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18/12/2010

CYRANO LE MAGNIFIQUE !

cyrano2.jpgCest sous un tonnerre dapplaudissements et après cinq rappels que cest terminé ce vendredi soir de décembre à Evry au Théâtre de l Agora la pièce écrite par le jeune Jean Rostand en 1897, mise en scène en 2010 par Gilles Bouillon produite par la Région centre et interprété par 18 comédiens tous excellents : «Cyrano de Bergerac».

Après Carmen de Bizet, Hamlet de Shakeaspeare cest la troisième pièce la plus populaire du monde.

Qui na jamais entendu parler de ce chef dœuvre du drame romantique ? 2500 vers magiques au son musical féérique, font de cette pièce un enchantement sans pareil pour loreille et la vue.

Le thème est connu : Cyrano et Christian sont tous les deux amoureux de Roxane. Lun est laid et porte un nez grotesque, lautre est beau, mais ne sait parler aux femmes. Le poète Cyrano prête son éloquence au beau Christian pour conquérir cet amour impossible. Roxane qui comme le dit avec justesse le metteur en scène Gilles Bouillon est plus amoureuse de lamour avec un grand A, quamoureuse dun homme.

La pièce est magnifiquement jouée par Christophe Brault époustouflant de talent qui pendant 2h30 sans discontinuer tient le rôle dun Cyrano classique mais en même temps profondément moderne dans son interprétation, Emmanuelle Wion éblouissante et dune beauté rayonnante en Roxane et 16 autres comédiens qui tour à tour se muteront en plus dune centaine de personnages aux personnalités les plus variés et parfois les plus surprenants.

bergerac3.jpgLa mise en scène, les décors, les costumes, la musique, comme une mosaïque ont mis en relief cette pièce au charme peut être désuet dans ce monde de violence sociale mais où létoile que veut approcher Cyrano montre aussi que le monde peut être beau.

En ce mois de décembre cest un vrai cadeau de Noël que le théâtre de lagora, et sa scène nationale ont offerts aux habitants de l Essonne.

Mise en scène : Gilles Bouillon Dramaturgie, Bernard Pico - Scénographie, Nathalie Holt - Costumes, Marc Anselmi - Lumière, Michel Theuil - Musique, Alain Bruel Assistante mise en scène, Albane Aubry - Maquillages et coiffures, Eva Gorszczyk - Création du nez, Cécile Kretschmar - Assistante costumes, Christine Vollard Peinture et Sculpture, Thierry Dalat - Régie Générale, Laurent Choquet - Construction du décor, réalisée par l'équipe technique du CDR de Tours sous la direction de Pierre-Alexandre Siméon - Réalisation costumes, Catherine Denully, Marie-Catherine Hirigoyen, Marylène Richard - Maître darmes, Bertrand Garreaud - Accessoiristes, Emilie Cohuau, Delphine Guibert.

Avec

Christophe Brault, Cyrano de Bergerac, Emmanuelle Wion, Roxane, Thibaut Corrion, Christian de Neuvillette, Cécile Bouillot, La duègne, Mère Marguerite de Jésus, Xavier Guittet, Ragueneau Philippe Lebas, Comte de Guiche, Denis Léger-Milhau, Lignière, Léon Napias, Montfleury, capitaine Carbon, Castel-Jaloux , Marc Siemiatycki, Le Bret

28/11/2010

EXPOSITION GEROME AU MUSEE D’ORSAY

gerome4.jpgExposition jusqu’au 23 janvier 2011

Gérôme fut longtemps stigmatisé comme l'emblème d'un académisme stérile, avant que la perception de l'artiste n'évolue profondément au cours des dernières décennies. Il est aujourd'hui compris comme l'un des grands créateurs d'images du XIXe siècle.

L'exposition permet d'aborder tous les enjeux de son œuvre, de ses sources à son influence : la place de Gerôme dans la peinture française de son temps, sa conception théâtralisée de la peinture d'histoire, son rapport complexe à l'exotisme, son usage de la polychromie en sculpture, son rôle d'enseignant, son rapport au modèle antique. Elle offre également l'occasion de s'interroger sur la façon dont sa personnalité cristallise le combat anti-académique de la fin du XIXe siècle, et enfin, l'engouement qu'il suscite auprès du public et des collectionneurs américains.

Au-delà de sa séduction immédiate et de son accessibilité, c'est donc la double identité de cette œuvre, à la fois savante et populaire, poussant l'obsession illusionniste jusqu'à l'étrange, qui la rend aujourd'hui si précieuse aux yeux des historiens d'art et du grand public.

Emblématique de la peinture académique du Second empire il compose des scènes orientalistes, mythologiques, historiques ou religieuses. Il a réintroduit la polychromie dans la sculpture.

jerome1.jpgJean-Léon Gérôme

Né à Vesoul en Haute-Saône le 11 mai 1824, mort à Paris le 10 janvier 1904, Jean-Léon Gérôme, l'un des peintres les plus célèbres de son temps, fut, tout au long de sa carrière, l'objet de polémiques et de critiques souvent acerbes.

Longtemps stigmatisé comme le tenant emblématique d'un académisme stérile, il est aujourd'hui considéré comme l'un des grands peintres du XIXe siècle.

jerome3.jpgSon goût pour l'Antiquité, sa théâtralisation de la peinture d'histoire son rapport complexe à l'Orient et à la photographie en font un exceptionnel inventeur d'images.

Collectionné très tôt en Amérique, l'oeuvre de Gérôme s'infiltrera même dans l'imaginaire historique du Nouveau Monde et de son média de prédilection, le cinéma.

Exposition organisée par le musée d’Orsay, la Réunion des musées nationaux et le Getty Museum en collaboration avec le musée Thyssen-Bornemisza de Madrid

12:33 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gerome, louvre, peinture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/11/2010

EXPOSITION : BRUNE/BLONDE

cinebrune.jpg

Une exposition Arts et cinéma

Ou comment le cinéma, à l’instar de la peinture, de la sculpture et de la photographie, s’est amusé à représenter les brunes et les blondes dans des scénarios où se mêlent le désir, le fétichisme et la rivalité mimétique.

L’idée est d’Alain Bergala, commissaire de cette exposition à la fois savante et ludique sur l’histoire de la chevelure au cinéma. L’exposition s’accompagnera d’un catalogue (très illustré et avec de nombreux textes et entretiens passionnants), d’une programmation de films, de conférences, d’un documentaire (produit par Zadig Productions et diffusé sur Arte).

Quand l’art se fait attraper par les cheveux

Sous l’intitulé « Brune/Blonde », la Cinémathèque française propose une exposition Arts et Cinéma d’une belle exigence sur le thème de la chevelure féminine.

Sur des écrans suspendus, une jeune femme avance dans un passage voûté. Ses cheveux longs dansent dans son dos, glissent sur une épaule qu’elle tourne par intermittence au gré de pas animés d’une sorte de hardiesse naturelle et baladeuse. De la fumée de sa cigarette naît une rêverie. Sans autre commentaire, cette vidéo ponctue tout le parcours de l’actuelle exposition de la Cinémathèque autour de la chevelure féminine dans ses représentations artistiques.

Comme une invite doucement répétée au visiteur à renouer avec sa subjectivité au sein d’une profusion d’œuvres pourtant maîtrisée. En extraits de films et réalisations inédites, tableaux, photographies et installations, c’est ici le choix des forces créatrices auxquelles on ne peut jamais soustraire le désir qui en est la source sauf à les dénaturer.

Alain Bergala, qui a conçu l’exposition, et 
Nathalie Crinière, qui s’est employée à sa scénographie, ont puisé au vertige des émotions qu’une telle thématique peut susciter, une constellation dont l’aperçu visible révèle l’infini de ses arrière-plans. On peut décliner la suite de ses espaces, « le Mythe », « Histoire et géographie » de la chevelure, ses « Gestes », vient ensuite le positionnement de la chevelure au cœur de la fiction diffracté en « rivales », « métamorphose », « travestissement », « relique ». Puis la voie s’évade vers l’abstraction, et l’usage des cheveux dans la matière picturale, la manière ornementale qui le déleste de sa charge érotique sans déflorer le mystère de la fascination.

On va lentement dans des décors succincts. Blondes en vitrines, archives de télévision et unes de magazines qui nous conduisent de l’ingénuité naïve de la blondeur à l’impérialisme de sa séduction dès lors qu’elle est outrée de platine, de leurres en boucles crantés à la Jean Harlow ou lissés en rideau d’alcôve sur l’œil de Veronica Lake. Le casque brun de Louise Brooks qui célèbre les garçonnes évoque les corsets qui tombent. Le roux incendiaire de Rita Hayworth, dans le noir et blanc de Gilda, s’embrase d’un gant roulé vers le poignet.

Hitchcock, Buñuel, Antonioni, aujourd’hui Wong Kar-waï, Abbas Kiarostami ou Godard n’ont cessé d’empoigner les mèches de leurs actrices qu’ils tressent et tordent, contraignent en chignons épinglés de fer, lâchent en fausse nonchalance, ici ployant une nuque qu’ils dénudent, là jouant de périlleux déséquilibres. Si le cinéma trace l’épine dorsale de l’exposition, ses organisateurs l’approchent d’autres moyens d’expression qui résonnent en corridors d’échos.

Les salles se succèdent en teintes presque impalpables ménageant heurts et caresses des contrastes. Et tout fonctionne des miroirs et de leurs troubles. Ainsi de celui que le visiteur lui-même figure face à la vidéo de 
Marina Abramovic. En non-réponse à « l’Art doit-il être beau ? », l’artiste s’y arrache les cheveux. À cette compulsion l’exposition, évacuant le trash, oppose l’ombre tutélaire de la rétention hitchcockienne, le legs qu’en a prélevé Lynch. Deux bonnes heures de bonheur tout de même.

Brune/Blonde à la Cinémathèque française jusqu'au 16 Janvier 2011, 51, rue de Bercy, 
75012 Paris.

Dominique Widemann pour l'Humanité



Brune / Blonde - Bande-annonce de l'exposition
envoyé par lacinematheque. - Court métrage, documentaire et bande annonce.

12:33 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cinéma, cinamathèque, brune, blonde, evry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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