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26/06/2011

TARTERET, CORBEIL : LA PAROLE LIBERE

tarterets_immeubles.jpgÀ l’initiative de Bruno Piriou, conseiller général (PCF) de Corbeil-Essonnes, habitants, enseignants, médecins, commerçants et policiers ont débattu  de l’avenir de leur quartier.

Figés, anéantis, abandonnés. Les habitants du quartier des Tarterêts

n’avaient pas assez de mots, mardi dernier à la bourse du travail de la ville, pour dire leur désespoir. Désespoir face aux récentes violences entre jeunes et forces de police. Désespoir aussi face à l’état de santé de Daranca, cette petite fille de neuf ans, victime collatérale de ces affrontements

, toujours dans le coma. Le quotidien, plombé par la présence massive des policiers et des CRS, est semé d’obstacles, d’angoisses et d’isolement. Et pourtant, tous ont exprimé le désir de vivre paisiblement dans ce quartier choisi pour les uns, aimé, et désormais maudit par d’autres. Si le maire de la ville, l’UMP Jean-Pierre Bechter, a brillé par son absence, la parole, elle, était bel et bien là. Libérée, en colère, parfois immensément triste.

Un cocktail explosif

Sophie Toutain est venue avec sa fille. Animatrice et habitante des Tarterêts, elle parle avec franchise et émotion : « J’en suis à un point où je remets en question tout ce en quoi je croyais. Je viens de Normandie et j’ai choisi de m’installer ici. Il y a des milliers de choses que je n’aurais jamais connues si je ne vivais pas ici. C’est la vraie vie ! Est-ce que je dois choisir entre l’éducation de ma fille et mes convictions ? Le pire, c’est que je voudrais apporter mon aide pour changer les choses et je n’y arrive pas. La parole des habitants n’est pas entendue. Politiquement, on n’est pas entendu. » Les failles du maillage associatif, le manque d’investissement financier dans les structures, le peu de perspectives d’emploi pour les jeunes et le trop-plein de répression forment un cocktail explosif. Annie Chavaudret est directrice du centre social du quartier. Son avis sur les jeunes a changé : « Ils sont en colère. Et en fait, ils ont raison. Leur horizon socioprofessionnel est bouché. Il faut commencer par reconnaître leur colère. Après, il faut décider ensemble de ce qu’on en fait. C’est une question de conscientisation. »

Assis non loin d’elle, deux hommes silencieux écoutent, attentifs, les prises de parole. Ce sont des policiers. L’un, Serge Faye est commandant de police à Corbeil-Essonnes, l’autre, Luc Adnot, est commandant, délégué à la cohésion police-population pour le quartier des Tarterêts. Une présence assez rare pour être remarquée. C’est face à eux que Radya Soualhi, membre de l’amicale des locataires, a vidé son sac : « Les gamins grandissent avec l’image de la police. Chez moi, c’est Bagdad, c’est la guerre civile. On n’a que des hommes armés et casqués. L’année dernière, on a fait une fête de quartier, préparée pendant des mois. Il y a eu des incidents et on a été gazés par la police. Les enfants étaient traumatisés. On a déposé plainte mais il ne s’est rien passé. On est lâché par tous. La police joue le même jeu que les jeunes. C’est comme deux bandes de voyous. Si les flics veulent qu’on les respecte, il va falloir qu’ils changent d’attitude. »

Les policiers aussi ont peur

taterets_flics.jpgLe commandant de police encaisse et attend le tour de table pour s’exprimer : « Je suis père de deux enfants et je me sens concerné par ce que vous dites. Vous parliez de Bagdad, madame. Les policiers sont équipés d’une arme à feu qu’ils n’utilisent qu’en cas de légitime défense. Ils n’ont qu’une hantise : utiliser leur arme. Donc, on a essayé de trouver d’autres moyens de défense collective, avec des armes non létales. Notre but, c’est de protéger la population, de sécuriser les écoles... Depuis un mois, j’ai eu 10 blessés sur 120 fonctionnaires. Les policiers aussi ont peur. Ils n’osent plus intervenir dans les quartiers. Ils risquent leur peau. » Énergique, Marie-France Winghardt, directrice de l’école Montagne des Glaises, dans le haut Tarterêt, réagit vivement : « Les gamins croient que c’est la guerre. On travaillait avant avec la police de proximité pour changer les représentations sur la police. Aujourd’hui, on ne le fait plus. Pourquoi ? Il faut retrouver des lieux de dialogue. Et ce n’est pas non plus en supprimant les réseaux d’aide au soutien scolaire qu’on avancera. »

José Kinkela, président de l’amicale des locataires, un des personnages les plus actifs du quartier, alerte sur l’urgence à agir. Accusant les politiques d’avoir mis trop de temps à réagir, il prévient : « La situation est grave. Quand on entend ce que dit Guéant, il n’y a que de la pression sur nos quartiers. Il était plus que temps de se réunir et de réfléchir. Mais il ne faut surtout pas s’arrêter là. Sinon, le pire sera à venir... »

Recréer du lien social

« Cette réunion est un début pour remobiliser les citoyens. 
Le but est de faire revenir les institutions au sein des Tarterêts. C’est mon rôle d’élu de faire ce lien », lance

Bruno Piriou, conseiller général de Corbeil-Essonnes

bruno.JPG. Si le seul élu présent 
en a pris pour son grade sur le désintérêt des politiques pour 
les cités, c’est tout de même lui qui a permis une réflexion collective sur le contexte de désagrégation socio-économique 
du quartier. Il a émis la volonté de créer un club de prévention pour les jeunes et de développer des assises de la jeunesse 
dans le département. Enfin, Bruno Piriou souhaite lancer 
un comité de quartier, première étape pour redonner corps 
à l’engagement des habitants.

Ixchel Delaporte, l'Humanité

19:32 Publié dans Contre enquête | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/06/2011

GERMAINE TRUGNAN, JEUNE COMMUNISTE, RESISTANTE, ASSASSINEE PAR LES NAZIS, TORTUREE PAR LA POLICE DE PETAIN

« Les camps de concentration sont un détail de l’histoire » - J M Le Pen

GERMAINE20001.jpgC’est bien avant le 22 juin 1941, jour où les troupes allemandes pénétrèrent en Union soviétique que de nombreux communistes, souvent très jeunes rentrèrent en résistance en France contrairement à une légende soigneusement entretenue qui ne data ce moment qu’après l’envahissement de l’URSS par les troupes hitlériennes.

Parmi ces jeunes beaucoup restent des anonymes. Ils contribuèrent pourtant largement par leurs actes et leur courage à la libération de la France. Parmi eux une jeune fille, dont la beauté et la flamme furent anéanties par la bestialité de la Police de Pétain, et la cruauté des Nazis :

- Germaine Trugnan

Un soir de mai 1941, trois inspecteurs se présentent au domicile des parents de Germaine Trugnan, alors âgée de 16 ans au 144 avenue Ledru-Rollin.

Le père est persuadé que c’est à cause de son activité syndicale qu’ils sont là. La mère se pose une interrogation identique. Mais c’est Germaine que les policiers viennent chercher.

Elle a été vue dans la journée en train de distribuer des tracts communistes : « Où sont ces tracts ? Nous voulons les voir ! ». Ils fouillent la maison de fond en comble sans rien trouver, alors qu’un paquet de tracts repose tranquillement sur le rebord de la fenêtre.

Germaine est emmenée à la préfecture de police. Interrogée, battue, torturée pendant une semaine, elle ne dit rien aux policiers français. Vexés par son mutisme, ils l’emprisonnent à Fresnes.

L’avocat communiste Michel Rolnikas la défend. Il est à son tour arrêté, est fusillé quelques jours plus tard.

Aucune charge ne peut être démontrée à l’encontre de Germaine qui trois mois plus tard est placée en résidence surveillée.

Avec ses parents, elle réussit à rejoindre la Zone Sud. La Gestapo la retrouve en avril 1944. Avec ses parents elle est déportée . Ils sont tous sauvagement assassinés à leur descente du train.

De la famille, seul son frère Roger, arrêté en 1943 avec un groupe de jeunes communistes menée par Henri Krasucki, futur secrétaire général de la CGT réchappera à la déportation au camp de Buchenwald.

henri_krasucki.jpg

D’après le livre d’Antoine Porcu, Héroïques publié par Geai bleu éditions

11:36 Publié dans Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : germaine trugnan, résistante, communiste | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/06/2011

91 : DES COCOS BRANCHES FRONT DE GAUCHE

branchée.jpgA quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives les communistes de l’Essonne dans leur majorité ont choisi le rassemblement autour du Front de Gauche en soutenant les candidatures de Jean Luc Mélanchon et de André Chassaigne pour l’élection à la Présidence de la République et en proposant des candidats estampillés Front de Gauche dans les dix circonscriptions de l’Essonne.

Le programme partagé discuté autour des partis qui constituent le socle de ce Front (PCF, Parti de Gauche et Gauche Unitaire) sera enrichi avec l’apport du maximum de citoyens qui seront consultés pour devenir le programme de tous les candidats.

Dans l’Essonne le débat a été vif mais constructif entre tous les militants communistes dont pour beaucoup le « cœur » était avec le député communiste du Puy de Dôme, André Chassaigne, et la « raison » avec le député européen du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélanchon. Ils choisiront défintivement entre ces deux candidats les 16, 17 et 18 juin.

Ancien sénateur et conseiller général de l’Essonne, Jean-Luc Mélenchon a particulièrement marqué de son empreinte ce département et probablement porterait haut le score du Front de Gauche en 2012 dans le 91.

André Chassaigne, député PCF du Puy de Dôme est un rassembleur et à sa tête, aux élections régionales c'est en Auvergne que le Front de Gauche a obtenu le plus haut score national.

Pour le PCF , à l’image des jeunes communistes de l’Essonne, particulièrement actifs, il n’est pas question de rester dans une position d’attente d’ici là. Ils sont partout, et dans tous les domaines dans l’action : contre la vie chère, pour le maintien du tri postal de Bondoufle, contre la suppression des postes d’enseignants, pour un service public hospitalier, contre la guerre en Lybie, pour un vrai état Palestinien…d’Etampes à Evry, de Corbeil à Grigny, de Juvisy à Palaiseau, témoignant d’une réelle implantation du Parti communiste dans l’Essonne.

diego.jpgLes élus, avec les militants sont présents et à l’offensive. Bernard Véra, le Sénateur et Maire communiste de Briis sur Forges est classé comme un des 25 parlementaires de la haute-assemblée les plus dynamique. Philippe Camo, conseiller régional, et secrétaire fédéral du PCF 91 intervient quotidiennement sur les sujets les plus divers pour défendre les intérêts de Essonniens, opposé par exemple à l’augmentation des tarifs du transport en commun, et obtenant en même temps la suppression de la zone 6, qui concerne nombre d’habitants. Responsables, combatifs, constructifs, ainsi se définissent les élus communistes de ce département.

Plusieurs fois enterrés, les communistes sont toujours vivants, branchés sur les luttes et porteurs d’espoirs,. Ils sont une des forces politiques principales de ce département dont l’influence va bien au-delà de son score électoral, qui avec le Front de Gauche est en progression constante depuis plusieurs élections.

Photos, vidéo, texte exclusifs E-Mosaïque


PCF - FRONT DE GAUCHE : A L'OFFENSIVE par E-Mosaique

16:09 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : pcf, front de gauche, essonne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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