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27/02/2013

Corbeil: le Front de gauche dénonce le "climat délétère et dangereux"

corruption, serge dassault, corbeil-essonnesLes révélations s'accumulent dans la presse sur le présumé système d'achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) par le sénateur UMP Serge Dassault et l'actuel maire de la commune Jean-Pierre Bechter, et sur les récents règlements de compte liés à cette affaire.

Bruno Piriou (PCF), principal opposant à la majorité municipale s'est ému du "climat délétère et dangereux" dans la ville et a demandé que soient donnés "tous les moyens" aux policiers et aux juges pour "mener à bien" leurs enquêtes. Dans un communiqué émis dès début janvier, le conseiller municipal et les autres élus Front de gauche de la ville demandaient: "Il est urgent et indispensable que Corbeil-Essonnes sorte de ce contexte de rumeurs, de tensions caractérisés par des incendies criminels répétés de bâtiments publics, de tracts anonymes mettant gravement en cause des élus de la majorité, de conseil municipaux envahis et retrouve la voie de la démocratie, du respect des lois de la République."

3 enquêtes

A Corbeil, les affaires s'monscellent. Les enquêtes judiciaires aussi. Comme le révélait Le Monde fin janvier, trois enquêtes judiciaires ont été ouvertes. À une première enquête, ouverte en 2010 
à propos de mouvements de fonds suspects en pleine période électorale (Serge Dassault était maire 
de Corbeil-Essonnes et candidat à sa propre succession) se seraient ajoutées une autre concernant des menaces téléphoniques reçues par sa famille et une troisième sur des prêts de Serge Dassault à des personnes défavorablement connues de la justice.

Tentatives d'homicide

Ce mercredi matin, Le Parisien publie la confession témoignage de Rachid Toumi, qui affirme dans une vidéo: "Corbeil, c'est devenu un système mafieux. L'argent de Dassault a tout pourri". Victime d'une tentative d'homicide fin janvier alors qu'il circulait à bord d'une voiture, cet homme de 33 ans assure que cette agression, tout comme la fusillade qui a grièvement blessé un autre homme de 32 ans mardi dernier en plein centre-ville (voir après) sont les conséquences de ce système et du non-paiement d'une forte somme d'argent à des jeunes de cité. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet d'Evry à la suite de ces tentatives d'assassinat.

"A Corbeil, j'ai toujours vu des gens toucher de l'argent pour ça (être payé pour faire voter des gens, ndlr). (...) Aujourd'hui chacun veut sa part. Comme la justice n'a jamais rien fait, pour nous, c'était légal. C'est un travail", explique Rachid Toumi. "Bechter a fait des promesses. Il ne les a pas tenues. Et aujourd'hui, on est en train de s'entretuer", ajoute le trentenaire.

"Tout ça c'est du baratin"

Mis en cause, Jean-Pierre Bechter a affirmé à l'AFP ne pas connaître Rachid Toumi et mis ces déclarations sur le compte "d'une pré-campagne électorale". "Il est manipulé", a indiqué l'élu qui cependant, n'envisage pas dans l'immédiat de porter plainte. "En 2008, il se baladait avec un mégaphone dans une cité pour dire des insanités sur Serge, a rapporté le successeur de Serge Dassault à la mairie. Tout ça, c'est du baratin, c'est du n'importe quoi".

Corrupteur et tireur?

Dans son édition de mercredi, le Canard enchaîné fait le point sur une autre tentative de meurtre à Corbeil-Essonnes et affirme que le tireur, qui "a été identifié par plusieurs témoins. Serge Dassault le connaît depuis prêt de vingt ans. Et pas que de nom, comme le prétend Jean-Pierre Bechter." Selon l'hebdomadaire satirique, cet homme "chargé de ramener la paix dans les quartiers" aurait été la pierre angulaire des achats de voix au profit de Serge Dassault, dénoncés par le Conseil d'Etat en 2009.

En 2009, plusieurs personnes avaient témoigné par écrit au Conseil d'Etat sur des dons d'argent, dont ils accusaient Serge Dassault. Ils s'étaient finalement rétractés. En juin 2009, le Conseil d'Etat avait invalidé la municipale de 2008.

Publié par l'Humanité

05/09/2012

Élections dans les très petites entreprises (TPE) : la CGT en campagne dans l'Essonne

100_7837.JPGLe jeudi 6 septembre 2012 dès 9h, la CGT investira le centre ville d’Etampes.
Cette initiative, première d’une série qui conduira la CGT à travers le département, de Juvisy à Corbeil en passant par Arpajon, Massy, Montgeron, Evry., Les Ulis…

L’ensemble de ces initiatives s’inscrit dans le cadre des élections de représentativité, issue de la loi de démocratie sociale de 2008, en direction des salariés des entreprises de moins de 11 salariés.
Et ce sont plus de 10.000 salariés qui sont concernés sur notre département.

Le déroulement du scrutin prendra la forme d’un vote par correspondance ou par Internet entre le 28 novembre 2012 et le 12 décembre 2012.

L’enjeu de cette campagne est, au-delà du vote CGT, d’interpeller, les salariés de ces entreprises qui sont privés de toute représentation syndicale, concernant leurs droits et leurs besoins.
Un gros travail d’explication leur sera fourni, alors qu’ils reçoivent actuellement des informations du ministère sans forcément en comprendre l’intérêt et la finalité.

La CGT s’adressera y compris à l’ensemble des élus du département pour que ceux-ci participent, avec leurs moyens, à l’organisation de ces élections.

14:50 Publié dans Actualités, Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, élections, tpe | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/05/2012

« Je montrerai, disait-elle, ce qu’une femme sait faire »

Artemisia2.jpgHommage à Artemisia Gentileschi, peintre en un temps où le poignard, le pinceau et le poison se rencontraient dans les mêmes mains.

Il fallut certainement à Artemisia Gentileschi un sacré tempérament pour s’imposer en son temps dans un monde d’hommes par son talent d’artiste, de peintre.

L’une des premières femmes peintres de l’histoire. Née en 1593, fille d’Orazio Gentileschi, lui-même proche du Caravage, Artemisia se rattache d’emblée à la révolution baroque qui va dominer le XVIIe siècle. On parle beaucoup à ce propos de l’invention du clair-obscur mais c’est incomplet.

 La révolution baroque, c’est certes un changement du statut de la lumière dans le tableau, contemporain de la révolution copernicienne, Mais le baroque, et là on parle autant de Rubens, de Simon Vouet et de Lesueur, de Zurbaran et Velasquez que du Caravage, c’est au fond le développement ultime de la Renaissance, dont par là même il se détache. C’est-à-dire de la renaissance de l’homme et du drame humain.

On connaît cette phrase du Caravage désignant une rue de Naples : « Voilà mes modèles. » Pour autant, Artemisia n’est pas foncièrement originale dans le choix de ses sujets. Ils lui seront le plus souvent imposés par ses commanditaires, dès lors qu’elle connaîtra la célébrité et la reconnaissance qui l’amèneront à vivre et peindre à Rome, Florence, Venise, Naples jusqu’à sa mort en 1654.

 Elle l’est davantage par le traitement quand elle est au mieux de son talent. Ainsi sa Cléopâtre (1635), une réussite, est-elle déjà un vrai nu, plus proche si l’on ose cet anachronisme de Manet que de l’académisme du temps de ce dernier. Mais on ne saurait omettre non plus la violence de certaines de ses œuvres.

Violée par un compagnon de son père, Agostino Tassi, Artemisia dut se battre pendant des mois pour que la culpabilité de ce dernier soit admise. Le procès qui eut lieu alors fut le sujet d’un film d’Agnès Merlet en 1997 et ses actes ont été publiés aux Éditions des femmes, avec notamment un texte de Roland Barthes.

Le combat d’une femme

artemisiajuditth.jpgPeut-on lire les suites de l’affaire avec un tableau comme celui représentant l’épisode biblique où Yaël plante à coups de marteau un gros clou dans le crâne de Sisera, grand ennemi d’Israël (1620) ? Mais c’est la violence de son tableau sans doute le plus célèbre et dans un sens le plus caravagesque par sa lumière comme par sa puissance expressive, Judith et Holopherne, qui interpelle le plus le spectateur.

Peut-être, entre autres, parce que la scène de la décapitation du général assyrien, avec ses bras levés et cette bouche d’ombre entre eux, nous a toujours semblé, curieusement, une allusion à un accouchement. « Je montrerai ce qu’une femme sait faire », écrira-t-elle en 1649 à un de ses commanditaires.

Musée Maillol à Paris, jusqu’au 15 juillet.

Catalogue édité par Gallimard, 260 pages, 39 euros.

Article publié par le journal l'Humanité

 
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