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11/01/2012

Éducation : Henriette Zoughebi dénonce les suppressions de postes en Île-de-France

education, pcf, enseignants, collèges, lycées, ile-de-france, La région Ile-de-France, par la voix d'Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) chargée des lycées et aux politiques éducatives, a dénoncé mardi les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012 dans l'éducation nationale, craignant ses effets sur les fermetures de classe.

"Sur les trois académies que compte la région, 988 suppressions sont annoncées dans le second degré, ce qui porte à 6.513 le nombre d'emplois supprimés dans les lycées et collèges franciliens depuis 2007", précise la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis. Pour les écoles, les académies de Versailles et de Créteil font partie de celles qui perdront le plus de postes à la rentrée 2012 (260 pour Versailles et 233 pour Créteil). Il en est de même pour les collèges et les lycées, 495 pour Versailles et 362 pour Créteil. Le ministère de l'Education nationale prévoit en tout la suppression de 14.000 postes d'enseignants.

Selon Henriette Zoughebi, cette situation risque d'entraîner "une augmentation des effectifs d'élèves par classe au détriment de la réussite de toutes et tous". L'élue déplore également que la mise en oeuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire à la rentrée 2012, après celle des voies technologiques industrielles en 2011, "s'accompagne du projet de fermeture de 30 classes". Dans la seule académie de Versailles, cette mesure "conduit à la disparition pure et simple de cette formation dans de nombreux établissements", affirme-t-elle.

Elle rappelle par ailleurs que la région "n'est pas favorable à la création de formations en apprentissage si elles se substituent à des formations existantes sous statut scolaire" et "ne souhaite pas développer des classes mixtes mêlant lycéens sous statuts scolaire et salarié".

Photo exclusive E-Mosaïque :  Henriette Zoughebi entourée de Jean Paul Huchon Président du Conseil Régional et Manuel Valls Maire d'Evry lors de l'inauguration du Lycée des Loges à Evry

17/11/2011

TRAVAIL DOMINICAL DANS LE CENTRE COMMERCIAL : LES SALARIES ET LES PETITS PATRONS DISENT NON !

cc.jpgLes conseillers municipaux d’Evry à l’exception notable des élus communistes et de quelques élus Verts, et plus surprenant d'élus de Droite en contradiction avec les positions gouvernementales  pensaient en votant pour l’ouverture du centre commercial d’Evry que « l’affaire était entendue » et les salariés se soumettre à leurs bons vouloirs.

Il en est rien. Les salariés de l’enseigne Galeries Lafayette,  les premiers à s’être exprimés ont dit NON à 95 % (59 contre 2). Les autres salariés dispersés dans plusieurs centaines de boutiques se sont largement exprimés en signant massivement la pétition proposée par la CGT demandant une consultation collective des 2200 salariés concernés conformément à la loi.

cc2.jpgLes militants de la CGT ont tous été surpris par l’accueil favorables des salariés dont très peu sont pourtant syndiqués. Un journaliste du Parisien qui a accompagné les militants du Syndicat dans l’action menée pour proposer les pétitions en a témoigné dans un article publié ce 17 novembre.

Pire sans doute pour ceux qui ont proposé l’ouverture de ce centre commercial le dimanche des responsables de boutiques se sont exprimés clairement contre cette proposition. Ainsi une directrice d’un magasin d’habits pour femmes s’est exprimée ainsi dans le Parisien « Nous n’avons tout simplement les moyens d’ouvrir. Les baux vont augmenter, la masse salariale aussi. Tout ça pour quatre clients qui n’ont rien à faire le dimanche ». Un autre responsable de magasin précise : « Ces ouvertures dominicales vont diluer le pouvoir d’achat des clients. Ce qui est dépensé le dimanche ne l’est pas le samedi ou le lundi ».

Les élus communistes en échos à ces réactions vont continuer pour leurs parts à exiger l’annulation de la proposition de l’ouverture du centre commercial le dimanche.

Au Sénat Mme Annie David, sénatrice communiste de l‘Isère, présidente de la commission des affaires sociales a proposé un texte de loi afin de garantir de nouvelles protections et garanties aux salariés quant au travail dominical en renforçant la portée symbolique du repos dominical et en renforçant les droits des salariés qui travaillent le dimanche.

Ce texte dispose à son article premier que « Dans l'intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Aucune dérogation à ce principe n’est possible, à moins que la nature du travail à accomplir, la nature du service fourni par l’établissement ou l’importance de la population à desservir ne se justifie. »

Il précise par ailleurs que « Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle dérogation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement ».

Au conseil municipal d’Evry les élus communistes vont à nouveau interpeller le Maire pour exiger que la consultation collective des salariés soit respectée avant toute décision unilatérale. Ils vont continuer à proposer la signature d’une pétition contre l’ouverture du Centre Commercial le dimanche actuellement en ligne sur internet et massivement déjà signée.

Le secrétaire départemental de la CGT, Hervé Leblanc en conclusion de la journée d’action du syndicat a déclaré :  "La vraie question c’est : Quelle société voulons nous ? Ce n’est pas un maire, un employeur ou un préfet qui doivent décider pour les salariés"

Texte et photos E-Mosaïque

01/10/2011

ESSONNE : DES MAIRES PS POUR L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE

evry2_nuit.jpg«Délimitation d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle sur le territoire de la ville d’Evry. » Ces obscurs termes techniques, votés au conseil municipal de la commune jeudi, dissimulent une révolution. Le centre commercial Evry 2, « à l’origine de la démarche », selon le député-maire PS de la commune,  (1), a de bonnes chances d’accueillir des clients le dimanche.

Tous les magasins, sauf Carrefour, sont concernés. Il ne manque plus aujourd’hui que l’aval du préfet. Mais pour tous les acteurs du dossier, l’ouverture est en très bonne voie. Les réactions sont partagées entre des clients qui sont Pour et des salariés qui son CONTRE.

Le groupe communiste, quelques Verts, ainsi que… l’UMP, ont voté contre la délibération. « C’est totalement inacceptable, s’indigne Christian Pigaglio, représentant du groupe PC au conseil municipal (3). Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues. »

30 à 40% du chiffre d’affaires


Pour Manuel Valls, il faut avant tout être « pragmatique ». « Nous sommes dans un secteur concurrentiel. Il faut donner les moyens au centre de résister », avance-t-il. La zone commerciale de la Croix-Blanche à Sainte-Geneviève-des-Bois, autorisée à ouvrir le dimanche, est notamment ciblée.

« Je me vois mal reprocher à Evry de vouloir ouvrir le dimanche », sourit Olivier Léonhardt, le maire PS de Sainte-Geneviève. Il prodigue cependant quelques conseils à ses voisins. « Nous vérifions que les lois sociales sont strictement appliquées. Si un magasin fait un écart, il ferme », explique l’élu. Hier, une bourse du travail a ainsi été inaugurée sur la commune. « C’est un outil de veille. Il faut être à l’écoute des syndicats et des salariés », précise Olivier Léonhardt. A Sainte-Geneviève, chaque dimanche, 70000 personnes se pressent dans les magasins, qui réalisent ce jour-là entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires.

Ces considérations économiques laissent de marbre Christian Pigaglio. « Le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Ce qui est dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine. Et l’on connaît très bien les pressions que font peser les patrons sur leurs salariés pour travailler le dimanche », martèle-t-il. Un problème que Manuel Valls assure avoir pris en compte. « Il y a incontestablement des risques. Nous serons vigilants », avance-t-il. Marianne Louis, adjointe au maire (PS), reste aussi « prudente ». « Cela peut être une chance en matière de création de jobs étudiants. Nous y veillerons », insiste-t-elle.

Les commerçants attendent désormais la décision de la préfecture. La chambre de commerce et d’industrie doit donner également son avis. « Nous regardons juste le caractère légal de la demande. Il n’y a pas de position idéologique. Si la loi est respectée, nous donnons obligatoirement notre accord », confie-t-on à la CCI. « Si le centre commercial veut ouvrir le dimanche, je le suivrai dans cette démarche », annonce Laurent Muller, le directeur de la Fnac d’Evry 2.

 
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