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29/05/2013

RUGBY, STADE DE L'AGGLOMERATION D'EVRY ET AVENIR…

grandstade2.jpgPierre Camou, le président de la Fédération Française de Rugby, l’a dit: «Notre stade nous permettra d’être maître de notre destin pour être au service de notre sport».

Et si, pour notre ville et notre agglomération, posséder l'une de ces cathédrales du XXIe siècle était une vraie opportunité ?

Rappelons déjà, qu’au Moyen Âge, l’essor économique et social s’est réalisé autour de la construction et de la vie des cathédrales, point d’attraction des bâtisseurs et artisans ainsi que de tout le commerce qu’il pouvait générer.

Le rugby sport professionnel, certes! Que fallait-il de plus et qu’aurait-on voulu? Il y a longtemps que le sport de haut niveau n’est plus vraiment amateur. Le rugby a su préserver ses valeurs et n’hésite pas à sévir à la moindre dérive. Nous sommes tout de même bien loin des excès du football!

Dans notre département, qui comptait fin mai 2012 64 930 personnes inscrites à Pôle emploi, la hausse des demandeurs d’emplois depuis 2011 est de 7,5% contre 4,6% en moyenne sur l'Ile-de-France, alors que dans le même temps les offres d’embauches sont en recul de 29,4%. Peut-on réellement se passer de la perspective de la création de 8000 à 10 000 emplois, surtout lorsque l'on observe ce qui s’est fait au Stade de France?

En effet, à Saint-Denis et son agglomération, on s’aperçoit qu’il y a eu plus de 25 000 emplois créés depuis 14 ans et que de nombreuses grandes entreprises y ont implanté leurs sièges sociaux. On y trouve, par exemple, des compagnies comme SFR ou Orange Business Services, dans lesquelles travaillent plus de 8 000 personnes. Une université s’est même installée tout à côté du stade, ce qui attire de nouveaux résidents.

Le Grand Stade permettra, en outre, de réaliser les indispensables investissements dans le transport francilien, avec notamment le tram-train entre Massy et Evry, les lignes C et D du RER, les liaisons routières… Bien sûr, tout cela était prévu depuis fort longtemps, mais serait-il judicieux de se plaindre du fait que le Grand Stade nous permette de les mettre en oeuvre bien plus tôt?

Bref, c’est un bon projet, ambitieux, moderne, et dans lequel j’ai pleinement confiance parce que je sais qu’il apportera beaucoup à notre territoire!

pigaglioeurope.jpgLa confiance n’excluant pas le contrôle, je resterai, tout comme vous, attentif à la réalisation effective du Grand Stade et du Pôle sports qui doit l’entourer mais bientôt, je l'espère, nous pourrons, avec profit, voir la finale du championnat de France de rugby sous nos fenêtres.

Christian Pigaglio, conseiller municipal d'Evry, délégué aux équipelents sportifs, conseiller communautaire de l'agglomération Evry-Centre-Essonne

17/05/2013

TOUCHEZ PAS A NOS RETRAITES !

retraiteesperance.jpgAprès un recul social historique imposé par le MEDEF et des syndicats minoritaires parmi les salariés avec le vote à marche forcé et sans le moindre débat sur nos médias de l’ANI « accord national interprofessionnel », le gouvernement veut engager un deuxième round sur les retraites.

Il indique que les « caisses sont vides » au moment même où pour justifier l’ANI le gouvernement impose à la sécurité sociale une ponction de 2 milliards d’€ pour financer une complémentaire santé réservée à certains salariés mais ni aux retraités, ni aux étudiants, ni aux fonctionnaires...

Pour justifier la nouvelle réforme des retraites le MEDEF et le Gouvernement disent que cela est liée à l’allongement de la durée de vie. Cet allongement s’expliquait justement par un départ des retraités à un âge plus jeune et par de meilleurs soins. Sur ces deux aspects justement la France glisse dangereusement avec un recul du droit au départ à la retraite à 62 ans et 67 ans à taux plein. Sur la santé, la situation catastrophique de l’hôpital Sud Francilien dénoncée par les syndicats et le conseil municipal indique malheureusement la voie suivie.

retraite2.jpgLes conséquences sont immédiates comme le démontrent les derniers chiffres de l’INSEE : l’espérance de vie en 2012 a reculée pour la première fois de 2 mois pour les femmes (84,8 ans) et stagne pour les hommes (78,4 ans).

Dans le même temps l’INSERM indique que l’espérance de vie en bonne santé n’est à 65 ans, que de 8,8 ans pour les hommes et de 8,6 ans pour les femmes, et qu’elle recule pour ces dernières en Europe.

Les réformes sur les retraites ne résolvent pas les déficits mais enlèvent du temps à la vie.

retraites,allongement,sécurité sociale,élus communistes,evryLes plus jeunes dont le taux de chômage est au plus haut avec 25,7 % (pour les 15-25 ans) payent au prix fort l’emploi forcé des seniors obligés d’avoir une activité professionnelle à un âge plus avancé.

D’autres choix de financements sont possibles, l’actualité récente le prouve.

A Evry, la Municipalité a mis en place une politique sociale vers les seniors renommée bien au-delà du territoire en encourageant le maintien à domicile, l’aide aux plus démunis, la valorisation du rôle social des seniors dans notre ville, la prévention et la santé, et la solidarité inter générationnelle. C’est la voie que devrait suivre le gouvernement dans notre pays.

Les élus communistes d’Evry : Diaz Diego, Christian Pigaglio, Elise Yagmur

Tribune publiée dans le bulletin municipal de la ville d'Evry

25/04/2013

Le groupe Accor ne doit pas être victime de la Bourse

accorhennequin.jpgExtrait, communiqué de presse

« Après l’éviction de Denis HENNEQUIN, président du groupe Accor, Francis CHOUAT, président de la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne, où se trouve le siège de l’entreprise, met en garde contre une stratégie qui tend à favoriser les profits boursiers au détriment des salariés. Francis CHOUAT va saisir le ministre du redressement productif, Arnaud MONTEBOURG, pour lui demander d’examiner la situation de l’entreprise Accor.

L’éviction de Denis HENNEQUIN, président du groupe Accor le 24 avril, la troisième en huit ans, inquiète les salarié(e)s et leur représentant(e)s. Elle interroge également les élu(e)s et les acteurs économiques et touristiques du territoire de l’agglomération Evry Centre Essonne.Tout laisse craindre que la stratégie des principaux actionnaires, Colony Capital et Eurazeo, soit de démembrer le groupe – un des tout premiers d’Europe, 5e au niveau mondial – pour alléger son patrimoine, supprimer de nombreux emplois et satisfaire ainsi davantage les exigences de rentabilité boursière. Leur stratégie internationale et européenne posait déjà problème. Elle s’avère désormais fondée sur le recul d’implantations, lourd de conséquences

sociales et économiques. »

Les syndicats protestent

Les syndicats du groupe ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils manifesteront jeudi, appelant tous les salariés du groupe à cesser le travail 15 minutes à l'ouverture de l'assemblée générale.

Ils dénoncent "la stratégie financière désastreuse" des actionnaires d'Accor et "la spirale infernale du profit à tout prix".

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pourquoi-le-pdg-d-...

DOSSIER : PAS ASSEZ DE PROFIT

Extrait de Libération du 22/04/2013

L’histoire s’est répétée mardi chez Accor: le PDG du groupe d’hôtellerie Denis Hennequin a été débarqué à l’occasion d’un conseil d’administration, tout comme son prédécesseur Gilles Pélisson l’avait été fin 2010, sous la pression des actionnaires Eurazeo et Colony Capital.

M. Hennequin, 54 ans et ancien patron de McDonald’s en Europe, a été poussé sans ménagement vers la sortie à deux jours de l’assemblée générale annuelle, alors que les résultats d’Accor ont été décevants au premier trimestre.

Denis Hennequin était arrivé à la tête d’Accor il y a un peu plus de deux ans. Il a mis en oeuvre une stratégie de cession d’actifs jugée trop lente et un plan de départs «trop généreux». Mais il a aussi fait les frais de la mollesse du cours de Bourse qui, en dépit de sa petite hausse depuis un an (+6,31%), n’a toujours pas rattrapé son niveau d’il y a trois ans (-13,50%).

Le président d’Eurazeo, Patrick Sayer, estimait il y a un an «qu’Accor (était) sans doute la société la plus mal valorisée du secteur hôtelier» parce que son important patrimoine était mal pris en compte dans le cours de Bourse.

En février, le groupe s’est fixé pour objectif de réduire la part de ses hôtels possédés en propre à 20% de son parc pour dégager les liquidités.

Mais cet engagement n’a semble-t-il pas été suffisant aux yeux de Colony et d’Eurazeo, qui avaient souhaité qu’Accor créé une société foncière séparée afin de «mieux identifier la partie immobilière de la partie opérationnelle» pour «gagner en efficacité».

Eurazeo et Colony Capital détiennent ensemble 27,51% des droits de vote au sein d’Accor.

Selon des analystes de Barclays, des «tensions existaient depuis quelque temps» au sein du conseil d’administration, voyant s’affronter d’un côté la logique d’entrepreneur de M. Hennequin, qui avait annoncé un plan d’action courant jusqu’en 2016, et de l’autre une stratégie financière, soucieuse de résultats rapides, portée par les actionnaires.

Les syndicats du groupe ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils manifesteront jeudi, appelant tous les salariés du groupe à cesser le travail 15 minutes à l’ouverture de l’assemblée générale.

Ils dénoncent «la stratégie financière désastreuse» des actionnaires d’Accor et «la spirale infernale du profit à tout prix».

 

LA STATEGIE SUCIDAIRE

accorpelisson.jpg(extrait article publié le 15/12/2009) pat l’Expansion

Qui est derrière la scission ?

Après leur entrée dans le capital d'Accor, les fonds d'investissement Colony Capital et Eurazéo n'ont pas cessé de faire pression sur Gilles Pélisson pour l'obliger à actionner tous les leviers de valorisation de la société afin de faire grimper les dividendes et de booster le cours de l'action. Gilles Pélisson a donc d'abord mis en vente les actifs jugés " non stratégiques ", comme le voyagiste Go Voyages ou le Club Med. Il a ensuite cédé une bonne partie des murs de ses hôtels.

En deux ans, cette stratégie a permis de faire remonter plus de 2 milliards de dividendes exceptionnels aux actionnaires. Les deux actionnaires " activistes " veulent maintenant profiter de la montée en puissance de la division " services " du groupe qui ne pèsent que 13% de l'activité du groupe, mais lui procurent 40 % de ses résultats pour la séparer de la division hôtellerie (Sofitel, Novotel, Ibis, F1, etc.). La division services, valorisée sur le même ratio que son partenaire Mastercard, vaudrait plus de 5 milliards d'euros. L'hôtellerie, de son côté, serait estimée à 5,5 milliards d'euros. A comparer aux 8,4 milliards de capitalisation actuels du Groupe Accor. De quoi faire flamber l'action de 38 euros, son cours actuel, à 45 euros. Une bonne façon de permettre aux deux fonds de retrouver ou de se rapprocher de leurs cours d'achat (42 euros pour Colony et 47 euros pour Eurazeo).

Qui s'y oppose ?

Les principales critiques émanent du FSI, le Fonds stratégique d'investissement, qui lors de sa création a récupéré la participation de 8,7 % de la Caisse des dépôts et consignations (en dotant le FSI de la participation de la CDC, l'Etat a perdu le bénéfice de ses droits de vote double qui sont passés de 13,51 à 7,91 %). " Le FSI n'ayant pas l'intention de sortir d'Accor, il n'a donc pas vocation à soutenir un projet dont le seul objectif serait d'augmenter le cours de Bourse ", expliquait le semaine dernière Gilles Michel, le patron du FSI. Ce dernier ne cachait pas sa volonté de sortir du capital du groupe en cas de scission.

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/accor-la-scission-en-questions_213455.html#IOdsvFPcqOG0zoB1.99

 
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