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22/03/2011

Pas résignés face aux suppressions de postes

manifecole003.jpgDes milliers d’enseignants, de parents d’élèves et de lycéens ont à nouveau défilé samedi dans toute la France pour tenter de stopper la casse de l’éducation nationale.

Une simple pancarte : « Pas de résignation ». Finalement, ce jeune prof à la mine fermée a vu juste. Ce samedi, ils étaient encore des milliers – enseignants, parents, lycéens – à manifester dans toute la France pour refuser, une nouvelle fois, les 16 000 suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé 30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les 13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE).

« Il n’y a ni résignation, ni défaitisme, le secteur reste mobilisé », souligne Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa éducation.

manifecole018.jpg Même détermination pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU : « Il faut stopper les suppressions pour que la rentrée prochaine puisse se faire dans d’autres conditions : pas plus de 25 élèves par classe, des dédoublements dans certaines disciplines, une formation des enseignants revue. » La principale fédération de l’éducation réclame, pour y parvenir, « un collectif budgétaire ».

Dans le cortège parisien, parti du jardin du Luxembourg, des enfants se tordent de rire à chantonner : « Éduquons : ce n’est pas un gros mot ! » Marylène Naud, elle, est venue avec ses amies du Snes-FSU de la Drôme. Entre 30 et 40 postes vont être supprimés dans les 51 collèges et lycées du département. « Tous les établissements et tous les niveaux sont concernés, résume cette prof de lettres au collège Armorin de Crest. Les lycées professionnels sont particulièrement touchés et le collège Revesz-Long va perdre une classe de Segpa, normalement réservée aux enfants en très grande difficulté scolaire. Je n’ai jamais connu une telle attaque sur l’éducation. »

Dans les rangs des manifestants, beaucoup dénoncent des classes surchargées ou encore les fermetures d’écoles rurales de moins de quatre classes. On croise également les profs de la filière technologique, touchée de plein fouet par la réforme du lycée. « On va supprimer 12 % des postes dans notre lycée à la rentrée 2011 », s’agace Daniel, prof de STI (sciences et technologies industrielles) au lycée Jean-Perrin, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Ce qui se profile, analyse l’enseignant, c’est tout bonnement la mort de la filière technologique.

Avec son manteau rouge vif, Vivianne, prof d’allemand au lycée parisien Bessières (17e), parle d’une profession déstabilisée : « Un collègue de Lille me disait que chacun, aujourd’hui, avait un peu peur pour son poste. Ces économies budgétaires créent une véritable insécurité. »

Des milliers dans les rues

manifecole037.jpgÀ Paris, le cortège a réuni 5 500 personnes, selon la police, 12 000, d’après la FSU, derrière une banderole réclamant une « autre politique » dans l’éducation.

À Toulouse, entre 1 500 et 2 200 personnes, selon les sources, sont descendues dans la rue. Ils étaient entre 1 200 et 3 000 à Lyon, 1 100 et 1 500 à Bordeaux, entre 950 et 2 000 à Besançon, entre 800 et 1 500 à Clermont-Ferrand, entre 850 et 2 000 à Rennes, entre 600 et 1 000 à Strasbourg, ou encore entre 500 et 1 000 à Aix-en-Provence.

Laurent Mouloud

Photos et vidéo E-Mosaïque, texte L'Humanité


UNE ECOLE A LA HAUTEUR par E-Mosaique

14:10 Publié dans Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, manifestation, fsu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/01/2011

PARIS SUR LA TUNISIE

tunis1.jpgA l’appel de plusieurs dizaines d’associations et du Parti communiste français, du Parti de Gauche, et des Verts plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés à Paris à la République pour soutenir le peuple Tunisien, la démocratie, le rétablissement des libertés.

Place de la République, la statue était occupé pendant par de nombreux jeunes manifestants qui ont scandé des slogans en faveur de la Tunisie.

La foule composé par de nombreuses personnes d’origine Tunisienne et par des militants associatifs et politiques était particulièrement animée, réclamant des élections libres en Tunisie, la liberté, la démocratie.

tunis5.jpgDe nombreux dirigeants d’associations de Tunisiens, des intellectuels étaient présents. De nombreux responsables politiques étaient venus apporter la solidarité au peuple Tunisien comme Marie George Buffet pour le Parti communiste français, accompagné de Bruno Piriou, conseiller général de Corbeil, Jean Luc Mélanchon pour le Parti de Gauche, Alain Besancenot pour le NPA, Eva Joly pour les Verts.

Des dirigeants du Parti socialiste comme Harlem Désir ont rejoint la manifestation alors que leur Parti n’avait pas appelé à s’y rendre.

tunisi1.jpgLes participants à cette manifestation très émus par les événements qui se déroulent en Tunisie restent très vigilants, ont rappelés par de nombreux témoignages les atrocités commises par l’ex Président Ben Ali et ont déploré l’attitude du gouvernement français et de l’Union Européenne jugé scandaleuse.

Tunisie libre, laique, démocratie, liberté, justice ont été des mots d'ordre rappelés en permanence démontrant une maturité et un niveau de conscience très élevé loin des caricatures données par de nombreux comentateurs.

De nombreux Tunisiens de l’Essonne étaient présents à Paris derrières leurs banderoles.

Vidéo, photos, article exclusifs E-Mosaïque

 
PARIS - TUNISIE
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19:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tunisie, manifestation, paris | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/11/2010

"La démocratie en régression"

borvo.jpgDans une interview à l’Humanité du 3 novembre, Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice (CRC-SPG) et membre de la commission mixte paritaire explique les raisons de son opposition à la réforme des collectivités territoriales.

Pour la sénatrice, "la raison de fond est que cette réforme a pour finalité de casser l’autonomie des collectivités, de centraliser les lieux de décision, de réduire les dépenses publiques et donc les services publics.

Ce qui sous-tend cette réforme, c’est une logique politique et financière qui vise à transférer au secteur privé le marché du représente la réponse aux besoins des populations.

Quand on voit la fragilisation des ressources des collectivités, la suppression de la TP, le gel des dotations d’état, le transfert de charges, notamment dans le domaine du social et la remise en cause des services publics avec la refonte générale des politiques publiques (RGPP)... on voit bien que cette réforme est une attaque frontale contre l’action publique en général et les collectivités en particulier.

Des aspects essentiels de cette réforme provoquent de la colère, particulièrement chez les élus locaux. Ainsi la création des conseillers territoriaux siègeant à la région et dans les départements et consacrant à terme la disparition de ceux-ci, la diminution drastique du nombre d’élus qui accompagne cette mesure, la création de nouveaux périmètres institutionnels comme les métropoles et les pôles métropolitains, l’obligation d’intégrer les intercommunalités... Tout cela porte un coup à la démocratie locale, distand les liens entre les élus et la population, éloigne les lieux de décision de l’intervention citoyenne.

N. Borvo Cohen-Seat rappelle que son groupe s’opposera à cette réforme dans laquelle les français ont beaucoup à perdre, notamment deux choses : la proximité avec leurs élus et les services publics. L’un ne vas pas sans l’autre. C’est pourquoi il faut refuser cette régression de la démocratie.

vasquez.jpgMANIFESTATION DES ELUS FRANCILIENS DEVANT L'ASSEMBLEE NATIONALE

Plusieurs centaines d'élus communistes et républicains, dont plusieurs dizaines de l'Essonne (ici sur la photo Laurence Deme Maire adjointe de Sault les Chartreux, Christian Pigaglio, conseiller municipal d'Evry, et Claude Vasquez Maire de Grigny) rejoints par des élus socialistes, et Verts, ont manifesté devant l'assemblée nationale pour protester contre ce projet.

Cette manifestation a été suivie par une conférence de presse organisée par tous les groupes d'élus de gauche qui ont révélé les graves conséquences de ce projet de loi de la réforme territoriale.



REFORME DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
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