15.02.2011
Le SOS des associations d’aide à domicile
Mises à l’honneur dans les discours gouvernementaux, elles subissent de plein fouet les coupes budgétaires : plus de 300 structures et 20 000 emplois menacés en 2011.
A lors que l’aide à domicile est à l’honneur dans les discours officiels – Nicolas Sarkozy devrait encore y aller de son coup de chapeau ce jour lors de la présentation de ses vœux aux acteurs de la santé et de la prise en charge de la dépendance –, alors que la demande en la matière est en hausse constante, les acteurs économiques du secteur commencent l’année dans une extrême précarité. « 2011 risque d’être une année fatidique pour un secteur pourtant créateur d’emplois et de cohésion sociale », avertit un collectif de 16 fédérations d’associations de bénéficiaires et de prestataires d’aide aux publics en difficulté, personnes âgées, handicapés, familles.
Entre 300 et 400 de ces structures risquent de devoir mettre la clé à la porte, et quelque 21 500 emplois sont menacés. Depuis plusieurs années, les financeurs du secteur, en l’occurrence les collectivités territoriales (APA pour les personnes âgées, PCH pour les handicapés et aide sociale à l’enfance) et les caisses de Sécurité sociale, paient de plus en plus mal les interventions des associations, dont les coûts, parallèlement, augmentent sensiblement (voir témoignage ci-contre). En dépit de leurs SOS, de la tenue d’une table ronde, fin 2009, avec les pouvoirs publics, des promesses faites, les responsables des associations n’ont rien vu venir. Pire : fin 2010, le gouvernement leur assénait un coup de massue, qui, pour beaucoup, risque d’être le coup de grâce, en décidant la suppression, dans la loi de finances 2011, d’exonérations de cotisations patronales dont bénéficiaient les structures d’aide à domicile.
Conséquence immédiate : une hausse du coût de leurs prestations jusqu’à 15 %. La suite du scénario est écrite : leurs financeurs, déjà aux abois, ne pouvant suivre, les associations, à but non lucratif et donc sans actionnaires, devront réduire leur volume d’interventions. 6,5 millions d’heures pourraient ne plus être réalisées, 120 000 personnes pourraient ne plus être aidées, et donc des milliers de salariés aidants seraient licenciés, selon une simulation du collectif qui a réclamé, en vain à ce jour, un fonds d’urgence de 100 millions d’euros pour éviter le pire.
Yves Housson, l’Humanité
FAILLITE : L’EXEMPLE DE L’ADMR
L’association d’aide à domicile du Finistère, troisième employeur du département avec 3700 salariés et 30000 familles aidées est en situation de faillite avec une dette cumulée de 5,8 millions d’€. La situation sociale est délétère, et le conseil général principal financeur veut tout remettre à plat devant ce désastre social.
Aide à domicile. 2 millions de personnes aidées
Composé d’organismes à but non lucratif de statuts divers (associations, centres communaux d’action sociale, mutuelles…), le secteur de l’aide à domicile intervient auprès de plus de 2 millions de personnes : aide aux personnes en perte d’autonomie, handicapés, personnes malades, soutien aux parents, garde d’enfants…
Il compte 240 000 salariés, un effectif en constante progression. Les femmes représentent 93 % du personnel des associations. Beaucoup d’emplois restent précaires (temps partiel non choisi, salaire au-dessous du Smic). u Les principaux financeurs sont les conseils généraux, les caisses d’allocations familiales.
Evry, l’exemple de l’AMSAD
L’Association de Soins et d’Aide au Maintien à Domicile intervient auprès (1) de 506 bénéficiaires d’Evry, de Lisses et Courcouronnes avec le concours de 59 salariées dont la totalité sont des femmes.
Une plateforme commune a été mise en place avec l’association d’aide à domicile de Ris Orangis qui emploie plus de 40 salariés pour ce qui concerne la gestion administrative et comptable.
Le budget global de l’association se situe à près de 1,5 millions d’€ assuré par des recettes qui proviennent pour 1/3 des bénéficiaires, pour près de la moitié par le conseil général (avec l’Allocation Personnalisée Autonomie) et la participation d’autres caisses de retraites et de la CNAV. Les Municipalités ont accordé une subvention globale de près de 100 000 €.
L’AMSAD intervient auprès de 159 personnes dont la dépendance est élevée (GIR 1 à 4), soit l’équivalent du nombre de résidants de 2 maisons de retraites, et auprès de 354 personnes relativement autonomes (GIR 5 et 6).
Cette association qui a un rôle important pour le maintien à domicile des personnes âgées et emploie avec l’association partenaire de Ris plus de 100 salariés est en situation financière difficile. Cette année la réforme fiscale va entraîner un surcoût financier de près de 50 000 € difficile à équilibrer puisque les prix des journées sont strictement encadrés dans le cadre des conventions financières avec les différents financeurs, et que les usagers ont des revenus en diminution constante après les différentes réformes sociales.
(1) Chiffres 2009
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07.02.2011
HOPITAL SUD FRANCILIEN : VERS LA BEREZINA ?
Le nouvel hôpital Sud Francilien qui va regrouper les sites de Courcouronnes et de Corbeil sur un territoire situé à Corbeil sera ouvert progressivement aux usagers théoriquement à partir du 17 mai 2011.
Il remplacera ainsi l’hôpital Louise Michel de Courcouronnes, et Gilles de Corbeil à Corbeil et regroupera en outre les lieux de soins de Yerres.
BEREZINA FINANCIERE
Pour le comité de défense de ses hôpitaux, remplacer des structures construites dans les années 70 constituent déjà un premier gâchis financier.
A ce gâchis, tout indique déjà que l’ouverture de ce nouvel hôpital ultramoderne et géant d’une superficie de 110 000 m2, avec 1017 lits, 20 blocs opératoires, 130 salles de consultation, risque très rapidement par se traduire par une double bérézina financière et humaine.
Le milliardaire Serge Dassault, maître d’œuvre de ce projet, ancien Maire de Corbeil, homme influent du régime, pour un hôpital qui un jour probablement portera son nom, souligne déjà : « quelques problèmes financiers qui son à résoudre », et pour cause…
D’un coût de construction estimé à 344 millions d’€, le prix global en y ajoutant la totalité des frais (construction, aménagement routier, mises en réseaux, déménagement, démolition ou réaménagement des hôpitaux actuels) dépassera d’après de nombreuses estimations plus d’un milliard d’€.
Les collectivités locales déjà étranglées financièrement par les réformes de l’Etat et la suppression de la Taxe Professionnelle sont largement mises à contribution, en particulier le département, et avec eux les habitants de l’Essonne au même moment où des moyens financiers manquent cruellement au conseil général pour intervenir dans le domaine social, qui est pourtant de sa compétence première.
La construction de cet hôpital a été confié à une société privé Heveil, filiale du groupe BTP Eiffage dans le cadre d’un partenariat public-privé malgré les fortes réticences du Conseil Constitutionnel qui dans un avis daté de 2003 estimait : « que généraliser ce type de construction serait contraire aux exigences constitutionnelles d’égalité et bon usage des fonds publics ».
Le remboursement de cette opération sera effectué par le biais d’un loyer annuel payé par le centre hospitalier qui prévu à l'origine à 30 millions d'€ est aujourd'hui fixé à 42 millions d’€, abondé au 2/3 par l’assurance maladie pour un coût total final de 1,2 milliard d’€ sur toute la durée du bail prévue initialement jusqu’en 2041 mais risque fort d’être repoussé. La société Heivel sera également responsable de la maintenance et de l’exploitation de ce bâtiment.
Un rapport de la chambre régionale des comptes d'Ile de France publié en juillet 2010 indique que "le recours à la maîtrise d'ouvrage publique financée par un emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable", "une stimulation pour un emprunt de 344 millions d'€ sur 30 ans donne un coût final de 757 millions d'€, soit une économie de 550 millions d'€".
Les 3000 à 4000 emplois dont la Direction a approuvé la suppression à l’Assistante Publique de la Région Parisienne sont un petit avant goût de ce qui attend les salariés de ce nouveau hôpital après la fusion des deux autres.
Aujourd’hui ce sont plus de 3000 personnes qui travaillent dans les hôpitaux Sud Francilien, les prévisions données dans les dossiers de presse sur le nombre de personnes qui seront alors employées après dans cet hôpital unique est de 1500 précisément. Le « dégraissage » sera massif, même si le chiffre annoncé est discutable et ne prend pas en compte sans doute toutes les données.
Ce sont des centaines d’emplois qui vont être supprimés, des dizaines de services fermés, des milliers d’usagers « éjectés » vers les cliniques privés, où qui ne recevront plus de soins. Le maire d'Evry a avoué que l'ouverture de cet hôpital de traduira également par le "siphonage" des emplois de tous les autres hôpitaux du secteur. Le regroupement envisagé pour tout le Sud de l'Ile de France des urgences uniquement vers l'hôpital sud francilien en est la malheureuse illustration.
Le déficit structurel de ce centre hospitalier est aujourd’hui de 15 millions d’€, auquel va s’ajouter le coût du surloyer à payer à Eiffage.
Gérard Vincent, délégué général de la Fédération Hospitalière de France a averti. « La masse salariale des hôpitaux représentent 68 à 70 % des charges, et reste la seule variante d’ajustement pour rester dans les enveloppes accordées ». Enveloppes qui de fait se réduisent d’année en année. La piste est tracée.
Pas sûr que salariés, usagers, élus acceptent ce scénario sans réagir.
Article publié le 27 janvier 2010, et actualisé le 07 février 2011
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03.02.2011
EVRY, L’EAU EN QUESTION…
La gestion de l’eau n’est plus sujet tabou sur l’agglomération d’Evry. Le Maire de la ville qui est également Président de la communauté d’agglomération d’Evry centre, l’a annoncé publiquement à l’occasion du conseil municipal du 27 janvier « une étude sera réalisée pour déterminer si cette gestion ne doit pas être confiée à une régie municipale ».
Les élus communistes de l’agglomération d’Evry, le PCF viennent de proposer une pétition dans ce sens. Le Parti de Gauche, Attac demandent également de rendre publique cette gestion de l’eau.
Le prix moyen de l’eau se situe autour de 3.33 € le m3, en Ile de France.
A Evry le tarif en 2010 était de 3.78 € (gestion privée) contre 2.89 € par exemple à Paris (gestion publique).
Cette gestion est assurée aujourd’hui par la Société des Eaux de l’Essonne de la Lyonnaise des Eaux, une des sociétés les plus importante du groupe Suez Environnement.
Dans le bilan d’activité du 1er semestre 2010 Suez Environnement a indiqué « le segment Eau-Europe affiche un chiffre d’affaire de 2016 millions d’€ en croissance de 4 %. En France, l’évolution de l’activité résulte des effets positifs des augmentations tarifaires, dans un contexte de stabilité du volume des eaux vendus ».
Le résultat net du groupe était de 386 millions d’€ (+121 %), soit 0,79 € par action.
Le débat s’engage….
TEXTE DE LA PETITION PROPOSEE PAR LE PARTI COMMUNISTE ET SES ELUS
EVRY : L’EAU N’EST PAS UNE MARCHANDISE, SA GESTION DOIT ETRE PUBLIQUE
La délégation du service public de l’eau de la communauté d’agglomération d’ Evry Centre arrive à son terme.
Les citoyennes et les citoyens vont enfin pouvoir donner leur avis.
Si comme nous vous souhaitez que la gestion de l’eau soit publique, que son prix soit réduit pour les besoins vitaux, que de véritables économies soient programmées, vous pouvez signer cette pétition :
Depuis la création de la ville nouvelle d‘Evry, la gestion de l’eau est privatisée. Elle a été confié à la Société des Eaux de l’Essonne, de la Lyonnaise des eaux, du groupe Suez Environnement dont les résultats net au premier semestre 2010 s‘établissent à + 121 %.
Le tarif au m3 était de 3,78€ en 2010, pratiquement un des plus chers de l’Ile de France (tarifs situés en moyenne à 3,33 €, 2,89 à Paris).
D’ici 2015 les prévisions de hausse dans la région Parisienne sont de plus de 15 %.
« L’eau n’est pas une marchandise, c’est un bien commun de l’humanité, nous exigeons sa gestion publique en régie municipale.
Pour arrêter le gaspillage, pour une tarification sociale, nous souhaitons une gestion transparente sous contrôle des citoyens.
Pour cela, nous demandons que la communauté d’agglomération d’Evry centre diligente une étude indépendante, comparative entre le privé et le public. »
–JEUNESSE COMMUNISTE-GROUPE DES ELUS COMMUNISTES D’EVRY ET DE LISSES…
POUR SIGNER LA PETITION CLIQUEZ SUR CETTE LIGNE
INFOS : 15 % DE HAUSSE D’ICI 2015
Les tarifs de l'eau en Ile-de-France devraient augmenter en moyenne de 15 % d'ici à 2015, selon une étude interne de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, rapporte le quotidien Le Parisien.
Selon le quotidien, le prix médian payé par les 11 millions d'habitants de l'Ile-de-France passera de 3,33 à 3,82 euros/m3, soit "un surcoût annuel d'environ 30 euros pour une personne seule et de 60 euros pour une famille avec deux enfants".
A Paris, la hausse devrait avoisiner les 11%."En Ile-de-France, les tarifs actuels varient du simple au double, allant de 2,89 euros/m3 pour Paris, le tarif le moins cher, à 5,52 euros/m3 pour Auvers-sur-Oise, dans le Val-d'Oise".
Une "médiation de l'eau" a été créée fin octobre pour tenter de régler à l'amiable les contentieux entre les consommateurs et les entreprises privées de services d'eau. Une dizaine d'associations de consommateurs est partenaire de la médiation de l'eau, mais pas l'UFC-Que Choisir, très critique sur le coût de l'eau dans plusieurs agglomérations françaises, notamment en Ile-de-France.
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23.01.2011
ILE DE FRANCE - L'AIR SOUS CONTROLE
LE DOSSIER
AIRPARIF (Association Inter-Régionale sur la Pollution Atmosphérique en Région Ile-de-France) est une association type de loi de 1901 à but non lucratif, du réseau ATMO, créée en 1979 et implantée rue Crillon dans le 4°ardt de Paris.
C’est un organisme agréé par le ministère chargé de l’Environnement.
AIRPARIF a quatre missions :
1 - Surveiller la qualité de l’air ;
2 - Prévoir les épisodes de pollution ;
3 - Evaluer l’impact des mesures de réductions des émissions ;
4 - Informer les autorités et les citoyens.
Son conseil d’administration est constitué de représentants de l’Etat (préfet de région et de Paris, DRIRE, STIIC, ADEME…), de collectivités territoriales (mairie de Paris, conseil régional et conseils généraux, SYCTOM, STIF), de représentants des diverses activités polluantes (association AIRASIF comprenant EDF, CPCU, TIRU…et transports comme RATP et AdP) et des associations agréées de protection de l’environnement (Que Choisir, LCPP, LHVP, le président de AIRPARIF…).
Cette pluralité assure son indépendance par rapport à ces décisions concernant les orientations de la politique de surveillance.
Le financement provient de la Taxe Générale des Activités Polluantes (TGAP) reversées par les industriels et les collectivités, et de l’apport de l’Etat. Ces 2 sources sont équivalentes.
AIRPARIF réalise une surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France grâce à une cinquantaine de stations, dites « trafic » (Champs-Elysées, Place Victor Basch…), « de fond » (Issy, Ivry, Aubervilliers, Lognes…) ou « rurale » (Fontainebleau, Rambouillet, Prunay Le Temple…) suivant leur éloignement du trafic routier. A Evry la station est située 1 place Mendes France (voir la photo).
Les paramètres mesurés sont les oxydes d’azote et de soufre, le monoxyde de carbone, l’ozone et les particules inhalables dites « PM10 » et « PM2,5 ». Tous les paramètres ne sont pas mesurés sur toutes les stations du réseau.
Elle informe, dépendamment des résultats et du bulletin Météo France reçu, les franciliens de la qualité de l’air du jour et une prévision sur J+1.
Les données sont mises en ligne sur le site d’AIRPARIF (http://www.facebook.com/l/e40b1;www.airparif.asso.fr) 24h/24h. On y trouve tous les paramètres mesurés de toutes les stations du réseau permanent.
Des campagnes de mesures commandées ou internes sont également réalisées et rendues publiques sur le site internet.
Telles sont les campagnes actuelles de ce début d’année 2010 sur la mesure de la qualité de l’air après la mise en service de la première section du tunnel « Duplex A86 », vers Rueil-Malmaison et Versailles, et avant l’ouverture de la deuxième section (http://www.facebook.com/l/e40b1;www.observatoire-a86ouest.fr) et sur la mesure de métaux autour de l’incinérateur d’ordures ménagères de Saint Ouen (93) (Jacqueline ROUILLON, PCF, est maire de Saint Ouen).
Cette mesure sur les métaux fait d’ailleurs partie d’un programme interne de mesure sur les métaux depuis 2 ans.
Des mesures avaient été réalisées il y a deux ans aux abords d’une aciérie électrique à Montereau-Fault-Yonne (77) et l’an dernier aux abords d’une raffinerie à Grandpuits (77).
Eric Woerth, le 3 décembre 2009, ministre du budget, a annoncé aux dirigeants des opérateurs de l’Etat les nouvelles règles de gouvernances. Les associations du réseau ATMO (dont fait partie AIRPARIF) ont appris qu’elles étaient, elles aussi, opérateurs de l’Etat. Ce fait implique un contrôle direct de l’Etat et un financement majoritaire de l’Etat.
AIRPARIF perdrait son indépendance et près de la moitié de ses apports pécuniaires.
De plus, et sans rapport, si ce n’est le camp politique des protagonistes, la station d’Issy-les-Moulineaux (qui fait partie des 50 stations AIRPARIF), implantée depuis près de 20 ans dans le cœur de la ville est en danger.
En effet, depuis quelques temps et le début des constructions de Seine-Ouest, les résultats ne sont plus ce qu’ils étaient au début de la création de cette station.
Prétextant que les résultats anormaux provenaient des abords de la ville et non de la ville et que le public allait se méprendre, le maire de la ville, André Santini, et son adjointe à l’Environnement ont décidé de supprimer la station.
AIRPARIF ne devrait donc pas avoir l’autorisation de rester dans le local où est actuellement entreposé les appareils en activité.
Infos :
Les normes de qualité pour l’ozone sont en moyenne dépassées deux fois plus dans les zones rurales de l’Ile-de-France qu’au cœur de Paris. En effet, l’ozone disparaît en présence de dioxyde d’azote, qui lui est émis par le trafic routier.
AIRPARIF enregistre en moyenne 15 dépassements par an.
Le transport routier contribue à 52% des émissions de NOx, 36% des particules et 28% des HC.
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03.01.2011
35 H : MANUEL VALLS CONTESTE AU SEIN DU PS
Le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, a estimé, lundi 3 janvier, que la remise en cause des 35 heures par Manuel Valls était "une mauvaise intuition politique", et il a invité le député de l'Essonne à "revenir dans le droit chemin".
"Le sarkozysme économique est un échec. Je n'avais pas compris que la logique (...) pour nos primaires ce soit de reprendre ce slogan du 'travailler plus pour gagner plus' qui a échoué. Je trouve que c'est une mauvaise intuition politique et j'invite Manuel Valls à revenir dans le droit chemin", a déclaré M. Hamon sur France Info.
Le député socialiste Henri Emmanuelli a jugé, dimanche, sur France Info que Manuel Valls "doit en parler à Sarkozy, pas au PS", "quand on a quatre millions de chômeurs, il faut se poser la question du travail pour tous et pas celle de la compétitivité". Pour M. Emmanuelli, "le problème pour ces personnages-là, ce n'est pas de faire des propositions mais de faire du buzz médiatique".
M. Valls, candidat aux primaires PS pour la présidentielle, a estimé dimanche que la gauche devrait, si elle revenait au pouvoir en 2012, "déverrouiller les 35 heures" afin de permettre aux Français de "travailler davantage".
Publié par le journal Le Monde
JEAN FRANCOIS COPE, LE PRESIDENT DE L'UMP FELICITE LUI MANUEL VALLS
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a salué lundi "le courage" du député PS de l'Essonne Manuel Valls, candidat aux primaires socialistes pour 2012, qui a remis en cause les 35 heures.
"Le fait qu'à gauche il y ait une nouvelle génération qui, à l'image de ce que nous faisons à droite, vise à lancer le débat sans tabou" sur les 35 heures "est plutôt sain", a déclaré M. Copé sur Europe 1.
"Je note que Manuel Valls a le courage, parfois seul contre tous dans son propre camp, de rejoindre les thèses que je défends", a-t-il ajouté.
"Ma conviction est que parmi les éléments clés du débat de la présidentielle de 2012, se posera la question de savoir comment on peut travailler plus et surtout travailler mieux", a expliqué le député de Seine-et-Marne.
NOTES E-MOSAIQUE
Rappelons que la loi sur les 35h a été mis en place par la Ministre Martine Aubry, aujourd'hui 1er secrétaire du PS et le gouvernement de Lionel Jospin. L'INSEE a publié une étude indiquant que cette loi a permis la création de 350 000 emplois et une augmentation de la productivité de 4 à 5 %. C'est une mesure soutenue aujourd'hui d'après toutes les études sociologiques par l'écrasante majorité des salariés, à tel point que Nicolas Sarkozy n'a pas osé pour le moment remettre en cause son application.
Concernant la compétivité économique de la France rappelons des éléments donnés dans une étude du tableau de bord 2010 réalisée sous l'autorité du ministère de l'industrie, de la DATAR, du Centre d'Analyse Stratégique, de l'Agence française pour les investissements internationaux : "La France est un acteur de premier rang de l'investissement international, elle est le premier pays d'accueil de l'investissement direct étranger en Europe, et le troisième dans le monde derrière les Etats-Unis et la Chine, et qu'elle affiche enfin une des plus fortes productivités du travail, que celle-ci soit mesurée par personne employée ou par heure travaillée".
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22.12.2010
MAUVAIS COMPTE DE NOEL A CARREFOUR !
Les employés du groupe d ’hypermarchés étaient en grève, samedi, contre la généralisation du travail de nuit. L’embauche commence désormais à deux heures du matin, pour permettre à Carrefour de faire des économies.
«Le positif est de retour», d’après le nouveau slogan de Carrefour. Pas pour les salariés, qui broient du noir avant les nuits blanches au travail. Samedi, une journée de grève nationale a agité les hypermarchés du groupe en pleine période des achats de Noël, pour dénoncer l’
extension des horaires de nuit. Déjà expérimenté dans deux hypermarchés, à Bègles (Gironde) et à Villiers-en-Bière (Seine-Maritime), depuis juin, ce nouveau «modèle opérationnel» sera imposé dans quinze magasins de France à partir de janvier 2011. Exit la prise de service à 4 heures du matin pour les manutentionnaires des rayons épicerie et liquide.
Désormais, le pointage se fait à 2 heures. Au total, quatre équipes se succèdent pour exécuter des tâches répétitives : le remplissage matin, la relation client-stock, le remplissage journée et la réception des marchandises. Une amplitude de travail sans discontinuer de 2 heures du matin jusqu’ à 23 heures.
Dégradation des conditions de travail
Claudette Montoya, déléguée nationale CGT, enrage : «Le projet a été adopté sous prétexte d’une baisse de la fréquentation en 2010. C’est scandaleux, il n’y a aucune prise en compte du principe de précaution pour la santé des salariés. Ils font toujours les mêmes horaires 2 heures-9 h 30 ou 15 h 30-23 heures, sans aucun roulement» Officiellement, ce système doit faire bondir la productivité. Mais Carrefour a également prévu de réduire ses dépenses de 4,5 milliards d’ici à 2012.
10 000 emplois sont déjà passés à la trappe en quatre ans.
À Bègles, Jacques (*), âgé d’une vingtaine d’années, n’a pas tenu longtemps à ce nouveau rythme. Il est en arrêt maladie depuis plusieurs mois pour une hernie discale qu’il estime en partie due aux conditions de travail. «On passe notre temps à décharger. On nous demande de vider la palette en 30 minutes au lieu de 45, alors que nous sommes moins nombreux…
Les muscles en prennent un coup.» Bientôt papa, il ne sait pas comment il va gérer sa vie de famille avec des horaires décalés.
Le rapport du cabinet Ariane Conseil sur l’impact du modèle opérationnel, mené entre juillet et septembre dans ces deux magasins tests, dresse un premier bilan inquiétant: un manque de bras pour les équipes de remplissage du matin, pas assez de repos entre les ports de charges et des changements importants d’horaires pouvant perturber le rythme de vie des personnels. Pourtant, la direction a décidé de mettre en place ce système à Nantes-Beaujoire, Rennes-Cesson, Marseille-Bonneveine… Et ensuite, de l’instaurer dans tous les rayons des hypermarchés, d’après la CGT. Frank Gaulin, délégué syndical central CGT, pointe les risques sanitaires. «C’est la prochaine catastrophe qui va nous tomber sur le coin du nez.
Bonjour le métabolisme avec les horaires de nuit, les cancers, les maladies cardio-vasculaires, les ulcères vont exploser. Les arrêts maladie vont s’accumuler, ça devrait parler à Carrefour, qui est tellement à cheval sur le budget»
Pour que le salarié ne soit plus visible
De son côté, FO dénonce «cette taylorisation», «son impact nocif» sur les employés
… Mais elle a voté en faveur de l’extension du test aux quinze nouveaux magasins lors du comité central d’entreprise (CCE) du 25 novembre. Michel Enguelz, représentant FO au CCE, tente de se justifier. «L’extension nous donnera les moyens de mieux connaître l’impact négatif de ce système sur plus de magasins. Ainsi, nous pourrons agir au niveau des instances. Les consultations des comités d’entreprise sont en cours.»
Frank Gaulin tacle cette position du syndicat, aligné sur les décisions de la direction. Et donne au passage un petit cours de droit à Carrefour. «Cette nouvelle organisation ne se justifie pas du tout. Dans le Code du travail, le travail de nuit est envisagé en cas de nécessité économique impérieuse. Ici, elle a plutôt été décidée pour avoir des rayons toujours remplis et que le client ne soit plus importuné par le salarié.» La CGT a adressé un courrier, le 9 décembre, à la direction des affaires sociales du groupe, mis en copie à la direction départementale du travail d’Évry (Essonne), pour les alerter des dangers sur la santé.
Interrogé par l’Humanité, Carrefour s’est fendu d’un commentaire laconique : «Conformément à la tradition de dialogue social instaurée depuis de nombreuses années, Carrefour continue de mettre en place son plan de transformation en totale concertation avec les partenaires sociaux.» Les noctambules des hypermarchés, eux, ne se rappellent pas, même en rêve, avoir été consultés.
(*) Le prénom a été modifié.
Cécile Rousseau pour l’Humanité
PS : Carrefour dont le siège est toujours à Evry et doit être transféré à Massy et numéro 2 mondial, et leader européen de son secteur. Son PDG est des dirigeants les mieux rétribués du CAC 40 avec près de 7 millions d’€ de revenus par an, soit 20 000 € par…jour.
21:47 Publié dans Contre enquête | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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