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21/01/2010

REFORMES : FONCTION PUBLIQUE ET USAGERS INQUIETS

manif210110b.jpgDes centaines de milliers de fonctionnaires français ont fait grève et manifesté jeudi contre les réductions de postes et les restrictions budgétaires prévues par le gouvernement.

Entre 25% et 30% selon la CGT des 5 millions de fonctionnaires, ont répondu à l'appel de trois syndicats sur huit - la CGT, la FSU et Solidaires -, la CFDT et l'Unsa se joignant à eux dans l'enseignement et l'équipement. Les réformes engagées avec la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui prévoit le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite sont mises en cause.

manif91.jpgRéformes de l'enseignement, conditions de travail et défense du service public étaient également en tête des slogans"C'est une mobilisation qui n'est sans doute pas à la hauteur de ce qu'il faudrait mais qui est en hausse. Nous sommes dans une dynamique positive", a estimé sur France Info Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU), premier syndicat de la fonction publique d'Etat.

La FSU appelle à une manifestation nationale pour l'éducation le samedi 30 janvier.

Pour Jean-Marc Canon, secrétaire général de la CGT Fonction publique, "on est dans une mobilisation extrêmement intéressante" compte tenu de la période de l'année et du fait que le mouvement n'était pas unitaire "Il y a eu un véritable retentissement dans les personnels de la Fonction publique et chez les citoyens qui, pour une large part, partagent nos préoccupations ", a-t-il dit à Reuters, réclamant l'ouverture de "négociations sans tabou ni a priori.

Cette grève "est une étape" et "d'autres rendez-vous seront nécessaires", souligne dans un communiqué l'Unsa Education. Une centaine de manifestations ont eu lieu dans le pays, rassemblant selon la CGT entre 120.000 et 130.000 personnes.

A Paris, le défilé a réuni 6.600 personnes selon la police, 15.000 selon la CGT, entre République et Richelieu-Drouot. L’Essonne était représenté par plusieurs centaines de salariés en particulier de la fonction publique territoriale, et par de nombreux enseignants.

 Mardi un rassemblement devant le Sénat avait déjà permis à une délégation de Grigny de témoigner des conséquences de la réforme territoriale pour les salariés et les habitants (voir notre vidéo. Article : d’après AFP et E-Mosaïque, vidéo et photos exclusifs E-Mosaïque

19:23 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : essonne, fonction public, grève, manifestation, grigny | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18/01/2010

MAIRES ET CONSEILLERS GENERAUX ONT LA COTE

elupcf.jpgPascal Périneau, directeur du Cevipof, a présenté le baromètre de la confiance politique. Les Français font confiance aux élus locaux et régionaux, mais pas au président actuel. Ainsi à la question poséee sur "la confiance à l'égard des personnalités politiques", 69 % disent qu'ils ont confiance dans leur maire, 62 % dans leur conseiller général, 59 % dans leur conseiller régional, 58 % dans leur député, 44 % dans leurs députés européens, 40 % au premier ministre, et bon dernier, 35 % dans leur Président de la République.

La défiance des Français à l’égard des responsables politiques a atteint un niveau record. 78 % des personnes interrogées par la Sofres, pour le baromètre de la confiance politique du Centre de recherche politique de Sciences-Po (Cevipof), Edelman et l’Institut Pierre-Mendès-France, ont le sentiment que les dirigeants politiques, « en général, ne se préoccupent que peu ou pas du tout de ce que pensent les gens ». Pascal Périneau, directeur du Cevipof, qui présentait  à la presse les résultats de cette étude, a précisé que jamais, jusqu’à aujourd’hui, cette question, posée régulièrement depuis les années soixante-dix, n’avait révélé une telle fracture.

Le divorce entre dirigeants politiques et citoyens n’est certes pas une spécificité française. Pourtant, alors qu’en moyenne les deux tiers des Européens déplorent le peu de cas que leurs dirigeants font de leurs opinions, en France, ce sont les trois quarts qui pensent ainsi. Un autre chiffre permet de mesurer l’insatisfaction des citoyens  : ils ne sont que 14 % à avoir confiance dans la gauche et 16 % dans la droite pour gouverner le pays. 67 % n’ayant confiance ni dans l’une ni dans l’autre  ! Cette attitude désabusée de l’opinion ne s’est pas aggravée avec la crise, précise Pascal Périneau. En 2006, cette question avait obtenu à peu près les mêmes réponses. La ventilation des réponses laisse toutefois apparaître une plus grande confiance dans la gauche de la part des salariés du secteur public et des citoyens issus de l’immigration, qui n’inverse pas cependant la tendance générale. Les électeurs socialistes auraient moins confiance dans leur propre vote que les sympathisants de l’UMP vis-à-vis de la droite. Les reculs des uns ne sont pas compensés par la conquête politique des autres, laissant ainsi une sorte de jachère idéologique qu’Europe Écologie entreprend d’occuper.

Alors que débute la campagne des élections régionales, il est intéressant de constater que la défiance des Français ne frappe pas uniformément toute la sphère politique. Les maires, les conseillers généraux et régionaux, mais aussi les députés conservent la confiance des citoyens.

Fillon.gifLes deux bons derniers sont le premier ministre puis le président de la République. Les Français, dont on proclame trop légèrement qu’ils seraient attachés à un certain présidentialisme, ne font pas confiance, pour les deux tiers d’entre eux, au « président de la République actuel ». En s’attaquant aux élus territoriaux dont il veut diviser le nombre par deux, Nicolas Sarkozy prend le risque d’apparaître comme mettant en danger la démocratie, sur le fonctionnement de laquelle les Français sont très partagés  : 51 % estiment qu’elle est appliquée de façon satisfaisante, 49 % étant d’un avis inverse.

Si, comme l’a souligné Pascal Périneau, « le local échappe la défiance politique », l’opinion publique oppose aux grands-messes du libéralisme mondial une indifférence proportionnelle au tapage médiatique qui les entoure. La palme revient, avec 30 % de taux de confiance, au G20, arène dans laquelle le président français aime à se poser en moralisateur du capitalisme.

En quoi la crise a-t-elle influé sur le regard que les Français portent sur la politique économique et sociale  ? Massivement (80 %), ils pensent que la situation du pays s’est dégradée, 50 % constatent une aggravation de leur situation financière, 55 % redoutent de devenir chômeur. Le fonctionnement de l’économie est jugé sévèrement. 75 % estiment que les entreprises cherchent seulement à faire des profits plutôt qu’à améliorer la qualité de leurs produits. Ils sont aussi nombreux à accuser les grandes sociétés de s’entendre entre elles pour maintenir des prix élevés. Presque plus personne aujourd’hui n’ose dresser des lauriers à la gloire du capitalisme. Si 51 % des Français souhaitent que le système soit « réformé sur quelques points », 40 % réclament qu’il soit « réformé en profondeur ». Tous ceux qui, à gauche, entendent travailler à la transformation sociale trouveront dans ce chiffre un encouragement à mener le débat au niveau requis par les fortes attentes des Français, qui réclament une plus grande implication de l’État dans l’économie et une autre répartition des richesses.

Jean-Paul Piérot, l'Humanité

13/01/2010

Froid et réchauffement climatique

hivseine.JPGVous l'avez sûrement pensé... Ou entendu autour de vous. "On nous bassine avec le réchauffement climatique alors qu'il a rarement fait aussi froid!" Trois questions à Etienne Kapikian, météorologue à Météo-France.

 

Que répondre à ceux qui trouvent ici un argument pour nier l'existence du réchauffement climatique?

 

Le réchauffement climatique ne se fait pas du jour au lendemain, mais de manière progressive. Les températures moyennes augmentent sensiblement chaque année, c'est un fait. Il existe encore ce que l'on appelle une douceur hivernale, comme il existe des vagues de froid. Par ailleurs, il est indéniable qu'il fait moins froid, comparé aux hivers 54 où 85 entre autres, où l'on frôlait les -25°C dans le nord-est de l'hexagone. On peut toujours parler de réchauffement climatique dans le sens où les probabilités de revenir à des températures aussi basses sont très faibles. Ce serait d'ailleurs catastrophique à notre époque. Le pays serait paralysé et beaucoup de sans-abri mourraient. Les sceptiques doivent relativiser en pensant au fait que l'on bat de plus en plus souvent des records de chaleur en été. C'est une réalité qu'ils ne peuvent pas nier.

 

Comment expliquer ces températures record? (ndlr –20°C dans l'Essonne) et la quantité importante de neige tombée sur la France, du Nord au Sud?

 

lisneige.jpgCes températures ne sont pas exceptionnelles, même s'il est vrai que l'étendue de neige tombée est relativement importante avec une couverture à 85% du territoire national. C'est cette couverture neigeuse qui favorise la chute des températures. Il y'a des précédents, comme en janvier 87 par exemple où les températures atteignaient –15°C à Paris intra-muros alors qu'aujourd'hui le maximum est de –6. A la même époque, on frôlait les –25°C dans l'Est et les –10 dans le Sud. Cette année, la phase de douceur de la fin décembre était prévue, avec des températures supérieures aux moyennes saisonnières. Même si aujourd'hui nous sommes à 5 à 8°C en-dessous des normales saisonnières, cela n'est pas anormal.

 

Que nous disent les prochaines prévisions?

 

lisneige2.jpgOn annonce un redoux progressif en France, plus marqué dans le Sud-Ouest. Ailleurs dans l'hexagone, le retour à des températures plus douces sera lent et relatif. Dès demain, les intempéries vont reprendre, avec des pluies verglacentes et de la neige qui arrivent par l'ouest du pays. Il y a actuellement une vigilance orange sur la Bretagne (Finistère, Morbihan et Côtes d'Armor). Cette alerte pourrait s'étendre à une dizaine d'autres départements mais il est encore trop tôt pour le dire...

 

Article publié par l'Express, photos exclusives E-Mosaique

12:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : froid, essonne, réchauffement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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