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17/11/2011

TRAVAIL DOMINICAL DANS LE CENTRE COMMERCIAL : LES SALARIES ET LES PETITS PATRONS DISENT NON !

cc.jpgLes conseillers municipaux d’Evry à l’exception notable des élus communistes et de quelques élus Verts, et plus surprenant d'élus de Droite en contradiction avec les positions gouvernementales  pensaient en votant pour l’ouverture du centre commercial d’Evry que « l’affaire était entendue » et les salariés se soumettre à leurs bons vouloirs.

Il en est rien. Les salariés de l’enseigne Galeries Lafayette,  les premiers à s’être exprimés ont dit NON à 95 % (59 contre 2). Les autres salariés dispersés dans plusieurs centaines de boutiques se sont largement exprimés en signant massivement la pétition proposée par la CGT demandant une consultation collective des 2200 salariés concernés conformément à la loi.

cc2.jpgLes militants de la CGT ont tous été surpris par l’accueil favorables des salariés dont très peu sont pourtant syndiqués. Un journaliste du Parisien qui a accompagné les militants du Syndicat dans l’action menée pour proposer les pétitions en a témoigné dans un article publié ce 17 novembre.

Pire sans doute pour ceux qui ont proposé l’ouverture de ce centre commercial le dimanche des responsables de boutiques se sont exprimés clairement contre cette proposition. Ainsi une directrice d’un magasin d’habits pour femmes s’est exprimée ainsi dans le Parisien « Nous n’avons tout simplement les moyens d’ouvrir. Les baux vont augmenter, la masse salariale aussi. Tout ça pour quatre clients qui n’ont rien à faire le dimanche ». Un autre responsable de magasin précise : « Ces ouvertures dominicales vont diluer le pouvoir d’achat des clients. Ce qui est dépensé le dimanche ne l’est pas le samedi ou le lundi ».

Les élus communistes en échos à ces réactions vont continuer pour leurs parts à exiger l’annulation de la proposition de l’ouverture du centre commercial le dimanche.

Au Sénat Mme Annie David, sénatrice communiste de l‘Isère, présidente de la commission des affaires sociales a proposé un texte de loi afin de garantir de nouvelles protections et garanties aux salariés quant au travail dominical en renforçant la portée symbolique du repos dominical et en renforçant les droits des salariés qui travaillent le dimanche.

Ce texte dispose à son article premier que « Dans l'intérêt des salariés, de leurs familles et de la société, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. Aucune dérogation à ce principe n’est possible, à moins que la nature du travail à accomplir, la nature du service fourni par l’établissement ou l’importance de la population à desservir ne se justifie. »

Il précise par ailleurs que « Le refus de travailler le dimanche pour un salarié d’une entreprise bénéficiaire d’une telle dérogation ne constitue pas une faute ou un motif de licenciement ».

Au conseil municipal d’Evry les élus communistes vont à nouveau interpeller le Maire pour exiger que la consultation collective des salariés soit respectée avant toute décision unilatérale. Ils vont continuer à proposer la signature d’une pétition contre l’ouverture du Centre Commercial le dimanche actuellement en ligne sur internet et massivement déjà signée.

Le secrétaire départemental de la CGT, Hervé Leblanc en conclusion de la journée d’action du syndicat a déclaré :  "La vraie question c’est : Quelle société voulons nous ? Ce n’est pas un maire, un employeur ou un préfet qui doivent décider pour les salariés"

Texte et photos E-Mosaïque

19/09/2011

La surenchère sécuritaire du pouvoir 
va de pair avec la privatisation des prisons

verzeletti.jpgPar Céline VERZELETTI, Secrétaire Générale de la CGT Pénitentiaire :

Depuis plus de trente ans, la France vit au rythme des différents prison.gifmatraquages idéologiques sécuritaires. Cette surenchère – que la CGT pénitentiaire a toujours condamnée – se traduit à la fois par une très forte augmentation de la population carcérale et par une élévation conséquente des «  peines  » prononcées. Par exemple, depuis l’affaire dite de Pornic, hypermédiatisée par le chef d’État et qui a mis en lumière l’état de délabrement de l’ensemble du système judiciaire, les taux d’incarcération présentent une croissance significative. En effet, entre le 1er janvier et le 1er août, le nombre de personnes détenues est passé de 60 544 à 64 726, mineurs compris, pour 56 081 places en prison, soit une augmentation de 4 182 détenus en sept mois  !

Les incarcérations et les condamnations sont plus nombreuses. La durée moyenne du temps passé sous écrou, qui n’a cessé d’augmenter depuis quarante ans, atteint actuellement sa valeur maximale (4,3 mois en 1975 pour 9,8 mois en 2010).

Le gouvernement français prétend que l’agrandissement du parc pénitentiaire (nombre de places de prison) est la solution aux surtaux de population carcérale  ! Pourtant, plus il construit de places de prison, plus il fait augmenter la population pénale en multipliant les lois sécuritaires et liberticides.

En vingt ans, pas moins de 30 000 places de prison ont été créées. C’est loin d’être terminé  ! Michel Mercier, ministre de la Justice, annonce un parc pénitentiaire de plus de 70 000 places pour 2018  ! Il y aura 25 nouveaux établissements en partenariat public-privé (PPP) (coût  : 5 844 millions d’euros) et sept nouvelles extensions.

En 1999, dans la recommandation du 30 septembre sur le surpeuplement des prisons et l’inflation carcérale, le Comité des ministres de l’Europe, unanime, affirmait que l’extension du parc pénitentiaire n’est pas la solution au surpeuplement des prisons  ! Pourtant, depuis 1999, le gouvernement français ne suit en aucun cas ces recommandations, bien au contraire, il construit toujours plus de prisons et en PPP  !

Cette privatisation des prisons est très coûteuse pour l’État. Le 21 juin, le rapporteur général de la commission des Finances de l’Assemblée nationale précise, dans son commentaire du rapport annuel de performance de la mission «  Justice  »  : «  Les loyers versés dans le cadre des partenariats public-privé progressent toujours  : de 31 millions d’euros versés en 2009, ils passent à 58,7 millions d’euros en 2010. (...) La part prise par les loyers au sein des crédits de fonctionnement s’accroît, réduisant la marge de manœuvre pour l’entretien des établissements pénitentiaires gérés en régie et les autres dépenses telles que la santé des détenus.  »

Mais elle permet sans aucun doute d’assurer de beaux profits aux sociétés privées… À titre d’exemple, Bouygues a obtenu récemment le lot 3 du plan « 13 200 places ». Il comprend la conception et réalisation de trois sites (Nantes, Réau et Lille-Annœullin). Pour ces trois prisons, le contribuable versera, pendant vingt-sept ans, 47 millions d’euros hors taxes par an, soit 1 milliard et 269 millions d’euros au terme des vingt-sept ans (la construction d’un site coûte au prix du marché 90 millions d’euros).

Pierre Berger, tout nouveau PDG d’Eiffage, annonçait, fin juin, avoir l’intention de vendre quatre prisons en PPP afin de restaurer les marges du groupe et réduire sa dette  ! L’entreprise espère engranger ainsi entre 300 millions et 400 millions d’euros  ! Si, aujourd’hui, les personnes incarcérées et le travail des agents servent à sauver Eiffage via la vente de quatre prisons, demain à qui le tour  ?

Les services publics serviront-ils, dans peu de temps, à sauver les actions des géants du BTP ou d’ailleurs au lieu de répondre à des besoins sociaux  ? La CGT s’y opposera dans tous les cas. Il s’agit là d’un véritable scandale. Les prisons ne sont pas à vendre. Dans l’urgence, elles devraient plutôt être réhabilitées et repensées pour ne plus être des lieux de souffrance et de violence.

17:24 Publié dans Actualités, Expressions libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, prisons | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/04/2010

MANIFESTATION INTERSYNDICALE A EVRY

manifCGT.jpgAprès un rassemblement symbolique devant la Mairie d'Evry (voir photo) plus de 600 salariés du privé comme du public, retraités, privés d’emploi, étudiants, travailleurs sans papiers… ont manifesté dans les rues d’Evry et tenu un meeting syndical devant la Préfecture de l’Essonne ce jeudi 15 avril.

L’objectif de cette manifestation départementale unitaire (CGT, FSU, UNEF Evry, collectif départemental de soutien aux travailleurs sans papiers, UNSA, Solidaires) a été de donner un prolongement à la journée d’action unitaire syndicale du 23 mars dernier.

Une délégation des 6 organisations a été reçue par le Préfet de l’Essonne afin qu’il puisse écouter et entendre le mécontentement grandissant du monde du travail sur :

-        La non négociation sur les salaires par le patronat dans les NAO des entreprises essonniennes (Exemples : les propositions effectuées par le patronat des transports de cars voyageurs tournent autour de propositions provocatrices autour de 0,5 à 1,5% d’augmentation de salaire, il a fallu 22 jours de grèves aux Cars STA pour gagner une augmentation de 3%, aux Cars d’Orsay, les salariés sont au dixième jour de grève pour s’entendre déclarer par la direction qu’il est possible de démarrer la négociation…, dans la Fonction publique le gouvernement ne fait que copier selon la CGT le discours du Président de la République : travailler plus dans de plus mauvaises conditions pour gagner moins).

-        Sur l’emploi, chaque jour en Essonne, c’est près de 30 salariés qui se retrouvent dans une procédure de licenciement ou de départ forcé par les directions d’entreprises, mêlant management par le stress, par des objectifs personnalisés non atteignables, par le harcèlement moral…

-        Sur l’avenir des retraites, la CGT fait des propositions  de financement de l’avenir des régimes de retraite en élargissant l’assiette des cotisations aux revenus financiers…

-        Sur la régularisation des travailleurs sans papiers, il y a nécessité selon le premier Syndicat de l'Essonne que le gouvernement s’inspire de quelques directions d’entreprises, d’une partie du patronat, qui ont pris conscience que la résolution de la situation des travailleurs sans papiers passe par une régularisation massive de ceux-ci dans le cadre d’un règlement de leur situation par le travail.

A l’issue du meeting, l’Union Départementale CGT fait la proposition à l’ensemble des organisations syndicales, des associations, des partis politiques, et de toutes celles et ceux qui veulent participer à la mobilisation nécessaire pour défendre et améliorer le régime des retraites par répartition et d’organiser dans chaque commune du département un débat contradictoire démocratique sur les approches différentes entre le gouvernement et le Medef ,et de l’autre côté, les forces syndicales, associatives, politiques sur l’avenir des régimes de retraite en France.


RASSEMBLEMENT INTERSYNDICAL A EVRY 91
envoyé par E-Mosaique. - L'actualité du moment en vidéo.

Compte rendu UD CGT, photo et vidéo E-Mosaïque

16:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, fsu, solidaires, evry, fonctionnaires, retraites | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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