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12/06/2011

GERMAINE TRUGNAN, JEUNE COMMUNISTE, RESISTANTE, ASSASSINEE PAR LES NAZIS, TORTUREE PAR LA POLICE DE PETAIN

« Les camps de concentration sont un détail de l’histoire » - J M Le Pen

GERMAINE20001.jpgC’est bien avant le 22 juin 1941, jour où les troupes allemandes pénétrèrent en Union soviétique que de nombreux communistes, souvent très jeunes rentrèrent en résistance en France contrairement à une légende soigneusement entretenue qui ne data ce moment qu’après l’envahissement de l’URSS par les troupes hitlériennes.

Parmi ces jeunes beaucoup restent des anonymes. Ils contribuèrent pourtant largement par leurs actes et leur courage à la libération de la France. Parmi eux une jeune fille, dont la beauté et la flamme furent anéanties par la bestialité de la Police de Pétain, et la cruauté des Nazis :

- Germaine Trugnan

Un soir de mai 1941, trois inspecteurs se présentent au domicile des parents de Germaine Trugnan, alors âgée de 16 ans au 144 avenue Ledru-Rollin.

Le père est persuadé que c’est à cause de son activité syndicale qu’ils sont là. La mère se pose une interrogation identique. Mais c’est Germaine que les policiers viennent chercher.

Elle a été vue dans la journée en train de distribuer des tracts communistes : « Où sont ces tracts ? Nous voulons les voir ! ». Ils fouillent la maison de fond en comble sans rien trouver, alors qu’un paquet de tracts repose tranquillement sur le rebord de la fenêtre.

Germaine est emmenée à la préfecture de police. Interrogée, battue, torturée pendant une semaine, elle ne dit rien aux policiers français. Vexés par son mutisme, ils l’emprisonnent à Fresnes.

L’avocat communiste Michel Rolnikas la défend. Il est à son tour arrêté, est fusillé quelques jours plus tard.

Aucune charge ne peut être démontrée à l’encontre de Germaine qui trois mois plus tard est placée en résidence surveillée.

Avec ses parents, elle réussit à rejoindre la Zone Sud. La Gestapo la retrouve en avril 1944. Avec ses parents elle est déportée . Ils sont tous sauvagement assassinés à leur descente du train.

De la famille, seul son frère Roger, arrêté en 1943 avec un groupe de jeunes communistes menée par Henri Krasucki, futur secrétaire général de la CGT réchappera à la déportation au camp de Buchenwald.

henri_krasucki.jpg

D’après le livre d’Antoine Porcu, Héroïques publié par Geai bleu éditions

11:36 Publié dans Histoire locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : germaine trugnan, résistante, communiste | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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