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05/06/2011

91 : DES COCOS BRANCHES FRONT DE GAUCHE

branchée.jpgA quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives les communistes de l’Essonne dans leur majorité ont choisi le rassemblement autour du Front de Gauche en soutenant les candidatures de Jean Luc Mélanchon et de André Chassaigne pour l’élection à la Présidence de la République et en proposant des candidats estampillés Front de Gauche dans les dix circonscriptions de l’Essonne.

Le programme partagé discuté autour des partis qui constituent le socle de ce Front (PCF, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) sera enrichi avec l’apport du maximum de citoyens qui seront consultés pour devenir le programme de tous les candidats.

Dans l’Essonne le débat a été vif mais constructif entre tous les militants communistes dont pour beaucoup le « cœur » était avec le député communiste du Puy de Dôme, André Chassaigne, et la « raison » avec le député européen du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon. Ils choisiront défintivement entre ces deux candidats les 16, 17 et 18 juin.

Ancien sénateur et conseiller général de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon a particulièrement marqué de son empreinte ce département et probablement porterait haut le score du Front de Gauche en 2012 dans le 91.

André Chassaigne, député PCF du Puy de Dôme est un rassembleur et à sa tête, aux élections régionales c'est en Auvergne que le Front de Gauche a obtenu le plus haut score national.

Pour le PCF , à l’image des jeunes communistes de l’Essonne, particulièrement actifs, il n’est pas question de rester dans une position d’attente d’ici là. Ils sont partout, et dans tous les domaines dans l’action : contre la vie chère, pour le maintien du tri postal de Bondoufle, contre la suppression des postes d’enseignants, pour un service public hospitalier, contre la guerre en Lybie, pour un vrai état Palestinien…d’Etampes à Evry, de Corbeil à Grigny, de Juvisy à Palaiseau, témoignant d’une réelle implantation du Parti communiste dans l’Essonne.

diego.jpgLes élus, avec les militants sont présents et à l’offensive. Bernard Véra, le Sénateur et Maire communiste de Briis sur Forges est classé comme un des 25 parlementaires de la haute-assemblée les plus dynamique. Philippe Camo, conseiller régional, et secrétaire fédéral du PCF 91 intervient quotidiennement sur les sujets les plus divers pour défendre les intérêts de Essonniens, opposé par exemple à l’augmentation des tarifs du transport en commun, et obtenant en même temps la suppression de la zone 6, qui concerne nombre d’habitants. Responsables, combatifs, constructifs, ainsi se définissent les élus communistes de ce département.

Plusieurs fois enterrés, les communistes sont toujours vivants, branchés sur les luttes et porteurs d’espoirs,. Ils sont une des forces politiques principales de ce département dont l’influence va bien au-delà de son score électoral, qui avec le Front de Gauche est en progression constante depuis plusieurs élections.

Photos, vidéo, texte exclusifs E-Mosaïque


PCF - FRONT DE GAUCHE : A L'OFFENSIVE par E-Mosaique

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20/05/2011

PREFECTURE DE L’ESSONNE, ACCUEIL DES IMMIGRES, LA HONTE AU QUOTIDIEN

100_6997.JPGTous les soirs, rue des Mazières à Evry, à partir de 20 h ils sont plusieurs centaines à se placer en file d’attente, espérant ainsi être bien placées, pour que le lendemain à partir de 8h, un des quatre bureaux chargés de renouveler leurs cartes de séjour puisse enfin traiter leurs dossiers.

Eux, ceux sont des « étrangers », pour la quasi-totalité en situations régulières, hommes, femmes, personnes âgées, supportant les aléas du temps, et à la merci de personnes mal intentionnées. Ils sont ainsi traités comme des chiens, peut être même pire que ces animaux qui bénéficient le plus souvent des bonnes intentions de leurs maîtres.

Ici le Préfet, au nom du gouvernement applique avec zèle les consignes en fermant dans les sous-préfectures les points d’accueils pour les ressortissants étrangers, et en limitant strictement ceux de la Préfecture.

Sans doute le fait t-il dans un contexte où les idées du Front National sont promues, voire encouragées. Le Syndicat CGT de la Télévision Publique a ainsi décompté plus de 700 passages où citations de ce Parti, depuis le début de l’année, uniquement sur FR3.

Le Gouvernement, et l’UMP veulent en « rajouter », même de la manière la plus ignoble, en tentant de monter l’opinion publique contre ces « hordes » montrés ainsi du doigt, c’est sans doute la raison pour laquelle la Préfecture laisse cette population dans la détresse et dans l’humiliation quotidienne. Tout cela pour quelques voix…

Devant le mécontentement des habitants du quartier jouxtant la Préfecture d’Evry, le Maire de la ville, Manuel Valls,  dans une lettre adressée au Préfet a déploré dès le 06 mai cette situation inacceptable et inhumaine et a demandé « qu’une solution décente et pérenne soit trouvée ».

manif14.JPGLe Parti communiste Français, et les élus communistes d’Evry, dans un communiqué en rappelant que ces immigrés comme l'ont confirmé plusieurs études jouent un rôle économique et social indispensable, et contribuent plus que ceux qu'ils reçoivent, ont indiqué pour leur part que « cette situation était indigne, insupportable dans une République dont la devise est inscrite sur les frontons de nos mairies : Liberté, Egalité, Fraternité ».

20:39 Publié dans Contre enquête | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : immigrés, préfecture, essonne, pcf, valls | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/04/2011

Le local, un lieu de la lutte contre l’abstention et le Front national

amiable.jpgTribune de Marie Hélène AMIABLE, maire de Bagneux, députée des Hauts de Seine sur le site du "Le Monde" - 21 avril 2011 :

Les dernières élections cantonales ne sont pas une péripétie que l’on pourrait oublier en pensant déjà aux élections présidentielle et législatives de 2012. Elles constituent une sonnette d’alarme pour tous les élus locaux. Députée-maire d’une ville qui n’avait pas de canton renouvelable, je me sens malgré tout bousculée par le message envoyé par les électeurs. C’est de cela qu’il nous faut parler.

Et tout d’abord l’abstention. Les niveaux atteints sont sans précédent. Ils disent la fracture ressentie par les Français entre la classe politique et leur vie quotidienne. Pourtant, une telle abstention ne traduit pas un retrait de la vie civique. Les mobilisations sociales, le succès des livres de Stéphane Hessel (Indignez-vous !) ou encore celui des sociologues Pinçon-Charlot (le président des riches) témoignent de l’implication de nos concitoyens. Bagneux, ville très populaire des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France, n’est pas à l’écart de ces mouvements de fond aux effets contradictoires. Ses habitants vivent une vie difficile, ressentie comme injuste et que beaucoup ne supportent ni ne comprennent. Mais ils doutent des capacités de nos institutions, de leurs élus à surmonter cette situation.

Face à cela, en cette période de mi-mandat municipal, il serait tentant de dresser la liste de nos actions en faveur de nos administrés. Ce serait justifié… et insuffisant. Car les discours en surplomb ne passent plus. Les citoyens veulent juger, élaborer, estimer par eux-mêmes. Nous devons répondre et légitimer cette attente car ces approches non expertes sont essentielles pour changer la vie et la ville.

Il ne faudrait pas davantage lire ces marques de défiance comme l’épuisement du rôle politique des institutions locales. C’est souvent par cet échelon que les catégories populaires, les jeunes, les migrants accèdent à une citoyenneté active. Mais pour que ce terreau de l’engagement civique continue d’être fertile, l’effort de renouvellement doit être radical. Le pire serait de "dépolitiser", de "techniciser" les enjeux locaux. Ils doivent être rendus accessibles à tous, discutables par tous, chacun selon ses disponibilités, ses centres d’intérêts, son expérience.

cq101207.jpgQuand l’enjeu est la production d’une nouvelle culture démocratique, participative, quand il s’agit de réinventer la citoyenneté, il n’y a pas de chemin rapide. Il n’y aura pas de solutions qui contournent un rapport proche, quotidien, direct entre élus et habitants. Il faut prendre du temps et faire des expérimentations. Oser, par exemple, sortir des codes usés de la parole publique. A Bagneux, nous nous engageons sur des chemins de traverses dans nos façons de faire et de dire. Nous lançons un festival citoyen, Hop !, qui, avec sa quinzaine de rendez-vous, veut être un laboratoire pour réinventer l’institution communale, moderniser son service public, relancer l’envie de politique, élargir le cercle des participants.

La montée du Front national est l’autre leçon que je retiens de ce scrutin. Par calcul et par porosité, la droite gouvernementale a ouvert un boulevard au Front national. Pour contrer l’idéologie qui fabrique des boucs émissaires, les discours ne suffiront pas. La crainte du déclassement et de la relégation hante les catégories populaires et les petites classes moyennes. En région parisienne cette inquiétude se cristallise notamment dans les transformations en cours avec le Grand Paris. Tous aspirent à vivre dans la métropole moderne… et beaucoup craignent d’en être exclus. Le défi est immense : contre la tendance à l’appauvrissement des villes pauvres, nous portons le projet d’une ville attractive accueillante aux nouvelles catégories sociales, sans chasser ceux qui vivent ici. Contre la culture du ressentiment et de la peur nous faisons le pari de l’ouverture. Je ne sous-estime pas la difficulté de tels choix. Mais nous ne pouvons manquer ce rendez-vous. Ce serait explosif.

cq051206.jpgContre le Front national, il est vital de montrer, par l’expérience vécue, que nos concitoyens ont tout à gagner à mieux se connaître, à s’enrichir des diversités culturelles, à vivre ensemble et non côte à côte, à inclure et non à exclure. Ils ont à redécouvrir que c’est en résistant qu’on reste debout. Nous devons aller plus loin et faire la démonstration que les jeunes ont du talent, que l’histoire coloniale se dépasse en la connaissant... Nous devons donner un sens explicite à nos actions quotidiennes comme par exemple ces aménagements urbains qui sont autant de lieux pour la rencontre, qui sont autant de traduction concrète de notre projet politique.

La progression de la gauche lors de ce scrutin traduit, malgré les doutes, la persistance de l’aspiration au changement. Comme députée communiste, je pense que cela met la gauche, toute la gauche, devant la responsabilité de porter un projet véritablement alternatif. Cela passe par une bonne dose d’inventivité, de créativité, de bas en haut. Les élus locaux ont leur part à prendre dans ce chantier. 

14:22 Publié dans Expressions libres | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : fn, hélène amiable, pcf, bagneux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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