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05/05/2014

Présentation de la liste du Front de Gauche en Ile-de-France pour les élections européennes devant le siège d’Alstom

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Présentation de la liste du Front de Gauche de la circonscription Ile-de-France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai prochain, devant le siège du groupe Alstom.

 Voici l’allocution de Patrick Le Hyaric prononcée devant la presse:

 Nous vous remercions de votre présence à la présentation de notre liste unitaire du Front de gauche, avec Raquel Garrido, secrétaire du Parti de gauche, François Pélissier, conseiller régional, responsable d’Ensemble, Michel Jallamion, secrétaire de République et socialisme, Anne Sabourin, membre du bureau européen du Parti de gauche européenne, Roland Muzeau, député honoraire, Tordjman Patricia, Maire de Gentilly, Simonnet Danielle, élue au conseil de Paris, Hélène Cillieres, militante associative, Nordine Idir, secrétaire national du Mouvement des Jeunes Communistes.

 Nous avons décidé, symboliquement de vous présenter notre liste du Front de gauche de la circonscription Ile de France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai prochain, ici, devant le siège du groupe Alstom.

 Nous voulons manifester ainsi notre sympathie, notre solidarité active, aux 18000 salariés du groupe, inquiets des perspectives de démembrement de cette belle entreprise nationale qu’ils ont bâti de leur travail, considérés aujourd’hui avec mépris, comme de simples sujets dans un mécano financier où dominent des rapaces de la finance, peu soucieux de l’emploi et de la souveraineté économique.

 Nous le faisons d’autant plus que ce qui se passe aujourd’hui autour de ce groupe est le révélateur des affres de la mondialisation capitaliste financiarisée et d’une Union européenne qui n’en protège pas. Au contraire ! Le gouvernement français gesticule beaucoup mais ne produit aucun acte concret, tandis que les instants européennes ne disent rien, ne prennent aucune initiative pour une stratégie industrielle susceptible, non seulement de défendre des atouts décisifs dans les secteurs du transport et de l’énergie, mais pour utiliser Alstom comme un puissant levier pour propulser, sans attendre un grand projet industriel s’inscrivant dans la nécessaire transition environnementale.

 Les transports collectifs accessibles et l’énergie, avec les nouvelles machines à construire pour les centrales électriques, thermiques, éoliennes hydroélectriques en sont des secteurs essentiels.

 Alstom est aujourd’hui la victime, à la fois de l’austérité qui compresse la demande, de la voracité des marchés financiers qui conduit le groupe Bouygues à vendre ses parts dans Alstom, au bénéfice soit de Général Electric qui a accumulé un véritable trésor de guerre ou de Siemens qui en deviendrait un concurrent, d’un Euro trop fort qui défavorise nos productions et d’un manque de volonté politique.

 L’intérêt commun, la souveraineté économique, la défense de nos atouts industriels et le développement de nos moyens pour une stratégie de transition écologique, implique une action forte de l’Etat, avec une appropriation sociale et publique et démocratique du groupe.

 Cette appropriation publique et sociale doit se faire en combinaison avec les entreprises publiques qui passent commande à Alstom qu’il s’agisse de la SNCF, de la RATP, d’EDF et d’Areva.

 Ainsi, un grand pôle public national de l’énergie et des transports, soutenu par la Caisse des dépôts et consignations et la Banque publique d’investissement, placerait notre pays au cœur d’un projet pilote de coopération européenne, visant l’accélération de la transition écologique.

 Ceci appelle d’ailleurs de reposer avec force la question du changement des règles européennes sur les aides d’Etat aux entreprises pour leur permettre d’être soutenues. Rien ne servirait de disserter sur la grande conférence sur le climat qui doit se tenir en décembre 2015 à Paris, si on ne n’en donne pas les moyens.

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C’est sur ce fond inquiétant que s’engage la campagne des élections européennes. Nous en appelons à un vrai débat démocratique sur les enjeux de l’élection des députés. Nous n’acceptons pas qu’une nouvelle fois il soit confisqué, empêchant nos concitoyennes et concitoyens de choisir en toute connaissance de cause.

Ces élections ont lieu dans un contexte tout à fait nouveau pour les électrices et les électeurs, marqué par plusieurs éléments.

D’abord les citoyens de l’Union européenne font l’amère expérience que, contrairement, à ce qui leur a été promis, cette Europe ne les protège, ni de la mondialisation capitaliste, ni de la crise. Au contraire ! La crise sert de prétexte pour détruire ce que l’on appelait depuis la fin de la seconde guerre mondiale « le modèle social européen ».

Dans cette Europe on trouve des milliards pour sauver les banques, pas un sou pour agir efficacement contre le chômage !

D’autre part, ils peuvent vérifier que ce que nous avons expliqué au moment du débat sur le projet de traité constitutionnel européen, en appelant à le rejeter s’avère exact. L’Europe de la libre circulation du capital produit la situation d’Alstom, et les paradis fiscaux, pendant que le chômage et la pauvreté augmentent.

L’Europe du traité budgétaire décliné dans chaque pays, conduit les gouvernements et particulièrement le gouvernement français à réduire d’au moins 50 milliards les crédits sociaux et publics utiles aux populations dont une partie servira à alimenter les caisses des grandes entreprises, sans aucun bénéfice pour l’emploi.

L’enjeu des élections européennes pour notre liste du Front de gauche est donc de sortir de l’Europe de la finance qui produit l’austérité pour les travailleurs et leurs familles, pour placer au cœur d’une reconstruction une nouvelle Union des nations et des peuples souverains, solidaires. L’humain d’abord !

Oui, nous voulons créer les conditions d’une autre majorité au Parlement européen pour rompre avec les choix ultra libéraux actuels et refonder, reconstruire l’Europe au service du travail, d’un autre avenir pour les jeunes, une autre répartition des richesses, la défense des services publics, une Europe profondément démocratisée qui permettra aux peuples de prendre le pouvoir sur les marchés financiers, une Europe porteur de coopération, de solidarité en son sein et avec les autres peuples, particulièrement les pays du Sud. Une Europe féministe qui prône l’égalité homme/femme et défende le droit à l’avortement. Une Europe de la transition écologique. Une Europe qui porte en son cœur le désarmement et la paix. Une Europe active et solidaire avec les mouvements démocratiques des pays arabes et active pour que le peuple palestinien dispose de son Etat et de sa patrie.

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lehyarocg.jpgNous nous présentons pour la première fois dans le cadre d’une campagne européenne unitaire, sous l’égide du parti de la gauche européenne, conduite par notre ami Alexis Tsipras, dirigeant de Siriza en Grèce.

Notre liste du Front de gauche s’inscrit dans cette campagne unitaire européenne pour donner de la force à notre groupe de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique au Parlement européen.

Une progression du nombre de nos députés constituerait un atout important pour les populations, les salariés, la jeunesse, les femmes.

En effet, contrairement à ce qui se dit parfois, les députés européens ont à amender, à voter des textes de lois européens qui sont par la suite traduits dans le droit national.

Plus il y aura de députés Front de gauche en France, alors que dans plusieurs pays nos amis vont aussi progresser en nombre d’élus, plus notre groupe déplacera le centre de gravité du Parlement européen vers la gauche et le progrès social, humain et écologique.

A un moment où le paysage politique européen montre des aspects inquiétants avec les recompositions à droite, sur des bases réactionnaires et rétrogrades, souvent alliées avec des forces national-populistes, xénophobes, d’extrême-droite, nous appelons à la mobilisation la plus large pour peser du côté gauche en utilisant le vote Front de gauche.

C’est d’autant plus indispensable que la droite allemande, sous l’égide de Mme Merkel, envisage pour le lendemain des élections européennes de faire accepter le projet d’un nouveau traité européen qui reprendrait les orientations et les missions super austéritaires de la Troïka qui sévit en Grèce et au Portugal.

Avec un autre parlement européen, le fameux texte renforçant l’austérité n’aurait pas été voté.

Avec un autre Parlement européen, nous aurions obtenu une autre directive sur les travailleurs détachés.

Avec un autre Parlement européen, nous aurions fait voter le rapport pour l’égalité homme-femme et le droit à l’avortement.

Je n’ai cessé de mener ces combats ces cinq dernières années avec plusieurs succès qui ont des effets concrets pour nos concitoyens.

C’est notamment le cas de la création d’un Fonds européens pour l’aide aux plus démunis et son financement, ou contre le quatrième paquet ferroviaire ou le combat à venir contre le projet de grand marché transatlantique ou encore pour mettre en échec le projet ACTA.

Nous mettons à disposition de nos concitoyens quelques axes forts pour sortir de l’Europe de l’austérité et reconstruire une Europe démocratique, coopérative et solidaire, respectueuse des peuples et des jeunesses.

Voici quelques uns de ces axes :

Notre liste est d’abord une liste d’alternative à l’austérité et aux souffrances. Pour cela, il faut :

  • Rompre avec l’Europe de la finance, des banquiers et des actionnaires et pour reconstruire une nouvelle Union coopérative et solidaire, celle qui place les besoins humains au cœur des décisions et des orientations. Mettre fin aux paradis fiscaux et envisager une nouvelle fiscalité harmonisée sur le capital pour une nouvelle répartition des richesses en faveur du travail et une vraie taxe sur les transactions financières
  • Face à une Union européenne de la précarité généralisée, nous voulons construire une Europe qui agit contre la casse des droits sociaux et des services publics, pour la défense et la modernisation de nouveaux projets agricoles et industriels, s’inscrivant dans un projet de transition écologique, en s’appuyant sur des outils industriels comme Alstom.
  • Nous voulons décider d’une clause de non régression sociale, mettre fin au dumping fiscal et social, instaurer un salaire minimum dans chaque pays, augmenter le SMIC, les salaires et les retraites en France. J’aurai, avec l’ensemble de mes amis, une attention particulière à la directive détachement des travailleurs qui vise à organiser la compétition des travailleurs européens au nom du libre-échange, et à détruire le droit du travail durement conquis par les travailleurs de chaque pays européen.
  • La jeunesse doit être au cœur d’un nouveau projet européen. Nous voulons transformer le projet dit de « garantie jeunesse » en un Fonds efficace pour une allocation d’autonomie et d’accès à l’emploi et à la formation pour chaque jeune, dans le cadre d’un projet de sécurisation des parcours professionnels.
  • Ces politiques ne seront possibles qu’en changeant les statuts de la Banque centrale européenne, pour qu’elle se mette au service de l’emploi et de l’investissement social utile, la formation, la réindustrialisation et un nouveau développement de nouveaux services publics démocratisés. L’euro ne peut être un instrument au service des marchés financiers et de la spéculation. Il doit être démocratisé. Il doit devenir un outil de solidarité au service des populations, de l’emploi et de la transition écologique et permettre aux pays du sud de l’Europe de sortir de l’ornière dans laquelle ils ont été placés.
  • Nous voulons garantir et promouvoir l’égalité réelle entre les hommes et les femmes en défendant et en garantissant partout le droit à l’avortement et en proposant la création d’une clause permettant de porter les droits des femmes au niveau maximum de chaque pays européen. L’offensive de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen et dans plusieurs pays contre le droit à l’avortement va à l’encontre des progrès de civilisation.
  • Nous refuserons le projet de traité de libre-échange transatlantique qui attaquerait encore plus nos droits, mettrait en cause nos atouts industriels, agricoles, nos services publics et la culture et obligerait à importer du poulet lavé au chlore et de la viande aux hormones et modifierait nos normes sociales de qualité sanitaires, alimentaires et environnementales.
  • Nous voulons construire une Europe de la démocratie où enfin on écoute les citoyens, on les consulte et où on ne prenne aucune décision sans eux et sans les parlements nationaux. La ratification du traité de Lisbonne dans le dos des peuples et après la victoire du « non » a creusé encore plus la défiance populaire à l’égard des institutions européennes. Il faut redonner le pouvoir aux citoyens de telle sorte qu’ils soient les maîtres d’œuvre d’une reconstruction d’un nouveau projet européen solidaire.
  • Nous agirons pour obtenir un texte européen sur des droits et des pouvoirs nouveaux d’intervention des travailleurs dans les comités de groupe.
  • Nous affirmerons notre refus d’un projet de nouveau traité européen que pousse par Mme Merkel qui imposerait à jamais l’austérité.
  • Nous voulons enfin construire une Europe de la paix et du désarmement, sortir l’Europe des griffes de l’OTAN, cette organisation militaire d’un autre temps dont la stratégie crée dans plusieurs points stratégiques du continent des regains de tensions préjudiciables pour l’avenir.

La situation en Ukraine est chaque jour plus alarmante et la position européenne, calquée sur les intérêts géostratégiques américains, envenime la situation plus qu’elle ne l’apaise. Le peuple ukrainien est aujourd’hui au bord de la guerre civile. Nous refusons les positions qui tendent à faire de l’Ukraine une zone tampon entre l’Europe et la Russie. L’indépendance et la souveraineté de l’Ukraine sont des préalables à la paix.

Nous souhaitions enfin engager l’Europe pour la solidarité et la coopération avec les pays du Sud, pour une paix juste et durable au Proche-Orient avec la reconnaissance de l’Etat de Palestine. Reconnaissance dont le premier pas doit être la libération des prisonniers politiques palestiniens, au premier rang desquels Marwan Barghouti.

Dans la perspective de la 21ème conférence climat de l’ONU qui se tiendra en décembre 2015 à Paris, nous soutenons :

● Une Europe de la transition écologique, avec de nouveaux objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre d’un nouveau « paquet climat ».

● Une Europe de la qualité alimentaire avec le maintien des moratoires sur les organismes génétiquement modifiés, contre la proposition de la Commission qui pousse pour un système d’autorisation des « OGM » à la carte. Dans une Union européenne où les marchandises circulent librement, ce système revient à nier le principe de précaution et rendrait l’opposition à l’importation des OGM américains caduc. De même, l’affaire de la viande de cheval montre à quel point la multiplication des intermédiaires ouvre la voie à de multitudes de fraudes.

Il convient donc de légiférer sur l’étiquetage alimentaire et cesser de céder aux pressions de l’agro-industrie.

● Nous agirons également pour que, dés l’ouverture de la session parlementaire de fin septembre, on rediscute le budget européen afin de l’augmenter pour soutenir les services publics et augmenter le niveau des fonds structurels particulièrement pour notre région Ile de France où ils sont prévu en diminution pour la période 2014- 2020, à 478,6 millions d’euros contre 716 millions pour la période précédente.

En même temps, nous refusons le principe d’une conditionnalité de ces aides à des programmes d’austérité.

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Le vote pour la liste du Front de gauche que je conduis, avec Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche, François Pelissier, conseiller régional d’Ensemble, Michel Jallamion, du secrétariat de République et socialisme sera un vote efficace, utile pour :

► Rompre avec l’Europe de l’austérité

► Rassembler les peuples européens pour qu’ils prennent le pouvoir sur l’Europe de la finance. Notre campagne commune à l’échelle européenne avec Alexis Tsipras donnera de la force à un tel projet.

► Reconstruire une nouvelle Europe coopérative et solidaire, écologique, démocratique et pacifique.

► Mettre en échec le projet de marché de libre échange transatlantique

► Mettre en échec une domination de la droite conservatrice et de l’extrême droite au Parlement européen.

Nous allons mener une campagne de débats de proximité dans les départements de l’Ile de France avec l’ambition de progresser et d’élire au moins une deuxième députée du Front de gauche en Ile de France, avec Raquel Garrido.

Liste du Front de Gauche de la circonscription Ile de France et Français de l’étranger, pour les élections européennes du 25 mai:

1. Le Hyaric Patrick - Député au Parlement européen, Directeur de l’Humanité

2. Garrido Raquel - Avocate au barreau de Paris

3. Pellissier Jean-François – Conseil régional, porte-parole d’Ensemble, altermondialiste

4. Sabourin Anne - Animatrice du PGE

5. Jallamion Michel – Militant de la défense du service public

6. Offroy Geneviève – Porte-parole du PCOF

7. Juraver Philippe – Conducteur du RER B à la retraite, syndicaliste

8. Delahaie Carine – Mouvement féministe

9. Snaoui Boualem - Militant associatif et syndicaliste

10. Treillet Stéphanie – Economiste, mouvement féministe

11. Rio Philippe – Maire de Grigny

12. Beauvois Delphine – Institutrice, auteure féministe

13. Terchi Aïsa -Directeur de centre de loisirs, conseiller municipal de Clichy

14. Martin Elsa – Urbaniste

15. Ralle François – Enseignant, résidant hors de France, Madrid

16. Fenasse Delphine – Rédactrice juridique, conseillère municipale de Fontenay

17. Sadi Abdel-Madjid – Conseiller général de Bobigny

18. Migneau Monique – Enseignante, militante syndicale

19. Guillaud-Bataille Fabien -Responsable du PCF Val de Marne

20. Saltzmann Annie – Militante syndicale de la santé

21. Boissier Franck – Formateur pour adultes en situation de handicap, Montreuil

22. Cillieres Hélène – Militante associative

23. Idir Nordine – Mouvement jeune communiste

24. Benaili Mounia – Fonctionnaire territoriale, conseillère municipale de Juvisy

25. Tailleur Alain – Militant syndical métallurgie

26. Haye Florence – Conseillère générale de Saint-Denis

27. Lesparre Dominique – Maire, conseiller général de Bezons

28. Tordjman Patricia – Maire de Gentilly

29. Muzeau Roland – Elu de Gennevilliers

30. Simmonet Danielle - Conseillère d’orientation psychologue, élue au Conseil de Paris

 
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