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24/09/2009

L'ESSONNE GRANDIT

essonne.gifL’équivalent d’une ville comme Colmar (Haut-Rhin) ou Valence (Drôme). En dix ans, l’Essonne a vu sa population grimper de 64 000 habitants. C’est ce qui ressort des nouvelles statistiques de l’Insee. Depuis hier, toutes les collectivités locales de France connaissent leur nouvelle population légale*. Celle de l’Essonne s’élève à 1 214 290 habitants.

Avec un bond de 5,6 % en dix ans, le département se situe dans la moyenne régionale, quelque part entre les Yvelines (+ 3 %) et la Seine-Saint-Denis (+ 8 %). Un chiffre qui cache des situations très diverses.

Evry franchit la barre des 50 000. Avec 53 371 habitants, la ville-préfecture change de strate administrative et va donc recevoir une aide financière supérieure de l’Etat. « Et lors des prochaines élections, nous aurons 45 conseillers municipaux au lieu de 43 à l’heure actuelle, décrypte Manuel Valls, le maire PS d’Evry. Je pense que nous profitons d’une forte démographie et d’un turnover moindre parmi la population. »

Massy, en plein essor.
Derrière Evry, Corbeil et ses 41 604 habitants sont désormais talonnés par Massy (40 612). « En vrai, nous sommes encore plus nombreux, car nous avons continué de construire depuis le dernier point, assure le maire centriste de Massy, Vincent Delahaye. Et nous avons encore beaucoup de terrains disponibles aux alentours de la gare. Massy est déjà important sur le plan économique et rattrape son retard du point de vue démographique. Cette ville a le potentiel pour viser l’un des tout premiers rôles dans l’Essonne. »

Le boom de Sénart.
Des entreprises qui s’installent, des quartiers et des équipements qui sortent de terre : le secteur de Sénart est en pleine mutation. Résultat : avec près de 8 000 personnes, une ville comme Saint-Pierre-du-Perray accueille un tiers d’habitants de plus qu’en 1999… Pas très loin de Sénart, Le Coudray-Montceaux a aussi connu un sacré boom démographique (+ 45 %). Autre secteur qui se densifie : le centre semi-rural de l’Essonne, avec par exemple Linas (+ 26 %) ou Lardy (+ 30 %).

Ces villes où la population recule.
Saint-Michel, Lisses, ou Wissous vont à contre-courant de la tendance du département en perdant quelques dizaines ou centaines d’habitants. Au total, 27 communes sont dans ce cas. Un phénomène qui concerne surtout des villages du Sud-Essonne comme Nainville, Pecqueuse, Mondeville, Puiselet-le-Marais et surtout Chatignonville qui perd 20 % de sa population (71 habitants aujourd’hui contre 92 en 1999). A Saint-Jean-de-Beauregard, François Frontera se bat contre cet exode rural. « Je veux que ma ville grandisse, pour préserver notre école qui compte 11 élèves, avance l’élu, qui a dû stopper un programme immobilier face à la grogne de ses concitoyens. En trente ans, on n’a construit que 26 maisons ici. Je me donne comme objectif le chiffre de 500 habitants en 2015. Je ne veux pas être le maire qui a laissé sa commune mourir. »

* Tous les chiffres sur www.insee.fr.

Article publié par Le Parisien

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