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15/02/2014

Le Conseil régional d’Île-de-France adopte la tarification sociale des cantines des lycées

Lycee-Brassens.jpg(Élus Front de gauche PCF-GU-AC)

C’était une proposition phare du Front de gauche aux élections régionales de 2010. Aujourd’hui, le Conseil régional d’Île-de-France a adopté, sur proposition d’Henriette Zoughebi, vice-présidente aux lycées et aux politiques éducatives, la tarification au quotient familial des cantines des lycées. La mesure entrera en application dès la rentrée 2014 pour les 114 lycées de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise.

Pour les élu-e-s du groupe Front de gauche PCF, GU et AC, c’est une mesure de justice sociale, une mesure d’égalité, une mesure qui améliore la qualité de vie des jeunes en permettant au plus grand nombre d’accéder à la restauration scolaire. Avec une tarification en dix tranches, de 1,50 à 4€, la Région fait le choix d’une grande progressivité pour plus de justice.

Elle était une nécessité absolue, alors que les enfants d’ouvriers et d’employés sont deux fois à utiliser la cantine que les enfants de cadre. Et c’est l’Île-de-France qui sera la première région à la mettre en place.

La généralisation complète de la tarification au quotient familial des cantines interviendra en 2017. Elle représentera alors un engagement régional de près du double de celui pour la gratuité des manuels scolaires !

Un engagement rendu possible par l’engagement pour le service public, puisque la quasi-totalité de la restauration scolaire dans les lycées d’Île-de-France est assurée en régie.

Nous serons particulièrement attentives et attentifs à ce que cette mesure se mette maintenant en œuvre dans le calendrier prévu.

 

11/02/2014

MALEK BOUTIH, DEPUTE PS DE L'ESSONNE : A DROITE TOUTE !

bouthi.pngRefus de l'assistanat, refus de toute forme de charité, suppression des allocations, réussite individuelle, tous les poncifs exprimés par la Droite et l'extrême Droite récités en quelques minutes dans l'émission C politique par le député socialiste de l'EssonneMalek Boutih qui devient clairement le parlementaire le plus conservateur et le plus réactionnaire du département. A vous de juger dans ce résumé établi par le site web d'Europe 1

Le député PS Malek Boutih plaide pour "sortir des logiques d'assistanat" dans certaines villes de banlieue

Par Delphine Legouté pour Europe1

Le terme est d'habitude plus entendu à droite de l'échiquier politique. Invité de C politique sur France 5 le 9 février, le député socialiste de l'Essonne Malek Boutih, particulièrement visible depuis qu'il a appelé à la démission de Jean-Marc Ayrault, s'est élevé contre les "logiques d'assistanat" pesant dans "des villes de banlieue".

Sans être candidat à la mairie de Grigny, dans l'Essonne, le député soutient activement la campagne de Sidi Bendiab, membre du PS mais non désigné par le parti, ce dernier voulant faire liste commune derrière les communistes.

Sur le plateau de C politique il détaille les leviers d'action possibles pour cette commune, dont fait partie selon lui la fin de l'assistanat :

Il faut sortir des logiques d’assistanat, ça c’est très important. Il y a des villes de banlieue qui ont été trop mises sous assistance … or, on a une population et des capacités qui font qu’on peut être parmi les premiers.

L'élu souhaite "remettre en confiance et responsabiliser la population". Il explique sa logique :

Ce que j’essaye de dire aux habitants de cette ville c’est que, à un moment, d’un certain point de vue, "c’est vous qui être maitres de votre destin".
On ne peut pas être simplement dans une situation de pleurer et de dire que ce n’est jamais de sa faute, que c’est la faute des autres. A un moment on tire un bilan, il y a des gens qui proposent autre chose, vous choisissez.
C'est une mentalité un peu d’assistanat qui s’est un peu répandue, qu’on a nourrie, qu’on a organisée ...

Malek Boutih dit "assumer" ce mot généralement choisi par la droite, notamment depuis que Laurent Wauquiez a parlé de "cancer de l'assistanat" en France. Lui se dit "contre la charité", sauf "évidemment pour ceux qui sont dans l'extrême dénuement" et estime que l'on "met dans la tête des gens l'idée qu'ils sont faits pour rester à un certain niveau" :

Je suis contre la charité. Les gens en bas de l'échelle ont autant de valeur que ceux qui sont en haut. Il faut leur donner une chance, les mettre en mouvement.
Il y a une telle reproduction de la violence familiale, de l'alcoolisme, de l'échec... Cela vient du fait qu'on met dans la tête des gens l'idée qu'ils sont faits pour rester à un certain niveau.
La culture, l’émancipation … pour moi la gauche c’est surtout ça, c’est aussi ce qu’elle dit, le visage qu’elle vous renvoie.
Et je pense que la gauche aujourd’hui ne renvoie pas cette dignité aux classes populaires, elle ne leur renvoie pas cette force

25/12/2013

Grand Paris Express: le paquet cadeau des nouveaux métros livré après 2020

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Le réseau actuel est à bout de souffle, celui du Grand Paris Express est en phase d'études, et les améliorations en cours ne comblent pas le déficit (voir notre diaporama).

«Je vous remercie d'avancer vers le fond afin que tout le monde puisse monter avant la fermeture des portes.» Le sympathique jeune homme en gilet orange fluo orné des logos RATP et Ligne 13 se veut convaincant, il affiche aussi un gentil sourire. Il est 9 heures, ce mercredi matin, dans les sous-sols de la gare Saint-Lazare. Journée ordinaire. La foule s'agglutine dans les couloirs et sur les quais du métro. Pour beaucoup, chaque minute compte. «Mon patron ne me fait pas de cadeau quand j'arrive en retard'», explique une dame qui joue des coudes pour se frayer un petit chemin dans la marée des manteaux et des doudounes sombres. Pour qui aime les contacts physiques, les relents de parfums douceâtres mêlés à l'après-rasage viril, sans pouvoir éviter les fragrances moins subtiles de la transpiration et du tabac froid, le métro parisien est idéal.

Mais tout cela resterait folklorique, toutes lignes confondues, du métro, des RER, voire des trains de banlieue en pays d'Île-de-France, si ces dites lignes offraient un service honnête. Las, les retards dus à une multitude d'incidents techniques, de pannes diverses et variées, sans oublier les malaises des voyageurs, qui, plus malmenés que des volailles en cage conduites au marché, tombent parfois dans les pommes entre deux stations, font partie du voyage quotidien. «Avancer vers le fond» est tout simplement souvent impossible, même en se marchant sur les pieds!

20 ans de retard

Depuis plusieurs années, les mesures décidées par le Stif, la RATP ou la SNCF, comme les plans du RER B+ (avec enfin des trains omnibus dans le Nord parisien), les nouvelles rames «Francilien» (qui ont permis de remiser les «petits gris» en Inox mis en service en 1965), les trams rutilants, ne suffisent plus. Même si les 7 milliards d'euros annoncés pour «l'amélioration du quotidien» ont été bienvenus. «Nous avons dix ou vingt ans de retard», pestent les associations d'usagers. Sur ce constat, pour dire les choses à grande vitesse, est né le projet des métros dits du Grand Paris Express. Avec des mises en service à l?horizon 2020-2030 pour l'essentiel, même si, en 2017, la Ligne 14 sera prolongée de Saint-Lazare à Mairie-de-Saint-Ouen, pour soulager la fameuse Ligne 13, ce qui reste encore à voir, s'interrogent des élus locaux, car Saint-Ouen comme sa voisine Saint-Denis sont loin d'avoir achevé le développement d'immeubles de bureaux, d'activités et de logements dans la proximité de ces lignes.

Réunions au nord de Paris

En tout cas, pour la Société du Grand Paris (SGP), demain a déjà commencé. Après un grand tour de réunions publiques dans le sud de la capitale, cette structure, dont la mission est de réaliser le nouveau réseau, a conduit, en novembre et jusqu'au 18 décembre, douze réunions au nord, entre Montfermeil et Aubervilliers, en passant par Saint-Denis, La Courneuve ou encore Chelles. «Ces réunions ont pour objectif de présenter les avancées du projet, d'informer les habitants, de leur permettre de s'exprimer, de répondre à leurs questions et de prendre en considération leurs observations», dit-on à la SGP.

En cette période de fêtes de fin d'année, cela fait un peu penser à certaines promesses: «Si tu es très sage, tu aura une jolie locomotive pour Noël.» Mais les adultes ne croient plus guère au vieux bonhomme à la barbe fleurie et, en plus, les métros du Grand Paris (voir notre infographie) existeront vraiment. Les tracés induiront des changements d'itinéraires conséquents, et il ne sera plus nécessaire, souvent, de transiter par Paris pour aller d'une banlieue à une autre. Entre La Courneuve et Clichy-Montfermeil, on ne mettra plus que 16 minutes, au lieu de 1h5 actuellement. De Clichy à Noisy-Champs, ce sera 6 minutes, au lieu de 64. Du Blanc-Mesnil à Créteil, 30 au lieu de 75. Il faut juste, d'ici là, «avancer vers le fond» encore pendant quelques années, tous les jours.

  • A lire aussi:

Le Grand Paris Express, un projet démocratique

Marc Thiberville « Une bonne nouvelle pour la région »

Gérald Rossi

 
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