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31/08/2019

Grigny : le maire Philippe Rio sera candidat aux municipales de 2020

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Ce vendredi, devant plus de 200 habitants et sympathisants communistes, le maire a annoncé qu’il briguerait un deuxième mandat

« Nous avons fait énormément de choses mais il y a encore beaucoup de combats à mener ». Le maire de Grigny, Philippe Rio (PCF), a annoncé, ce vendredi soir devant plus de 200 habitants et sympathisants communistes, qu'il briguerait un nouveau mandat en mars prochain.

Attablés dans le jardin de la Maison des enfants et de la nature, à deux pas des lacs de Viry-Grigny, les habitants ont accueilli la nouvelle à grand renfort d'applaudissements. « Ce mandat n'a pas toujours été facile mais le regard sur Grigny a changé », se félicite l'élu.

« Zéro déficit à la fin de l'année »

« Avec l'arrivée de onze médecins à la Grande Borne en avril dernier, nous ne sommes plus dans un désert médical », martèle-t-il fièrement. Pour convaincre les habitants de lui faire de nouveau confiance, Philippe Rio se lance dans l'énumération « des grandes avancées » de ce dernier mandat. « Nous avons réussi la géothermie, cite-t-il au micro. Nous devons désormais passer à l'écologie du quotidien. Quant à l'éducation, nous avons apporté les bases de la cité éducative contre l'échec scolaire. »

Côté finances, Philippe Rio a annoncé un retour au « zéro déficit » d'ici la fin de l'année. Au chapitre de la sécurité, le maire sortant s'est réjoui, à défaut d'accueillir un commissariat, de l'arrivée d'une dizaine de policiers nationaux dans le cadre des quartiers de reconquête républicaine.

Floriant Garcia Le Parisien

16:13 Publié dans Actualités, Collectvités locales | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : philippe rio, pcf, grigny | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14/06/2019

Philippe Rio « Le sentiment d’abandon des habitants est toujours là »

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Quartiers populaires.  Alors que le ministre du Logement a réuni jeudi les acteurs politiques et associatifs des quartiers populaires, Philippe Rio, maire PCF de Grigny (Essonne), dresse un bilan critique de la politique de la ville menée par le gouvernement.

Le ministre du Logement, Julien Denormandie, a reçu jeudi les élus des quartiers populaires et les acteurs du monde associatif. L’occasion de faire un premier bilan, un an après le rejet brutal par le président de la République des propositions élaborées dans la concertation et retranscrites dans le plan Borloo.

Comment jugez-vous l’année écoulée en matière de politique de la ville ?

Philippe Rio Elle a démarré par un rendez-vous historique manqué entre la République et les quartiers populaires. Le rejet par le président Macron du plan de Jean-Louis Borloo a brisé un élan. Son élaboration avait reposé sur un consensus transpartisan sans précédent, regroupant les élus locaux et le milieu associatif. Une dynamique était en marche. Il avait aussi permis que pendant six mois on parle positivement de la banlieue. Tout d’un coup, le regard, y compris celui des médias, était inversé. Nous n’étions plus les boucs émissaires de la République, mais au contraire un lieu de solution et d’avenir. Cet élan-là a été brisé et cela se ressent dans la tentative de relance que fait le gouvernement.

Quel est, pour vous, le principal point noir de la politique mise en place ?

Philippe Rio L’angle mort, c’est l’emploi. Le chômage reste endémique. C’est l’échec majeur de ce gouvernement. Avec son approche dogmatique, il a tout misé sur l’entreprise. Créé les emplois francs, qui ne fonctionnent pas. D’ailleurs, ils en ont créé 5 800 au lieu des 40 000 espérés. De l’autre côté, avec la suppression des contrats aidés, ce sont 300 000 emplois qui ont été détruits en deux ans. Un plan social d’une violence extrême.

Le mouvement sportif français a été décimé, par exemple. C’est le premier à avoir été touché, suivi par le secteur sanitaire et social, puis les crèches, avec la disparition d’un quart des emplois dans les crèches associatives. Une double peine pour nos quartiers où on manque de places pour les tout-petits. Beaucoup de structures dépendaient des emplois aidés, comme les associations dans le secteur sanitaire et social, ou les maisons des services publics en zones rurales. Avec leur suppression, on a perdu deux ans sur la cohésion sociale.

Le gouvernement met en avant des mesures positives. Y en a-t-il ?

Philippe Rio Des choses ont bougé. La rénovation urbaine s’est remise en mouvement, après avoir été arrêtée pendant plus de deux ans. C’était une de nos revendications et, là-dessus, on a gagné. On s’est aussi fait entendre sur la question des copropriétés dégradées. Le gouvernement a pris des mesures qui accélèrent leur traitement. Il y a aussi un travail effectué, notamment avec les médias, pour modifier le regard sur les banlieues et montrer qu’elles ne sont pas synonymes de violences, d’islamisme et de trafic de drogue. Sur l’école, je suis plus partagé.

Il y a des mesures positives comme le CP et le CE1 dédoublés ou la création des cités éducatives, qui permettent de faire coopérer, les différents acteurs des tissus éducatifs. Mais il y a aussi la loi Blanquer, qui est un « Parcoursup de la maternelle à l’université ». Pour le reste, il y a le « plan de développement des compétences », pour lequel on demande 2 milliards d’euros pour les habitants des quartiers populaires. Mais il tarde à se mettre en place. Quant aux 15 millions alloués aux grandes associations, qui devraient être complétés par le grand plan pour les petites associations, il est très insuffisant pour compenser le 1,8 milliard d’euros que le secteur a perdu avec la disparition des contrats aidés.

Comment, selon vous, les habitants des quartiers ressentent-ils ces mesures ?

Philippe Rio Le sentiment d’abandon est toujours là. Les mesures prises sur la rénovation urbaine ou l’école sont structurantes. On nous dit qu’elles auront des effets dans cinq ans. Mais, concrètement, la vie des habitants aujourd’hui, c’est des boulots précaires, un accès aux soins ­compliqué avec des urgences qui fonctionnent mal, et l’annonce imprévue d’une hausse de 6 % des tarifs de l’énergie, qui est une catastrophe pour ceux qui se chauffent à l’électricité. Il y a une contradiction entre les mauvais coups qui sont portés ici et maintenant et les perspectives d’un renversement de situation à long terme.

10/05/2019

Rungis : mobilisation pour défendre le train des primeurs

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La CGT lance une campagne pour développer le fret depuis Perpignan, direction le MIN.

C’est un train qui transporte des voyageurs fragiles, des fruits et légumes. Une rareté aujourd’hui dans le paysage ferroviaire. Mais ce dernier train, qui achemine chaque jour depuis Perpignan (Pyrénées-Orientales), 1 400 t de primeurs, jusqu’à la gare du MIN de Rungis pour approvisionner « le ventre de Paris », est en danger. Du moins, c’est l’avis de la CGT qui alerte la presse ce lundi sur la baisse de charges.

Parallèlement, une pétition en ligne a été lancée, destinée aux dirigeants de la SNCF mais aussi aux nouveaux ministres des Transports et de l’Ecologie. Pour les cheminots, il y a urgence à « rendre ce train d’utilité publique ». L’an dernier déjà, une première liaison saisonnière entre Perpignan et le marché de gros avait été supprimée. Motif : des trains pas assez chargés et des problèmes de retard à la livraison. Sans oublier une concurrence de la route, toujours plus féroce.

« 250 poids lourds font ce même trajet quotidiennement. C’est un non-sens économique, social et environnemental. La situation est intenable. Il suffit pour s’en convaincre d’observer le trafic de l’A86 à hauteur de Rungis où passe un poids lourds toutes les 6 secondes en moyenne aujourd’hui ! », dénonce la CGT.

Les cheminots mettent aussi en avant la menace qui pèse sur les emplois. « Plus d’une centaine sur les deux chargeurs mais aussi, des dizaines d’emplois indirects dans les entreprises sous-traitantes et à la SNCF ».

Or, selon Marc Thiberville, de la fédération CGT cheminots, « un potentiel existe. La SEMMARIS, société gestionnaire du marché de Rungis, avait dit vouloir miser sur le ferroviaire. » Et le responsable syndical, ancien élu départemental de rappeler que 21 M€ ont été injectés voilà quelques années par le conseil départemental afin de moderniser la gare de Rungis, pour aujourd’hui seulement… un train.

Sollicitée, la direction de Fret-SNCF assure que ce train n’est pas en danger. « Il n’y a pas de sujet de préoccupation. Le bail avec notre client court encore pendant un an et il n’y a pas de remise en cause. »

Pour autant, les cheminots ont décidé d’engager une mobilisation au long cours. Espérant être entendus du nouveau gouvernement. D’autres initiatives devraient être organisées pour défendre le train des primeurs et plus largement le fret ferroviaire.

Adresse de la pétition}}}

Source Le Parisien

 
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