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21/09/2011

NOUS VOULONS LA NEUVIEME CLASSE !

corot009.jpgAmbiance survoltée devant la Préfecture à Evry ce jour créée par les Parents et les enseignants de l’école Corot de Lisses qui souhaitaient être reçu par l’Inspecteur d’académie.

Depuis 10 jours cette école est occupée par les Parents à l’appel de la FCPE et des Indépendants qui demandent la création d’une neuvième classe justifiée par les classes surchargées et les décomptes officiels qui dépassent de plusieurs élèves les normes officielles permettant l’ouverture demandée.

école,lisses,manifestationLa même action est menée dans d’autres écoles du Département en particulier en Draveil confrontés aux mêmes situations. L’Inspecteur d’académie, représentant le ministre de l’éducation, et sur son ordre, refuse de répondre à ce jour à ces demandes légitimes.

école,lisses,manifestationDe nombreux élus dont le maire de Lisses, M. Lafon, le conseiller général, Francis Chouat, les conseillers régionaux Marianne Louis, Philippe Camo étaient présents, Diego Diaz, Maire adjoint.

Les élus communistes présents ont soulignés que depuis 5 ans plus de 60 000 postes d’enseignants ont supprimés dans l’éducation nationale et qu’aujourd’hui ils est important d’inverser cette politique en créant des dizaines de milliers d’emplois pour permettre une formation des maîtres et l’ouverture des classes nécessaires comme à Corot à Lisses.

école,lisses,manifestationIls ont fait remarquer que la Droite veut maintenir cette politique désastreuse, et que au sein de la gauche au PS, certains dirigeants comme Manuel Valls, député de la circonscription, qui dans un courrier a indiqué qu’il soutenait la lutte des Parents et des enseignants à Lisses ne veulent pas attendre parler de la moindre création de postes nouveaux dans l’enseignement.

école,lisses,manifestationCe débat est donc loin d’être clos, en attendant Parents, enseignants, élus de toutes sensibilités demandent l’ouverture de cette neuvième classe à Lisses.

Photos, vidéo, texte, exclusifs E-Mosaique


NOUS VOULONS LA NEUVIEME CLASSE ! par E-Mosaique

19/09/2011

La surenchère sécuritaire du pouvoir 
va de pair avec la privatisation des prisons

verzeletti.jpgPar Céline VERZELETTI, Secrétaire Générale de la CGT Pénitentiaire :

Depuis plus de trente ans, la France vit au rythme des différents prison.gifmatraquages idéologiques sécuritaires. Cette surenchère – que la CGT pénitentiaire a toujours condamnée – se traduit à la fois par une très forte augmentation de la population carcérale et par une élévation conséquente des «  peines  » prononcées. Par exemple, depuis l’affaire dite de Pornic, hypermédiatisée par le chef d’État et qui a mis en lumière l’état de délabrement de l’ensemble du système judiciaire, les taux d’incarcération présentent une croissance significative. En effet, entre le 1er janvier et le 1er août, le nombre de personnes détenues est passé de 60 544 à 64 726, mineurs compris, pour 56 081 places en prison, soit une augmentation de 4 182 détenus en sept mois  !

Les incarcérations et les condamnations sont plus nombreuses. La durée moyenne du temps passé sous écrou, qui n’a cessé d’augmenter depuis quarante ans, atteint actuellement sa valeur maximale (4,3 mois en 1975 pour 9,8 mois en 2010).

Le gouvernement français prétend que l’agrandissement du parc pénitentiaire (nombre de places de prison) est la solution aux surtaux de population carcérale  ! Pourtant, plus il construit de places de prison, plus il fait augmenter la population pénale en multipliant les lois sécuritaires et liberticides.

En vingt ans, pas moins de 30 000 places de prison ont été créées. C’est loin d’être terminé  ! Michel Mercier, ministre de la Justice, annonce un parc pénitentiaire de plus de 70 000 places pour 2018  ! Il y aura 25 nouveaux établissements en partenariat public-privé (PPP) (coût  : 5 844 millions d’euros) et sept nouvelles extensions.

En 1999, dans la recommandation du 30 septembre sur le surpeuplement des prisons et l’inflation carcérale, le Comité des ministres de l’Europe, unanime, affirmait que l’extension du parc pénitentiaire n’est pas la solution au surpeuplement des prisons  ! Pourtant, depuis 1999, le gouvernement français ne suit en aucun cas ces recommandations, bien au contraire, il construit toujours plus de prisons et en PPP  !

Cette privatisation des prisons est très coûteuse pour l’État. Le 21 juin, le rapporteur général de la commission des Finances de l’Assemblée nationale précise, dans son commentaire du rapport annuel de performance de la mission «  Justice  »  : «  Les loyers versés dans le cadre des partenariats public-privé progressent toujours  : de 31 millions d’euros versés en 2009, ils passent à 58,7 millions d’euros en 2010. (...) La part prise par les loyers au sein des crédits de fonctionnement s’accroît, réduisant la marge de manœuvre pour l’entretien des établissements pénitentiaires gérés en régie et les autres dépenses telles que la santé des détenus.  »

Mais elle permet sans aucun doute d’assurer de beaux profits aux sociétés privées… À titre d’exemple, Bouygues a obtenu récemment le lot 3 du plan « 13 200 places ». Il comprend la conception et réalisation de trois sites (Nantes, Réau et Lille-Annœullin). Pour ces trois prisons, le contribuable versera, pendant vingt-sept ans, 47 millions d’euros hors taxes par an, soit 1 milliard et 269 millions d’euros au terme des vingt-sept ans (la construction d’un site coûte au prix du marché 90 millions d’euros).

Pierre Berger, tout nouveau PDG d’Eiffage, annonçait, fin juin, avoir l’intention de vendre quatre prisons en PPP afin de restaurer les marges du groupe et réduire sa dette  ! L’entreprise espère engranger ainsi entre 300 millions et 400 millions d’euros  ! Si, aujourd’hui, les personnes incarcérées et le travail des agents servent à sauver Eiffage via la vente de quatre prisons, demain à qui le tour  ?

Les services publics serviront-ils, dans peu de temps, à sauver les actions des géants du BTP ou d’ailleurs au lieu de répondre à des besoins sociaux  ? La CGT s’y opposera dans tous les cas. Il s’agit là d’un véritable scandale. Les prisons ne sont pas à vendre. Dans l’urgence, elles devraient plutôt être réhabilitées et repensées pour ne plus être des lieux de souffrance et de violence.

17:24 Publié dans Actualités, Expressions libres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cgt, prisons | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/09/2011

Arrêtés anti expulsions locatives et coupures d’énergie : Douze maires de l'Ile de France, de nouveau assignés par l’Etat

evry.jpgCommuniqué de presse des maires de BLANC-MESNIL, BOBIGNY, BONDY, LA COURNEUVE, MONTREUIL, SAINT-DENIS, SAINT-OUEN, SEVRAN, STAINS, TREMBLAY-EN-FRANCE, VILLEPINTE, VILLETANEUSE.

Douze maires de Seine-Saint-Denis sont une nouvelle fois appelés à comparaître devant le tribunal administratif de Montreuil, le 8 septembre 2011 à 15h30.

Pour avoir adopté des arrêtés visant à protéger les populations les plus fragiles en interdisant les expulsions locatives et les coupures d’énergie sous certaines conditions, les villes de Blanc-Mesnil, Bobigny, Bondy, La Courneuve, Montreuil, Sevran, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Tremblay-en-France, Villetaneuse et Villepinte sont déférés devant la Justice par le Préfet de Seine-Saint-Denis.

L’Etat persiste à faire condamner les maires qui se battent pour le droit de tous à un logement décent, garanti par la déclaration universelle des droits de l’Homme, et de nombreux textes internationaux. Pourtant, chaque jour dans ces villes, les maires sont confrontés à l’urgence sociale et à la précarité des familles frappées de plein fouet par une crise économique sans précédent.

Les budgets de l’aide d’urgence des centres communaux d’action sociale (CCAS) explosent, les structures d’hébergement d’urgence sont saturées. Dans le même temps, l’Etat annonce des coupes sombres dans le budget de l’hébergement d’urgence. Le Samu social, dont le financement de l’hébergement en hôtel a été amputé de 25%, a dû fermer son centre réservé aux femmes du 11e arrondissement de Paris. Face à une situation sans équivalent, son président, Xavier Emmanuelli, a démissionné.

Comment dès lors condamner les communes qui prennent leurs responsabilités à bras le corps, alors même qu’elles pallient toujours plus l’impéritie et le désengagement de l’Etat en la matière ? Comment justifier l’expulsion de familles pour quelques centaines d’euros de dettes locatives, alors que partout dans le monde, c’est par centaine de milliards que les gouvernements s’endettent ?

Le droit à une vie matérielle digne, le droit au logement font partout consensus, et chaque année, la solidité juridique de leur fondement est accréditée par les faits.

Dans ces conditions, les maires des douze villes réaffirment plus que jamais leur opposition aux expulsions locatives, et appellent leurs citoyens à venir exprimer leur soutien lors de l’audience du 8 septembre prochain.

10:51 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : logement, expulsions, maires | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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