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28/03/2013

Tentative de suicide en Essonne: lourde responsabilité de La Poste

la poste, suicides au travail, cgt-faptLa CGT FAPT 91 tient à exprimer son soutien à notre camarade Jack Moreau ainsi qu’à sa famille et ses collègues de travail dans l’épreuve qu’ils traversent..
Le pire a pu être évité mais le mal est fait .


Le geste désespéré qui a conduit Jack à vouloir mettre fin à ses jours le samedi 13 Mars est un drame de trop et c’est insupportable dans le contexte général de mal être au travail qui sévit depuis bien trop longtemps à la Poste sur ce département comme ailleurs sur l’ensemble des ATM*.
L’opération de communication du « grand dialogue » ( commission Kaspar) qui il faut le rappeler faisait suite à la vague récente de suicides à la Poste n’aura été qu’un écran de fumée derrière lequel la Poste continue sans état d’âme à mener à la hussarde ses restructurations brutales, autoritaires et destructrices pour la vie et la santé de ses personnels comme vient de le prouver encore une fois de trop cet événement dramatique .
C’est bien « à cause du travail « , comme il l’a indiqué à sa sortie de coma que notre collègue de l’ATM 91 a voulu se donner la mort
Il est temps que cela cesse et il ne sera plus possible pour la CGT FAPT 91 que la DSEM** continue à ignorer le mal être sévissant au sein de ses ATM .
Oui ses salariés doivent pouvoir aller au travail « le coeur tranquille » et pas la « boule au ventre » comme c’est le cas malheureusement dans trop d’endroits aujourd’hui.
Nous considérons que l’attitude de ceux qui nous dirigent et dont la fonction devrait être d’abord de protéger les salariés qu’ils gèrent n’est pas la bonne, les drames, les suicides, cela suffit !
.
Nous demandons que des mesures concrètes et rapides soient prises dans le respect des personnels et de leur instance CHSCT.
L’humain doit redevenir prioritaire au sein de la DSEM tout comme dans l’ensemble des services de la Poste sur ce Département.
Nous appelons les salariés à s’engager à mener avec la CGT et tous ceux qui le souhaitent cette bataille-là .
ENSEMBLE AGISSONS, NE LAISSONS PLUS FAIRE
*Atelier Technique de Maintenance

14:45 Publié dans Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la poste, suicides au travail, cgt-fapt | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/03/2013

L’Hôpital sud-francilien de plus en plus malade

 	santé, hôpital, hôpital public, CHSF d'Évry-CorbeilL’établissement d’Évry-Corbeil (Essonne) a annoncé une nouvelle réorganisation, entraînant des suppressions de CDD à la pelle. Grosse colère des agents, en grève aujourd’hui.

Il y a un peu plus d’un an, le Centre hospitalier sud-francilien (CHSF) d’Évry-Corbeil ouvrait ses portes, recrutant des contractuels à tour de bras pour faire face à l’installation dans des nouveaux locaux de quelque 110 000 m2. Pour Yasmine et Séverine (1), agents de service hospitalier (ASH, chargées du ménage), c’était une véritable aubaine. « Quand on m’a embauchée en janvier 2012, on m’a dit que mon poste devait déboucher sur une titularisation. Pour l’instant, mon contrat s’arrête fin avril », témoigne Séverine. L’angoisse est d’autant plus grande que la direction de l’établissement a annoncé en janvier un plan d’économie qui se traduit par la suppression d’une soixantaine de postes. L’objectif de la direction étant d’éponger un déficit de 27 millions d’euros.

« Les personnels sont les premières victimes de ces mesures d’économies budgétaires sans être responsables du déficit », dénonce l’intersyndicale SUD-CGT-FO. « Laboratoire, pharmacie, services de soins… Tous les services sont touchés », déplore Catherine Fayet, responsable SUD santé au CHSF. Le plan prévoit aussi la suppression de trois jours de RTT, le passage, pour les services de soins, à douze heures de travail par jour (contre 7 h 36 actuellement) ou encore l’ouverture de lits sans recrutements. « La direction oublie que l’hôpital a été construit dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), qui est justement la principale source du déficit budgétaire », poursuit la syndicaliste. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’intersyndicale demande que l’établissement sorte du PPP le liant pendant trente ans à Eiffage.

« Tous ces postes en moins, ça va se répercuter sur les autres personnels qui n’en peuvent plus », s’inquiète Michèle Cireni, de la CGT. « C’est très difficile. Alors que je suis censée travailler en ORL, on me demande de travailler aussi au bloc. Il faut être honnête, le travail est bâclé », raconte Yasmine. « Avant, il y avait du mécontentement. Maintenant, c’est de la colère », résume Annie Chaunac, responsable CGT, qui mise beaucoup sur le « rapport de forces local », alors que les négociations avec la direction patinent. Point de vue partagé par Christian Del Pozzo, de FO : « Ce n’est pas au personnel de subir les pots cassés. Il faut réagir. » Un mot d’ordre que les personnels semblent avoir entendu. « On n’est pas des larbins. La direction doit nous entendre, maintenant », pouvait-on entendre, mardi, lors d’une assemblée générale qui a réuni près de 200 agents de l’établissement.

 

(1) Les prénoms ont été modifiés.

Alexandra Chaignon, l'Humanité

12/03/2013

Logement social : la TVA à taux réduit, c’est maintenant!

evrynouv2.jpgC’est un appel au président de la Réublique que lancent aujourd’hui plusieurs élus socialistes, écologistes et communistes >>> A lire également sur Médiapart

La construction de logements dans notre pays connaît une chute importante. Cette situation est alarmante, car elle va accroître la crise du logement et le chômage, en particulier dans le secteur du bâtiment. La crise vient de loin. Le secteur de l’immobilier a été anormalement dopé pendant des années par la droite, à coup d’avantages fiscaux coûteux, destinés prioritairement aux propriétaires investisseurs, distribués sans contreparties réelles en termes de loyer. Le nombre de propriétaires occupants n’a quasiment pas évolué, tandis que la rente foncière d’une minorité s’est considérablement accrue, encourageant une hausse excessive des prix.

Cette politique a aggravé les difficultés des Français : augmentation de la part du revenu consacrée aux dépenses de logement, allongement et accroissement de l’endettement des accédants, hémorragie de l’accession sociale et production orientée vers les logements de standing plutôt qu’accessibles au plus grand nombre. Enfin, cette politique a coûté cher au budget de l’Etat et contribué aux déficits publics, alors même que l’aide à la pierre pour la construction de logements HLM diminuait d’année en année.

L’écart entre les prix de vente et les revenus des Français est si important qu’il asphyxie le marché, tant dans le neuf que dans l’ancien, et rend de plus en plus aléatoire l’accès à un logement pour les classes populaires et moyennes. La réduction des déficits publics imposait une remise en cause des niches fiscales et ne pouvait qu’amener, en 2011, à l’extinction du dispositif Scellier et à un resserrement du prêt à taux zéro. Mais en dépit de cet abandon, ces dispositifs fiscaux sont un véritable boulet laissé en héritage pour neuf ans. Plus de 2,5 milliards d’euros sont bloqués au budget 2013 pour assurer les engagements déjà pris concernant les crédits d’impôts “ TEPA ” pour le logement et l’avantage Scellier.

Le gouvernement précédent n’a pas donné au mouvement HLM les moyens de répondre aux besoins des Français.

Prélèvement sur les organismes, passage de la TVA de 5,5% à 7%, poursuite de la baisse des crédits d’aide à la pierre : ces mesures ont porté un rude coup au mouvement HLM et remis en cause ses capacités à produire un nombre suffisant de logements comme à rénover le parc existant. Elles ont contribué au renchérissement des loyers du parc neuf.

De la programmation à la réalisation, il faut trois ans pour construire un logement. Si on ne peut naturellement pas reprocher à l’actuel gouvernement les mauvais résultats de 2012 et la crise de plus en plus criante du logement, celui-ci est désormais comptable de réussir la relance qui s’impose.

La priorité absolue doit être accordée à une production soutenue et croissante de logements sociaux. Car là sont les besoins et là se trouvent les leviers d’une reprise rapide. Tous les experts s’accordent à juger que la construction de logements HLM constitue une opportunité efficace d’action contra-cyclique face à la crise.

Le gouvernement Ayrault et la ministre du logement, Cécile Duflot, ont pris des premières décisions positives : encadrement des loyers à la relocation, mise à disposition gratuite de terrains publics pour des logements sociaux, durcissement de la loi SRU par le passage à 25% du taux minimal de logements locatifs sociaux, suppression du prélèvement sur certains organismes HLM, légère augmentation des aides à la pierre. Pour atteindre effectivement l’objectif présidentiel d’une production annuelle de 150 000 logements sociaux, il est nécessaire d’aller plus loin et d’assurer dans le temps les conditions financières de production du logement social.

La décision de passer la TVA de 5,5% à 10% pour la construction des logements sociaux et la rénovation des bâtiments aurait des effets catastrophiques sur la reprise de la construction et l’amélioration de l’offre de logement, alors même que le coût du logement en France, en location ou en accession, représente un poids considérable dans le pouvoir d’achat des ménages et leur mobilité.

Décider d’instaurer un taux réduit de TVA pour le logement social (5,5 % en 2013 et 5% en 2014) est une nécessité. Depuis plus de 20 ans, le financement des logements sociaux est structurellement assuré par des prêts de la Caisse des dépôts adossés au Livret A, ainsi que par ce taux réduit de TVA, qui vient en lieu et place d’un haut niveau de subvention d’Etat. Changer la donne constitue une fragilisation majeure, dont les premières victimes seront les millions de Français qui cherchent à se loger dignement dans des conditions financières acceptables.

Si, jusqu’à maintenant, bailleurs et collectivités locales ont tant bien que mal réussi à “ faire face ”, il n’existe plus de marges de manœuvre.En effet, ces dernières années, le financement des logements sociaux a été largement assuré par une montée en puissance des subventions des collectivités locales qui ont en fait compensé le désengagement budgétaire de l’Etat. Mais leurs finances ne leur permettent pas d’aller plus loin. De leur côté, les organismes HLM ont mobilisé une part accrue de leurs fonds propres, largement acquis à travers le loyer des locataires. Ceux-ci ne sont pas inépuisables et ne suffisent plus à assurer la programmation du neuf et la réhabilitation du parc ancien. Sans compter que la réduction des financements a eu pour conséquence une augmentation du niveau des loyers des logements neufs, bien trop élevés au regard du niveau de vie des demandeurs de logement.

Le logement social, un bien de première nécessité, doit retrouver, dès le début 2013, un taux de TVA réduit. Il y a urgence sociale et urgence économique.Les groupes de gauche et les écologistes au Sénat et à l’Assemblée nationale ont déposé des amendements dans ce sens lors des débats budgétaires. Le gouvernement ne les a pas entendus et il a été prévu qu’un taux de 10% de TVA sera appliqué au logement social en 2014.

En responsabilité, nous affirmons avec force qu’on ne peut laisser le taux de TVA du logement social doubler en 3 ans. La reprise de la construction de logements, particulièrement dans le secteur HLM, ne pourra s’effectuer sans un coup d’accélérateur majeur et un taux de TVA réduit reconnaissant sa participation à la satisfaction d’un besoin de première nécessité. C’est une mesure anti-crise essentielle, en raison de ses effets sur la régulation des prix, la reconquête du pouvoir d’achat et la création d’emplois durables et non délocalisables. C’est aussi un soutien aux entreprises du bâtiment.

Issus de toutes les forces politiques de gauche et écologistes qui ont concouru à l’élection de François Hollande et à une majorité à l’Assemblée nationale et au Sénat, nous appelons solennellement à ce que soit engagé cet effort prioritaire et immédiat en faveur du logement social. Il s’agit de répondre aux attentes majeures d’un très grand nombre de foyers et de contribuer, par la relance de l’activité, à la lutte pour l’emploi.

Premiers signataires

Emmanuelle Cosse (EELV), vice-présidente de la région Ile-de-France en charge du logement
Daniel Goldberg (PS), député
Pierre Laurent (PCF), sénateur, secrétaire national
Marie-Noëlle Lienemann (PS), sénatrice, ancienne ministre du logement
Marianne Louis (PS), maire-adjointe d’Evry (Essonne), conseillère régionale
Stéphane Peu (PCF), maire-adjoint de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), président de Plaine commune habitat
Jean-Vincent Placé (EELV), sénateur, président du groupe écologiste
Paul Quilès (PS), ancien ministre de l’équipement et du logement

logement,tva,appel,pcf,psPOUR SIGNER LA PETITION CLIQUEZ ICI !

 
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