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09/01/2019

UNE NOUVELLE VILLE : EVRY COURCOURONNES

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Le premier conseil municipal de la commune nouvelle s’est tenu ce mardi. A l’ordre du jour, l’élection du maire et de ses adjoints.

« C’est historique, on ne pouvait pas manquer ça ! » Claude, Annie et Horia habitent toutes les trois Evry. Enfin… elles habitaient Evry, puisqu’elles sont désormais des habitantes d’Evry-Courcouronnes. Ce mardi soir, toutes trois ont fait le déplacement jusqu’à l’hôtel de ville pour l’élection du maire de la commune nouvelle.

Avec 73 voix « pour » et trois bulletins blancs, l’ancien maire de Courcouronnes, Stéphane Beaudet (ex-LR), a été élu ce mardi soir à la tête de cette commune de près de 70 000 habitants. L’ex-première adjointe d’Evry, Danielle Valéro (ex-EELV), a quant à elle été élue maire déléguée à la ville d’Evry. Logiquement, l’ancien maire d’Evry Francis Chouat (app. LREM), aujourd’hui député mais toujours conseiller municipal, a hérité des relations avec le Parlement.

« Je suis un enfant de la ville nouvelle »

Le scénario était écrit, il a été respecté à la lettre : Stéphane Beaudet est désormais le 1er maire de la commune nouvelle d’Evry-Courcouronnes. Face à une salle comble, des chaises supplémentaires ont même été installées à l’extérieur, l’élu est revenu sur le parcours qui l’a mené à la tête de cette ville de plus de 70 000 habitants.

« Je suis un enfant de la ville nouvelle », lâche-t-il d’emblée après les attaques acerbes de l’élue de la France Insoumise, Farida Amrani. A celle qui dénonçait quelques minutes plus tôt « une coalition de la droite et du centre contre les forces de gauche qui [vous] font peur », Stéphane Beaudet a rappelé sa jeunesse passée aux Pyramides et dans le quartier du canal : « Je fais partie de cette première génération de la ville nouvelle. D’ailleurs, j’ai coutume de dire que je n’ai pas grandi dans la ville nouvelle, mais avec. » Nouvelle salve d’applaudissements, le public est conquis.

« Ne cherchez pas à savoir si je suis de droite ou de gauche »

Il y a tout juste un an, les maires d’Evry et de Courcouronnes avaient, à l’occasion de leurs cérémonies de vœux respectives, annoncé leur volonté d’unir le destin des deux villes. Un rapprochement motivé par des politiques menées en commun depuis plusieurs années. « Ce rapprochement est naturel, souligne Claude. Nos villes ont grandi ensemble, mais si elles n’étaient pas du même bord politique. » Horia enchaîne : « Le choix de Stéphane Beaudet est bon choix. Comme Francis Chouat, il travaille pour le bien des habitants. »

Désormais, les Evryo-Courcouronnais vont bénéficier des équipements sportifs des deux communes. « Ne cherchez pas à savoir si je suis de droite ou de gauche, conclut le nouveau maire. Je suis de la famille d’Evry-Courcouronnes. »

Jusqu’aux prochaines élections de 2020, le conseil municipal d’Evry-Courcouronnes se composera des 77 élus des deux anciennes villes. Un nombre qui passera l’année prochaine à 53, lors de l’élection du nouveau maire.

Sources Le Parisien

 

DECLARATION CONSEIL MUNICIPAL DU 08 JANVIER 2018 EVRY COURCOURONNES

Ce premier conseil municipal d'Evry-Courcouronnes est constitué de tous les élus d'Evry et Courcouronnes et aura en charge de gérer pendant une période transitoire d'un peu plus d'un an les affaires de cette nouvelle commune. Les électeurs donneront ensuite totale légitimité à une nouvelle équipe municipale plus resserrée issue du suffrage des urnes.

Ce nouveau conseil municipal mettra en œuvre un programme municipal commun longuement discuté et amendé par les deux anciennes équipes municipales.

Il a été établi à partir d'un dénominateur commun et d'une exigence commune : le plus élevé possible au service des intérêts de la population malgré les contraintes budgétaires imposées par l'Etat et qui soulève dans notre pays, dans ce domaine, comme dans d'autres, un très fort mécontentement actuellement.

Dans tous les secteurs ce programme respectera le choix des électeurs pour lequel les anciennes équipes municipales ont été élues et l'améliorera :

  • une politique sociale juste avec l'application de barèmes pour accéder aux services publics de la ville prenant en compte le revenu de chacun

  • un service public de proximité renforcé dans tous les domaines comme celui de l'enfance, de la jeunesse, des seniors, du sport, de la culture, de l'éducation, de la santé ; un nombre plus important de mairies annexes sur toute la ville pour être au plus près des habitants

  • la sécurité des personnes et des biens prise en charge avec une police municipale formée et active présente 24h sur 24h sur tout le territoire de la ville

  • le maintien à un très haut niveau de notre budget d'investissement indispensable pour rénover nos bâtiments, améliorer nos voiries et notre cadre de vie

  • le soutien à la vie associative qui est une richesse de notre ville commune et à la démocratie participative avec le fonctionnement des conseils citoyens et la continuité du budget participatif dont le succès en 2018 doit se poursuivre en l'amplifiant cette année.

Pour 2019 notre souhait est que notre municipalité participe pleinement à la consultation générale proposée par le gouvernement pour que les habitants puissent largement s'exprimer, sous les formes les plus diverses et sur tous les sujets.

Les équipes municipales qui constituent ce nouveau conseil municipal sont issues de majorités politiques différentes. Nous apprécions que cette diversité soit respectée, et écoutée. Notre groupe communiste et républicain continuera à s'exprimer en tant que tel pendant cette fin de mandat.

Nous remercions le nouveau Maire d'être le garant de cette liberté d'expression y compris au sein de cette nouvelle majorité municipale aux sensibilités politiques très larges mais à un intérêt commun, et unique : celui d'être au service exclusif des habitants, de tous les habitants.

Groupe des élus communistes et républicains d'Evry-Courcouronnes

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27/11/2018

Exposition. Venise, éblouissante face à son destin

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Le Grand Palais, à Paris, évoque l’âge d’or de la ville au XVIIIe siècle, où les arts, le jeu, l’insouciance et les plaisirs masquent une lente agonie.

Conversation entre masques, c’est un tableau peint par Pietro Longhi (1702-1785), l’un des maîtres de cette « Éblouissante Venise » du XVIIIe siècle, si l’on retient le titre de l’expo qui lui est consacrée, au Grand Palais. Mais, curieusement, on éprouve devant ces personnages richement costumés et au visage dissimulé par ce qui ressemble à des becs d’oiseau, comme aussi bien devant un autre tableau de Giandomenico Tiepolo, fils non moins talentueux de Giambattista, Scène de carnaval, un certain malaise qu’il faut un moment pour identifier. Bien sûr, Visconti et cette scène de son film Mort à Venise où les comédiens grimaçants qui viennent jouer devant les riches touristes sont déjà mourants de la peste.

Comme une scène

Venise au XVIIIe siècle, c’est le carnaval, les fêtes, le théâtre, la musique avec le nom de Vivaldi, bien sûr, mais tant d’autres. C’est encore la peinture, avec Canaletto, Guardi, Tiepolo père et fils, donc, ou encore l’extraordinaire Piazzetta, que l’on découvre ici. C’est la splendeur perpétuée pour peu de temps encore des doges, que symbolise l’extraordinaire et majestueux vaisseau d’or qu’est le Bucentaure, présent dans de multiples tableaux… Mais la ville est putride, les canaux sont des cloaques, derrière les masques de la galanterie, il y a la prostitution, on vient y goûter de toute l’Europe, dont les lumières sont ici les bougies des établissements de jeu où l’arnaque est reine, les aristocrates sont aussi bien des escrocs… Venise pourrit. Elle n’en finira plus. Sa beauté, malgré les boutiques clinquantes autour de la place Saint-Marc d’aujourd’hui, est aussi sa mort.

Mais Venise, selon les mots de l’un des auteurs du catalogue de l’expo, Patrick Barbier, « gère joyeusement sa lente agonie ». Elle brille de mille feux, écrivent d’autres auteurs (Emmanuel Marcovitch et Emmanuel Coquery), mais le paradoxe de cet âge d’or, c’est que « touchée de plein fouet par une crise économique et sociale, la cité décline jusqu’à la date fatidique de 1797 ». La République succombe devant les armées de Bonaparte.

Macha Makeïeff, invitée à construire le parcours de l’expo, l’a fait en femme de théâtre, jouant dès la première salle à nous faire penser Venise comme une scène. On découvre ensuite, bien sûr, les multiples vues du Grand Canal, de la place Saint-Marc, qui, peintes grâce à un procédé de chambre noire appelé veduta, furent recherchées jusqu’en Angleterre. On découvre aussi les théâtres de marionnettes, les arts décoratifs, le rayonnement dans toute l’Europe des peintres vénitiens, avec au sommet le décor de la résidence de Wurtzbourg par Giambattista Tiepolo, le rayonnement de ce dernier et de son fils à la cour d’Espagne.

Le goût des curiosités

Macha Makeïeff a également consacré une salle aux jeux populaires comme les pyramides humaines, installant une sorte de petite scène de théâtre où vont se produire des artistes pendant toute la durée de l’expo, attirant aussi l’attention sur le goût des curiosités et de l’exotisme avec le rhinocéros peint par Pietro Longhi. On ne saurait sinon passer sur ce qu’on a dit plus haut des peintures de Piazzetta comme une découverte. Elle tient à sa touche puissante et réaliste qui tranche avec celle de ses contemporains et qui dans un total anachronisme le rapprocherait de Courbet.

On retient cependant une œuvre plus que toute autre. C’est une statue en marbre d’Antonio Corradini, une allégorie de la foi sous la forme d’une femme dont un voile presque transparent épouse la forme du visage. Corradini a réalisé plusieurs allégories avec ce voile comme un linceul et comme autant de visions de Venise elle-même face à sa propre destinée.

Jusqu’au 21 janvier. Catalogue édité par la Réunion des musées nationaux, 260 pages, 45 euros.
 

20:07 Publié dans Actualités, Découvertes, Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/10/2018

Essonne : le PCF a son candidat pour la législative partielle

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Michel Nouaille, déjà candidat en 2017, va à nouveau tenter sa chance sur le siège laissé vacant par Manuel Valls.

À un mois de la législative partielle dans la 1re circonscription de l’Essonne, déclenchée par l’officialisation du départ à Barcelone du député sortant Manuel Valls, les candidatures se multiplient. Pour l’heure, les 18 et 25 novembre, les électeurs auront à départager Jean-François Bayle, candidat LR et adjoint au maire de Corbeil-Essonnes, Jean-Pierre Bechter, le sans-étiquette Mikaël Matingou, par ailleurs ancien directeur de cabinet du maire (ex-PS) d’Évry, Francis Chouat, lui-même candidat avec le soutien de LaREM.

Alors que la démission de Manuel Valls du 2 octobre se profilait, Farida Amrani, candidate FI arrivée au second tour en 2017, annonçait déjà lancer un « appel pour que (sa) candidature soit soutenue le plus largement possible », quand le PCF et Génération.s invitaient, par voie de communiqués, à mettre toutes les forces de gauche autour de la table pour discuter d’une candidature.

La rencontre, entre Génération.s, le PCF, la FI, EELV, le PS et Ensemble, a eu lieu le 13 octobre. La FI, composée du binôme de 2017 Farida Amrani et Ulysse Rabaté, réitère : sa campagne serait déjà lancée et hors de question de négocier quoique ce soit (tous derrière nous, tous derrière Melenchon et ses candidats).

Puis, les Verts font « savoir que jusqu’aux européennes, ils auront des candidats à toutes les élections », quand le PS « souhaitait que ce soit Jérôme Guedj (ancien député d’une autre circonscription de l’Essonne – NDLR) », relate Michel Nouaille.

Les Verts continuent de négocier avec le PS pour un ticket qui doit être annoncé ce mardi. Le PCF et Génération. S, le mouvement de Benoît Hamon, sont eux sortis de ces négociations pour un candidat commun à gauche.

Michel Nouaille (PCF), va repartir en campagne. Candidat à la législative sur la 1er circonscription (Evry-Corbeil) en juin 2017, il avait recueilli 7,6 % des suffrages avec le soutien des Verts. Il l’est à nouveau pour la législative partielle des 18 et 25 novembre prochain, à la suite de la démission de Manuel Valls.

« Les Verts nous ont fait savoir que jusqu’aux Européennes, ils auront des candidats à toutes les élections, regrette Michel Nouaille. Le PS souhaitait que ce soit Jérôme Guedj. Par-delà les qualités de l’homme, ce parti n’a toujours pas fait son travail d’inventaire ni construit de projet. » La suppléante de Michel Nouaille est Joëlle Caïlachon (G. s), une militante de 46 ans qui travaille à l’université d’Evry.

Sources Le Parisien,

L'Humanité

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