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28/03/2019

LA TOUR EIFFEL A 130 ANS

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C'est depuis la fin du 19ème que la Tour Eiffel s’élève dans le ciel de Paris (Elle fête ses 130 ans en cette année de 2019).

Symbole du pays, au départ cette œuvre n’était pas prévue pour durer. La date clé associée à l’Histoire de la Tour Eiffel est indéniablement l’Exposition Universelle de 1889.

Dans une France aux prises avec des difficultés politiques et économiques, et encore marquée par le souvenir de sa défaite face à l’Allemagne en 1870, s’impose l’idée d’une Exposition universelle capable de redresser le pays et de restaurer son prestige au regard du monde entier.

A l’occasion du centenaire de la Révolution française, un grand concours avait été organisé, qui avait pour objet la « possibilité d’élever sur le Champ de Mars une tour de fer, à base carrée, de 125 mètres de côté et 300 mètres de hauteur ». Sur les 107 projets, celui de Gustave Eiffel est retenu. Il avait à ses côtés Maurice Koechlin et Emile Nouguier comme ingénieurs et Stephen Sauvestre comme architecte.

Prévue à Paris en 1889, année du centenaire de la Révolution française, l’Exposition est tout entière dévolue au fer, et son « clou » est la tour haute de trois cents mètres dessinée par Maurice Koechlin et construite par Gustave Eiffel.

Durée de construction record

Il n'a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la Tour.

C'est une vitesse record si l'on songe aux moyens rudimentaires de l'époque. Le montage de la Tour est une merveille de précision, comme s'accordent à le reconnaître tous les chroniqueurs de l'époque. Commencé en janvier 1887, le chantier s'achève le 31 mars 1889. Gustave Eiffel est décoré de la Légion d'Honneur sur l'étroite plate-forme du sommet.

Débats et polémiques à l'époque de la construction

Avant même la fin de sa construction, la Tour était déjà au cœur des débats. Affublée de critiques par les grands noms du monde des lettres et des arts, la Tour a su s’imposer et rencontrer le succès qu’elle méritait.

 Tour Eiffel 1889.jpgL'exposition Universelle de 1889

Après divers pamphlets ou articles publiés tout au long de l'année 1886, les travaux avaient à peine commencé que paraît, le 14 février 1887, la protestation des Artistes.

Publiée dans le journal Le Temps, cette "Protestation contre la Tour de M. Eiffel" est adressée à M. Alphand, directeur des travaux de l'Exposition. Elle est signée de quelques grands noms du monde des lettres et des arts : Charles Gounod, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, François Coppée, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, William Bouguereau, Ernest Meissonier, Victorien Sardou, Charles Garnier et d'autres que la postérité a moins favorisés.

Les polémiques s'éteindront d'elles-mêmes à l'achèvement de la Tour, devant la présence incontestable de l'œuvre achevée et face à l'immense succès populaire qu'elle rencontre. Elle reçoit deux millions de visiteurs pendant l'Exposition de 1889.

Elle est aujourd’hui le monument payant le plus visité au monde, avec plus de 6 millions de visiteurs en moyenne chaque année.

 

17:35 Publié dans Actualités, Histoire locale, Radio Evry | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tour eiffel, anniversaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2019

Loi Blanquer : l’avenir des directeurs d’école inquiète / Nantes première ville à s'opposer au projet

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Le projet de loi Blanquer permet des rapprochements entre collège et écoles d’un même secteur. Certains y voient la disparition programmée des directeurs d’école.

La contestation contre le projet de loi Blanquer n’en finit pas de gonfler, sur le terrain, du côté des enseignants, mais aussi chez les parents d’élèves. Une manifestation, notamment, est prévue ce samedi à Paris, à l’appel de plusieurs syndicats et d’associations. Ils s’inquiètent d’une disposition qui donne aux collectivités la possibilité de créer des « établissements publics des savoirs fondamentaux » (EPSF) regroupant autour d’un collège plusieurs écoles d’un bassin de vie, avec une direction unique.

Physiquement, les écoles pourraient être maintenues, ou bien déménager dans l’enceinte du collège, selon les situations locales. «On ouvre simplement une possibilité juridique, pour favoriser les liens entre écoles et collèges », veut rassurer Cécile Rilhac, députée LREM à l’origine de l’amendement.

Mais chez les opposants au texte, on craint que la mesure aboutisse à terme « à la suppression des directeurs d’écoles » dans les zones concernées, selon Francette Popineau, la porte-parole du principal syndicat enseignant, le Snuipp. « On risque de perdre beaucoup en proximité, entre les parents et l’école avec cette mesure », s’inquiète-t-elle, dénonçant une logique selon elle «avant tout budgétaire » plus que pédagogique.

Source Le Parisien

Nantes. Opposée à la loi Blanquer, la Ville ne regroupera pas écoles et collège

La maire, Johanna Rolland, a écrit au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, pour lui dire son opposition à un amendement à la loi sur l’école. Il prévoit la possibilité de regrouper des écoles primaires avec un collège, sous l’autorité d’un principal adjoint.

La majorité de gauche s’est montrée très claire, ce vendredi 22 mars, en conseil municipal. Il n’y aura pas à Nantes « d’établissements publics des savoirs fondamentaux ». Ces regroupements d’écoles primaires avec des collèges, sous l’autorité d’un principal adjoint, sont prévus dans un amendement de la loi Blanquer, votée ce mardi 19 mars, en première lecture à l’Assemblée nationale.

Or, la création de ces établissements nécessitera l’accord du recteur et des élus locaux. Vue l’opposition de la maire Johanna Rolland, qui a écrit sur ce sujet au ministre de l’Éducation, ils ne risquent pas de voir le jour à Nantes…

Sources Ouest France

17:39 Publié dans Actualités, Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : loi blanquer, enseignants, opposition | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2019

Éducation. Le cauchemar de l’école fantôme d’Ivry-sur-Seine

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Un établissement du Val-de-Marne se voit refuser son classement en éducation prioritaire. Le prétexte ? L’absence de collège de rattachement. Une injustice que dénoncent aujourd’hui parents et enseignants.

Une situation identique que l'on retrouve dans de nombreuses écoles d'Evry Courcouronnes situées dans des quartiers comme le Canal, Parc aux Lièvres, Champtier du Coq, Champs Elysées...qui malgré leurs caractéristiques sociales ne bénéficient pas des dédoublements de classes parce qu'elles sont rattachées à des collèges non REP. Une absurdité !

Une école invisible, ça existe. Comme un fantôme, l’école Rosalind-Franklin, inaugurée à la rentrée 2014 à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), vit un interminable cauchemar. Elle accueille des élèves de maternelle et primaire, on y travaille – plutôt bien du reste – mais elle demeure inexistante aux yeux de l’éducation nationale. Qui s’obstine, de manière incompréhensible, à refuser de lui reconnaître le classement en éducation prioritaire (REP) auquel elle devrait pourtant avoir droit. C’est une école fantôme donc, rebaptisée depuis ce matin « Rosalind-Fantôme » pour une journée d’action dont le point d’orgue devait être l’arrivée des élèves déguisés… en petits spectres, évidemment.

L’histoire commence en 2015. L’école ­Rosalind-Franklin est ouverte depuis la rentrée de septembre 2014, avec huit classes. Elle est située dans le quartier du port. Un quartier en pleine évolution, qui fait l’objet d’une zone d’aménagement concerté (ZAC) : « Un des plus gros chantiers d’Île-de-France, précise Stéphane Sayah, l’un des animateurs du collectif de parents d’élèves de l’école. Au début on nous a dit que le quartier allait se bonifier, qu’un nouveau collège allait ouvrir. » Deux mille logements sont sortis de terre. En quatre ans, l’école est passée de huit à vingt classes, et le collège promis est arrivé.

« C’est très injuste pour nos élèves »

Baptisé du nom de l’écrivaine algérienne Assia Djebar, il a été construit sur un terrain tout proche de l’école, celui d’une usine Philips où l’on fabriquait des lampes aux vapeurs de mercure pour l’éclairage public. L’usine a fermé, Philips est parti. Avant la construction du collège, des tests de pollution ont été faits dans les règles et le chantier a été lancé. Mais les travaux ont creusé plus profond que prévu et, à trois mois de l’inauguration officielle du collège, tout s’arrête. Le sol est pollué au mercure.

Des travaux sont lancés. Mais dépolluer un site avec un collège déjà construit dessus est infiniment complexe et très coûteux. Les travaux s’éternisent, à tel point qu’ils ne sont toujours pas terminés. Une procédure contentieuse serait d’ailleurs imminente, la Sadev 94 (société d’aménagement du Val-de-Marne), maître d’ouvrage, ayant l’intention de demander des comptes à Philips, l’ancien propriétaire du terrain. Reste que l’ouverture du collège a été une nouvelle fois repoussée : elle ne se fera pas avant la rentrée 2020… au mieux.

Le collège Assia-Djebar est donc un collège fantôme, et sa malédiction retombe sur l’école Rosalind-Franklin. Car, pour être classé REP, il faut un collège de rattachement. Ce rôle devait échoir au collège Assia-Djebar… qui ne peut le jouer. En attendant, les élèves de CM2 poursuivent leur scolarité au collège Molière – qui, lui, est classé REP. Mais rien à faire : officiellement, Molière n’est pas le collège de rattachement de Rosalind-Franklin. Il suffirait pourtant que l’administration le décide… La situation, ­absurde, ne se dénoue pas.

Parents et enseignants soulignent que l’école affiche toutes les caractéristiques de l’enseignement prioritaire. « C’est un quartier où il y a eu la volonté d’intégrer 50 % de logements sociaux », poursuit Stéphane Sayah. La mairie, qui nous soutient, a aussi relogé là des populations venues d’une cité voisine, des familles d’origine rom en cours de stabilisation, des logements sociaux d’urgence, avec des enfants dont le français n’est pas la langue maternelle… » Une vraie politique sociale et d’accueil qui confère à cette école un profil exactement similaire à celui des deux autres écoles du quartier, classées REP.

« C’est très injuste pour nos élèves », relève Leïla (1), enseignante dans l’école. « Leurs copains sont scolarisés à 800 mètres d’ici, dans des CP à 12 ou des CE1 à 21 ou 22 élèves… Nous c’est 28 en CE1 ! » Pire : pour la rentrée prochaine, il est prévu jusqu’à 32 élèves en CP. Ce n’est pas tout : « Comme nous ne pouvons plus aller à Paris à cause du plan Vigipirate, poursuit l’enseignante, le Louvre propose des interventions dans les écoles… mais seulement les écoles REP ! Pour les déplacements en car, pour les réductions lors de certaines sorties, pour la piscine… nous sommes désavantagés. »

Pas de primes REP pour les profs, non plus. Quand une délégation parents et enseignants a été reçue fin février à la direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), l’administration n’a pas trouvé cela étrange, allant jusqu’à justifier cette absence de primes : « On nous a dit que l’équipe ne s’engageait pas assez », raconte Leïla. « J’ai trouvé ce discours brutal et indélicat, s’indigne Stéphane Sayah. C’est une bonne équipe, plutôt stable. Mais, évidemment, on sent qu’ils s’essoufflent, il y a des arrêts maladie… »

« On ne veut rien lâcher »

À la DSDEN, contactée par nos soins, la ligne reste toujours la même : l’école a eu un traitement « bienveillant » en se voyant attribuer un maître en plus, et le taux d’encadrement serait « vraiment satisfaisant, proche de l’éducation prioritaire ». Mais pas question de donner des chiffres sur le taux d’enseignants ! Et, surtout, on botte en touche sur le refus persistant de classer l’école en REP.

Un déni qui, aux yeux des familles et des enseignants, justifie pleinement la « journée fantôme » d’aujourd’hui. Ce n’est pas faute d’avoir alerté jusqu’au ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, par une missive envoyée le 20 février dernier. Restée lettre morte… Une pétition en ligne a déjà recueilli plus de 400 signatures. Et Leïla de conclure : « On ne veut rien lâcher. On veut obtenir ce à quoi nos élèves ont droit. »

(1) Le prénom a été changé.
 

12:08 Publié dans Collectvités locales, Jeux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, ivry, rep | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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