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29/08/2010

CORBEIL-ESSONNES : LES LIAISONS DANGEREUSES

corbeil2.jpgAoût 2010, Nicolas Sarkozy avec à ses côtés les ministres de l’intérieur Hortefeux et celui de l’immigration Besson lance « l’opération » sécurité à partir d’un fait divers qui s’est déroulé à Grenoble. Il fustige la population Roms et les « étrangers », ces «  pelés, ces galeux » comme le disait déjà en son temps la Fontaine.

Le 12 août, à Corbeil-Essonnes une altercation dans le quartier des Tarterets se déroule entre une patrouille de policiers et quelques jeunes. Un képi d’un des agents de police vole, des coups de marteaux de la part de ces petits délinquants sont distribués aux représentants de l’ordre, plusieurs d’entre eux sont blessés.

A partir de ces faits « l’opération sécurité » est lancée dans l’Essonne, reprise dans tous les médias et devient le feuilleton de l’été.

Des moyens policiers considérables sont déployés, et le 16 août quatre jeunes dont deux mineurs sont arrêtés. Ils sont immédiatement jugés en corruption immédiate. L’un est condamné à 1 an de prison dont 5 avec sursis, un autre 3 mois de prison ferme.

Le Syndicat minoritaire de la Police, fascisant et d’extrême droite, proche de l’UMP, Alliance (1) qui soutient pleinement la campagne sécurité Présidentielle, remet en cause ces décisions de justice mettant en cause la loi républicaine, ce qui de la part d’un Syndicat censé représenter des agents chargés de faire appliquer la loi est surprenant et a été peu relevé.

Fait rarissime la Parquet fait alors appel de ces jugements.

Plusieurs articles de presse donnent alors un éclairage particulier sur ces agresseurs.

corbeil.jpgCorbeil est une ville particulière, pour certains de non-droit. L’ancien Maire, et Sénateur Serge Dassault impose sa loi. Milliardaire, ami des puissants, notable de l’UMP il a un pouvoir considérable. En quelques heures sur simple appel téléphonique il a contribué à licencier un ancien directeur de l’hôpital sud-francilien et un préfet de la république qui a osé mettre en cause la sincérité du budget de la ville. Depuis dans ce département les préfets marchent droit, oser critiquer le patriarche relève du crime de lèse-majesté.

Invalidé par le conseil d’état pour fort soupçon de fraudes il a laissé la place à un de ses amis à la Mairie de Corbeil en 2009, qui lui-même a été invalidé par le tribunal administratif. Il vient de faire appel.

Avec 7,6 milliards $ en 2010, Serge Dassault est la 89e fortune mondiale selon le magazine financier Forbes, son pouvoir économique et médiatique considérable ( entreprise Dassault, propriétaire du Figaro, et dans le département du Républicain, seul hebdomadaire local) il a imposé de nombreux réseaux.

Un des principaux, c’est celui qu’il a mis en place dans le quartier stratégique des Tarterets et qui lui a permis électoralement (de peu), de toujours gagner.

Dans ce quartier c’est du donnant donnant, « je vote pour toi, je fais voter pour toi, et que me donnes-tu en échange ? ».

Le journal le Parisien vient de révéler que 74 jeunes dont beaucoup de ce quartier viennent d’être embauché par la Mairie de Corbeil en Contrat d’Accompagnement à l’Emploi. «beaucoup font des efforts et sont volontaires. Sauf qu’un noyau dur, embauché au services techniques, principalement à la propreté urbaine multiplie les incidents. Une partie des hangars a été brûlée volontairement, le personnel a peur, un employé est décédé après des menaces de mort, le mur de son habitation taguée. »

Pour Bruno Piriou, conseiller général communiste de Corbeil ces embauches s’apparente à du clientélisme.

Dans son numéro du 25 août le journal le Canard enchaîné titre : « un cogneur de flic bosse pour Dassault », et révèle qu’un des agresseurs des policiers, celui qui a arraché le casque d’un des policiers est un de ceux qui a été embauché par l’équipe Dassault.

Dans le même numéro ce journal révèle également que la police suite à une perquisition liée à une extorsion de fonds à saisi un bordereau de remise de 3 chèques avec comme émetteur un ancien Maire adjoint de Corbeil et secrétaire départemental de l’UMP d’un montant de 8500 €.

Corbeil sent la poudrière, les « affaires succèdent aux affaires » . La confusion est globale entre pouvoir, argent, délinquance.

L’UMP, Sarkozy, Syndicat policier maison entretiennent le discours de la peur mais couvrent dans cette ville des méthodes indignes, des liaisons dangereuses pour la démocratie.

(1) - Le Point a publié un article intéressant sur ce Syndicat où il révèle que les deux principaux dirigeants ont obtenu des promotions professionnelles pour des sous-officiers exceptionnelles au mois de juin contrairement bien sûr aux dirigeants du syndicat majoritaire Unité-SGP-FO avec des rémunérations mensuelles nettes de 3000 €.

PS : Pour illustrer la méthode Dassault nous diffusons ci-dessous une vidéo tournée en 2007 à Corbeil, dans la quartier des Tarterets. Marie George Buffet candidate communiste à l’élection présidentielle n’a pu venir, suite à une intervention musclée des nervis.


GROS BRAS CONTRE MARIE GEORGE
envoyé par E-Mosaique. - La vie de famille à travers le monde en vidéo.

19:52 Publié dans Contre enquête | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dassault, corbeil, réseau, ump | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/08/2010

Au musée Bourdelle, sous le regard des héros

 

bourdelle.jpgOnze artistes de la scène contemporaine interviennent de manière critique ou décalée parmi les œuvres monumentales et hiératiques du sculpteur du XIXe.

Certes moins couru que le musée Rodin, le musée Bourdelle n’en est pas moins un des beaux lieux de Paris, invitant à la découverte de l’œuvre souvent monumentale du grand sculpteur, né en 1861 et disparu en 1929, à la charnière de l’héritage du XIXe siècle et de l’art moderne. Sous l’impulsion de sa directrice, Juliette Laffon, le musée s’est ouvert aussi à l’art contemporain pour des expositions temporaires. Felice Varini, Gloria Friedman, entre autres, ont déjà occupé ses salles. Depuis mai, et jusqu’au 19 septembre, c’est une carte blanche qui a été donnée à onze artistes de la scène contemporaine et non des moindres, ce qui commande de les citer tous : Élisabeth Ballet, Christian Boltanski, Richard Deacon, Hans-Peter Feldman, Ann Veronica Janssens, Jannis Kounellis, Claude Lévêque, Jean-Luc Moulène, Tania Mouraud, Orlan, Kees Visser.

C’est Christian Boltanski qui accueille les visiteurs avec une série de chaises installées dans le jardin, à l’entrée du musée. Dans la continuité de ses personnages vêtus de noir, exposés en d’autres lieux, dont le Mac/Val de Vitry au printemps, qui interrogent le visiteur, les chaises questionnent : quelle est ta tristesse, quel est ton remords ?

Une vision superbement plastique et inquiète

Boltanski se tient encore ici sur le lieu du passage entre la vie et la mort, Dan.s la plus grande salle du musée, avec des personnages de plus de trois mètres de haut, Orlan a installé trois nouvelles sculptures dans la veine de celles qu’elle avait exposées à l’abbaye de Maubuisson. Des sculptures comme des vêtements sortis de tableaux baroques mais habillant du vide, des corps fantômes. C’est ici comme une réponse à cette monumentalité des personnages héroïques de Bourdelle. Jean-Luc Moulène est aussi, dans une réponse à cette monumentalité avec plusieurs petites sculptures comme Adam, petit modèle, Guerrier allongé au glaive, petit modèle également… Une photo d’homme au corps fragile : Manuel Joseph nu. une sculpture aussi, réalisée à partir d’un corset orthopédique. Chez Jean-Luc Moulène, les héros sont fatigués et leur temps est passé. Dans les caves où dorment des titans, Claude Lévêque les a éclairés avec les projecteurs d’un enfer immobile.

Mais faute d’évoquer les œuvres de chacun des artistes présents, il faut aller droit à ceux (celles) qui, à notre sens, marquent le plus ce parcours. Sur un balcon où une frise évoque la danse et Isadora Duncan, Élisabeth Ballet a aligné des rails de métal laqué dans un mouvement de fuite en avant, vers l’extérieur, qui nous emporte. Dans les salles du bas, Tania Mouraud projette une vidéo de la plus grande casse d’Europe, avec ses amas de métal, ses grues, ses wagons. Une vision superbement plastique et véhiculant une lourde inquiétude. Au musée Bourdelle, les hommes aussi sont très fatigués.

Musée Bourdelle. www.bourdelle.Paris.fr, jusqu’au 19 septembre.

Maurice Ulrich, l'Humanité

16:50 Publié dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bourdelle, exposition | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/08/2010

UNE PASSION : LES ABEILLES

abeille.jpgPrésident de la nouvelle association apicole Tourn'abeille, Jean- Jacques Roubert est un homme curieux de tout, comme en témoignent ses nombreuses activités : la spéléologie, la préhistoire, la peinture et la sculpture, la poésie, l'informatique et, bien entendu, sa passion de toujours, l'apiculture.

Cet amour des abeilles lui vient de son père qui possédait un rucher dans le Lot d'où il est originaire. Dès l'âge de 6 ans, il l'aide et aime être à ses côtés pour prendre soin des abeilles. Les études, le travail l'éloigne un peu de cette passion naissante. Après avoir travaillé dans la région durant quelques années, il suit sa femme, mutée à Paris, et entre à la SNCF en 1973.

La passion d'une vie

Abeille1.jpgTrès vite, ses chères abeilles lui manquent et il décide d'en installer à proximité de son domicile, à Evry. « J'ai demandé à la mairie d'installer deux ou trois ruches pour créer une association, le club apicole d'Evry, explique-t-il. Le but était de faire de l'initiation et des présentations pour les écoles à l'aide d'une ruchette transparente. » Au cours des années, le club apicole prend de l'ampleur et passe à vingt-cinq apiculteurs, travaillant dans les établissements grâce à un rucher collectif et une ruche personnelle pour s'initier. Jean-Jacques y est particulièrement impliqué et ne cesse de poursuivre son apprentissage. « J'ai fait de nombreux stages de formation, notamment à Beauteuil avec M. Regard et l'élevage de reines à Ténériffe, raconte-t-il. J'ai aussi fait de la formation pour les lycées agricoles pour les jeunes voulant faire de l'apiculture. »

Cet amoureux des abeilles prend sa retraite en 1996 et vient habiter à Tournefeuille en 2000. Mais il n'abandonne pas pour autant ses petites protégées d'Evry. « J'ai encore trois ruches à Evry où je vais deux ou trois fois par an pour faire des animations dans les écoles. »

 Sa passion ne cesse de fleurir dans la région, puisque qu'il a déjà sept ruches à La Croix Falgarde et trois dans le Lot, qu'il a toutes fabriqué lui-même. Jean-Jacques ne compte pas s'arrêter là puisque, quand l'association apicole tournefeuillaise Tourn'abeille a été créée, il y a tout de suite adhéré et en a même pris la présidence. Son objectif : créer un rucher collectif, afin d'apprendre à ses concitoyens ce qu'est une ruche, leur enseigner comment ne pas se faire piquer, savoir quoi faire si cela arrive. « Je veux faire de la pédagogie auprès des enfants, mais aussi des adultes sur l'utilité de ces insectes », conclut-il. Maintenant, il ne lui reste plus qu'à trouver l'endroit idéal.

Article publié par la Dépêche du Midi

10:59 Publié dans Découvertes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : abeilles, roubert | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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