Avertir le modérateur

23/08/2011

La caravane musicale d’Au sud du nord va sillonner l’Essonne

5ac32d0e32.jpgLe festival itinérant reprendra les routes de l’Essonne du 3 au 25 septembre. Sur le parcours : spectacles, fêtes et concerts dans 20 villes.

Du 3 au 25 septembre, le festival Au sud du nord embarque les curieux dans une promenade artistique de 20 escales dans le sud essonnien.

Concoctée par le contrebassiste Philippe Lacarrière, la programmation de cette 15 e édition du festival est essentiellement musicale, jazz surtout, mais ouverte à d’autres formes artistiques telles que la peinture, la littérature ou la sculpture. L’objectif de l’événementl ? Sortir des sentiers battus en proposant une offre de spectacles variée et de qualité, accessible au plus grand nombre grâce à des tarifs bon marché.

En plus de la quarantaine de concerts programmés ces trois semaines – jazz, jazz fusion, percussions, bossa nova, musette - les spectateurs pourront aussi assister à un spectacle étincelant où se mêlent musique et sculpture métallique. Des performances de peinture et même un spectacle musico-viticole sont également prévus. En tout une centaine d’artistes seront présents parmi lesquels : Louis Sclavis, Nguyên Lê, Aldo Romano, Henri Texier, Bernard Lubat, Jacques Di Donato...

En marge du festival qui est l'événement phare de l'association, Au sud du nord fait un travail de fond toute l'année grâce à des contarts de Résidences d'artistes avec les communes de Bouray-sur-Juine et Cerny. Au Sud du nord propose ainsi un atelier de sculpture hebdomadaire, et chaque mois, un concert, une projection vidéo « docu-débat », ainsi qu’une scène ouverte aux musiciens amateurs.

Les 20 escales du festival : Villeneuve-sur-Auvers, Orveau, Vert-le-Petit, Auvers-Saint-Georges, Bouvillle, La Ferté-Alais, Etampes, Itteville, Arpajon, Bouray-sur-Juine, Cerny, Fleury-Mérogis, Chamarande, Prunay-sur-Essonne, Méréville, Leuville-sur-Orge, Boissy-sous-Saint-Yon, et les 3 nouvelles escales situées à Longpont-sur-Orge, Chalou-Moulineux et Etréchy.

14/08/2011

JARDINS MERVEILLEUX !

jardins032.jpgPropriétaire de la Région Centre le domaine de Chaumont-sur-Loire offre aux promeneurs une ballade inoubliable.

Le château (XV ème - XIX siècle) très bien conservé permet de parcourir une partie de l’histoire de France en souvenir de ceux qui y ont vécu de Diane de Poitiers à Catherine de Médicis, de Benjamin Franklin à la Princesse de Broglie.

Le parc paysager où se côtoie de magnifiques cèdres centenaires paradant près de la Loire sauvage.

L’écurie reste un vestige de la grandeur de ce domaine parfaitement préservée avec le regret de ne plus y trouver de vrais chevaux.

Le joyau de ce domaine est une création contemporaine, son festival international des jardins qui depuis 1992 perdure pour le bonheur de tous.

jardins030.jpgAu fil de la promenade, du goût et du rythme de chacun 30 jardins colorés, divers, surprenants s’offrent aux passants médusés par tant de beauté naturelle. Les noms mêmes de chaque jardin laissent rêveurs : « Tu me manques, le jardin bijou, le jardin méditerranéen, le jardin des plantes disparus, la nature des choses, entre ciel et terre, le jardin de Mme Irma, graine d’espoir, le pollen exubérant, la salle à manger, biodiversité bleue, la bibliothèque du souvenir… ».

A deux heures de Paris, c’est une visite qu’il faut impérativement programmer pour le bonheur de la famille. Prévoir pour la visite de l’ensemble du domaine la journée entière.

Pour tout information : www.domaine-chaumont.fr

05/08/2011

LE DRONES DE DASSAULT

drone.jpgEn privilégiant le modèle israélien 
du groupe Dassault pour équiper l’armée en avions sans pilote, Nicolas Sarkozy provoque l’incompréhension du concurrent EADS et la colère des militaires.

«J’ai des difficultés à comprendre ce qui s’est passé. Je ne comprends pas très bien pourquoi nous avons perdu. Est-ce à cause des capacités opérationnelles, du prix, du calendrier ? Nous ne savons pas. » Le 29 juillet, en marge de la présentation des résultats de son entreprise, le président exécutif d’EADS, Louis Gallois, ne cachait pas son désarroi.

 En annonçant « l’entrée en négociations avec la société Dassault Aviation en vue de fournir un nouveau système de drones en 2014 », le ministre de la Défense, Gérard Longuet, n’a pas seulement provoqué la stupéfaction du concurrent EADS, mais également la colère des militaires. Pour mémoire, trois projets étaient en compétition : l’achat de drones Reaper aux Américains (solution privilégiée par l’état-major des armées), une version améliorée de l’actuel drone Harfang, proposé par EADS, et le Heron israélien, construit par la firme Israel Aerospace Industries (IAI) et censé être adapté par Dassault pour les besoins de l’armée française.

En raison de la faiblesse française en matière de drones, les militaires déployés en Afghanistan sont actuellement largement dépendants de l’équipement américain. Le défaut d’assistance aérienne et de renseignement avait d’ailleurs été pointé du doigt lors de l’embuscade survenue au mois d’août 2008 dans la vallée d’Uzbin, qui avait provoqué la mort de dix soldats français, les pertes les plus élevées depuis l’attentat du Drakkar, à Beyrouth, en 1983 (58 morts attribués au Hezbollah et à l’Iran). La solution Dassault repousse à 2014 la livraison des fameux drones, soit l’année prévue… pour le retrait des forces françaises d’Afghanistan !

« Ce choix est criminel », s’exclame un officier supérieur membre du comité de rédaction de Défense (la revue de l’IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale), sous couvert d’anonymat, « parce qu’il confie la sécurité de nos frères d’armes à un matériel qui n’a pas encore fait ses preuves.

Cette décision est d’autant plus incompréhensible qu’elle intervient juste après le savon passé par le président de la République au chef d’état-major des armées – l’amiral Guillaud – suite à la mort des derniers soldats français en Afghanistan ».

Pour ce militaire, « les besoins opérationnels en liaison avec la protection de nos forces militaient objectivement pour le choix du Predator-Reaper. À l’évidence, d’autres considérations ont prévalu. La France fait cavalier seul, non pour des raisons opérationnelles, mais en raison de petits calculs politiciens à court terme ».

Inquiétudes sur l’avenir de la filière drone d’EADS

Certains officiers manifestent de l’inquiétude quant à l’avenir de la filière drone d’EADS : « Les conséquences humaines et la perte de la compétence acquise n’ont pas semblé émouvoir Gérard Longuet », s’étonne l’un d’entre eux. Ironie du sort, une version « francisée » du Reaper avait même été étudiée par EADS en 2008, rendant l’argument de la « souveraineté industrielle » brandi par Dassault pour le moins saugrenu.

L’option Dassault dans ce choix stratégique s’impose aussi dans un contexte qui laisse songeur. À quatre-vingt-six ans bien sonnés, le patriarche du groupe, Serge Dassault, sera encore tête de liste UMP pour sa réélection aux sénatoriales du mois de septembre. Le Figaro, fleuron du groupe de presse acquis par le « papyvore » juste avant son entrée au palais du Luxembourg en 2004, déploie ces dernières semaines des trésors d’imagination pour tenter de faire remonter Nicolas Sarkozy dans les sondages en vue de la prochaine présidentielle. Le 23 juillet dernier, trois jours après l’annonce de Gérard Longuet, mais au lendemain de la tuerie en Norvège, le quotidien de droite avait même osé faire sa une sur « les nouvelles ambitions de Sarkozy pour relancer l’Europe »…

Divine surprise pour Dassault

SDass.jpgÉvalué à environ 300 millions d’euros, le marché des drones est effectivement une divine surprise pour Dassault. Incapable de vendre son Rafale à l’international, il se positionne ainsi sur le marché mondial prometteur des avions sans pilote, évalué par les spécialistes entre 95 et 100 milliards d’euros pour les dix prochaines années (Le Canard enchaîné, 
le 27 juillet 2011). « La partie n’est pas encore terminée », veut-on encore croire du côté d’EADS, qui cherche également à diversifier ses activités pour être moins tributaire des ventes d’Airbus : « Louis Gallois a vu Gérard Longuet pour lui demander des explications. Nous attendons son débriefing, mais en raison des congés, il ne devrait pas intervenir avant la fin du mois d’août. »

Deal en Libye du clan Sarkozy? Mediapart révèle que le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, aurait travaillé entre 2005 et 2007 avec Ziad Takeddine, 
le marchand d’armes franco-libanais, déjà cité 
dans l’affaire Karachi. Alors directeur du cabinet du ministre 
de l’Intérieur Sarkozy, il aurait conclu « des deals financiers » 
avec Kadhafi.

Un soupçon de corruption à haut niveau 
se précise lorsque le site révèle que Brice Hortefeux, 
autre proche de Sarkozy, aurait été en relation avec la Libye. 
Alors ministre délégué aux collectivités territoriales, 
il aurait œuvré pour la libération des infirmières bulgares 
contre la conclusion d’accords « dans le domaine de la sécurité, 
(de l’) immigration » et de la « modernisation de l’aviation militaire ».

Publié par l'Humanité

PS : Rappelons que Serge Dassault est sénateur UMP de l'Essonne et sera à nouveau candidat à ce poste

18:30 Publié dans Actualités, Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault, drones | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu