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01/08/2013

EVRY CENTRE : GRAND STADE DE RUGBY : LA DERNIERE PHASE !

staderugbyune_ok.jpgGrand Stade de rugby : quatre constructeurs en lice pour transformer l’essai

La fédération française de rugby (FFR) vient de retenir 4 groupements "constructeurs" - Bouygues, Eiffage, Icade et Besix, Vinci - pour le dialogue compétitif en vue de l’attribution du contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance du Grand Stade de rugby de 82.000 places à Ris-Orangis (Essonne). Son inauguration est prévue en 2017.

Après avoir désigné en février dernier les architectes Populous-Ateliers 2/3/4 pour la réalisation du grand Stade de rugby de 82.000 places à Ris-Orangis (Essonne), la Fédération française de rugby a retenu quatre groupements "constructeurs" pour participer à la prochaine étape de sélection sous la forme d’un dialogue compétitif. Conformément à la règle définie par l’avis d’appel public à candidatures, la FFR a choisi les quatre groupements suivants : Bouygues, Eiffage, Icade et Besix, Vinci,* en vue de l’attribution du contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance.

Suite à la publication de l’avis de marché publié sous les références 2013/S 112-190542 au JO/S S112 du 12 juin 2013, la FFR a reçu le 15 juillet 2013 les dossiers de candidature de différents groupements comprenant des majors européens de la construction", ajoute la Fédération de rugby dans un communiqué daté du 30 juillet.

Afin de pouvoir répondre pleinement aux enjeux de ce projet particulièrement ambitieux, chaque équipe a dû présenter ses compétences et références sur des projets sportifs ou encore sur des opérations majeures de complexité et d’envergure similaires.*

Et de souligner : "Le choix sur dossier s’est effectué sur la base des capacités techniques et financières de chacun des groupements et de leur organisation prévue pour la mise en œuvre du projet."

Un dialogue compétitif en deux temps

Dorénavant, le dialogue compétitif entre ces quatre groupements, qui se terminera par le choix de l’attributaire pressenti à l’horizon du dernier trimestre 2014, se déroulera en deux temps, signalent les dirigeants de la FFR : " Une phase unique de dialogue comprenant une offre Initiale et le dialogue compétitif en tunnel avec chacun des groupements qui se terminera au cours du 1er semestre 2014 ; une phase d’offre finale d’environ 4 mois jusqu’à la sélection de l’attributaire pressenti."

Par conséquent, la signature dédiée au contrat relatif à la conception, la construction et la maintenance de la future enceinte sportive du Grand Stade de la FFR aura lieu fin 2014. L’inauguration est prévue en 2017.

Les quatre groupements en détails et leurs références en matière de construction de stades

Bouygues : Groupement composé de Bouygues Bâtiment Ile-de-France et de Bouygues Energies & Services FM France.

Références récentes stades : Le Sport Hub de Singapour (en cours) et Le Stade Vélodrome, Marseille (en cours).

Eiffage : Groupement composé d’Eiffage Construction, Eiffage Immobilier, Eiffage TP, Eiffage Construction métallique et Eiffage Energie Ile-de-France.

Référence récente stade : Le Grand Stade de Lille (livré en août 2012).

Icade et Besix : Groupement composé de ICADE Promotion, BESIX et GDF SUEZ Energie Services – Cofely Services.

Références récentes stades : King Abdullah Sports City (KASC), Arabie Saoudite (en cours) et Stade Artevelde, Belgique (livré mars 2010).

Vinci : Groupement composé de Vinci Construction France, Vinci Energie, Vinci Facilities EP et ADIM Concept.

Références récentes stades : L’Allianz Riviera, Nice (en cours) et le Stade Océane, Le Havre (livré juillet 2012).

Article publié par Actubati

 

04/07/2013

Paris : une succession de mauvais coups contre les communes

favierchristianbertrandguayafp.jpgLETTRE OUVERTE DE CHRISTIAN FAVIER, Président du Conseil Général et sénateur du Val de Marne.

Je viens de prendre connaissance des amendements portant sur la métropole du Grand Paris déposés ce matin par le gouvernement en commission des lois de l’Assemblée nationale.

Je suis stupéfait devant ce qui s’apparente à une succession de mauvais coups contre les communes des départements de petite couronne au profit d’une nouvelle instance technocratique éloignée de la vie et des citoyens.

Mauvais coup par la forme : en pleine période estivale, sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les populations.

Mauvais coup sur le fond : cette métropole, administrée par un conseil d’élus de deuxième rang, rassemblant 124 communes et plus 6,7 millions d’habitants (56% de la population régionale et 10% de la population nationale !) disposera de pouvoirs immenses, en matière d’aménagement, d’urbanisme, de logement et de transition énergétique.

C’est la porte grande ouverte à un retour aux errements du passé, au temps où Paris imposait ses logements sociaux, ses cimetières, ses entrepôts aux communes de banlieue. En fait de modernité, cette métropole incarne le retour vers un passé que les territoires de banlieue espéraient enfin révolu. Mauvais coup également contre la simplification puisque pas moins de 5 institutions sont créées à l’échelle de la métropole ainsi qu’une quinzaine de conseils de territoire rayonnant sur des aires de plus de 300.000 habitants.

De fait cette métropole s’apparente à une véritable usine à gaz technocratique.Mauvais coup contre les institutionsdémocratiques ensuite, puisque l’organisation de la métropole sera demain calquée sur celle de Paris aujourd’hui.

Un conseil métropolitain de 200 membres qui décidera de tout, des conseils de territoire, à l’image des mairies d’arrondissements qui gèreront par délégation et enfin, des communes qui n’auront pas plus de poids ni de responsabilité demain qu’un conseil de quartier parisien actuellement.

C’est une perspective inacceptable tant le rôle pivot joué par la commune dans l’organisation territoriale de la République ne peut être remis en cause sauf à vouloir fragiliser l’ensemble de nos institutions.

Mauvais coup enfin sur la question du logement puisque sous couvert de créer un fort bloc de compétence autour de la métropole, l’Etat se désengage de fait financièrement et réglementairement d’un domaine où lui seul peut imposer à l’égoïsme de certains, le respect de l’intérêt général.

Au final, le gouvernement préconise un bouleversement total et anti démocratique de la petite couronne alors qu’à Paris les institutions héritées du siècle dernier demeurent inchangées.

J’estime, au regard des enjeux de lutte contre la crise et de remobilisation des institutions démocratiques que tout ce qui éloigne les citoyens des lieux de décision n’est pas bon. C’est la raison pour laquelle je ne peux accepter cette re-concentration qui s’accélère avec la création de la métropole de Paris, dans une démarche radicalement inverse à ce que devrait être une nouvelle étape de la décentralisation.

Aux côtés des maires et des citoyennes et citoyens qui sont attachés à la commune et à la démocratie locale, je demande solennellement au gouvernement de retirer ce mauvais projet et d’engager sans délais un véritable débat populaire sur la base des travaux effectués par le syndicat mixte Paris-métropole sur les enjeux de l’avenir de la métropole et de ses habitants.

Christian Favier
Sénateur
Président du Conseil général du Val-de-Marne

30/05/2013

MANIFESTATION : PROJET ACTE III DE LA DECENTRALISATION ET DEMOCRATIE

100_9737.JPGPlusieurs centaines d’élus communistes et républicains ont manifesté devant le Sénat contre le projet sur la décentralisation qui se traduirait en cas de vote par une atteinte à la démocratie municipale et citoyenne et la perte de moyens financiers considérables pour les collectivités.

Plusieurs maires et sénateurs ont rappelé les enjeux de cette loi, dont André Chassaigne président des députés Front de Gauche (voir vidéo) et Dominique Adenot, maire de Champigny et président de l’Association Nationale des Elus communistes et républicains.

Plusieurs milliers de salariés ont ensuite manifesté à l’appel de la CGT et FO pour s’opposer également à ce projet.

CE PROJET

100_9748.JPGLes collectivités jouent un rôle essentiel pour développer les droits de tous à se former, à se loger, à se déplacer, à se soigner, à se cultiver. Elles contribuent à relever les défis économiques, industriels, ceux de la transition énergétique. Il faut une réforme qui permette de combattre les fractures territoriales béantes, les inégalités sociales, une réforme qui réponde aux besoins humains, sociaux, écologiques d’aujourd’hui, tant dans les grandes agglomérations que dans le secteur rural. Il faut une réforme qui permette aux citoyens d’être enfin au centre des enjeux et des décisions.

Les regroupements forcés en grandes intercommunalités se poursuivent sous la houlette des préfets. L’« acte III de décentralisation » ne rompt pas avec cette logique. Aux cotés de mesures d’intégration spécifiques pour Paris, Lyon et Marseille, il crée d’autres métropoles dans des territoires si nombreux que cela impacte près de 40% de la population …

décentralisation, loi, élus communistes, André Chasssaigne, Pcf, Paris, SénatLe gouvernement programme une réduction des dotations d’État aux collectivités pour les trois ans à venir de 4 milliards et demi : du jamais vu ! A cela s’ajoute deux milliards de charges imposées : relèvement du taux de TVA, réforme du temps scolaire, hausse des cotisations à la CNRACL, cofinancement des politiques nationales, …

Une nouvelle RGPP se met en place avec un autre nom : la Modernisation de l’Action Publique… Les collectivités deviendraient des variables d’ajustement au nom du remboursement de la dette publique, alors qu’elles n’en sont pas responsables. L’acte III prévoit l’encadrement et le contrôle de la dépense publique, mettant en œuvre la baisse des investissements publics des collectivités. C’est leur capacité à contribuer à une relance de l’activité économique en répondant aux besoins des habitants qui est mise en cause. Il n’y aura pourtant pas de sortie de crise sans les collectivités territoriales qui génèrent 70% de l’investissement public.

 

Pour un renouveau démocratique dans une république unie et solidaire !

La réponse aux défis d’aujourd’hui passe par un renouveau démocratique profond de nos institutions, à contrario de tous les processus qui, à tous les niveaux, ont organisé la mise à la marge des citoyens, le dessaisissement progressif de leur pouvoir. C’est pourquoi, l’instauration de la proportionnelle, la citoyenneté de résidence avec le droit de vote des étrangers aux élections locales, et l’institutionnalisation de la démocratie participative à tous les niveaux, sont des changements à décider sans délais.

Un État qui s’engage et joue son rôle !

Les Services Publics nationaux doivent se décliner dans une gestion partagée avec les collectivités territoriales, ces coopérations se menant ainsi avec des garanties nationales d’accès égal pour tous. Toute leur place aux coopérations volontaires !

Indissociablement, la réforme doit se hisser à la hauteur du niveau de coopération volontaire aujourd’hui rendu nécessaire entre les différentes institutions de notre République.


ACTE lll DE LA DECENTRALISATION : MANIFESTATION... par E-Mosaique

 

 
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