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28/03/2011

ESSONNE : LA GAUCHE CONFORTE SA MAJORITE

essofr.gifLe conseil général de l’Essonne restera majoritairement à Gauche pour au moins trois ans, date où la réforme territoriale rentrera en vigueur avec la disparition programmée des assemblées départementales.

Jérôme Guedj devrait présider après sa victoire sur le canton de Massy Est avec 54,44 % des suffrages exprimés le conseil général. Il succèdera au Président du conseil général actuel, Michel Berson qui laisse ainsi sa place.

Avec la victoire au détriment du sortant Parti de Gauche au premier tour, et de l’UMP (56,59 %) au deuxième tour un élu Vert va siéger grâce à un accord d’alliance avec le PS au sein de l’assemblée départementale, il s’agit de Guy Bonneau.

piriou2.jpgLes trois conseillers généraux communistes sont largement réélus à Morsang pour Marjaulaine Rauze (68,58 %), Corbeil pour Bruno Piriou (54,59 %), (ici en photo), Grigny pour Claude Vasquez avec 100 %, candidat unique.

Le PS reprend un siège à la droite à Montlhey avec Jérôme Cauet (53,01 %), et au Parti de Gauche à Vigneux avec Didier Hoeltgen (61,37 %).

Sans surprise, le PS conserve ses sièges à Evry sud avec Francis Chouat (69,31 %), Arpajon avec Pascal Fournier (67,08 %), Etrechy avec la Sénatrice Claire-Lise Campion (63,9 %), Orsay avec David Ros (63,57 %), Chilly Mazarin avec Gérard Funès (64,16 %), Epinay sous Sénart avec Romain Colas (73,66 %), Athis Mons avec Patrice Sac (63,59 %), Juvisy avec Etienne Chaufour (63,66 %), Ste Geneviève des Bois avec Frédéric Petitta (71,85 %).

La Droite conserve la plupart de ses sièges concentrés essentiellement dans les zones rurales du Sud de l’Essonne.

Sont élus ou réélus : Fernand de Ruidiaz à Draveil (69,64 %), Michel Bournat à Gif sur Yvette (54,85 %), Dominique Echaroux à Dourdan (52,63 %), JJ Boussingault à Milly la Forêt (58,27 %), Guy Crosnier à Méréville (67,57 %).

La  nouvelle assemblée départementale du  conseil général est composé de 21 élus socialistes, 4 Front de Gauche (3 PCF, 1 PG), 1 Vert, 16 Droite.

ILE DE France

idf1.jpgLe département du Val d’Oise passe à droite, celui de la Seine et Marne reste à gauche. Les Yvelines, les Hauts de Seine seront présidés par des conseillers généraux UMP.

Dans le Val de Marne la tentative commune du PS et des Verts d’éliminer le Font de Gauche à la Présidence tourne au fiasco. Les candidats d’Europe Ecologie-Verts qui en se maintenant contre les communistes pensaient obtenir l’apport en voix de la droite et de l’extrême droit sont partout battus.

Dans la Seine St Denis, il en est de même, où le PS et les Verts perdent en prime un siège à Montreuil en refusant dans le département un accord de désistement.

11:06 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : département, essonne, conseiller général, résultats, pcf, ps, ump, pg, verts | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/03/2011

Pas résignés face aux suppressions de postes

manifecole003.jpgDes milliers d’enseignants, de parents d’élèves et de lycéens ont à nouveau défilé samedi dans toute la France pour tenter de stopper la casse de l’éducation nationale.

Une simple pancarte : « Pas de résignation ». Finalement, ce jeune prof à la mine fermée a vu juste. Ce samedi, ils étaient encore des milliers – enseignants, parents, lycéens – à manifester dans toute la France pour refuser, une nouvelle fois, les 16 000 suppressions de postes prévues dans l’Éducation nationale à la rentrée prochaine. En pleine tourmente internationale, les défilés ont tout de même rassemblé 30 800 personnes, selon les syndicats. Bien plus que les 13 300 dénombrés le 22 janvier, date de la précédente journée d’action organisée par le collectif L’éducation est notre avenir (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT, UNL, Unef, FCPE).

« Il n’y a ni résignation, ni défaitisme, le secteur reste mobilisé », souligne Patrick Gonthier, secrétaire général de l’Unsa éducation.

manifecole018.jpg Même détermination pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU : « Il faut stopper les suppressions pour que la rentrée prochaine puisse se faire dans d’autres conditions : pas plus de 25 élèves par classe, des dédoublements dans certaines disciplines, une formation des enseignants revue. » La principale fédération de l’éducation réclame, pour y parvenir, « un collectif budgétaire ».

Dans le cortège parisien, parti du jardin du Luxembourg, des enfants se tordent de rire à chantonner : « Éduquons : ce n’est pas un gros mot ! » Marylène Naud, elle, est venue avec ses amies du Snes-FSU de la Drôme. Entre 30 et 40 postes vont être supprimés dans les 51 collèges et lycées du département. « Tous les établissements et tous les niveaux sont concernés, résume cette prof de lettres au collège Armorin de Crest. Les lycées professionnels sont particulièrement touchés et le collège Revesz-Long va perdre une classe de Segpa, normalement réservée aux enfants en très grande difficulté scolaire. Je n’ai jamais connu une telle attaque sur l’éducation. »

Dans les rangs des manifestants, beaucoup dénoncent des classes surchargées ou encore les fermetures d’écoles rurales de moins de quatre classes. On croise également les profs de la filière technologique, touchée de plein fouet par la réforme du lycée. « On va supprimer 12 % des postes dans notre lycée à la rentrée 2011 », s’agace Daniel, prof de STI (sciences et technologies industrielles) au lycée Jean-Perrin, à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise). Ce qui se profile, analyse l’enseignant, c’est tout bonnement la mort de la filière technologique.

Avec son manteau rouge vif, Vivianne, prof d’allemand au lycée parisien Bessières (17e), parle d’une profession déstabilisée : « Un collègue de Lille me disait que chacun, aujourd’hui, avait un peu peur pour son poste. Ces économies budgétaires créent une véritable insécurité. »

Des milliers dans les rues

manifecole037.jpgÀ Paris, le cortège a réuni 5 500 personnes, selon la police, 12 000, d’après la FSU, derrière une banderole réclamant une « autre politique » dans l’éducation.

À Toulouse, entre 1 500 et 2 200 personnes, selon les sources, sont descendues dans la rue. Ils étaient entre 1 200 et 3 000 à Lyon, 1 100 et 1 500 à Bordeaux, entre 950 et 2 000 à Besançon, entre 800 et 1 500 à Clermont-Ferrand, entre 850 et 2 000 à Rennes, entre 600 et 1 000 à Strasbourg, ou encore entre 500 et 1 000 à Aix-en-Provence.

Laurent Mouloud

Photos et vidéo E-Mosaïque, texte L'Humanité


UNE ECOLE A LA HAUTEUR par E-Mosaique

14:10 Publié dans Social et économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, manifestation, fsu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/03/2011

RIS ORANGIS : SORTIE NATIONALE DU FILM : GAZA-STROPHE PALESTINE - LE REALISATEUR INTERDIT DE DEBAT

gaza.jpgPrès de 200 personnes étaient présentes au cinéma d’Arts et d’Essais, le Cinoche à Ris Orangis pour assister en sortie national à la projection du film Gaza Strophe Palestine des réalisateurs Khéridine Mabrouk et Salir Abdallah. Ce dernier devait être présent pour débattre comme il est de coutume dans ce type de projection avec les spectateurs à la fin du film.

Ce réalisateur n’a pu malheureusement venir suite à une interdiction formelle du Président de la communauté d’agglomération d’Evry Centre Manuel Valls d‘être présent et de participer à cette présentation et au débat. La communauté d’agglomération étant gestionnaire de ce cinéma.

Le débat qui a malgré tout suivi cette projection malgré l’interdiction a permis d’éclairer sur les motivations de cette censure.

C’est sur injonction du maire socialiste de Ris Orangis, suite à une exigence du représentant du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) que l’interdiction de la présence du réalisateur a été notifiée.

Les participants à cette projection se sont déclarés scandalisés par cette décision sans précédent dans ce cinéma, cette ville et ce département. Ils ont considérés que c’était une atteinte à la liberté d’expression gravissime. En acceptant qu’une institution religieuse décide de la qualité d’une production audiovisuelle, de la présence ou non du créateur de cette production c’est l’esprit de la laïcité et de la République qui sont ainsi bafoués.

Pendant le débat plusieurs responsables et élus politiques sont intervenus dans ce sens dont Jacques Picart et Hervé Perard pour les élus Verts, Bruno Piriou et Diego Diaz pour les élus communistes.

Les associations Evry Palestine et Ris Palestine organisatrices de cette séance se sont exprimés également avec virulence dans un communiqué de presse.

Gazastrope.jpgLE FILM / GAZA-STROPHE PALESTINE (d'après : comme au cinéma.com)

Grand prix du Jury, catégorie Documentaire, du festival international du film d'histoire de Pessac en 2010

 Gaza est sous blocus israélien depuis 2007, et a subi le feu de l'opération Plomb Durci pendant 22 jours. C'est le 20 janvier 2009 que les réalisateurs sont entrés dans Gaza pour filmer, et témoigner des conséquences de cette guerre. Les récits de dizaines de témoins font prendre la mesure du cauchemar palestinien. Au-delà de leurs souffrances, les habitants nous montrent leur espoir.

LA CRITIQUE DE LA PRESSE :

Ce documentaire de guerre salutaire mais dur ne mâche pas ses images, forçant à voir la réalité en face quand l'Occident préfèrerait détourner la tête." D.F. (article entier disponible dans Le Canard Enchaîné)

 "Le film, tout entier dédié à la souffrance des victimes, n'en dit mot, et pas davantage de l'idéologie ni de la politique du Hamas. C'est (avec le jeu de mots de son titre) une chose d'autant plus regrettable que cela n'aurait pas atténué d'un iota les exactions de Tsahal."."Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Monde du 15/03/11)

" L’enfer vu de l’intérieur, ce n’est pas si fréquent. (…) Documentaire exceptionnel, "Passé le stade de l’émotion légitime, on peut prendre un recul tout aussi légitime par rapport au film. Se demander si Abdallah et Mabrouk n’ont pas soigneusement trié leurs témoignages pour coller à une certaine vision, pourquoi le Hamas ou le contexte géopolitique sont si peu évoqués ? (…)Reste un document impressionnant. Serge Kaganski (article entier disponible dans Les Inrocks n°798, page 74)

Gaza-strophe a aussi valeur d'avertissement, tant il montre que les Gazaouis n'ont désormais plus rien à perdre. " Mathilde Blottière (article entier disponible dans Télérama n°3192, page 49-50)

Notre avis : Très beau film, où est montré avec beaucoup de pudeur la vie à Gaza, où les habitants survivent dans la misère et le désespoir mais aussi avec une volonté de vivre sur leur terre couverte de tant de sang et de pleurs. Jamais dans ce film ni Israël, ni la religion Juive ne sont mis en causes en tant qu’Etat ou croyance, c’est aussi pour cela que l’attitude du CRIF sur la demande de censure est incompréhensible.

 


  Comme

10:18 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ris orangis, crif, thierry mandon, cinéma, gaza | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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