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25/04/2013

Le groupe Accor ne doit pas être victime de la Bourse

accorhennequin.jpgExtrait, communiqué de presse

« Après l’éviction de Denis HENNEQUIN, président du groupe Accor, Francis CHOUAT, président de la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne, où se trouve le siège de l’entreprise, met en garde contre une stratégie qui tend à favoriser les profits boursiers au détriment des salariés. Francis CHOUAT va saisir le ministre du redressement productif, Arnaud MONTEBOURG, pour lui demander d’examiner la situation de l’entreprise Accor.

L’éviction de Denis HENNEQUIN, président du groupe Accor le 24 avril, la troisième en huit ans, inquiète les salarié(e)s et leur représentant(e)s. Elle interroge également les élu(e)s et les acteurs économiques et touristiques du territoire de l’agglomération Evry Centre Essonne.Tout laisse craindre que la stratégie des principaux actionnaires, Colony Capital et Eurazeo, soit de démembrer le groupe – un des tout premiers d’Europe, 5e au niveau mondial – pour alléger son patrimoine, supprimer de nombreux emplois et satisfaire ainsi davantage les exigences de rentabilité boursière. Leur stratégie internationale et européenne posait déjà problème. Elle s’avère désormais fondée sur le recul d’implantations, lourd de conséquences

sociales et économiques. »

Les syndicats protestent

Les syndicats du groupe ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils manifesteront jeudi, appelant tous les salariés du groupe à cesser le travail 15 minutes à l'ouverture de l'assemblée générale.

Ils dénoncent "la stratégie financière désastreuse" des actionnaires d'Accor et "la spirale infernale du profit à tout prix".

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pourquoi-le-pdg-d-...

DOSSIER : PAS ASSEZ DE PROFIT

Extrait de Libération du 22/04/2013

L’histoire s’est répétée mardi chez Accor: le PDG du groupe d’hôtellerie Denis Hennequin a été débarqué à l’occasion d’un conseil d’administration, tout comme son prédécesseur Gilles Pélisson l’avait été fin 2010, sous la pression des actionnaires Eurazeo et Colony Capital.

M. Hennequin, 54 ans et ancien patron de McDonald’s en Europe, a été poussé sans ménagement vers la sortie à deux jours de l’assemblée générale annuelle, alors que les résultats d’Accor ont été décevants au premier trimestre.

Denis Hennequin était arrivé à la tête d’Accor il y a un peu plus de deux ans. Il a mis en oeuvre une stratégie de cession d’actifs jugée trop lente et un plan de départs «trop généreux». Mais il a aussi fait les frais de la mollesse du cours de Bourse qui, en dépit de sa petite hausse depuis un an (+6,31%), n’a toujours pas rattrapé son niveau d’il y a trois ans (-13,50%).

Le président d’Eurazeo, Patrick Sayer, estimait il y a un an «qu’Accor (était) sans doute la société la plus mal valorisée du secteur hôtelier» parce que son important patrimoine était mal pris en compte dans le cours de Bourse.

En février, le groupe s’est fixé pour objectif de réduire la part de ses hôtels possédés en propre à 20% de son parc pour dégager les liquidités.

Mais cet engagement n’a semble-t-il pas été suffisant aux yeux de Colony et d’Eurazeo, qui avaient souhaité qu’Accor créé une société foncière séparée afin de «mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle» pour «gagner en efficacité».

Eurazeo et Colony Capital détiennent ensemble 27,51% des droits de vote au sein d’Accor.

Selon des analystes de Barclays, des «tensions existaient depuis quelque temps» au sein du conseil d’administration, voyant s’affronter d’un côté la logique d’entrepreneur de M. Hennequin, qui avait annoncé un plan d’action courant jusqu’en 2016, et de l’autre une stratégie financière, soucieuse de résultats rapides, portée par les actionnaires.

Les syndicats du groupe ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils manifesteront jeudi, appelant tous les salariés du groupe à cesser le travail 15 minutes à l’ouverture de l’assemblée générale.

Ils dénoncent «la stratégie financière désastreuse» des actionnaires d’Accor et «la spirale infernale du profit à tout prix».

 

LA STATEGIE SUCIDAIRE

accorpelisson.jpg(extrait article publié le 15/12/2009) pat l’Expansion

Qui est derrière la scission ?

Après leur entrée dans le capital d'Accor, les fonds d'investissement Colony Capital et Eurazéo n'ont pas cessé de faire pression sur Gilles Pélisson pour l'obliger à actionner tous les leviers de valorisation de la société afin de faire grimper les dividendes et de booster le cours de l'action. Gilles Pélisson a donc d'abord mis en vente les actifs jugés " non stratégiques ", comme le voyagiste Go Voyages ou le Club Med. Il a ensuite cédé une bonne partie des murs de ses hôtels.

En deux ans, cette stratégie a permis de faire remonter plus de 2 milliards de dividendes exceptionnels aux actionnaires. Les deux actionnaires " activistes " veulent maintenant profiter de la montée en puissance de la division " services " du groupe qui ne pèsent que 13% de l'activité du groupe, mais lui procurent 40 % de ses résultats pour la séparer de la division hôtellerie (Sofitel, Novotel, Ibis, F1, etc.). La division services, valorisée sur le même ratio que son partenaire Mastercard, vaudrait plus de 5 milliards d'euros. L'hôtellerie, de son côté, serait estimée à 5,5 milliards d'euros. A comparer aux 8,4 milliards de capitalisation actuels du Groupe Accor. De quoi faire flamber l'action de 38 euros, son cours actuel, à 45 euros. Une bonne façon de permettre aux deux fonds de retrouver ou de se rapprocher de leurs cours d'achat (42 euros pour Colony et 47 euros pour Eurazeo).

Qui s'y oppose ?

Les principales critiques émanent du FSI, le Fonds stratégique d'investissement, qui lors de sa création a récupéré la participation de 8,7 % de la Caisse des dépôts et consignations (en dotant le FSI de la participation de la CDC, l'Etat a perdu le bénéfice de ses droits de vote double qui sont passés de 13,51 à 7,91 %). " Le FSI n'ayant pas l'intention de sortir d'Accor, il n'a donc pas vocation à soutenir un projet dont le seul objectif serait d'augmenter le cours de Bourse ", expliquait le semaine dernière Gilles Michel, le patron du FSI. Ce dernier ne cachait pas sa volonté de sortir du capital du groupe en cas de scission.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/accor-la-scission-en-questions_213455.html#IOdsvFPcqOG0zoB1.99

17/11/2012

EVRY - GROUPE MANOUCHIAN : LE DERNIER TEMOIN, ARSENE TCHAKARIAN

tchakarianrouge.jpgHommage exceptionnel cette année à Evry à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de l’arrestation de Manouchian à Evry le 16 Novembre 1943 organisé par le Parti communiste Français avec la présence du dernier résistant membre du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian né le 21 décembre 1916 en Turquie accompagné de nombreuses personnalités dont Philippe Camo secrétaire de la Fédération du PCF 91 et conseiller régional et des élus communistes du département et notamment d’Evry Elise Yagmur et Diego Diaz.

C’est la dernière mémoire vivante de ce groupe et auteur d’un livre le Commandos de l’affiche rouge retraçant ce fait historique.

Des années durant, il a reconstitué les multiples attaques perpétrées au cours de l’année 1943 par l’équipe dirigée par le poète arménien Missak Manouchian, avant qu’elle ne soit démantelée.

manoutemoin.jpgAppartenant au FTP-MOI (Francs-tireurs partisans - Main-d’œuvre immigrée), ce groupe armé avait pour objectif de déstabiliser les troupes occupantes. Déraillements de trains, attaques de pylônes, exécutions d’hommes, nazis comme collaborateurs, récupération de documents au domicile de communistes arrêtés… Il repositionne chacun des protagonistes dans ces actions, décrit le mode opératoire, les repérages, les fuites à bicyclette, l’organisation du groupe Manouchian…

A l’occasion de cette célébration Arsène Tchakarian aujourd’hui âgé de 95 ans; avec une mémoire et une vivacité étonnante a raconté longuement l’historique de cet évènement.

Photo Jackie Corbel, vidéo E-Mosaïque


Arsène Tchakarian par E-Mosaique

19:48 Publié dans Actualités, Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tchakarian, manouchian, résisrances, evry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/04/2012

Du Front de gauche au Front du peuple !

fgplaceaupeple.jpgPar Bruno Piriou, conseiller général de Corbeil

Tout est bon dans cette campagne du Front de gauche.

Des immenses rassemblements comme à La Bastille, Toulouse où Marseille au barbecue citoyen dans les allées Aristide Briand à Corbeil-Essonnes.

1.C’est d’abord le fait du contenu de notre projet politique.

Notre candidat Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont réussi à donner du sens politique à cette campagne présidentielle en plaçant l’humain d’abord.

L’écho populaire à notre projet a bousculé la donne politique.

Qui aurait parier entendre Nicolas Sarkozy et François Hollande à une semaine du premier tour replacer les marchés financiers dans leur discours ? Le premier à la Concorde en plaidant « pour un nouveau modèle Français qui ne sera plus soumis à la dictature de la finance », le deuxième à Vincennes plaidant « pour une France plus puissante que la finance ». Leur problème, c’est qu’à la différence de ce nous portons, au-delà de leurs mots, leur programme ne suit pas.

Partir des besoins humains et des droits de l’homme a fait s’écrouler de nombreuses digues idéologiques :

• Celle du rapport de l’homme à la nature en expliquant la planification idéologique,

• celle du rapport homme femme en affirmant la modernité du féminisme,

• celle du rapport capital travail en démontrant l’actualité du marxisme,

• celle du rapport « Français » « étrangers » en revendiquant la France du métissage,

• celle du rapport France Europe en redonnant la primauté à la puissance des peuples à l’échelle Européenne et internationale.

Du coup, c’est la politique elle même et la gauche qui reprennent des couleurs.

Il y a encore fort à faire pour que l’enjeu présidentiel passionne les foules, mais quelle tristesse et quelle pauvreté intellectuelle aurait été cette campagne sans la présence du Front de gauche !

2.C’est ensuite la forme de ce tout neuf rassemblement qu’est le Front de gauche.

Ce n’est qu’un début continuons le combat !

Oui nous n’en sommes qu’au début. L’essentiel est devant nous. D’abord je suis convaincu que la diversité du rassemblement de ce Front de gauche et son ouverture aux citoyens pour qu’ils y prennent toute leur part aide à la qualité du discours. Jean-Luc Mélenchon lui-même, au-delà de ses immenses qualités, construit son argumentaire et ses thèmes de campagne en puisant dans les aspirations populaires. Celles qui se fondent dans les valeurs de la République et qui se cherchent désespérément depuis trop de décennies.

C’est pourquoi, donner une suite à ce Front de gauche passe par une construction citoyenne au plus près des citoyens. Les occasions manquées au moment du référendum Européen et des précédentes présidentielles ont coûté cher.

Comment ne pas gâcher la fête de ce Front de gauche naissant ?

En n’ayant pas peur de nous-mêmes, nous qui comme moi sommes membres d’un parti politique. Le rôle de nos organisations, PC, PG, Gauche Unitaire et Fase, est de se mettre pleinement au service de ce nouveau mouvement. Personne n’en connaît précisément les contours. Et alors ? Cheminons ensemble. Il y a une très grande disponibilité populaire pour se mêler de politique et de l’avenir de nos quartiers, de nos écoles de nos entreprises privées et publiques, de nos villes et régions.

Ouvrons les portes !

Ce Front de gauche sera pleinement citoyen ou ne sera pas. C’est parce qu’il a vocation à devenir majoritaire que l’on se met à parler de Front du peuple. Au sens de Front populaire. En tirant les enseignements de l’histoire et en relisant ce que signifie chez Gramsci, l’hégémonie d’une idée.

fgcorbeil.jpgCela a des implications très concrètes dans une campagne électorale :

• Permettre au plus grand nombre de tenir des bureaux de vote,

• Multiplier les lieux et moments de discussion où il n’y a pas celles et ceux qui savent et les autres qui écoutent, mais où chacun se nourrit de l’idée de l’autre,

• Participer tous les lundis à notre permanence de campagne au 69 rue d’Angoulême à Corbeil-Essonnes au contenu et à la forme de la campagne. Et ce dès dimanche au soir du premier tour pour ensemble récupérer les résultats, les analyser, en tirer les premiers enseignements pour le second tour,

• Et bien sûr participer à la seconde campagne électorale avec nos candidats du Front de gauche Ulysse Rabaté et Elise Yagmur,

• Pour qu’ensuite toutes les questions politiques, comme celle de participer ou pas d’un gouvernement de gauche, soient l’affaire du plus grand nombre de citoyens.

D’ici là, il reste 5 jours pour convaincre le plus grand nombre de l’enjeu du vote Front de gauche, terrasser le Front National, mettre une raclée à l’UMP et assurer à gauche.

A très vite.

 
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