Avertir le modérateur

31/05/2011

Île-de-France : 406 000 demandeurs de logements sociaux pour 75 000 logements disponibles en 2010

logement1.gifL’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) annonce qu’elle dénombre, au 1er juillet 2010, 406 000 ménages demandeurs d’un logement social en Île-de-France pour un parc de logements disponible ne s’élevant qu’à 75 000 appartements.

Une enquête a été menée par l’IAU auprès des communes et préfectures d’Île-de-France pour les 3ème Assises régionales du logement.

Parmi les demandeurs, 29 % se concentrent sur Paris, soit 117 000 ménages. La petite couronne est concernée par 41 % des demandeurs et la grande couronne par 30 %.

La répartition des demandeurs ne correspond pas à celle des logements sociaux. Il y aurait 1 208 000 logements sociaux en Île-de-France au 1er janvier 2009, Paris n’en dispose que de 19 %, la petite couronne de 47 % et la grande couronne de 35 %.

L’IAU souligne que les demandeurs n’étaient que de 264 000 en 1973 pour 406 000 aujourd’hui, c’est-à-dire en moins de quarante ans. Leur proportion dans le total des ménages franciliens reste relativement stable, passant de 7% en 1973 à 7,8% en 2010. Ces demandeurs sont principalement déjà locataires et près de la moitié vivent déjà dans des logements sociaux.

Face à la demande, l’Île-de-France ne dispose au 1er janvier 2009 que de 75 000 logements sociaux disponibles. Ce niveau, jugé « historiquement bas » élève le délai d’attente théorique à 5,4 ans alors qu’il était de 3,1 ans en 1978.

Pour l’IAU, une moindre mobilité des habitants du parc social est à l’origine de l’augmentation du délai d’attente. L’institut estime que nombres de ménages n’ont pas les moyens d’acheter un logement, ils restent donc en place et trop peu de logements sont alors rendus disponibles.

La grande majorité des demandeurs ont des revenus inférieurs à la moyenne des Franciliens. L’Enquête nationale logement (ENL) de l’INSEE estime que leurs revenus seraient de 2 052 euros par mois alors que la moyenne des Franciliens percevraient 3 131 euros.

En omettant de compter les retraités, 63 % des demandeurs sont ouvriers ou employés alors que ceux-ci représentent 36 % de l’ensemble de la population d’Île-de-France.

Pour 2011, le budget de la Région Île-de-France en matière de logement est de 271 Millions d’euros. 115 étant réservés à la création de logements familiaux sociaux.

Article publié dans Elunet

17:52 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : logements, ile de fance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/05/2011

Grand Paris Express : un nouveau pas décisif

plan-GrandParisExpress.jpgCommuniqué du groupe Front de gauche PCF-GU-AC au conseil régional Ile de France

Avec l’adoption de l’« acte motivé » de la Société du Grand Paris, un nouveau pas décisif est franchi vers la réalisation d’un nouveau réseau de transport de 200 km de long, essentiellement de banlieue à banlieue.

C’est un projet que nous défendons depuis des années. Il est essentiel pour répondre aux besoins des Francilien-ne-s, indissociablement de l’amélioration des réseaux existants. 12 milliards d’euros vont être consacrés à l’amélioration et à la modernisation de l’existant et 20,5 milliards au nouveau métro.

Pour Gabriel Massou, président du groupe Front de gauche PCF-GU-AC, « ce sont les débats publics sur Arc Express et le Grand Huit et la mobilisation des populations et des élu-e-s locaux qui ont permis d’aboutir ». Les débats ont clairement montré qu’on ne pouvait en rester à une desserte rapide de pôles à pôles. Ils ont affirmé l’exigence indissociable d’un métro en rocade qui desserve les territoires et d’agir dès maintenant pour améliorer l’existant.

Le schéma adopté aujourd’hui, quatre mois après le protocole État/Région, est imprégné de ces exigences. L’intervention citoyenne a changé la nature du projet initial du Réseau de transport du Grand Paris :

- Alors que la SGP proposait un projet de 39 gares, ce sont 72 gares qui devraient être réalisées, répondant à l’exigence de desserte fine et de désenclavement que le groupe Front de gauche PCF-GU-AC a toujours portée.

- La création de deux arcs à l’est, en Seine-Saint-Denis, en Val-de-Marne et en Seine-et-Marne, ainsi que d’un arc reliant Val-de-Fontenay, est un acte fort pour le rééquilibrage des transports franciliens et le désenclavement des quartiers populaires.

- Conformément à nos demandes, la liaison Orly-Versailles via Saclay ne sera pas un métro démesuré, mais une desserte légère – avec un métro de 250 places – qui répond aux besoins des territoires, avec 11 stations au lieu de 3, et préserve les terres agricoles.

Tout n’est pas encore écrit et du chemin reste à parcourir pour moderniser les transports publics en Île-de-France. La mobilisation doit encore continuer pour améliorer le projet de métro de banlieue à banlieue comme le réseau existant !

Les cinq gares optionnelles doivent être confirmées. Il serait impensable que des quartiers populaires comme Chevilly-L’Haÿ-Villejuif, La Courneuve 6 Routes ou Nanterre La Boule soient les oubliés du Grand Paris.

Le STIF doit être reconnu comme « autorité organisatrice des transports ». Aucun des choix essentiels — exploitation, matériel roulant — ne doit pouvoir être pris sans son accord. C’est une exigence démocratique essentielle, puisqu’à travers le STIF, c’est la voix des élu-e-s et des territoires qui s’exprime. Cela passe par une modification de la loi.

Il y a urgence à dégager de nouvelles ressources pour le fonctionnement des transports publics. Le fonctionnement des nouveaux réseaux ne pourra reposer sur les usagers, qui subissent déjà des hausses inacceptables ! Il est urgent d’augmenter la contribution des entreprises par une hausse du versement transport, et de faire payer la spéculation.

Sans attendre, il y a urgence à confirmer les financements pour le Plan de mobilisation et la modernisation des RER. L’État et les collectivités doivent enfin être à la hauteur des attentes des populations face à une situation devenue aujourd’hui invivable.

17:48 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grand paris, shéma | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

LE CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE A L’HONNEUR A EVRY

cnr1.jpgRencontre-débat de qualité à la mairie d’Evry à l’initiative des associations départementales d’anciens combattants sur le thème du Conseil National de la Résistance (1).

Plusieurs intervenants Jacques Lescure, Jacques Varin, André Fillière apportèrent témoignages sur le contexte dans lequel le CNR fût créé le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. L’ensemble des mouvements de résistances opposants aux Nazis et au régime de Pétain furent ainsi unifiés et donnèrent une pleine légitimité au gouvernement provisoire du Général de Gaulle.

Des faits historiques furent rappelés mais également des faits largement méconnus dévoilés.

Le CNR évita la constitution d’une administration anglaise et américaine à la libération. Les comités locaux et départementaux sous l’égide du CNR permirent la mise en place d’instances démocratiques qui remplacèrent à la libération les préfets et municipalités Pétainistes.

CNR2.jpgEn Essonne les intervenants rappelèrent que les faits de résistances les plus divers se comptabilisèrent par milliers et que beaucoup de résistants le payèrent de leurs vies. Des personnalités se révélèrent à côté de nombreux d’anonymes.

Le programme du CNR largement discuté et amendé fut adopté à l’unanimité et constitua le socle décisionnel du gouvernement de la libération.

La liberté et la démocratie pour tous instituées, le droit social amplifié avec la création de la sécurité sociale et des comités d’entreprise, la nationalisation des secteurs clés de l’économie décidée comme le charbonnage, l’électricité, la banque, l’automobile, le salaire minimum institué…

Par contre, à la demande du Parti Radical, le vote des femmes ne fut repris dans le programme du CNR, mais l’assemblée provisoire à Alger l’imposa, et pour la première fois les femmes votèrent en 1945 en France.

Dans le débat les participants notèrent que l’esprit de résistance et de progrès défini par le CNR existe toujours malgré les appels de nombreux dirigeants de droites et du MEDEF de mettre à bas le contenu social, économique et démocratique.

cnr.gifLe titre du programme du CNR était intitulé « les jours heureux », une ambition portée par le sang de tous ceux qui de 1940 à la libération se sacrifièrent et qui mérite le respect.

(1) Organisme chargé d'assurer en France et dans la clandestinité la coordination des mouvements de résistance, des maquis, de la presse, des syndicats et des représentants de partis politiques opposés à Vichy. La première réunion du C.N.R. eut lieu à Paris, rue du Four, le 27 mai 1943 sous la présidence de Jean Moulin. Celui-ci était le représentant du général de Gaulle depuis le 1er janvier 1942 ; il parvint à réunir des tendances divergentes et à faire reconnaître par la Résistance intérieure la légitimité de la Résistance de Londres. Le C.N.R. groupait des représentants des deux grandes centrales syndicales (C.G.T. et C.F.T.C.), de huit mouvements de la Résistance et six représentants des partis (dont le Parti communiste, la S.F.I.O., l'Alliance démocratique de Laniel, le courant démocrate-chrétien avec Bidault).

14:21 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cnr, evry, résistance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu