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07/07/2010

CHATEAUX EN ESSONNE

 Souvent peu connus du public l’Essonne possède de nombreux châteaux. Ils sont une invitation à la promenade, à la découverte et à l’éducation…

 

CHATEAU DE COURSON

tourcourson.jpgNon loin d'Arpajon, ce château de brique et de pierre a été construit en 1676 pour le président Lamoignon. C'est l'époque où les parlementaires souhaitent bâtir en province, sans trop s'éloigner de leur monarque. Le grand fronton triangulaire du centre marque nettement le style Louis XIV de cette demeure due à un élève de Le Vau. A l'intérieur une collection d'oeuvres du premier Empire comporte notamment le portrait de Napoléon en costume de sacre par Girodet.
Le parc à l'anglaise dessiné par Berthault (paysagiste de Joséphine de Malmaison) donne une touche de fantaisie à ce chef-d'oeuvre du classicisme.

http://www.domaine-de-courson.fr/

CHATEAU DU MARAIS

tourmarais.jpgA St Chéron ce château est un des chefs-d'oeuvre de l'architecture de Louis XVI. Il abrite deux musés dédiés à ces hôtes illustres : Talleyrand et Gaston Palewski.
Un parc dessiné dans les années 1900 est jalonné sur 40 hectares par des arbres séculaires est marqué par un superbe miroir d'eau de 500 mètres.

 

http://www.chateaudumarais.com/

 

LE CHATEAU DE SAUSSAY

toursaussay.jpgA Ballancourt, à la limite du Hurepoix et du Gâtinais ce château du XVIII ème siècle est composé de deux bâtiments qui se font face.
A l'intérieur les objets d'art retracent la vie des illustres occupants, dont Colbert avec sa magnifique bibliothèque. A l'extérieur le parc redessiné par Duchêne, le grand paysagiste au début du XX ème siècle offre un magnifique spectacle.

 

http://chateau.du.saussay.free.fr/

 

CHATEAU DE VILLECONIN

tourvilleconin.jpgPrès d'Etrechy ce manoir féodal du XIVème et XVème siècle porte six siècles d'histoire, d'Hugues Capet à Jean Montagu ou encore Cochefilet beaux-parents de Sully. Le parc s'offre à vous pour rêver aux temps passés.

 

http://sortir-a-paris-visite-de-l-ile-de-france.transilie...

 

CHATEAU DE CHAMARANDE

tourchamarande.jpgCe château et son parc appartiennent au département de l'Essonne. Construit en 1654 les façades en pierre de grès et en brique, la toiture d'ardoise s'illuminent dans un jeu de lumière. La parc de 98 hectares sillonné par la Juine est propice aux promenades.

 

http://www.essonne.fr/culture_sports_loisirs/lieux_cultur...

 

LE CHATEAU DE COURANCES

tourcourances.jpgA 5 kilomètres de Milly le château de Courances se présente à vos yeux. Agrémentés par 17 sources vives, avec cascades et cascatelles ce château construit en 1550 est de style Louis XIII. La douceur de la brique et de la pierre s'harmonise avec les hauts toits d'ardoise encore très renaissance.
Son parc de 150 hectares est traversé par une allée principale plantée de platanes. Imaginé par le Nôtre le parc est creusé de canaux alimentés par une source de pièces d'eau, de douves. Chaque plan d'eau reflète des parterres : pièces d'eau du Fer-à-Cheval, du Grand Manoir, de la Gerbe...Dand ce jeu subtil entre l'eau et la nature, s'insèrent parfaitement des oeuvres d'art : gueulards en forme de têtes de dauphins alimentant les douves, loups et lions, ou encore statue d'une baigneuse.

http://www.courances.net/

LE CHATEAU DE DOURDAN

dourdan100.jpgLe château de Dourdan a été construit vers 1222 pour Philippe Auguste. Rois et grands seigneurs en furent les propriétaires successifs. A la fin du XVIIe siècle, il fut donné au duc d'Orléans qui le transforma en prison. Cette fonction se perpétua jusqu'en 1852.
Cette forteresse, classée Monument Historique en 1964, est un remarquable exemple d'architecture militaire qui a conservé ses courtines, ses tours ses fossés et surtout un donjon circulaire isolé du château lui-même. Tout le système défensif est donc encore visible.

 

http://www.casteland.com/pfr/chateau/idf/essonne/dourdan/...

 

18:10 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : châteaux, essonne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/06/2010

A LA DECOUVERTE DE LA SCIENCE

« Etudier ce n’est pas remplir des vases mais allumer des feux » - Montaigne.

 

ulm2.jpgA l’initiative du conseil régional d’Ile de France et le concours du conseil général de l’Essonne (département qui concentre 10 % de la recherche publique en France) et le soutien de l’association Planète Sciences pendant plusieurs mois différentes structures ont été sensibilisé aux problématiques scientifiques et particulièrement à la bioéthique.

 

27 groupes en Ile de France, dont 8 de l’Essonne ont réfléchi sur ce sujet et parmi eux l’école de la deuxième chance à Ris Orangis, l’Université du Temps Libre, Génération femmes à Evry et la Résidence pour Personnes Agées Rameau toujours à Evry.

 

ulm1.jpgLa résidence Jean Philippe Rameau avait sélectionné comme thème celui de la fin de vie.

Comment accompagner la fin de vie ?,  avec qui ?, comment ?, l’euthanasie est elle acceptable et dans quelles conditions ? étaient quelques unes des questions traitées avec l’aide de juristes, scientifiques, journalistes mis à la disposition dans le cadre de cette opération de sensibilisation à la science.

 

La fin de vie n’est elle pas finalement la mise en valeur de la vie elle-même, ou le commencement d’une autre vie ou son aboutissement, vaste sujet traité largement.

 

L’ensemble de ces travaux a été synthétisé par la réalisation d’une vidéo présenteé sous forme de journal et qui sera diffusée le 1er juillet dans une salle du conseil général de l’Essonne.

 

ulm3.jpgAuparavant la totalité des groupes a participée à une conférence pour rendre compte de l’ensemble des travaux à l’école normale supérieure à Paris à l’invitation du conseil régional avec l’intervention des rapporteurs, de scientifiques, de philosophes, de juristes dans une ambiance  studieuse et passionnée.

 

Une partie du débat s’est déroulée autour du rôle des médias qui en matière d’informations scientifiques privilégient le sensationnel et la certitude au détriment de la raison et de la réflexion.

 

En conclusion et avec humour Salek Beloucif, médecin réanimateur au CHU de Bobigny a défini en 4 mots les dominateurs communs des problématiques scientifiques et sociétales  de notre époque : « la mort, l’argent, le pouvoir, et le sexe ».

 

Pour la période 2010-2011 le sujet d’initiation scientifique retenu est celui de l’alimentation.

 

Photos et texte exclusifs E-Mosaïque

20:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sciences, bioéthique, essonne, ile de france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/05/2010

George Sand, à Palaiseau

sand1.jpgAu moment même où un très beau téléfilm diffusé par France 3 relate une partie de la vie mouvementée d'un des plus important écrivain de notre pays, peu de personnes savent que George Sand a passé une partie importante de sa vie dans une ville de l'Essonne, Palaiseau.

RECIT

Sandeau, Musset, Chopin, Michel de Bourges et quelques autres, compagnons de route ou passants de nuit, les amours de George Sand n'ont plus de secret pour personne.
On connaît moins Alexandre Manceau, à qui Anne Chevereau consacre une biographie très documentée. Il occupa pourtant une place de choix dans sa vie, seize années durant.
Seize années ! Amour de la maturité : elle a quarante-cinq ans quand ils se rencontrent, il en a treize de moins.
Ce graveur de talent vient à Nohant invité par Maurice, le fils adoré, dont il est un ami. Petit, mince, le regard un peu triste, il n'a rien d'un séducteur, même si le visage fin frappe par sa sensibilité. Mais son charme doit être bien réel, puisque, très vite, son séjour à Nohant se transforme en résidence à demeure.
Il ne rentre à Paris que quelques mois plus tard, pour prendre son matériel de graveur, et installe son atelier non loin de la chambre de George. " Oui, je l'aime lui... je l'aime avec tout ce qu'il est et il y a un calme étonnant dans mon amour, malgré mon âge et le sien... je suis heureuse, je supporte tout, même son absence, moi qui n'ai jamais supporté cela... " confie Sand à Hetzel, portée par l'enthousiasme des débuts. Pourtant, cette fois, elle ne se trompe pas - et si elle fut moins spectaculaire que d'autres, sa relation avec Manceau fut peut-être la plus touchante. La plus proche aussi d'un équilibre que, faute de mieux, on pourrait appeler conjugal, avec ce que cela suppose de compagnonnage, de joies et de peines partagées, et de (quasi) fidélité.

Manceau fait très vite partie de la famille. Il participe aux soirées théâtrales, aux veillées, aux promenades dans la campagne berrichonne. Il se révèle indispensable. Non seulement il s'acquitte des tâches de secrétariat de Madame, gère l'intendance et les finances, mais en plus il paye son écot - ce qui ne s'est jamais vu ! Et surtout, il se consacre nuit et jour à sa dame qu'il entoure de mille soins, prévenant ses désirs, aplanissant tutes les difficultés matérielles, lui témoignant amour et respect avec un dévouement sans limites. " Elle ne peut s'asseoir sans qu'il surgisse des plumes, de l'encre bleue, du papier à cigarettes, du tabac turc et du papier à lettres rayé. Et elle en use... " Bref, homme rare, il remplit à ses côtés le rôle que tant de femmes tiennent près d'un artiste ! " Manceau toujours bon comme un ange et me soignant comme si j'en étais un... " s'émeut George.

Cette harmonie va durer quinze ans, tantôt à Nohant, tantôt à Paris rue Racine où ils ont chacun un appartement (décence oblige) dans le même immeuble, tantôt à Gargilesse où Manceau a acheté une petite maison.

Mais c'est compter sans Maurice... Sans doute n'a-t-il jamais bien accepté la liaison de sa mère avec son camarade. Ce faible aux brusques emportements met brutalement Manceau à la porte, sans en aviser sa mère et sans le moindre droit. Coup de théâtre : George Sand quittera elle aussi Nohant, sa maison - et son fils, pour suivre son compagnon.
Déchirement. Tentative de compromis. Départ. " Me voilà désormais seul avec elle, quelle responsabilité, aussi quel honneur, quelle joie ! " note Manceau dans l'Agenda qu'il tient avec Madame.

sandpalaiseau.jpgC'est à Palaiseau que le graveur a trouvé une maison. George est " dans le ravissement de tout, du pays, du petit jardin, de la vue, du mobilier... C'est un enchantement ". Une dizaine de pièces, deux étages, une campagne verdoyante : un petit Nohant à proximité de Paris où le couple va vivre un peu plus d'un an.
Il faut aujourd'hui une certaine imagination pour effacer les immeubles qui enserrent la Villa Sand, mais la maison, à l'exception de quelques agrandissements, a assez peu changé. Visites de proches, soirées tranquilles, escapades culturelles à Paris, " mangeaille très bonne " : la vie à Palaiseau serait douce sans le drame qui va y mettre fin. Manceau depuis des mois tousse, crache le sang. Sand espère. Puis mesure la gravité de l'état de Manceau qu'elle accompagne avec une tendresse sans faille jusqu'à la fin. " ... toi qui m'a tant aimée sois tranquille, ta part reste impérissable ", écrit la femme de soixante ans au soir de l'enterrement.
Elle reviendra par intermittence dans la maisonnette léguée par Manceau... à Maurice qui la vendra en 1869. Puis elle retrouvera Nohant, et son fils. La maison ne se visite pas.

Alexandre Manceau, le dernier amour de George Sand, Anne Chevereau. Ed. Christian Pirot, 20

16:04 Publié dans Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : george sand, palaiseau, essonne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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