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03/02/2012

NICOLAS SARKOZY A MENNECY : DU SPECTACLE !

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Le déplacement de Nicolas Sarkozy de ce jeudi tourne au fiasco. Voilà cette petite phrase qui ressort ce vendredi matin de la visite du président de la République effectuée jeudi, sur un chantier de Mennecy, dans l'Essonne. Après la découverte par Europe 1 que l'Elysée avait fait venir des figurants (une soixantaine) pour faire le nombre autour du chef de l'Etat, cela fait beaucoup.

L'échange entre Nicolas Sarkozy et des ouvriers réels ou supposés de ce chantier a eu lieu avant la conférence de presse du futur candidat UMP à la présidentielle consacrée à ses mesures sur le logement annoncées dimanche dernier. Selon Le Parisien, le chef de l'Etat était "d'humeur jovial" lors de la discussion avec ces ouvriers. "Bon courage pour travailler en plein air", leur a-t-il lancé.

L'échange aurait dû rester d'une platitude convenu, raconte de son côté un journaliste du Monde. "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver", lance ainsi Nicolas Sarkozy sous le frimas du jour. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", précise-t-il. Mais il dérape un peu plus tard en s'adressant à un travailleur noir: "Cela change du pays, quand il fait moins 8"!

Voilà soudain le président Sarkozy sur les mêmes terres glissantes que celles foulées par Brice Hortefeux en septembre 2009, lors de son échange avec un militant UMP d'origine magrébine: "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes." Après cet épisode, Claude Guéant, le conseiller du locataire de l'Elysée, pourra encore un peu plus regretté comme il l'a fait ce vendredi matin sur Radio Classique et Public Sénat: "C'est vrai qu'il (Sarkozy) souffre d'un défaut d'affection des Français".

Publié par l'Humanité

27/01/2012

L’INTERNAT DE LA DISCORDE

village2.jpginternatsExcellence_web-image_140071_5.jpgLa majorité socialiste et des Verts du conseil général de l’Essonne et la Municipalité d’Evry veulent imposer l’ouverture dans le cadre d’un projet gouvernemental d’un « Internat dit d’Excellence » contre l’avis de la principale fédération de Parents d’élèves, la FCPE, et contre l’avis de la quasi-totalité des Syndicats d’enseignants.

Au conseil général, à la Municipalité d’Evry seuls, les élus communistes se sont exprimés clairement contre ce projet 

 L’Excellence pour tous en Essonne
Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA appellent les personnels à manifester leur opposition à la création d’un Internat d’Excellence au collège Le Village d’Evry.

manif12.jpgAlors que depuis 5 ans le Ministère de l’Education Nationale supprime des dizaines de milliers de postes, entraînant des régressions sans précédent de l’Education Prioritaire et des dispositifs d’aides aux élèves (RASED, …), la création d’Internat d’Excellence n’est qu’une vitrine pour cacher cette politique.

Cet Internat accueillerait à terme 42 élèves qui, selon les termes officiels, seraient « motivés, sans problème de comportement particulier, et qui ne dispose pas dans leur environnement quotidien d'un contexte favorable pour étudier ». Nous connaissons des milliers d’élèves dans cette situation et pour une part d’entre eux, la solution de l’internat serait envisageable.

Alors ?

Alors, justement, ce dispositif ne répond pas à une population en général mais à quelques individus.

Alors, ce dispositif écarte les élèves ayant des « problèmes de comportement ». Pourtant, ce peut être une des conséquences d’un « environnement quotidien » difficile.

Alors, ce dispositif fait croire que l’élève a des « talents innés » que l’environnement empêcherait de révéler.

Ce dispositif est donc bien marqué idéologiquement comme le reste de la politique du gouvernement : il est le pendant de l’Etablissement de Réinsertion Scolaire (ERS) qui accueille « des collégiens perturbateurs dont le comportement nuit au bon fonctionnement de la classe et de l’établissement ».

Ainsi, on ne cherche plus à éduquer ensemble (avec des mesures particulières, si besoin) des élèves dans leur diversité, mais à faire entrer chacun dans une case.

Ces Internats d’Excellence sont aussi une nouvelle atteinte au droit commun du service public de l’Education Nationale : ciblage des élèves, évaluations inquisitoriales (comparaison des résultats de l’élève avec sa fratrie), mise en cause du statut des personnels, recherche de financement privé, opérations promotionnelles sans rapport avec les objectifs éducatifs et pédagogiques.

D’ailleurs, ni les personnels, ni les parents d’élèves du collège n’ont jamais été invités à l’élaboration de ce projet qui tombe d’un accord Inspection Académique/ Conseil Général/ Préfecture avec peut-être la Mairie.

Les organisations FSU, SGEN-CFDT, CGT Educ’Action et SE-UNSA regrettent l’engagement du Conseil Général de l’Essonne dans ce dispositif. Elles estiment que les 1 million 600 mille euros d’investissement pourraient être engagés sur des objectifs plus républicains : il s’agit d’apporter l’excellence à tous les élèves !

Rassemblement, mardi 31 janvier à 18h30 devant le collège Le Village d’Evry

A l’occasion des vœux du Conseil Général

 

EVRY ELUS PCF : COLLEGE DU VILLAGE, L'EXELLENCE TOUS LES ELEVES DOIVENT Y AVOIR DROITS

 

village.jpgL’école de la république est d’abord l’école de tous et si un internat dit d’excellence à Evry peut avoir un intérêt, il ne peut exister qu’au sein d’une éducation nationale, priorité de tous et disposant de tous les moyens nécessaires, nous sommes bien loin du compte avec un gouvernement qui a supprimé près de 100 000 postes d’enseignants en 5 ans.

Cet internat dont les élèves seront originaires de 20 collèges du département de l‘Essonne, concernerait à terme 42 élèves, mais que faire du 43e ; 45e etc.…

C’est pourquoi, le groupe communiste du conseil municipal d’Evry, s’interroge avec les parents et les enseignants sur la pertinence d’une telle création dont le coût global sera de 1 680 000 € (40 000 € par élève) dont la moitié à la charge du conseil général alors que des moyens financiers et humains manquent cruellement partout.

L’excellence, tous les élèves doivent y avoir droit.

Avec le parti communiste et le front de gauche, construisons une éducation pour tous qui permette aux meilleurs comme au moins bons de s’épanouir pleinement.

Christian Pigaglio pour le groupe des élus communistes d'Evry

11/01/2012

Éducation : Henriette Zoughebi dénonce les suppressions de postes en Île-de-France

education, pcf, enseignants, collèges, lycées, ile-de-france, La région Ile-de-France, par la voix d'Henriette Zoughebi, vice-présidente (PCF) chargée des lycées et aux politiques éducatives, a dénoncé mardi les nouvelles suppressions de postes prévues à la rentrée 2012 dans l'éducation nationale, craignant ses effets sur les fermetures de classe.

"Sur les trois académies que compte la région, 988 suppressions sont annoncées dans le second degré, ce qui porte à 6.513 le nombre d'emplois supprimés dans les lycées et collèges franciliens depuis 2007", précise la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis. Pour les écoles, les académies de Versailles et de Créteil font partie de celles qui perdront le plus de postes à la rentrée 2012 (260 pour Versailles et 233 pour Créteil). Il en est de même pour les collèges et les lycées, 495 pour Versailles et 362 pour Créteil. Le ministère de l'Education nationale prévoit en tout la suppression de 14.000 postes d'enseignants.

Selon Henriette Zoughebi, cette situation risque d'entraîner "une augmentation des effectifs d'élèves par classe au détriment de la réussite de toutes et tous". L'élue déplore également que la mise en oeuvre de la réforme de la filière technologique tertiaire à la rentrée 2012, après celle des voies technologiques industrielles en 2011, "s'accompagne du projet de fermeture de 30 classes". Dans la seule académie de Versailles, cette mesure "conduit à la disparition pure et simple de cette formation dans de nombreux établissements", affirme-t-elle.

Elle rappelle par ailleurs que la région "n'est pas favorable à la création de formations en apprentissage si elles se substituent à des formations existantes sous statut scolaire" et "ne souhaite pas développer des classes mixtes mêlant lycéens sous statuts scolaire et salarié".

Photo exclusive E-Mosaïque :  Henriette Zoughebi entourée de Jean Paul Huchon Président du Conseil Régional et Manuel Valls Maire d'Evry lors de l'inauguration du Lycée des Loges à Evry

 
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