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01/10/2011

ESSONNE : DES MAIRES PS POUR L'OUVERTURE DES CENTRES COMMERCIAUX LE DIMANCHE

evry2_nuit.jpg«Délimitation d’un périmètre d’usage de consommation exceptionnelle sur le territoire de la ville d’Evry. » Ces obscurs termes techniques, votés au conseil municipal de la commune jeudi, dissimulent une révolution. Le centre commercial Evry 2, « à l’origine de la démarche », selon le député-maire PS de la commune,  (1), a de bonnes chances d’accueillir des clients le dimanche.

Tous les magasins, sauf Carrefour, sont concernés. Il ne manque plus aujourd’hui que l’aval du préfet. Mais pour tous les acteurs du dossier, l’ouverture est en très bonne voie. Les réactions sont partagées entre des clients qui sont Pour et des salariés qui son CONTRE.

Le groupe communiste, quelques Verts, ainsi que… l’UMP, ont voté contre la délibération. « C’est totalement inacceptable, s’indigne Christian Pigaglio, représentant du groupe PC au conseil municipal (3). Ce jour de repos commun est plus que jamais nécessaire dans notre société où le lien familial est fragile, surtout dans nos banlieues. »

30 à 40% du chiffre d’affaires


Pour Manuel Valls, il faut avant tout être « pragmatique ». « Nous sommes dans un secteur concurrentiel. Il faut donner les moyens au centre de résister », avance-t-il. La zone commerciale de la Croix-Blanche à Sainte-Geneviève-des-Bois, autorisée à ouvrir le dimanche, est notamment ciblée.

« Je me vois mal reprocher à Evry de vouloir ouvrir le dimanche », sourit Olivier Léonhardt, le maire PS de Sainte-Geneviève. Il prodigue cependant quelques conseils à ses voisins. « Nous vérifions que les lois sociales sont strictement appliquées. Si un magasin fait un écart, il ferme », explique l’élu. Hier, une bourse du travail a ainsi été inaugurée sur la commune. « C’est un outil de veille. Il faut être à l’écoute des syndicats et des salariés », précise Olivier Léonhardt. A Sainte-Geneviève, chaque dimanche, 70000 personnes se pressent dans les magasins, qui réalisent ce jour-là entre 30 et 40% de leur chiffre d’affaires.

Ces considérations économiques laissent de marbre Christian Pigaglio. « Le pouvoir d’achat n’est pas extensible. Ce qui est dépensé le dimanche ne le sera pas le reste de la semaine. Et l’on connaît très bien les pressions que font peser les patrons sur leurs salariés pour travailler le dimanche », martèle-t-il. Un problème que Manuel Valls assure avoir pris en compte. « Il y a incontestablement des risques. Nous serons vigilants », avance-t-il. Marianne Louis, adjointe au maire (PS), reste aussi « prudente ». « Cela peut être une chance en matière de création de jobs étudiants. Nous y veillerons », insiste-t-elle.

Les commerçants attendent désormais la décision de la préfecture. La chambre de commerce et d’industrie doit donner également son avis. « Nous regardons juste le caractère légal de la demande. Il n’y a pas de position idéologique. Si la loi est respectée, nous donnons obligatoirement notre accord », confie-t-on à la CCI. « Si le centre commercial veut ouvrir le dimanche, je le suivrai dans cette démarche », annonce Laurent Muller, le directeur de la Fnac d’Evry 2.

01/09/2011

HOPITAL SUD FRANCILIEN : DEMISSION DU DIRECTEUR

pirioulettre.jpgCOMMUNIQUE

Nous apprenons aujourd’hui la démission du directeur général du Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF), Alain Verret, dans une lettre adressée au personnel de l’établissement.

Ce départ forcé a tous les contours d’une mise à pied du directeur du site en raison de son opposition au groupe EIFFAGE pour leurs responsabilités dans le cadre des innombrables dysfonctionnements dans la construction du site unique, dont le coût s’élève aujourd’hui à la somme exorbitante de 1,8 milliards d’euros.

hôpital sud francilien,piriouAlors que l’Hôpital relève 2 000 malfaçons constatées par huissiers sur le site, le groupe EIFFAGE réclamerait 100 millions d’euros supplémentaires pour l’ouverture du site. Pour avoir demandé des comptes au groupe EIFFAGE, le directeur général du Centre Hospitalier Sud Francilien a été rappelé à l’ordre par les plus hautes autorités de l’Etat.

En démissionnant, il a refusé d’accepter l’inacceptable : que l’Hôpital public paye les conséquences désastreuses du choix de confier la construction du site à un groupe privé totalement incompétent pour de telles structures. Comment avoir pu imaginer qu’un tel groupe ne privilégierait pas ses intérêts financiers au détriment de l’intérêt public ?

Comme dans l’affaire Tapie/Crédit Lyonnais, comme dans l’affaire EPR de Flamanville/Bouygues, Nicolas Sarkozy confirme par son intervention autoritaire qu’il fait passer les intérêts des grands groupes avant ceux du service public.

Autant d’éléments qui nous éclairent sur les raisons – et les conséquences -de la réunion des PDG des neuf grands groupes français lors d’un dîner désormais fameux le soir de l’élection du président de la République.

Seul élu à voter contre le projet du site unique et le Partenariat Public-Privé pour sa construction au début des années 2000, je me satisfais aujourd’hui que la raison l’emporte à travers ce nouveau scandale, et que les élus de gauche de notre territoire défendent le choix du droit à la santé pour tous face aux intérêts des groupes privés.

C’est dans cette perspective que me rendrai donc à la conférence de presse de Manuel Valls, ce jeudi 1er septembre à 17h, à l’Hôpital de Courcouronnes.

J’y défendrai trois propositions. Dans l’immédiat, la renégociation du loyer aux frais du groupe EIFFAGE. A moyen terme, la remise en cause du Partenariat Public-Privé dans l’exploitation du site. Enfin, l’association de l’ensemble de la communauté médicale et des usagers à la définition collectives des besoins du territoire en matière de santé publique.

Bruno PIRIOU, conseiller général PCF de Corbeil.

05/08/2011

LE DRONES DE DASSAULT

drone.jpgEn privilégiant le modèle israélien 
du groupe Dassault pour équiper l’armée en avions sans pilote, Nicolas Sarkozy provoque l’incompréhension du concurrent EADS et la colère des militaires.

«J’ai des difficultés à comprendre ce qui s’est passé. Je ne comprends pas très bien pourquoi nous avons perdu. Est-ce à cause des capacités opérationnelles, du prix, du calendrier ? Nous ne savons pas. » Le 29 juillet, en marge de la présentation des résultats de son entreprise, le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, ne cachait pas son désarroi.

 En annonçant « l’entrée en négociations avec la société Dassault Aviation en vue de fournir un nouveau système de drones en 2014 », le ministre de la Défense, Gérard Longuet, n’a pas seulement provoqué la stupéfaction du concurrent EADS, mais également la colère des militaires. Pour mémoire, trois projets étaient en compétition : l’achat de drones Reaper aux Américains (solution privilégiée par l’état-major des armées), une version améliorée de l’actuel drone Harfang, proposé par EADS, et le Heron israélien, construit par la firme Israel Aerospace Industries (IAI) et censé être adapté par Dassault pour les besoins de l’armée française.

En raison de la faiblesse française en matière de drones, les militaires déployés en Afghanistan sont actuellement largement dépendants de l’équipement américain. Le défaut d’assistance aérienne et de renseignement avait d’ailleurs été pointé du doigt lors de l’embuscade survenue au mois d’août 2008 dans la vallée d’Uzbin, qui avait provoqué la mort de dix soldats français, les pertes les plus élevées depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983 (58 morts attribués au Hezbollah et à l’Iran). La solution Dassault repousse à 2014 la livraison des fameux drones, soit l’année prévue… pour le retrait des forces françaises d’Afghanistan !

« Ce choix est criminel », s’exclame un officier supérieur membre du comité de rédaction de Défense (la revue de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale), sous couvert d’anonymat, « parce qu’il confie la sécurité de nos frères d’armes à un matériel qui n’a pas encore fait ses preuves.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient juste après le savon passé par le président de la République au chef d’état-major des armées – l’amiral Guillaud – suite à la mort des derniers soldats français en Afghanistan ».

Pour ce militaire, « les besoins opérationnels en liaison avec la protection de nos forces militaient objectivement pour le choix du Predator-Reaper. À l’évidence, d’autres considérations ont prévalu. La France fait cavalier seul, non pour des raisons opérationnelles, mais en raison de petits calculs politiciens à court terme ».

Inquiétudes sur l’avenir de la filière drone d’EADS

Certains officiers manifestent de l’inquiétude quant à l’avenir de la filière drone d’EADS : « Les conséquences humaines et la perte de la compétence acquise n’ont pas semblé émouvoir Gérard Longuet », s’étonne l’un d’entre eux. Ironie du sort, une version « francisée » du Reaper avait même été étudiée par EADS en 2008, rendant l’argument de la « souveraineté industrielle » brandi par Dassault pour le moins saugrenu.

L’option Dassault dans ce choix stratégique s’impose aussi dans un contexte qui laisse songeur. À quatre-vingt-six ans bien sonnés, le patriarche du groupe, Serge Dassault, sera encore tête de liste UMP pour sa réélection aux sénatoriales du mois de septembre. Le Figaro, fleuron du groupe de presse acquis par le « papyvore » juste avant son entrée au palais du Luxembourg en 2004, déploie ces dernières semaines des trésors d’imagination pour tenter de faire remonter Nicolas Sarkozy dans les sondages en vue de la prochaine présidentielle. Le 23 juillet dernier, trois jours après l’annonce de Gérard Longuet, mais au lendemain de la tuerie en Norvège, le quotidien de droite avait même osé faire sa une sur « les nouvelles ambitions de Sarkozy pour relancer l’Europe »…

Divine surprise pour Dassault

SDass.jpgÉvalué à environ 300 millions d’euros, le marché des drones est effectivement une divine surprise pour Dassault. Incapable de vendre son Rafale à l’international, il se positionne ainsi sur le marché mondial prometteur des avions sans pilote, évalué par les spécialistes entre 95 et 100 milliards d’euros pour les dix prochaines années (Le Canard enchaîné, 
le 27 juillet 2011). « La partie n’est pas encore terminée », veut-on encore croire du côté d’EADS, qui cherche également à diversifier ses activités pour être moins tributaire des ventes d’Airbus : « Louis Gallois a vu Gérard Longuet pour lui demander des explications. Nous attendons son débriefing, mais en raison des congés, il ne devrait pas intervenir avant la fin du mois d’août. »

Deal en Libye du clan Sarkozy? Mediapart révèle que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, aurait travaillé entre 2005 et 2007 avec Ziad Takeddine, 
le marchand d’armes franco-libanais, déjà cité 
dans l’affaire Karachi. Alors directeur du cabinet du ministre 
de l’Intérieur Sarkozy, il aurait conclu « des deals financiers » 
avec Kadhafi.

Un soupçon de corruption à haut niveau 
se précise lorsque le site révèle que Brice Hortefeux, 
autre proche de Sarkozy, aurait été en relation avec la Libye. 
Alors ministre délégué aux collectivités territoriales, 
il aurait œuvré pour la libération des infirmières bulgares 
contre la conclusion d’accords « dans le domaine de la sécurité, 
(de l’) immigration » et de la « modernisation de l’aviation militaire ».

Publié par l'Humanité

PS : Rappelons que Serge Dassault est sénateur UMP de l'Essonne et sera à nouveau candidat à ce poste

18:30 Publié dans Actualités, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault, drones | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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