurde », dénonçait récemment Alain Goiny, secrétaire départemental du syndicat.

L’affaire passe d’autant plus mal que le collège est confronté à une érosion de ses effectifs, à une hausse des dégradations matérielles et à un regain de violence. « Les moyens humains ne cessent de diminuer alors que nous sommes confrontés à des problématiques toujours plus complexes, s’agace l’équipe éducative. La mise en place d’un internat d’excellence ne répond pas aux priorités de nos élèves. » Mais sûrement plus à celle du gouvernement…

Laurent Mouloud pour l'Humanité

Lire également l'article : Ouvrir un internat d'excellence, c'est fermer un internat de réussite éducative

21.12.2011

Grand Paris, les contribuables franciliens paient l’addition !

manif19061.JPGLe « Grand Paris » fait l’objet de nombreux débats. Ce projet est d’abord et surtout un projet capitalistique qui consacre l’idée d’une métropole financière de rang mondial, mais dont la majorité des salariés et habitants franciliens n’ont rien de bon à attendre en matière de transports, de logement, de services publics etc… Car l’objectif est de faire de l’Ile-de-France une place forte financière qui entrerait en concurrence avec les autres places financières européennes telles Londres ou Francfort.

Et dans un tel contexte, les transports sont un enjeu essentiel dans cette logique capitalistique, l’organisation des transports précédant souvent l’aménagement du territoire.

Il en est ainsi du projet « Grand Paris Express ». Si certains localement peuvent y trouver une réponse à leurs problèmes de transports, globalement ce projet ne répond pas aux attentes et besoins des populations, particulièrement celles qui sont moins fournies en matière de transports collectif. Et pourtant tous les contribuables franciliens vont payer ce projet « Grand Paris ».

impot.gifAinsi tous les propriétaires et locataires doivent mettre la main au porte monnaie. En effet, que ce soit sur la taxe foncière ou la taxe d’habitation 2011, est apparue une ligne en forte progression (+ 160 % à + de 200 %) dans la colonne taxe sociale d’équipement (TSE). Et en bas de page, en tout petit, on vous explique que la taxe spéciale d’équipement comprend la TSE « grand Paris » pour X Euros.

Oui, dans la plus grand discrétion, tous les franciliens sont ponctionnés pour financer ce « Grand Paris » dont ils ont peu d’informations concrètes, mais qui pour beaucoup n’apportera rien dans leur quotidien, ou pire pourra l’aggraver, avec une amplification des inégalités territoriales concernant le logement, les transports, la santé, l’éducation, les services publics etc…

industrie.jpgAinsi on note, que dans ce projet « Grand Paris » le transport des marchandises est totalement absent et le nouveau projet d’infrastructure qu’est le « Grand Paris Express » s’il reste en l’état ne le permet pas. Mais là n’est pas leur objectif qui lui est de desservir (servir) des pôles d’excellences au service du capital. Peu importe le reste de la région. Dans leur logique capitalistique, l’industrie et l’emploi industriels, sont eux aussi appelés à fortement diminuer alors que c’est bien sur une industrie forte, renouvelée et rénovée que repose l’économie. Rappelons que l’Ile-de-France demeure la première région industrielle française, et qu’elle en a historiquement toujours puisé sa puissance.

C’est pourquoi nous combattons cette désindustrialisation de l’Ile-de-France qui est très inquiétante. Les emplois et activités de services et tertiaires ne suffisent pas à pérenniser un développement économique et social durable.

Avec ce « Grand Paris » nous connaissons une situation nouvelle avec un détournement du sens des transports qui n’est plus de répondre aux besoins des usagers et des populations, de participer à l’aménagement du territoire et au développement industriel, mais répondre uniquement au besoin du capital. Les franciliens n’ont pas à payer cette logique. Leurs attentes, c’est une amélioration immédiate de leurs conditions de transports, sachant qu’avec les réorganisations, les délocalisations, le coût du logement, les temps de transports ne cessent de s’allonger.

D’autres choix sont possibles et nécessaires passant aussi pour d’autres financements. En commençant par mettre à contribution ceux qui profitent (au sens de faire du profit) en territoire des équipements publics et du transport (grande distribution, industrie du tourisme, zones logistiques …) via une fiscalité qui alimente les fonds régionaux.

Il faut également généraliser le versement transports, impôts sur les entreprises pour qu’elles participent aux financements des équipements transports, réformer la fiscalité du transport professionnel avec prise en compte des coûts externes aujourd’hui à charge de la collectivité (pollution, nuisances, infrastructures, accidents…)

La CGT propose la création d’un pôle financier public ! La maitrise publique du système de transport est nécessaire, elle est possible, c’est un choix politique, le service public de transport à besoin d’être renforcé !

Communiqué de la CGT Île-de-France

02.11.2011

TRAM TRAM ESSONNE / CONCERTATION ET REUNIONS

La concertation du 17 octobre au 2 décembre 2011

Affiche concertation

Durant toute la période de concertation, vous pourrez prendre connaissance du projet T Zen 4 et donner votre avis sur ses caractéristiques générales.

Moment privilégié d’information et de dialogue entre les porteurs du projet et le public, la concertation a pour objectif de vous présenter le projet et de recueillir votre opinion et vos suggestions.

Cette phase de concertation préalable sera suivie d’études complémentaires pour affiner le projet. Par la suite, une deuxième phase de dialogue avec le public se tiendra lors de l’enquête publique.

Pour vous informer :

  • Des expositions en mairie ainsi que dans les lieux de vie des communes concernées
  • Des documents d’information (dépliant et journal) dans les mairies, les lieux d’exposition et de rencontres
  • Le site du projet www.tzen4.com

Pour poser vos questions et donner votre avis, 5 possibilités vous sont offertes :

  • Remplissez et postez le coupon T attaché au dos du dépliant dédié au projet. Des dépliants sont à votre disposition en mairie, lieux de vie et sur les lignes de bus qui circulent près de chez vous.
  • Participez aux réunions publiques
  • Venez rencontrer les porteurs du projet à l’occasion des rencontres de proximité
  • Contribuez en ligne en donnant votre avis via le formulaire en ligne
  • Déposez votre avis sur les registres présents en mairie et lieux de vie des 6 communes concernées par le projet : Viry-Châtillon, Grigny, Ris-Orangis, Courcouronnes, Évry et Corbeil-Essonnes.

09.10.2011

FEMMES : LE 08 MARS, C’EST DÉJÀ TRES LOIN !

100_6884.jpgLes discours sur les droits des femmes, sur l’égalité prononcés le 08 mars sont déjà loin , très loin. Je pense, sans polémiquer avec certaines associations féminines qui considèrent aujourd’hui que dans le débat sur le droit des femmes le sujet essentiel, principal, parfois unique est celui du vocabulaire : être appelé Melle ou Mme, c’est-à-dire sujet existentiel par excellence, d’autres me semblent plus fondamentaux, parce qu’il s’agit tout simplement de survie.

Une amie me disait en parlant de la réforme sur la retraite : les femmes vont particulièrement « déguster ». Malheureusement elle avait mille fois raison. Sur les 8 millions de personnes qui survivent en France avec moins de 740 € par mois l’écrasante majorité sont des femmes. Elles composent les bataillons des salariés précaires, des retraités qui ne disposent que du minimum vieillesse, l’écrasante majorité des chefs de familles monoparentales obligés seules d’élever des enfants seules. Dans le cadre de ma délégation en tant que Maire Adjoint aux seniors à Evry, je constate cette misère, parfois avec des cas extrêmes comme cette dame qui « vit » avec 50 € tous les 15 jours, ou cet autre complètement démunie après une opération chirurgicale et la demande classique du médecin demandant en « dessous de table » des dépassements d’honoraires.

Depuis le 8 mars de cette année toutes une série de faits indiquent une détérioration nette du respect dû aux femmes. Je ne reviendrai pas sur l’épisode « Dominique Strauss Khan » qui pour ma part m’a laissé stupéfait devant cet atmosphère machiste insupportable mais sur une série de faits dont je suis témoin.

Je pense au comportement social dont sont victimes les femmes. Un exemple, le gouvernement vient d’imposer par décret dans l’indifférence médiatique générale (à l’exception notable du journal l’Humanité) une diminution des indemnités journalières versées pour arrêt maladie de 3,7 % (7 % en un an). Pour les femmes, la peine est double. Une personne (c’est-à-dire essentiellement les femmes) ayant 3 enfants verra ses indemnités baisser …de 30 %.

A Evry, comme à Villabé les élus socialistes avec les élus de droite, et les employeurs, veulent imposer l’ouverture des centres commerciaux le dimanche. Les élus communistes, et quelques élus Verts se sont opposés à ces propositions. Elles vont concerner en très grande majorité les salariés femmes. Une d’entre elle disait dans le Parisien «  "Le dimanche, je m'occupe de ma famille. Mon fils, je le vois le lundi ?". D’autres employées des Galeries Lafayette se déclaraient scandalisées par une telle proposition prise sans la moindre concertation et découverte dans les journaux, quel mépris !

Une autre proposition scandaleuse prise aussi sans concertation avec les collectivités locales par le STIF (Syndicat des Transports d’Ile de France). La Municipalité d’Evry, permet aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux personnes handicapés qui vivent avec des revenus minimums de bénéficier du transport gratuit sur notre agglomération. Cela concerne près de 500 personnes, dont 80 % de femmes. Le STIF vient de décider d’annuler cette convention qui permettait l’application de cette mesure importante pour lutter contre l’isolement des personnes, et le maintien de leurs autonomies, sans aucune proposition de remplacement. Quelle honte !

femmes,droits,injustice,evryUn autre fait passé scandaleusement tu. Les femmes se battent bien, mais la aussi elles subissent la répression à tous les niveaux. Ainsi, cette semaine, lors d'une manifestation du secteur médico-social et social les forces de l'ordre ont gazé et chargé un rassemblement de 1500 à 2000 personnes, essentiellement des personnels soignant et sociaux, et dont les femmes étaient les plus nombreuses. Trois d’entre elles ont été à cette occasion très grièvement blessés, dont une, secrétaire CGT d’un syndicat d’une clinique se trouve entre la vie et la mort. Le « baston » ce n’est malheureusement pas uniquement que dans certains couples qu‘il a lieu à l’encontre des femmes, mais également dans la société. Travaille et tait toi, semble être le mot d’ordre le plus répandu.

Les élections sénatoriales viennent de se dérouler. Qui sait que la représentation féminine déjà minoritaire a été encore réduite. Les sénatrices ne sont plus que 77 sur 348 au lieu de 80 sur 343 précédemment. Seul le groupe communiste assure une parité parfaite avec 11 femmes sur 21 sénateurs.

Mesures après mesures, les droits sociaux sont remis en cause. C’est vrai pour les retraites, pour le temps de travail, pour le respect humain. Nous sommes tous concernés, mais les femmes en subissent le plus, et de loin, les conséquences parce qu’elles les plus précaires, les plus fragilisées, et assument l’essentiel de l’éducation des enfants. Aujourd’hui le recul est généralisé, ne laissons pas faire, ne restons pas indifférents, révoltons nous…

diego1.jpgDiego Diaz, Maire adjoint d'Evry

21.09.2011

NOUS VOULONS LA NEUVIEME CLASSE !

corot009.jpgAmbiance survoltée devant la Préfecture à Evry ce jour créée par les Parents et les enseignants de l’école Corot de Lisses qui souhaitaient être reçu par l’Inspecteur d’académie.

Depuis 10 jours cette école est occupée par les Parents à l’appel de la FCPE et des Indépendants qui demandent la création d’une neuvième classe justifiée par les classes surchargées et les décomptes officiels qui dépassent de plusieurs élèves les normes officielles permettant l’ouverture demandée.

école,lisses,manifestationLa même action est menée dans d’autres écoles du Département en particulier en Draveil confrontés aux mêmes situations. L’Inspecteur d’académie, représentant le ministre de l’éducation, et sur son ordre, refuse de répondre à ce jour à ces demandes légitimes.

école,lisses,manifestationDe nombreux élus dont le maire de Lisses, M. Lafon, le conseiller général, Francis Chouat, les conseillers régionaux Marianne Louis, Philippe Camo étaient présents, Diego Diaz, Maire adjoint.

Les élus communistes présents ont soulignés que depuis 5 ans plus de 60 000 postes d’enseignants ont supprimés dans l’éducation nationale et qu’aujourd’hui ils est important d’inverser cette politique en créant des dizaines de milliers d’emplois pour permettre une formation des maîtres et l’ouverture des classes nécessaires comme à Corot à Lisses.

école,lisses,manifestationIls ont fait remarquer que la Droite veut maintenir cette politique désastreuse, et que au sein de la gauche au PS, certains dirigeants comme Manuel Valls, député de la circonscription, qui dans un courrier a indiqué qu’il soutenait la lutte des Parents et des enseignants à Lisses ne veulent pas attendre parler de la moindre création de postes nouveaux dans l’enseignement.

école,lisses,manifestationCe débat est donc loin d’être clos, en attendant Parents, enseignants, élus de toutes sensibilités demandent l’ouverture de cette neuvième classe à Lisses.

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NOUS VOULONS LA NEUVIEME CLASSE ! par E-Mosaique

23.08.2011

La caravane musicale d’Au sud du nord va sillonner l’Essonne

5ac32d0e32.jpgLe festival itinérant reprendra les routes de l’Essonne du 3 au 25 septembre. Sur le parcours : spectacles, fêtes et concerts dans 20 villes.

Du 3 au 25 septembre, le festival Au sud du nord embarque les curieux dans une promenade artistique de 20 escales dans le sud essonnien.

Concoctée par le contrebassiste Philippe Lacarrière, la programmation de cette 15 e édition du festival est essentiellement musicale, jazz surtout, mais ouverte à d’autres formes artistiques telles que la peinture, la littérature ou la sculpture. L’objectif de l’événementl ? Sortir des sentiers battus en proposant une offre de spectacles variée et de qualité, accessible au plus grand nombre grâce à des tarifs bon marché.

En plus de la quarantaine de concerts programmés ces trois semaines – jazz, jazz fusion, percussions, bossa nova, musette - les spectateurs pourront aussi assister à un spectacle étincelant où se mêlent musique et sculpture métallique. Des performances de peinture et même un spectacle musico-viticole sont également prévus. En tout une centaine d’artistes seront présents parmi lesquels : Louis Sclavis, Nguyên Lê, Aldo Romano, Henri Texier, Bernard Lubat, Jacques Di Donato...

En marge du festival qui est l'événement phare de l'association, Au sud du nord fait un travail de fond toute l'année grâce à des contarts de Résidences d'artistes avec les communes de Bouray-sur-Juine et Cerny. Au Sud du nord propose ainsi un atelier de sculpture hebdomadaire, et chaque mois, un concert, une projection vidéo « docu-débat », ainsi qu’une scène ouverte aux musiciens amateurs.

Les 20 escales du festival : Villeneuve-sur-Auvers, Orveau, Vert-le-Petit, Auvers-Saint-Georges, Bouvillle, La Ferté-Alais, Etampes, Itteville, Arpajon, Bouray-sur-Juine, Cerny, Fleury-Mérogis, Chamarande, Prunay-sur-Essonne, Méréville, Leuville-sur-Orge, Boissy-sous-Saint-Yon, et les 3 nouvelles escales situées à Longpont-sur-Orge, Chalou-Moulineux et Etréchy.

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